10 mars 2009
L'EGLISE CATHOLIQUE ET L'INTEGRISME
Brésil: une fillette violée, sa mère et l’équipe médicale qui a pratiqué un avortement thérapeutique légalement admis, ont été bannis de la maison de Dieu par un Archevêque.
C’est à ce genre d’idéologue que des millions de parents confient leurs enfants. Untel pourra me dire que cela ne devrait pas être un sujet pour un blog athée, je persévère. Pour ce cas extrême de bondieuserie à la con, combien de ces mesquineries détachées de la réalité ?
Cette sentence intra-religieuse, est un avertissement, ou plutôt un acte de terrorisme, non pas pour terroriser les violeurs, mais pour mettre les parents devant un dilemme idiot qui consiste pour eux soit de laisser crever leur fille et ne pas être excommuniés soit de la faire avorter pour tenter de la sauver. Il est vrai qu’une fois morte la gamine irait directement à la droite du Seigneur, lequel dans cette situation ne trouve rien d’autre à faire que de la fermer. (Ceci pour les croyants) Etre en dehors de l’Eglise tout le monde devrait s’en foutre. Y compris l’équipe médicale. (Ceci pour tout le monde)Je n’ose pas imaginer un cas comme celui-ci dans une secte, même dans les plus installées sur le marché
Enceinte de jumeaux, cette fillette de neuf ans avait été violée par son beau-père. Au Brésil, l‘avortement n’est autorisé que dans deux exceptions, si la grossesse est provoquée par un viol, ou en cas de danger pour la santé de la mère. Ici, les deux arguments s'appliquent. La petite mesure 1,36 et pèse 33 kg, son corps est incapable de mener cette grossesse à terme. Quand à l’I.V.G. on se doute bien qu’avec le poids de l’Eglise catholique, il ne verra pas le jour avant longtemps.
Nous savons que dans les faits la communauté chrétienne, clergé et pratiquants de chez nous, n’a pas cette attitude, on voit mal un archevêque avoir la même réaction. Il est vrai que chez nous les dogmes de l’Eglise, les croyants s’en débrouille.
Mais pourquoi là-bas ? Et pourquoi un tel remue ménage ?
La mainmise de l’Eglise en Amérique latine ?
La fillette a dû attendre près de dix jours pour mettre fin à sa grossesse, parce que cureton, qui selon la hiérarchie catholique a « remplacé » Dom Helder Camara, a fait appel au président du tribunal de justice et demandé à la clinique qui accueillait la petite de refuser l'avortement avec comme argument cette « sortie » : La loi de Dieu est au-dessus de la loi des hommes» et cette autre : « Certes, ce qu'il a fait [le violeur] est horrible, mais il y a tant de péchés graves, et le plus grave est l'élimination d'une vie innocente" et «Le viol est moins grave que l'avortement». Mère et fille ont quitté l'établissement médical, pour se réfugier en cachette dans un autre moins pourri.
En déclarant que la grossesse devait être menée à terme, l'Eglise rétrospectivement condamnait l'enfant de 9 ans ainsi que les foetus qu'elle portait. Cerise sur le gâteau : le même archevêque menace à présent d’attaquer la de Rome, président de la commission pontificale pour l'Amérique latine a estimé qu'il s'agissait «d'un cas triste, mais le vrai problème, c'est que les jumeaux conçus étaient des personnes innocentes qui ne pouvaient être éliminées».
L’emprise de l’Eglise est telle que soucieux de ne pas froisser l’Eglise, le président catholique Lula, qui ne la ramène pas souvent, ose dire « je regrette profondément qu'un évêque ait un comportement aussi conservateur [...] dans ce cas, la médecine est plus correcte que l’Eglise».» Soulagement chez les médecins qui rappellent l'hypocrisie qui entoure la question. Alors que dans les classes aisées, les femmes se font avorter dans des cliniques qui ont pignon sur rue, des centaines d'autres meurent tous les ans des suites d'interruptions de grossesse effectuées dans les pires conditions.
Sur Internet on peut lire des commentaires de pratiquants qui s’insurgent contre les sanctions prises par l’un de leurs Evêques en Amérique du Sud. Respectant la doctrine, et c’est pourquoi le Vatican approuve, ce chef des ventes a logiquement raison selon les principes d’une Eglise à laquelle ils adhérent. Serait-ce le signe d’une avancée de la raison sur l’obscurantisme dans lequel ils ont été élevés ?
Par contre les intégristes s’expriment : « l'avortement est un meurtre. Le viol doit être puni par la justice. Mais il n'y a pas mort. L'avortement est la suppression de la vie. L'excommunication pour tous ceux qui ont participé à cet acte grave est donc légitime. Que Dieu prenne en pardon ceux qui soutiennent l'avortement !"
Le genre de type qui se balade avec le panneau qui illustre le sujet.
Certes il me faudrait parler d’autres horreurs, des vraies celles-là, qui se pratiquent sous d’autres cieux et sous d’autres interprétations d’un Livre.
En France on refuse le baptême, au Brésil, on excommunie ou on laisse mourir des fillettes violées, au Vatican on embauche des évêques intégristes, aux USA on paye cher les exactions d’une quantité de curés pédophiles, on nous rebat les oreilles des propos du Pape et Mr Untel voudrait que cela ne nous regarde pas. ?
Heureusement il y a de bonnes nouvelles, la fillette est sauvée, le violeur, certainement un bon chrétien, ira en cabane sans être excommunié et les curés prêcheront dans le désert. Bien que le Brésil reste le premier pays catholique du monde, les spécialistes estiment que le nombre de catholiques a diminué de près de 20 % depuis les années 1980 et avec ce genre de d’ânerie cela va heureusement continuer ce qui permettra de se défaire de cette clique.
Ce post va de pair avec celui de Simone qui a réagi plus vite que moi. Les mêmes colères http://eclats-de-dire.hautetfort.com/
Et complète un sujet abordé ici
http://atheologie.hautetfort.com/archive/2009/03/02/debaptisez-moi.html
17:06 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : religion, catholisisme, brésil, fillette, excommunication, eglise
03 mars 2009
UNE COMMUNAUTE RELIGIEUSE à L'ONU
Un récent intervenant me permet d’aborder un fait qui m’offusque, le St Siège et non le Vatican siège à l’ONU comme observateur permanent, certes, mais de plein droit dans certaines instances décisionnaires qui émanent de l‘ONU. (Sans avoir pour autant à se conformer à ses programmes).
Pourquoi pas l’Islam. ? On peut s’étonner de voir une seule Eglise participer à la gestion du monde comme un « Etat » née d’une décision qui date de 1929, la représentation temporelle du Saint-Siége aux termes des accords du Latran, signés par le Vatican, Mussoloni représentant l’Etat italien. La première question est de savoir si le Saint-Siège est un véritable Etat ou compromission.
Depuis « pas mal de temps » la question est posée : l’«Etat » du Vatican doit-il siéger en tant qu’entité religieuse dans les instances internationales, en premier chef à L’ONU ? La volonté d’exclure le Saint-Siège est assez largement répandue dans les couloirs de l’ONU et de l’Union Européenne, où le Saint-Siège a également le rang d’observateur. Mais, par l’opération du Saint-Esprit cette singularité est pérennisée. En juillet 2004, l’assemblée générale de l’ONU a approuvé une résolution qui, non seulement confirme, mais renforce cette incongruité au sein de l’ONU, dont elle fait partie depuis le 6 avril 1964 » Un rang que le Vatican partageait avec la Suisse avant que cette dernière ne devienne un Etat-membre à part entière.
Quels sont les éléments qui pourraient permettre cette éviction?
1/ Le Vatican n’est pas un Etat souverain. Le pape dispose du pouvoir absolu (exécutif, législatif et judiciaire).
2/ Un Etat doit avoir une population de référence. Qui sont les citoyens du catholicisme ?
Tous les catholiques du monde ? Seulement ceux qui habitent le Vatican ? En aucun cas,
l’appartenance à une religion ne peut être apparentée à une citoyenneté
3/ Un Etat doit avoir un territoire défini. Or il n’y a pas qu’au Vatican (quelques kilomètres carrés) que le Saint-Siège agit. Alors que son pouvoir, son influence et ses décisions s’appliquent aux quatre coins du monde.
Cette disposition constitue donc une anomalie qui plus est, génératrice de conflits. En effet, si l’Eglise travaille pour la paix au Burundi par exemple, rien à dire. En revanche lorsqu’elle combat l’avortement, la contraception, l’homosexualité et l’euthanasie, il n’est pas juste qu’elle se serve d’un statut juridique international pour défendre ses intérêts propres notamment en Italie.
L’actualité nous offre un exemple de son pouvoir.
L’homosexualité (1) est encore réprimée, quand elle n’est pas punie de mort, dans tous les pays musulmans et la plupart des pays africains. En Occident, elle ne l’est plus et ce n’est pas par la bonne volonté du Vatican. Or dans quelques temps il sera question d’inscrire dans les textes d’y inscrire une reconnaissance lors de la prochaine conférence de Genève. Coàntre la volonté affichée par l’Afrique du Sud, des pays du groupe africain, des pays musulmans dont l’Iran, l’Arabie saoudite et l’Indonésie, ainsi que du Saint-Siège. C’est dire le rôle que l’on donne au Vatican dans ces conférences, en effet le Saint-Siège a depuis son ancienne gloire, conservé un important réseau diplomatique et ainsi un force de persuasion dans de nombreux pays.
Dans " The Economist » un article prônait que le Vatican soit plutôt reconnu comme un ONG au même titre que les organisations caritatives, que comme un Etat. Voilà une bonne idée qui devrait faire son chemin.
C’est pourquoi le laïcisme doit être vigilant et lutter contre ce qui reste du pouvoir de l’Eglise plus présente que l’on croit dans notre mode de vie.
(1) Pour les non-habitués de ce blog qui pourraient tomber sur ces lignes, il ne s’agit pas une « conversion » de ma part, je pense que l’homosexualité ne fait pas partie d’une loi naturelle qui ferait de l’homme un être a orientation sexuelle avec option. Je m‘oppose à sa banalisation, mais surtout à sa criminalisation. Que ces messieurs-dames y trouvent satisfaction, à vrai dire m’indiffère et je pense que bouffer du pédé est aussi con que de vouloir en face une identité distincte qui serait un objet de fierté.
P.S
Pour demander la fin du statut d’exception du Saint Siège, renvoyez ce fac-similé à l’ONU
Cher M. xxx, secrétaire général.
En tant qu’Etat non membre et observateur permanent, le Vatican bénéficie d’un statut unique, souvent comme votant lors des conférences de l’ONU. Donner des privilèges de l’ordre d’un gouvernement à ce qui est en fait une religion pose problème. Le fait que ce représentant ait pu faire des propositions visant à plus de paix n’est pas une raison suffisante pour lui accorder le statut d’Etat. La participation des gouvernements à l’ONU devrait être réservée aux Etats existants. Les religions du monde sont amplement représentées par les ONG. Avec ce statut, le Vatican pourra faire entendre sa voix notamment par le biais du Conseil mondial des Eglises sans ambiguïtés ni privilèges. Nous vous demandons donc, Monsieur le secrétaire de bien vouloir ouvrir une enquête officielle sur le statut du Saint-Siège au sein des Nations Unies.
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Prénom : Signature :
16:33 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : onu, vatican, saint siège, eglise, homosexualité, religion, christianisme
27 novembre 2008
DES CRUCIFIX DANS DES ECOLES LAIQUES ESPAGNOLES

Des parents d’élèves espagnols non-croyants ont porté plainte contre la présence de crucifix dans les écoles et un tribunal de Castille a exigé leur retrait dans un d’un collège public de Valladolid. Le juge a estimé que la présence au mur de ce symbole constitue «un élément d’agression, d’atteinte aux droits et aux libertés», alors que la Constitution de 1978 stipule que l’Etat espagnol est «aconfessionnel». Il faut donc un jugement pour cette simple exigence, ce qui laisse apparaître le poids que le clergé fait peser sur l’Espagne. Et pourtant le gouvernement Zapatero botte en touche par peur des réactions des curés ibériques, en faisant dire à sa ministre l’Education qu’il fallait laisser le choix aux établissements qui sont les mieux placés pour connaître la sensibilité religieuse des élèves. Ce qui soulève au-delà des Pyrénées une polémique dans laquelle le PSE est partie prenante.
Un crucifix en bois trône dans toutes les salles de classe, au-dessus du tableau noir et à côté d’une photo du couple royal, forte tradition religieuse et conséquence d’une tradition franquiste «national-catholique» très répandue dans l’école publique et bien sûr dans les écoles privées, subventionnées ou pas.
Cette organisation laïque de parents d’élèves, demande également l’élimination de «tout symbole religieux dans l’aire publique», tandis qu’en face, les grenouilles de bénitiers hurlent et parlet d’intolérance, comme le proclame un boss de l’épiscopat réactionnaire. Ce dernier est connu pour son opposition aux lois laïques de Zapatero : mariage homo, et arrêt du catéchisme à l’école. Il ira jusqu’à dire : «Le crucifix, omniprésent dans nos villages, appartient à l’histoire et à la culture espagnole et si l’on veut les retirer, autant détruire l’Espagne tout entière.» Toute la hiérachie catholique le soutien surtout depuis que la chambre basse du parlement s’est opposée in extremis à l’installatiion d’une plaque commémorative d’une nonne canonisée en 2003 - sur proposition d’un député de droite, membre de l’Opus Dei. Et un de ses copains vient de créer un néologisme en parlant de christopobie. Ce n’est pourtant pas la première fois que cette question est remise sur le tapis et à chaque fois les autorités catholiques réussissent à contrer cette exigence portant bien naturelle. Pourtant, peu à peu l’Espagne se déchristianise et l’affichage de ses symboles est abandonnée. On comprend mieux les combats d’arrière-garde.(2)
Zapatero ne se gratte pourtant pas, par exemple il interdit que le Valle de Los Caidos (le mausolée de Franco, près de Madrid) continue d’être un lieu de culte au Caudillo.
En 2004, en devenant Premier ministre, Zapatero - et la majorité de ses ministres - avait pour la première fois juré sur la Constitution sans le faire au nom de la Bible. Nous attendons la cérémonie d’investiture d’Obama pour le voir jurer sur la Bible au nom de tous les Américains, juifs, athées ou musulmans.
En juin 2006, deux gardes civils ont demandé le retrait de toutes les garnisons des représentations de la Vierge du Pilar, la sainte patronne de la gendarmerie espagnole. Le verdict judiciaire est pour bientôt. Encore un recours à la justice.
En Italie bien sûr, c’est encore pire : le 15 août 2005, le pape avait prononcé une homélie dans laquelle il déclara qu'il était important que « Dieu soit grand parmi nous, dans la vie publique et dans la vie privée. Dans la vie publique, il est important que Dieu soit présent, par exemple, par le biais de la croix dans les bâtiments publics.
Heureusement que cela a disparu en France.....sauf en Alsace-Moselle (Moselle, Bas-Rhin et Haut-Rhin) dans le système éducatif où la laïcité est pourtant quotidiennement bafouée sous prétexte d’accords nés sous Bismarck, franco-allemand archaïques et caduques qui devraient être abandonnées. L’essence de la loi Falloux est toujours en vigueur :
A/Dans l’enseignement primaire, l’« instruction religieuse » fait partie intégrante du programme, pendant une heure minimum par semaine, y compris dans l’enseignement public. Assurée à l’origine par les instituteurs selon leur religion, elle l’est désormais en majorité par des catéchistes laïcs et quelques prêtres, pasteurs ou rabbins. Les vacations (cumulables avec le traitement du clergé) sont rémunérées par l’éducation nationale.
B/Au collège et au lycée, le cours de religions doit être prévu dans l’emploi du temps ; il est assuré par des « professeurs de religion » agréés par les autorités religieuses. C’est pour titulariser certains d’entre eux qu’ont été organisés des "CAPES" spécifiques. Dès 1936 un système de dispenses avait été établi. Leur multiplication a érodé la fréquentation, et, aujourd’hui, une majorité des élèves concernés ne suivent pas cet enseignement. Mais il a fallu en 2001 rappeler que « l’obligation soit faite à tous les chefs d’établissement (directeurs d’écoles, principaux de collèges et proviseurs) d’avoir à informer clairement chaque année les parents quant à leur droit à la dispense de l’enseignement religieux»
Je serais curieux de voir un petit arabe avec l’accent du coin, réciter le Pater Noster.
Sous prétexte de liberté on impose sournoisement la tradition et on insinue une perverse petite graine de prosélitisme religieux. Et après cela les traditionalistes hurlent avec les loups lorsque les musulmanes entrent dans les écoles avec un voile. Cette position n’est valable que pour les tenants de la laïcité, qui a pour raison d’éviter ce genre de trucs comme en Espagne ou dans l’Est de la France. Heureusement les crucifix dans les écoles et autres lieux publics, comme les tribunaux ont été décrochés, sauf dans la salle d'audience du T.I de Saverne.
Je ne voudrais pas jouer les pingres mais, lorsque je lis ce qui suit cela m’irrite un peu, surtout après mon post concernant les SDF. «
« Alors que partout ailleurs un prêtre gagne à peine le SMIC grâce au denier du culte, un corbeau (pasteur ou rabin) de Strasbourg ou de Mulhouse palpe quelque 2500 euros net. Soit davantage qu’un prof agrégé après dix ans d’ancienneté (2300 euros). A cela il faut ajouter un logement de fonction et des frais de déplacement princiers. Quant aux évêques, c’est 4.307 euros qu’ils empochent chaque mois, auxquels il faut ajouter des "indemnités de représentation" et une voiture avec chauffeur. Au total, ce sont 2100 ecclésiastiques qui pompent 37 millions d’euros par an dans les caisses de l’Etat (en plus des exonérations fiscales et de l’entretien obligatoire des bâtiments religieux) » Edifiant non ? Ah ! Bien sûr il y a le régime spécial de la Sécu, auraient-ils peur de le voir disparaître avec l’eau du bain où se noie la laïcité ?
Encore une fois, je dis qu’il faut rester sur nos gardes, car avec les cathos militants au gouvernement et leur chef de bureau décidé en douceur de revenir sur notre loi de la laïcité, on ne sait jamais.
(1) Photo d’illustration. Où va la connerie humaine, entre-autre.
« Ce crucifix en Italie a commencé à répandre un parfum qui a embaumé toute la maison. On ouvrit toutes les fenêtres pour voir d'où cela provenait. On découvrit alors qu'il émanait de la tête et des plaies du crucifix. Le lendemain, dans la même pièce, ce furent les mains et les pieds de la statuette en céramique de la Madone qui se mirent à répandre du parfum. Mais on remarqua aussitôt que le parfum de la statuette était légèrement différent de celui du crucifix: il était plus délicat » (Sic). En effet le Christ puait des pieds tandis que sa mère se parfumait avec N° 5. Vous remarquerez l’entrecuisse désespérément vide de la statue, qui est frappante de vérité, Un cadavre.
(2) Pour l’Eglise espagnole, la persistance de tels symboles est d’autant plus importante que son influence est en chute libre. En deux décennies, la pratique religieuse a baissé de 20 %, et l’immense majorité des jeunes disent n’avoir qu’un «très faible intérêt» pour la religion. Selon un sondage, publié début novembre par El País, 21 % des Espagnols se considèrent «assez ou très religieux», contre 47 % «pas ou peu religieux».
17:45 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : religion, église, crucifix, école, espagne, laicite
12 septembre 2008
MIRACLE A LOURDES : LE PAPE EST A PARIS
> Siné-hebdo vient de paraître.
La France fille aînée de l’Eglise reçoit le pape en grande pompe, (du 46) à Paris et à Lourdes et comme dans toutes les visites papales, les laïcs, donc contribuables, gueulent.
La Fédération nationale de la libre pensée, présidée par l'ancien secrétaire général de F.O, Marc Blondel, l’homme au cigare et bretelles, s'insurge contre le financement public du séjour du pape en France. Simple chef des curés, le « souverain poncif », a aussi un statut de chef d'Etat, (encore une belle connerie des accords de Latran, vestige de sa puissance) et a droit au protocole déployé pour ses « collègues » chefs d’Etats. Les frais inhérents seront donc pris en charge par l'Etat. En carnet : la facture des quelque 6 000 policiers et gendarmes mobilisés pour le protéger et les frais de réception et de transport de la délégation.
En plus, Michèle Alliot-Marie (1) a débloqué 100 000 € sur un fonds à sa disposition pour permettre à la mairie de Lourdes, qui recevra le Pape pour le 150e anniversaire des apparitions, de rénover le stade où doit atterrir son hélicoptère « Une rénovation qui profitera ensuite à la collectivité », se défend la Place Beauveau. Un miracle pour les rugbymans. Ne serait-ce pas à la Région Midi-Pyrénées de cracher au bassinet ?. D’ailleurs la mairie de Lourdes, elle, financera surtout les navettes mises à disposition des pèlerins au départ des parkings pour un coût total de 180 000 euros.
Un meeting à Paris, sera organisé pour protester "contre le financement public des activités cultuelles, pour la laïcité en Europe et pour la séparation des Etats et des religions". Plusieurs associations de défense des droits de la femme appellent à protester, elles aussi, contre l'intervention de l'Eglise catholique dans les affaires publiques, les positions du pape sur le droit à l'avortement ou à la contraception.
Un comble la présence - "à titre privé" – de Fillon et Alliot-Marie, de Boutin (normal) Darcos, (beaucoup moins) à la messe célébrée à Paris par Benoît « treize et trois » (2) (1) joli jeu de mot)
Cette visite n’est pas que protocolaire, mais apostolique selon Radzinger 1er, ce qui est important ce sont les sujets qui seront abordés lors des conversations privées entre lui et le Chanoine, (autre bouffonnerie) en ce qui concerne le rôle que le catholicisme entend jouer dans la gestion de la cité, notamment par le biais de ses écoles.Dans toutes ces mondanités, il en sera question que de fric donc de pouvoir. Et dire que mes impôts, en partie, vont permettre à ce Grand-Guignol de parader devant la Garde Républicaine, ça me donne envie de gerber sur ses pompes doublées en peau de kangourou ou sur sa soutane de chez Prada.
Ce monsieur tiendra un discours très attendu sur les rapports entre la foi et la culture moderne qui lui semble désertée par la foi, devant un parterre de 700 invités - scientifiques, philosophes, artistes. Sarkozy a souhaité en être ! ! Dans un discours sur la culture il devrait s’ennuyer, c’est pourquoi il serait accompagné de Bigard et son copain Clavier, ces grands intellectuels qui pourront le distraire.
L'autre sujet sera la place de la religion dans la République laïque, c’est bien ce qu’il fallait craindre. Il encouragera les catholiques à être plus actifs dans les débats où des "valeurs humaines essentielles" sont engagées (immigration, respect de la vie, bioéthique, etc.). Les valeurs humaines, çà me fait toujours rire. Tous les décideurs politiques en place vont se ruer sur leur bréviaires et nous façonner un bel avenir laïque positif.
Par contre le dialogue interreligieux sera réduit à la portion congrue et les communautés seront reçues séparément par Benoît. En catimini ou derrière l’Eglise. « Z-on pas honte ». Pour un peu les protestants iraient prier à Lourdes la Sainte Vierge, bras dessus bras dessous avec les musulmans et les israélites. Ces derniers d’ailleurs seront reçus après avoir bousculé le timing du pape en fonction du sabbat.
Mais quand finiront ces mascarades qui coûtent la peau des fesses, non seulement au trésor public, mais aux gogos qui vont mettre la main à leurs crapauds. (Je ne parle pas le latin, mais je jaspine un peu le jars)
Il n’est question que de curés, après le Dalaï-Lama, nous voilà avec le Pape. Que de religion, les évangélistes, les mormons, les cathos, les Eglises, leurs églises et leurs temples , les mosquées, les visites au Vatican, etc. Ca suffit, on aime bien en rigoler un peu, mais à la fin ça gonfle.
Vous me direz que critiquer le Pape sur ses idées rétrogrades, sur la vision de milliers de jeunes gens qui prient et qui affichent son poster dans leur chambre, cela ne devrait pas trop me déranger. Qu’il refuse à ses adhérents le droit d’utiliser la capote, à part le fait qu’il en condamne un paquet à mort, je devrais m’en balancer. Qu’il s’en prenne aux homos, à part les catholiques de la jaquette flottante, les autres s’en balance et moi aussi. Qu’il empêche ses ouailles d’avorter, il ne force pas les autres à le suivre, mais que le descendant de Pierre, selon la tradition chrétienne, vienne nous pomper l’air avec son intention de s’immiscer dans la gestion quotidienne de la société, il n’en est pas question. Qu’il reste dans sa papa mobile et retourne avec à Rome.
P.S Qui n’a presque rien à voir. Un théologien amateur ou professionnel pourrait–il m’expliquer pourquoi, toujours selon ce merveilleux conte, Jésus se sachant condamné, puisqu’il était là pour ça, a confié à Pierre (Pour le jeu de mot évangélique : Pierre et pierre je note 4 sur 10) qui l’a renié par trois fois, la gestion de sa future Eglise. Je ne file pas la gestion de ma boutique à un type qui à la police dit ne pas me connaître. Bon, je dis ça comme ça.
(1) Je ne devrais pas le dire, mais cette femme physiquement me fait peur, un remède contre l’amour, je suis donc mamophobe.
(2) joli jeu de mot celui-là.
Les apparentements terribles
11:05 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (30) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : religion, pape, laîcité, etat, église
25 avril 2008
MYTHE CHRISTIQUE

" Le doute est le premier pas vers la science ou la vérité; celui qui ne discute rien ne s'assure de rien; celui qui ne doute de rien ne découvre rien ".
Diderot, phrases (censurées) de l'Encyclopédie.
Dans ma rubrique « Philosophie et religion », les doutes sur l’existence réelle de ce Jésus se sont déjà exprimés, et je m’efforce de participer à cette interrogation non seulement par mes convictions personnelles, mais en me référant à des textes qui ne courent pas les rues.
Il suffit de les trouver sur Internet et s’apercevoir que les pros du sujet engagent des discussions souvent vaines, mais pour des biblistes, comme certains paraissent l’être ici, il est bon de mettre les pendules à l’heure.
Pour l’athée que je suis, il ne s’agit pas ici de vouloir démonter que ce Dieu Le Père existe ou pas, puisque je n’en suis pas capable, (quoique, il ne me pas faut renoncer (lol) par contre prouver, arguments à l’appui, que l’existence historique de Jésus est un mythe, plus contestable encore.
Après quelques débats qui datent du début du XXe siècle, c’est un sujet qui, il faut le constater, ne préoccupe plus guère les historiens et intellectuels. Il ne serait pas normal que cette critique dérangeantes de la thèse mystique soit si peu connue du grand public. A part quelques « scoops » sur les découvertes de tombeaux.
Et de rouvrir les textes sacrés, surtout celui qui nous intéresse : le Nouveau Testament. Pour des historiens qui ne sont pas tous athées, laïcs ou juifs, de sa lecture, débarrassée des emprunts et des invraisemblances, il ne reste qu’un conglomérat, un syncrétisme de religions plus anciennes, ou une philosophie moralisatrice.
Depuis quelques décennies, Adam ou Noé ne posent plus de problème au Vatican qui admet que ce sont des légendes, mais faire de même pour Jésus panique le croyant. En effet, pour lui, son historicité ne peut être mise en doute, parce que VERITE. L’Eglise, ne parle dans ses dogmes que " vérités de foi ", (du grec dokeo, " je crois ") que le catho lambda doit avaler sans discuter. Plus encore, nier sa vie, c’est nier sa mort et donc sa résurrection et et son ascension, encore plus fabuleuse calembredaine. Sinon, il ne reste rien …d’où ma comparaison avec un château de carte.
Les « preuves » de son existence.
Les sources profanes, qui devraient avoir un certain poids sont fragiles ou sujettes à caution. Curieusement sans présence d’aucun acte officiel des autorités romaines se rapportant à Jésus, je pose la question : ou sont les procès-verbaux de Ponce- Pilate ? Et les auteurs contemporains sont muets :
Pline l'Ancien en visite à Jérusalem, 30 ans après ces événements supposés, ne parle pas de cette histoire, ni d'une communauté chrétienne (1). Par contre il parle des esséniens.
Perse, Martial, ? Pas un mot. Sénèque ? On a fabriqué de toutes pièces une correspondance entre ce philosophe et St Paul. Au second siècles, rien de plus. Tacite dans un de ses textes composés vers 115, aurait parlé des persécutions des chrétiens de Rome par Néron (qui les accusa d'avoir allumé l'incendie de Rome) il parle bien de Chrétiens qui venaient du Christ, mais ses écrits se sont révélés des faux comme l'ont prouvé les historiens critiques, pour eux, il s’agit d’une interpolation. (truquage écriture ultérieure par un faussaire ou un copiste désireux d'allonger sa copie) Pline le Jeune signale que l'existence d'une communauté chrétienne au début du IIe siècle.(2) Suétone écrit que Néron " chassa les juifs qui s'agitaient à l'instigation de Chrestus » (3)
Les autres auteurs païens, comme Plutarque ou Juvénal n’en parle jamais, alors qu’ils citent d'autres auteurs ont ont inventé des faux célèbres comme les « Actes de Pilate » ou la « Lettre de Lentulus » qui n’existe pas, ou autres billevesées comme les lieux saints, tous rigoureusement faux, tous inventés, « découverts » fort tardivement. Le Golgotha n'a été « inventé » qu’au IVe siècle et la fameuse Via dolorosa, le « chemin de croix » date du XIIe siècle..
Pourquoi donc accorder du crédit aux autres écrits ?
Carence des témoignages juifs
Etrangement, pas un témoignage, pas une ligne. Aucune allusion dans Philon d'Alexandrie, écrivain prolixe dont une Ere de Pilate, et dont sa philosophie du « Logos » à inspiré les premiers chrétiens, de toute évidence. Et que dire de ses disciples lorsque les apologistes affirment " il n'est guère de ses contemporains (à Jésus), même illustres, sur lesquels nous soyons aussi bien renseignés » nous pouvons douter de leur bonne foi. Il est étrange d’ailleurs que les Apôtres n’ont pas vénéré pas les lieux où Jésus, leur chef, serait né et mort. Quant au récit de la vie de Jésus et son œuvre, nous ne les trouvons que dans des documents chrétiens, ce qui leur enlève une certaine objectivité, évidemment
Comme mon précédent billet sur l’homéopathie ne fait pas un tabac, je vous livre un sujet qui devrait faire bondir le croyants pratiquants (Il me faudra bien revenir sur les pratiques et rites des religions) en direction de leur BIBLIOthèque, pour y rechercher leurs satanés bouquins, Ancien et Nouveaux Testaments et autres Corans.
N.B.Je ne suis pas historien, les précisions proviennent des Zététiciens que je fus humblement , moi aussi, il y a quelques temps en ce qui concernait les OVNI, autre ânerie.
(1) Ce qui ne prouvent pas l’inexistence de communautés chrétiennes, mais bien plus tard.
(2) Mais, mais l'on ne prouve pas l'historicité d'un dieu (Ou d’un héros) par la croyance de ses fidèles, sinon il faudrait croire à celle d'Hercule, d'Apollon ou de ...Tintin.
(3) )De plus, Christos et Chrestos sont deux mots différents, l'un signifiant " l'oint " (désignant une personne consacrée), l'autre se traduisant par " le bon " et faisant parfois office de nom propre.
10:01 Lien permanent | Commentaires (38) | Envoyer cette note | Tags : religion, christianisme, théologie, jésus, christ, eglise
01 octobre 2007
DROIT DE REPONSE
Les méfaits de la luxure (Jan Steen) Vienne.
Pour un coup de blues.
Eh ! Ben ! Une petite anecdote de rien du tout et voilà du monde qui trouve cela intéressant. Cela m’a permis de lire Charl’ à qui j’adresse un petit coucou. Des trucs comme ça j’en ai d’autres. Un peu de musique et hop ça repart. Je ne sais toujours pas exactement ce qu’est IRL mais puisque l’on me promet la gloire (lol) cela doit être important !!
Romain trouve qu’une nouvelle essence est entrée dans mon texte ce qui me permettrait d’aller un peu plus loin et même au-delà de mes convictions. Tiens donc. N’y a-t-il pas derrière ce pseudo un nouvel Alberto qui se dessine ?
Le concept divin
Pierkubick est une vieille connaissance, son lien est dans mes favoris. Très bonnes notes sur le sujet. " La peste monothéiste" est un bouquin de Cyrille Galion. Editions Libertaire 12 € quand même. Encore un qui a copié sans vergogne Teddy Bear…..
John a encore raison (décidemment, et il n’est pas question que je le censure) ce n’est pas dieu qui nous dérange. Ce concept ne peut pas faire de mal quoique ! C’est le monothéisme et ses affrontements internes qui nous préoccupe, surtout avec cette montée de l’islamisme. Malgré tout je pense que les masses qui idolâtrent des types comme les papes, sont de par leur nature malléables et cela me parait assez dangereux. Remplacez Jésus-Christ ou un gourou quelconque par Hitler ou Mussolini et vous voyez les résultats. (J’exagère mais c’est volontaire)
Il se trouve que je connais, un peu, la « question » sioniste et donc juive et je pense que le christianisme, qui n’est qu’un avatar du judaïsme, tel qu’il a été voulu par auteurs, avait pour but de rompre à la fois avec l’idéologie juive mais aussi pour des raisons politiques
David* me reproche d’utiliser une note pour répondre à mes interlocuteurs, je trouve et c’est l’un des buts de ce blog et que tout ceci peut concerner beaucoup de monde, tous ceux qui traînent sur le Web et non pas seulement dans notre petite sphère.
Avec un brin d’humour, il termine avec une petite boutade "philosophie - religions" n'est-ce pas la même chose ? Heureusement que non, sinon sans les philosophes, les « Lumières » nous n’en serions pas là. Si d’aucuns parlent de Jésus comme d’un « philosophe » c’est lui faire crédit d’une existence réelle. Ne nous trompons pas. Si je parlais en plaisantant de Bouddha, c’est que ce monsieur n’était pas un dieu et que sa pensée que perpétuent les bouddhistes n’est surtout pas une religion.
Alberto* Te lire cela amène deux réflexions, la première est que tu n’est pas le bouc émissaire sur lequel nous taperions avec délectations, mais un témoin, un croyant, ce qui est au demeurant sympathique pour montrer tant de vigueur. La seconde est, et cela a été soulevé ici, on pourrait croire qu’il y a deux Alberto. L’un, affirmé dans sa croyance, pour nous un peu intégriste sur les bords. Ou plutôt un bibliste, ce qui est la trace d’un fidéisme à toutes épreuves. (Vous remarquerez l’abondance de suffixes en istes ou ismes. C’est normal, c’est du vocabularisme) et l’autre oiseau de mauvaises augures. N’est pas parpaillot qui veux.
En effet, à John qui note que seule la vie terrestre est raisonnable, notre évangéliste fait preuve d’une animosité inhabituelle. Il lui promet l’enfer éternel et lui assure qu’il mourra dans le pêché (le plus tard possible et après moi, j’espère pour lui) car il refuse de croire que Jésus est mort sur la croix pour sauver les péchés du monde. Et d’en remettre une couche : « Oui, parce que tu refuses d’accepter que Jésus les a emportés avec lui dans sa mort sur la croix. Si tu acceptais ce message, au lieu d’en rire, tu n’aurais pas besoin de mourir avec tes péchés, tu mourrais un jour comme tout le monde, mais tranquillement, et tu revivrais comme Jésus a revécu ! En refusant ce message, tu mourras avec tes péchés, [Bis] et tu revivras, mais pas comme Jésus : tu revivras pour être jugé. Même ces mots que j’écris là te seront rappelés. En les repoussant maintenant et en repoussant l'évangile, […] tu seras inexorablement perdu. Rien à ce moment- là ne pourra te sauver. […]Tu verras ceux qui ont accepté humblement le message de Jésus […] Tu les verras se réjouir et en même temps tu verras la vie éternelle, tu verras la vie après la mort : une vie pour les sauvés, et une vie pour les perdus »
Tu parles d’un enseignement : On va tous crever et Dieu reconnaîtras les siens (Arnaud Amaury, Siège de Béziers. (1)
Je continue de citer : « Alors les Pierre Kubick, les John, les Teddy et tous les autres... aussi intelligents que vous êtes, soyez aussi intelligents dans votre décision et ne restez pas dans des idées arrêtées ».
Comme John et beaucoup d’autres athées, nous n’avons pas la notion de pêché. Des conneries, des erreurs ou des fautes, ce qui est plus grave, soit, mais des pêchés ? Non.
Et David de conclure en faisant le Pari de Pascal à sa manière « [si] Dieu existe, il est si bon et miséricordieux […] qu'il m'accordera une place à ses coté... »
Pour ma part j’ajoute : « Et que son fils a lavé le monde de tous ses pêchés. »
Amen.
(1) Au siège de Béziers l’inquisition voulait éradiquer les Cathares réfugiés dans la ville. A la suite d’une sortie de quelques résistants, les Croisés bras armés de l’Inquisition, ne reconnaissant pas les catho des insurgés interrogent le Légat du pape qui prononça cette phrase restée historique : « Tuez les tous Dieu reconnaîtras les siens ».Tous les biterrois seront exécutés (10.000 selon la légende).
(2) Une petite musiquette, encore au hasard ?. Une créature du démon qui implore Dieu : Janis Joplin "Mercedes Benz"
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28 août 2007
LA CHARITE, S'IL VOUS PLAIT !
La charité chrétienne qui ne mérite pas seule le mot, m’a toujours paru un peu suspecte.
Dans mon précédent billet, je parlais des idoles mondiales de la Charité, dont il ne faut pas exclure notre bon Abbé Pierre, et je dénonçais la mauvaise foi, si j’ose dire de mère Teresa. En effet je préfère tout de même le travail d’un protestant comme le Dr Schweitzer qui soigna sans publicité, sans les médias, les lépreux pendant quarante années avant de recevoir le prix Nobel et de devenir une star lui aussi.
La charité chrétienne, qu’il ne faut pas confondre avec la philanthropie et encore moins avec la solidarité, me paraît entachée de ce fameux donnant/ donnant cher à Ségolène et aux curés de tous bords. Puisque le malheur est sur la terre, puisque Jésus qui devait obtenir la rédemption de nos péchés n’a rien réglé, il faut faire le boulot soi-même et gagner en même temps une petite place pour le paradis. Dans ces conditions la charité chrétienne n’est pas gratuite ni gracieuse, un petit commerce qui me soulève le cœur depuis que je suis en âge de raisonner. Plutôt un brave laïc, quidam de chez les quidams qui se révoltent contre cet état de fait et part avec des copains du même bord creuser des trous au Sahel pour trouver de l’eau, comme çà pour le geste. Rien à voir avec les dames de charité qui en donnant à leurs bonnes œuvres, se paye des années de purgatoire en moins.
Je range la charité médiatique dans le même sac, les « Enfoirés » par exemple me sortent par les trous de nez. Récolter des thunes pour les petits malades tout en se faisant un pub d’enfer, me paraît un peu dégueulasse.
- T’as vu Machine aux Enfoirés, la classe, je la kiffe. (entendu à la maison)
Pour la petite histoire il se trouve que dans ma jeune carrière j’avais comme client le créateur de « Perce neige », une œuvre caritative laïque qui subvient aux besoins d’enfants handicapés ou malades. Or ce type n’était autre que Lino Ventura, aussi bourru à la ville qu’à l’écran, une nature, mais qui ne le gueulait pas sur les toits. Altruisme et charité, d’ailleurs ne se marient pas.
Malgré mes recherches, je ne puis me souvenir le nom de celui (peut être Lao Tseu) qui a dit ou écrit : « La charité oblige plus celui qui donne que celui qui reçoit ». Ce qui est infiniment plus sage que la maxime de Mahomet
suivante « La main qui donne est meilleure que celle qui reçoit ». Au passage je ne peut m’empêcher de citer cette autre passage d’une traduction du Coran : « A cause des enfants, des vieillards, Dieu hésite à détruire les villes où règnent les péchés » Ce Dieu là n’aime pas les Grecs c’est certains. Décidément tous ces Dieux illusoires ne servent à rien. En effet dans un monde juste, il ne devrait pas y avoir ni dons ni oboles. Le riche, c'est-à-dire celui qui a plus que l’autre, devrait se sentir gêné devant celui qui à besoin, tandis que celui-ci estimera que c’est un du de recevoir.
Je cite A.Gide : « La charité, tout en soulageant temporairement la misère, ne s'attaque point à sa racine et l'on peut même dire que, par là même, elle l'entretient. (...) et un petit coup de J.Green : […] la charité des riches n'est souvent qu'une forme de condescendance et qu'ils se débarrassent des pauvres avec de l'argent » Je pensais déjà cela avant de les lire.
Quant à la charité publique n’en parlons pas ou très peu. Dans un pays comme le nôtre où l’écart entre les nantis et les pauvres se creuse de plus en plus et ce n’est pas le pouvoir actuel qui va le réduire bien au contraire, on doit faire appel à la charité publique. A côtés des clodos qui nous tapent gentiment, se précipitent les journées de dons pour ceci ou pour cela. Tout y passe, les maladies, les pauvres, jeunes ou non, et la Croix Rouge. Organisme international certes, crée par Henri Dunant, (également promoteur de la convention de Genève. Encore un petit suisse) mais qui a une boutique en France.
Bon ! Il s’agit là plus de solidarité plus que de charité, mais comme pour tout ces organismes on pourrait les taxer d’alliés objectifs de la tyrannie, qu’elle soit d’Etats ou de religions. Cette tyrannie qui laisse ses sujets se démerder seuls entre-eux, mais qui roulent en carrosses (avec un moteur à essence. Le diesel ? Pas assez cher mon fils)
Comme tout le monde je participe aux quêtes urbaines, mais je me pose tout de même la question : où va mon pognon ? Je sais, c’est trivial et cela nous éloigne du sujet.
Conclusion :De saint Vincent de Paul à l’abbé Pierre, en passant par B.Kouchner et son sac de riz devenu célèbre, il ne s’est rien passé.
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26 juillet 2007
SECTES FILLES III : MOON UNE REUSSITE
LA SECTE MOON
Voici encore un autre genre de secte, elle se spécifie dans un complexe politico-religieux. Ce fleuron du phénomène sectaire est la première cible des adversaires organisés du lavage de cerveau, et ce n'est pas par hasard. Essayons de trier le faux du vrai dans l'histoire du Moonisme, ses origines et ses aboutissements. Tout d'abord de connaître qui est Sun Myung Moon. Le célèbre Révérend, coréen, né en 1920, n'est-il qu'un escroc de grande envergure ? Se croyait-il investi d'une mission divine ? Ce que nous savons nous permet de penser qu'il fut plus un véritable anticommuniste qu'un vrai prophète.
Il est né le 6 Janvier 1920 dans une famille presbytérienne. A Séoul, il découvre le Pentecôtisme. Bien vite Jésus lui apparut et lui confia une mission. Il fonde, après une assez longue pérégrination, une église qui eut un grand retentissement vers 1948. Il passe alors 100 jours en prison pour infraction à l'ordre social, (ses réunions étaient trop bruyantes). Puis une autre année pour adultère. Libéré par les troupes des Nations Unies en 1950, il fonde à Séoul, l'Église de l'Unification du Christianisme Mondial. En 1955, retour à la case prison pour de nouveau adultère, condamnation aggravée pour organisations de rites sexuels. Moon fut accusé par une quinzaine de ses ex-adeptes.
Plus tard il fit paraître un énorme livre de 500 pages : “Les Principes Divins”. Cet ouvrage peut-être collectif, a été très certainement copié sur des ouvrages issus d'une doctrine tibétaine de Paik Moon Kim, autre messie coréen. Epais livre qui, selon les fervents aurait été écrit en une seule nuit par notre nouveau sauveur.
La tentative d'originalité de la doctrine de Moon, est de réconcilier la religion et la science. Méthode qui aura beaucoup de succès dans un autre contexte celui de la Scientologie. Cette formule peut se résumer selon Young Jim, vulgarisateur du texte ainsi : tout dans la création du monde existe sur le mode de relation du couple. C’est le dualisme, système philosophique, qui admet la coexistence de deux principes irréductibles, par exemple le corps et l âme. Le gourou pour sa part, pense que Dieu a confié une tâche à Jésus, dans laquelle il aurait échoué. Le Christ aurait dû se marier et fonder une famille. Donc le monde n'attend plus que la reconnaissance du Second Seigneur : Lui. Le révérend affirme, nous citons :
" Les rois, les reines, les chefs d'Etats, se prosterneront devant moi, car
j'aurai conquis le monde"
La puissance
Aux Etats Unis, il est reçu par 70 maires qui en firent un citoyen d'honneur. Moon les remercia en sacrant les USA, nation élue. Cette notoriété, il ne faut pas chercher loin pour en trouver l’origine. Ce messie est milliardaire et prodigue. La question est posée. Comment peut-on être si riche, tout en étant le chef spirituel d'une armée de pauvres ? Moon est président d'une vingtaine de sociétés, de la manufacture d'armes à l'usine de produits pharmaceutiques. La boucle est bouclée. Il dit :
"Dieu a été bon pour moi, il m'a particulièrement béni, parce que je suis chef religieux, tout ce que je touche se transforme en or".
Des moonistes de base rajoutent,
"Comment pourrait-il vivre comme un mendiant et répandre son message ? Le messie doit être le plus riche et tant qu'il ne dominera pas le monde matériel, Dieu et lui ne seront pas heureux"
On voit très bien le degré d'infantilisme où sont plongés les adeptes de ce genre de familles spirituelles. Apparaît alors la véritable raison d’être de cette entreprise. Elle est politique, les précisions abondent,
"Cet homme est paranoïaque, et son équipe, une bande de gens irréligieux, n'est en fait qu'une brigade anticommuniste et anti-arabe pleine de danger."
pronostique un observateur. D'ailleurs le “Monde” fait état en Février 1975 d'un rapport dans lequel il est signifié que Église de l’Unification :
"avait des racines profondes dans les milieux industriels et politiques d’extrême droite au Japon et en Corée. Les USA est le pays désigné pour recevoir une armée de délégués venus du monde entier, armes et bagages, portant un message pour la victoire sur le communisme."Pour cela il encaserne une foule de dévots qui sont menées pour le moins à la dure : fatigues, diètes, qui facilitent le lavage de cerveau ou le bourrage de crâne.
En France, la filiale politique, Causa, compte un député au Parlement Européen sur la liste du Front National. De nombreuses associations prolifèrent. Cette secte connaîtrait un certain déclin en France actuellement. Prudence!
Nous verrons ensuite une autre secte dangereuse par ses vérités concernant le soin des maladies de l'âme et pour son intention de régenter le monde. Inventée par un autre genre d'individu. Le vrai charlatan. L'inventeur de l'eau chaude et le défonceur de porte ouverte, le para psychiatre. Avec un exemple parfait de réussite planétaire. Nous citons à la barre les adeptes de Rubbard, les scientologues.
15:05 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Religion, sectes philosophie, foi, croyance, superstition, eglise
11 juillet 2007
LES SECTES FILLES I
Lorsque j'écris que le christianisme n'est qu'une secte qui a réussi ,je cite ci-après ses filles. A sujivre.
LES SECTES
"Toute secte, en quelque genre que se puisse être, est le ralliement du doute et de l’erreur.”
Voltaire.
DEFINITION
Secte.
Ce mot désigne un groupement religieux dissident par rapport aux religions dites dominantes. Les sectes sont exclusives et ou mystiques. Les mouvements du premier type sont composés en majorité de pauvres gens, relèvent surtout de l’aspiration d’individu en quête de fraternité immédiate, avec une pensée d’allure apocalyptique.(Témoins de Jéhovah). Les seconds sont composés de personnes d’une classe sociale plus élevée ayant renoncé volontairement ou non aux biens terrestres et qui sont à la recherche d’un mysticisme apaisant. La forme typique étant celle de l’OTS
LE TERRAIN
Tout d'abord, il faut constater que l'Eglise Catholique entre autres, tiens à garder son pré carré, à savoir, la mainmise au moins en Occident, sur le spirituel. N'oublions pas que le christianisme des catacombes, avec ses martyrs, ses lions et ses gladiateurs, n'est qu'une secte qui a réussi. Si des récentes mais néanmoins concurrentes prolifèrent, c'est tout simplement parce que la masse des croyants ne se reconnaît plus dans cette Eglise vieillotte qui pourtant tente de faire face à son déclin. Si la religion ne remplit plus son rôle social malgré les contorsions des rites de l'Eglise Apostolique et Romaine, elle est destinée à disparaître et à laisser la place à d'autres recettes ou aux vieilles pratiques.
Malgré Marx et son opium du peuple, le socialisme scientifique n’effaça pas la foi et le rite orthodoxe de la chrétienté en Union Soviétique. Dès la restauration du libéralisme économique et social, resurgit comme caché sous la cendre, le culte. Et en Chine d'aujourd'hui, les autorités reconnaissent les pratiques bouddhistes jusqu'alors interdites. La foi ancestrale est bien une échappatoire au malheur, à la misère au manque d’espoir, de bonheur immédiat. Pour certains le confort intellectuel “apparent” du monde occidental, les jette dans la sphère du sectarisme. Le tout enclenche l’essor des sectes et annonce l'effondrement d'une civilisation.
Il nous faut pour se pencher sur le phénomène sectaire le plus clairement possible, opérer une sélection puis un classement. Nous écarterons d'abord les " Adorateurs du Poireau Divin et du Bec de Gaz Réunis", pour nous consacrer aux principaux mouvements, qui se divisent en groupes. Remarquons que, à part et sous réserves, chez les sectes mystiques ou para-religions, qui émanent du protestantisme, nous trouvons un lien commun entre toutes les autres : l'argent.
LES PARA-RELIGIONS ou CULT
LES QUAKERS OU OUAKERS.
(de l'anglais trembleur, devant dieu)
Secte protestante, crée au début du XII ème siècle (1647) par Georges Fox en Angleterre. Sous le nom de : Société des Amis, elle n'accepte ni sacerdoce ni sacrement. Ce mouvement attache plus d'importance à l’inspiration de l'Esprit-Saint qu'à l'Ecriture. Ce mouvement est historiquement et typiquement américain. Il n'y a pas trop d'écho en France.
AMISH
D’origine allemande avec une forte proportion de colons alsaciens, cette secte est issue du mouvement anabaptiste-mennonite, fuyant les persécutions en Rhénanie au XIIe. Elle émigra dans le Nord-Est des Etats Unis. Ce groupe fossilisé offre une image de ce que pouvaient être les pratiques luthériennes il y a trois siècles.
SHAKERS
La “société Unie des Croyants en la Seconde Apparition du Christ” a été fondée par Ann Lee. Les shakers ont officiellement disparus en 1990 après la décision prise en 1965 de ne plus admettre de nouveaux membres dans la société. Son dogme étant basé sur le célibat et la séparation des sexes. La communauté des shakers en est réduite à de folkloriques représentations de musées.
LES MORMONS
A l'origine "Saints des Derniers Jours".
De toutes les sectes célèbres dans le monde, fortement implantées aux USA, là où elles sont nées pour la plupart, le mormonisme nous semble la plus sincère. Bien entendu il ne s'agit là que d'une notion tout à fait arbitraire, puisque les Mormons sont assujettis au Christianisme et n’en sont qu'un schisme. Cette habitude étant d'ailleurs bien dans la lignée du protestantisme dont sont issues les grandes sectes religieuses actuelles.
C'est Joseph Smith qui créa ce mouvement. En 1823, il eut une apparition qui lui révéla l'existence d'un livre caché relatant l'époque lointaine où des membres du peuple juif, divisé en deux groupes, les Néphites et les Lamanites (les Peaux-Rouges) avaient débarqué en Amérique. En 1827, il retrouve ce livre que lui traduit, caché derrière un rideau, (?) un acolyte, instituteur du nom d'Oliver Cowderry. 1830 date de sortie d'un l'ouvrage intitulé " Livre de Mormon" dans lequel il est expliqué que les premiers chrétiens s'entre-déchirèrent, dénaturant ainsi les paroles du Christ. Heureusement il y avait le Guru Smith ! Plus modérés que les autres sectes millénaristes, les Mormons ont depuis longtemps abandonné l’attente imminente de la fin du monde, qu’ils attendaient à la fondation de l’Eglise.
Les Mormons étaient polygames, ils le sont moins aujourd’hui (ils pratiquaient, selon eux le mariage plural) et anti-esclavagistes, ils ont été importunés et rejetés par un puritanisme déjà très américain. Après de longues pérégrinations, ils s'installèrent dans l'Utah en 1847. Ils tentèrent d'y créer une véritable théocratie, ce que le Gouvernement Fédéral ne pouvait accepter. L'administration fit donner la troupe en 1857. L’Utah leur était presque propre. Salt Lake City, sa Capitale, comptait en 1978, trois cent mille personnes de toutes confessions.
Le baptême pour les morts.
Il explique le célèbre et énorme travail effectué par les Mormons sur la généalogie et accumulé à Salt Lake City. Les registres sont consultés par les historiens et chercheurs du monde entier. Le but de ce fichier est de permettre aux fidèles de retrouver le plus grand nombre de leurs ancêtres et de se faire baptiser à leur place pour accéder, après la résurrection, à la gloire céleste. Ceci à condition que les défunts acceptent l’Evangile qui leur est prêché dans le monde des esprits.
En Europe cette secte et celle des Quakers n'ont pour témoins de leur existence, que la présence dans les films de Western, de typiques paysans barbus. Et les visites de deux jeunes gens bon-chic, bon-genre, blancs et gentillets, qui parcourent nos pays à leur frais pour recruter de nouveaux adeptes. Méthode reprise par d'autres beaucoup plus véreux. Attention donc à nos adolescents fragiles et susceptibles.
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02 juillet 2007
LA MORT AUX TROUSSES
< Richard Coeur de Lion et sa copine.
Citation, « La mort n’est pas le passage [d’un monde] à l’autre, la mort est le passage de quelque chose à rien du tout. Ce n’est pas un passage, c’est l’infini, c’est une fenêtre qui ne donne sur rien »
Jankélévitch, « Penser la mort »
Pour parler de la mort il faut quitter la petite fenêtre par laquelle nous percevons le monde, un monde préfabriqué d’ailleurs. S’isoler ou grimper sur le plus haut point possible de votre région regarder le ciel et l’horizon et méditer un bon coup. Comme dans tout sujet, il faut l’embrasser d’une façon élargie et synoptique. C’est d’abord penser à la vie. L’homme dès qu’il put descendre des arbres, pris conscience de sa condition, peut-être pas au début, mais dès qu’apparut la parole, c'est-à-dire la communication. Première interrogation qu’est-ce que la conscience ? Une énergie chez les uns ou une âme insufflée par le divin chez les autres. Les premiers atomistes, (1) donc matérialistes dont je fais partie, et les autres spiritualistes, très tôt s’affrontent et se heurtent toujours.Dès l’aube de l’humanité donc, les grandes questions que se posent les hommes sont, que fais-je là, pourquoi et comment ? Sans réponse, ils en créèrent une, à leurs propres images, sous la forme de dieux. Ainsi commence l’Histoire spiritualiste, de conserve avec l’autre matérialiste qui dénonçait cet artifice, apaisant certes, mais sans véritable réponse raisonnable.
Deux mondes l’un matérialiste et l’autre religieux et aujourd’hui monothéiste coexistent, tandis que d’autres sociétés ont optés pour des solutions dissemblables : L’Afrique, L’Orient, l’Inde, l’Amérique et j’en passe. Du premier naît la science qui contrairement à certains qui veulent faire croire qu’elle est erratique, qui nous permet de faire de grands pas vers la connaissance de la vie notamment depuis les neurosciences et la biologie. (Génomes) Je ne voudrais pas être trop partisan mais les faits sont là : on maîtrise de mieux en mieux la connaissance de ce qui était hier encore un mystère, et on éradique du même coup certaines maladies provoquées par de putains de créations divines.
De l’autre coté on n’avance pas d’un pouce dans la connaissance de l’âme. La psychologie et la psychiatrie qui sont à la fois des sciences humaines donc aventureuses, n’étant à prendre qu’avec des pincettes
Bien avant le temps de monothéisme, les philosophes grecs par exemple, ceux que l’on connaît par leurs écritures et leurs datations historiques incontestables, émettaient des hypothèses et des réflexions qui sont toujours d’actualité. C’est pourquoi une partie du monde occidental fait autant référence à Platon disciple de Socrate, (qui a laissé des traces historiques écrites, lui,) débarrassé de tous les mythes qui s’y rattachent, qu’à Jésus.
Au bout de tout ce temps, nous voilà toujours devant à la mort sous ses différents aspect ; dans le désordre : le deuil, la peur, le suicide, l’euthanasie et les non-moins différents moyens d’y faire face.
Tout d’abord la philosophie qui devant la camarde ne se défile pas non plus que la religion, mais qui pour elle s’agit de vivre soit, mais de bien vivre, chez elle, il n’y a pas de place pour la mort pas plus que sa peur. Il s’agit donc de se convaincre que la mort n’est rien et d’éviter de passer sa vie, tiraillé par sa crainte distillée par la religion, son fonds de commerce. Cette dernière, surtout depuis que les hommes sont passés du polythéisme au monothéisme, (pour des raisons humaines de domination sur les autres en imposant une façon de penser, par la dissuasion, la conversion forcée et surtout par la force guerrière, s’oppose à cette pensée. Le christianisme parachève cette domination et créé l’au de là, son enfer et son paradis, son archange Gabriel et son Malin de frère jumeau. Avec pour emblème un cadavre, rien que pour emmerder les épicuriens et rappeler à ses propres fidèles la réalité obsessionnelle de la mort, jusqu’à la résurrection, comme si la trouille ne suffisait pas. Ses théologiens et prédicateurs de toutes sortes, qui condamnent chez l’homme le trop grand attachement à la vie, lui demandent d’apprendre à mourir, ce qui peut conduire à une certaine forme de morbidisme existentiel.
Aujourd’hui ce sont le créationnisme et la théorie de Darwin qui s’opposent. La proposition de la création par un être supérieur à moment donné dans une région donnée laisse sceptique ou pantois devant tant d’incompatibilité. La première molécule est née très probablement de la mer par hasard et c’est la nécessité qui a donné la vie telle que l’on l’observe. Les religions monothéistes et ses ardents adeptes prêchent toujours la création du monde comme elle est décrite, dans l’ordre et la datation de la Bible. Même en lisant ces textes dans tous les sens y compris celui d’une gigantesque métaphore, tout est contradictoire avec la réalité scientifique. Si déjà cette conception est erronée que dire de la suite.
En dehors de cette religion, d’autres simagrées ont été imaginées, la métempsycose (2) et la réincarnation. Toutes deux basée sur une vraie théorie voir (1) pou ensuite dériver sur le magique et le mystique.
J’ai déjà exprimé ici ma pensée sur ce sujet, nous ne sommes pas éternel comme voudraient nous le faire croire les prêtres, si ce n’est dans la mémoire de notre entourage et encore qui disparaîtra bien vite. Par contre nous pourrions être éternels en toute logique atomiste, dans la décomposition de notre cadavre en infiniment petites particules qui serviraient à une autre conception de la matière organique un acarien par exemple.
A vos claviers, si vous le voulez bien.
P.S
En attendant pourquoi ne pas faire un petit tour sur mon blog musical. Il y a bien des Gospels dans le tas.
(1) Les atomistes affirment qu'il n'y a que des particules indivisibles, jusqu'à ce qu'une théorie plus élaborée énonce qu'on peut aller encore plus loin dans la division. (Ces fameuses particules élémentaires d’aujourd’hui). Le matérialisme considère qu'il n'y a pas d'autres substances que la matière et que l'esprit n'est qu'une illusion chimico-biologique.
(2) le bouddhisme croit à la métensomatose (puisque c'est une religion où l'âme n'existe pas), tandis que l'hindouisme tend à la métempsycose (l'âme individuelle doit se fondre dans l'âme cosmique - c'est-à-dire, Dieu, immanent et absolu, afin de se dégager du cycle des renaissances, alors que dans le bouddhisme, l'âme doit s'éteindre dans la vacuité, pour ne plus se réincarner).
18:15 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : Religion, théologie, philosophie, foi, croyance, superstition, eglise









