05 juillet 2008

INGRID ET J.C VAN DAMME

 

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D’après la Radio Suisse Romande, citant une "source proche des événements", les dirigeants de la guérilla marxiste auraient touché 20 millions de dollars pour la libération de 15 otages, dont Ingrid Betancourt et l'opération de l'armée n'aurait été qu'une "mise en scène".
Sans faire le fouille-caca cette version est plausible. Aussitôt la France dément alors qu’il s’agit probablement d’une rançon internationale, ce qui vient renforcer l’idée que la libération des otages n’a rien à voir avec une quelconque médiation franco-FARC. Pas de quoi pavoiser et sortir Kouchner de sa boite et accueillir la dame enfin libérée en grands pompes (Pas Ingrid ! La réception. Je sais, elle est facile mais elle me fait toujours rigoler) à l’Elysée. Laquelle apparaît en pleine forme et pète le feu et miracle, prie Dieu de lui avoir fait passer ces horribles moments. Elle a affirmé avoir été souvent victime de "sévices". Elle a ajouté que face à des "comportements démoniaques", la "spiritualité" l'avait sauvée. On l’a a vu plusieurs fois en train de prier après sa libération et elle affirme qu'elle allait rencontrer le pape Benoît XVI la semaine prochaine au Vatican. Pourquoi ne pas attendre la visite de Radzinger à Lourdes. Bien sûr là-bas il n’y avait pas de coupe de l’UEFA, ni même de tennis. Peut-être un p’tit joint de temps en temps, c’est que ça pousse partout là-bas.

Ses comités de soutien et sa famille, qui ont eu une couverture médiatique incroyable, n’ont rien servi en ce qui concerne sa libération, mais contribué au soutien de son moral.
"Je veux embrasser le président Sarkozy pour lui dire que je l'admire et que je lui dois le fait d'être là aujourd'hui", a dit l’otage libérée. "Je veux venir en France pour remercier tous les Français et partager ce moment de bonheur avec eux (...) je suis dans un état second, merveilleux, c'est un miracle", a-t-elle dit. Accueillie à l'aéroport militaire de Villacoublay elle se déclare « heureuse de "respirer l'air de la France", a estimé que sa libération avait été "le fruit de la réflexion commune" entre la Colombie et la France [...]. « Quand je prends le président Sarkozy par la main, quand je l'embrasse, quand je le regarde (...), je regarde à travers lui toute la France, vous tous qui avez partagé le même espoir." On imagine le pied que prend notre nanoprésident !
Or, nous savons tous qu’elle a été libérée par l'armée colombienne avec 14 autres otages, trois Américains et onze militaires et policiers colombiens lors d'une opération héliportée menée par un commando spécial de l'armée, avec le soutien des amerloques et du Mossad probablement. Des pros qui ne mitraillent pas la foule comme les nôtres à Carcassonne. C’est la ruse et la force qui ont permis au président colombien Uribe, critiqué par beaucoup de monde, de libérer l’otage. Ce qui n’oblitère pas le début de mon papier. Mais qui a payé ?. L’oréal comme on me souffle de partout ? Non pas ça : ma copine qui utilise les produits de cette marque serait l’une des donatrices non volontaires de la rançon ! Moi je m’en balance, je me parfume chez LEADER PRICE.

Bon à part la parfumerie, que retient-on ? Une grosse magouille certainement qui vole  bien au-dessus des nos dirigeants, lesquels s’imaginent encore avoir un rôle à jouer sur la scène internationale.
Au sujet de la rançon, une autre théorie émerge, l'opération armée serait une mascarade.
A l'origine de la transaction, les Etats-Unis, qui comptaient trois agents du FBI parmi les quinze otages chargés de lutter contre le marché de la drogue. L'élément qui a déjà mis la puce à l'oreille de nombreux observateurs, c'est qu'elle s'est déroulée sans la moindre anicroche. Manquait plus que cela ! Une opération à la Van Damme. Du coup Uribe s’en sort en restant apparemment ferme avec sa politique de ne pas céder, de ne rien céder aux FARC.

Ce que je retire de tout cela c’est que les rodomontades et abjurations sarkosiennes n’ont eut comme conséquences qu’une immense rigolade : « J’irai chercher Ingrid au fond de la jungle ». Il n’a été la chercher qu’à l’aéroport en souliers et non pas en rangers.  Cela nous rappelle le coup des infirmières bulgares....

Aux dernières nouvelles, lorsque Sarko a lancé, le 1er avril, son fameux appel télévisé à "Monsieur Marulenda", (voir photo) le gourou des Farc, celui-ci était mort depuis quatre jours ! Uribe fatalement était au courant, les ricains aussi bien évidemment et tout ce beau monde a laissé le   petit napo dans l’ignorance. Ah, les salauds. !
Bon, Ingrid, mais les autres ? Reçoivent-ils autant d’égards ? A-t-on vu sur nos écrans la réception des otages aux USA ?  Faut-il se brancher sur les chaînes américaines ? Et Bush en tire–t-il les marrons du feu ?
Je vais vous révéler un secret, c’est Obama qui est à la base de cette libération digne de James Bond.


P.S. Bien sûr que Ségolène a raison, son seul tort c’est d’être Ségolène, car comme le fait l’équipe de Sarko tente de monter en épingle l’action pourtant vaine de Sarko est ridicule.

30 juin 2008

DR MIRACLES

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Solomides avec son huile de foie de morue, puis ses peroxydases synthétiques, est plus certainement un fumiste, un médecin frustré, qu’un découvreur en matière de guérisons ou atténuations des douleurs dues au cancer. D’ailleurs pour ses adeptes, il s’agit DU cancer alors que nous savons qu’il existe plusieurs sortes de tumeurs malignes ce dont nous nous réjouissons et que la science médicale a fait des progrès dans ce domaine, alors que la potion du bon docteur Solomidès reste en plan. Sa recherche est morte avec lui en 1979. Il n’en reste plus que la rumeur et le commerce. Son cas, selon Simone est toujours entre les mains de la justice. En réalité il s’agit d’un procès contre ses héritiers qui commercialisent des succédanés de la potion magique de leur père. Une affaire de gros sous et non pas le procès d’un génie ignoré ou bafoué par la science officielle. Son laboratoire géré par son fils a été interdit sur ordre du ministère de la santé en 1985. Nous savons maintenant voir plus haut que cette pratique existe toujours, mais d‘une manière clandestine et d’une rigueur médicale aléatoire.


Partir de son propre témoignage pour parler de ce problème ne relève de, et c’est humain de l’affectif  ou de l’empirisme. « L'empirisme, constatations ne reposant sur aucune démonstration de type hypothético-déductif, au minimum fondée sur une expérience matérielle. Ces savoirs ne résistent pas à l'analyse statistique dans les rares cas ou elle pourrait être faite ».

C’est quoi exactement, la formule miracle à ce docteur. ? Une sorte de traitement parallèle ou inéprouvé  qu’il a mis au point dans les années 1950, les ' «physiâtrons synthétiques »' produits commercialisés sous forme d'ampoules injectables, de suppositoires, d'ovules ou de pommade. Avec pour l'ambition d'apporter un excès d'oxygène pour entraîner la mort des cellules cancéreuses en respectant les autres et autres bienfaits. Selon leurs promoteurs, les physiâtrons pouvaient être utilisés seuls ou associés à de petites doses de chimiothérapie ou de radiothérapie. (Tiens, tiens ! )
Or le diagnostic de cancer n'était réalisé que par des tests non prouvés, la biopsie étant formellement déconseillée par le professeur. « Pas la peine, madame, vous avez une tumeur maligne, voici mon ordonnance , ça vous feras 400, nouveau francs»
Les véritables études faites sur ces produits ont toutes démontré l’inefficacité de l’action présumée et souligné la présence de corps étrangers nocifs pour la santé.

On pourrait penser comme Simone et d’autres personnes que je connais, que Solomodés est un Giordano moderne persécuté par la médecine officielle, ou victime d’un complot international de la science universelle et tomber sous le charme de la rumeur. Je répète que le patient dans ces cas-là a droit et le devoir de croire à tout ce qu’on lui propose, certains d’ailleurs iront jusqu’à Lourdes. Porter aux nues les résultats de Solomidès est une réaction que l’on peut comprendre chez ceux qui souffrent et qui espèrent, alors que la connaissance médicale ne peut encore éradiquer le crabe spécifique qui les ronge.
Mais l’époux ou le fils de la personne atteinte ne doit être dupe de rien et s’en tenir à ceci :

Tout fait constaté in vitro ou in situ qui n’est pas reproductible dans les mêmes conditions n’est pas valable.

Par contre, il  faudrait admettre que la seule chirurgie, une application de la médecine, - qui ne serait pas grand-chose sans médications allopathiques- devrait être considérée avec attention ? Sauf en cancérologie ?. Mais qui oserait nier ici que les progrès dans se domaine sont énormes, tout en sachant qu’lls ne sont qu’au début ?
La chimio et la radiothérapie sous prétexte d’agir comme la Grosse Bertha devraient-elles être abandonnées ? Au profit de quoi ? Des médecines parallèles , douces ou charlatanesques ?
« On peut se demander si c'est la maladie qui a tué le patient ou le traitement ?"   Cette phrase, ce cliché, je l’ai entendu des milliers de fois. Une autre :« Heureusement que la médecine a fait des progrès, car sinon mon mari serait mort du cancer du poumon » beaucoup moins.

Il n’y a pas de complot anti Solomidès, il y a propagation d’une rumeur qui prend racines dans le domaine de la santé ou de la mort.
Nous aurions beau expliquer, preuves statistiques et comptes rendus d’expériences à l’appui, devant les caméras de télévision, que les résultats des produits concernés, en l’occurrence l’action thérapeutique des piqûres du Dr Solomidés, ne sont pas reproductibles et que leur efficacité, selon les rigoureuses règles de groupes aveugles.(3) sont négatifs.
Le public et son opinion aura plus de sympathie pour le pauvre fils de médecin indûment non-reconnu par ses pairs pour de vulgaires raison économiques et qui défend la cause du pot de terre contre le pot de fer qu’est la science officielle (Et les laboratoires) que nous.
Encore une fois croire cela c’est insulter les chercheurs, ou mieux , tiens, les laborantines qui triment pour 1.200. € par mois, dans un labo ou du CNRS à la recherche des failles dans la carapace de cette saloperie tombée du ciel.
Ils ont la connaissance et pas nous, Simone, pas nous.


(1) Docteur en médecine, licencié ès-sciences, diplômé de bactériologie, chercheur à l'Institut Pasteur durant huit ans, qui inventa les "physiatrons synthétiques" destructeurs » des cellules cancéreuses. Chassé de l'Institut, il ouvrit son propre laboratoire.. Il est licencié par le CNRS en juin 1950.
Ce monsieur doit sa notoriété  et donc sa fortune, à G. de Caunes qui l’invite à la télé

(2) En Belgique, le médicament est expérimenté et remboursé par la Sécurité sociale.
Les seuls témoignages en faveur du personnage spnt ceux par exemple du du Dr Charles Proux, chef de l'unité de radiothérapie de l'hôpital Tenon, qui affirmait que "les malades se sentaient mieux, ils retrouvaient quelque énergie, mais il n'y avait pas de guérison et pas d'effets directs sur les tumeurs."
(3) Le premier avec le produit en question, le second avec un autre produit de la gamme, classique et le troisième avec un placebo (de l’aspirine censée être le produit miracle)



25 juin 2008

DEMONOLOGIE

SATAN.jpgPetit à petit sur ce blog nous avons expliqué que l ‘existence réelle du Christ était due plus à la foi qu’à l’histoire. Que ce récit fabuleux n’était que la mise d’une fable moralisatrice, elle-même gavée de références aux croyances et religions des peuples de la  région et crypto chrétienne. Détaché de l’immuabilité de l’ancien testament, le nouveau, allégée et consolidé bien plus tard, fait long feu.
Par contre son rival, Satan et tous ses saints, pardon ses sous fifres, Belzébuth, Lucifer et Cie, contrairement à son coéquipier se manifestent tous les jours. Les
possédés du diable seraient-ils plus nombreux que les possédés de Jésus ?
Tout droit venu de la sorcellerie cette présence du diable, l’Eglise catholique ne parle guère de ses manifestations, mais pourtant elle forme des spécialistes en démonologie, les fameux exorciseurs, tout droit sortis des films d’horreur. Une aubaine pour les scénaristes d’Hollywood. Le Vatican organise des séminaires tout ce qu’il y a de sérieux où les futurs rigolos apprennent à « expulser les esprits malins des corps de ceux qui sont possédés par le démon ». Les « cours » sont dispensés par les « Légionnaires du Christ » sorte de fer de lance du catholicisme rétrograde , prosélyte et militant.

Balivernes et charlatanismes que ces vocations de prêtres ? Que nenni, ils sont une poignée, mais fidèles au poste. Je parle des vrais, avec leurs rituels propres et formules magiques.
Un des plus connus des chasseurs de démons est un prêtre de base, curé de paroisse en Espagne, pays de culture mystico-religieux. Ce monsieur est un professionnel du genre et est reconnu comme une figure de proue du métier. Il a soutenu sa thèse de théologie par un exposé l’exorcisme à l’époque actuelle et est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à ce sujet.
Il a bien entendu plusieurs succès et dit croire dur comme fer à l’existence du diable dans le corps torturé des malades qu’il visite. Ce gros malin est né dans le village ou Balaguer lui-même a vu le jour, mais se défend d’être membre de l’Opus Dei.
Les Légionnaires et l’Opus Dei dans le voisinage cela fait beaucoup quand même.
Voilà donc notre bonhomme au chevet d’un possédé. Pour un rationnel que je suis il s’agit d’une femme, très souvent ce qui est curieux, malade mentale, ce qui relève plus de la psychiatrie que de la démonologie que je range avec l‘astrologie, l’homéopathie et autres cucuteries.
Il décrit une séance où il prononce  des formules et invocations diverses qui nécessitent plusieurs séances au cours desquelles la malade offre tous la panoplie des symptômes  de la littérature du genre: convulsions, transes, utilisation de langues étrangères, blasphèmes et lévitation à plusieurs reprises !l 
La patiente décrite dans ce cas est toujours possédée après cinq années de prières et injonctions. De quoi devenir cinglé ...
Ce curé est copain avec Ratzinger 1er qui concède que l’enfer n’est pas un lieu concret. Chouette, pour faire Jeun’s bientôt ces businessmans de la foi iront jusqu’à dire ‘enfin’ que Jésus n’est pas un personnage concret non plus, lui aussi.
Mon œil, ils tiennent trop à leur place.
Avant de se coucher ce pourfendeur de démons prie encore et lit la Bible.
Ces exorciseurs savent très bien que cela relève de la science , d’ailleurs ils avouent que certainement fois ils dirigent leurs patients vers elle.

Pourquoi ce billet sur le Diable ? Parce que, par exemple, Alberto le Franc-Tireur, non seulement croit à ce personnage de la littérature chrétienne, mais me semble–t-il, en a la frousse, autant que des feux de l’enfer.
Les clientes du curé espagnol sont-elles possédées pour y avoir tant eu peur ?
Ah ! Si Ste Thérèse vivait à notre époque, serait-elle canonisée ou internée ? Ni l’un ni l’autre, après une longue analyse elle serait sortie de son état, comme vous et moi. Avec des rêves et des fantasmes qui n’ont pour raison d’être que de ne pas se réaliser. Débarrassez les possédées du diable en faisant admettre que de rêver de faire l’amour avec Jésus ce n’est pas grave, puisque c’est une parabole.

Quand j’avais une douzaine d’années, je rêvais de faire l’amour (Enfin des trucs cochons, un fantasme bien masculin qui vient de je ne sais où, avec celui des infirmières.) avec la Bonne-Soeur à Cornette qui me faisait mes piqûres de rappels de BCG sur le haut de la cuisse gauche. Dans ma tête j’étais possédé, non pas le diable, mais par son image.

Je vais contacter illico ce cureton et lui copier de bonnes adresses URL de blog. Il y a du boulot en France. Et en Allemagne.

23 juin 2008

LA FEMME EST LA FEMME DEL'HOMME II

23b62df6-3f02-11dd-b2b4-73125e475f6d.jpg< La petite divorçée de 10 ans.
Les organisateurs d’un tournoi intermosquées dans une salle municipale de la banlieue parisienne, de basket féminin a interdit aux hommes, d’y assister. Je vais donc tomber à bras raccourci sur ces rigolos
Ce scandale a faillit avoir lieu, mais le maire, se rendant compte de cette situation ubuesque qu’il juge discriminatoire envers la gente masculine, a annulé son autorisation. Alors ça chauffe dans les médias.
Les faits
Le président de cette association  évoque pour sa part un problème de communication au sein de son groupe, la mention "entrée du gymnase strictement réservée aux femmes" ayant, selon lui, été rajoutée par la suite sur les tracts annonçant la manifestation par une secrétaire chargée de l'organisation de ce tournoi "intermosquées".
"On respecte les lois de ce pays, on les connaît très bien", a-t-il ajouté auprès de l'AFP.
(1) Outre sa dimension sportive, ce tournoi devait également permettre de collecter des fonds pour le Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens (CBSP) afin d'aider des orphelins. ( AFP) Ce n’est pas une raison.
Ma première réaction que je place au centre du débat est, l’organisation ethniques et communautaristes de ces équipes de basket. Mais où va-t-on dans cette galère ?. Des matches inter-ethniques, puis racistes ?
Il faut interdire ce genre de manifestation ? qui d‘une part isole les jeunes arabes de la vie de la cité, et de l’autre les entretiennent dans un climat sulfureux de prosélytisme musulman.
Un autre exemple. A la  suite d’un accouchement qui se présente mal, l’urgentiste prévoit une intervention. Seulement voilà, le père musulman la refuse sous le prétexte que l’obstétricien qui opérera est un homme. Ce qui va contre le précepte musulman. Refus total et l’enfant naît enfin, mais trop tard, avec une affection neurologique grave et irréversible. Premier réflexe du lecteur de cette information : le mari est un irresponsable. Mais, ce n’est pas la fin du drame, tout en respectant les lois musulmanes, les époux (le papa  certainement, la mère aurait-elle son mot à dire ?) attaque l’hôpital  en responsabilité et tente d’obtenir réparation en monnaie sonnante et trébuchante. Deuxième réflexe, ce type est gonflé.

La justice, mais après des années de réflexions et d’études, vient de statuer sur ce cas époustouflant en condamnant le père aux dépens car « l’état de l’enfant est totalement imputable à l’attitude [du père] ». Enoncé qui devrait faire jurisprudence, car ce genre de situation a tendance à s’accroître, y compris d’ailleurs dans la population non religieuse. Les familles attaquent les hôpitaux cliniques et soignants à tout bout de champ. Ce qui explique les tarifs exorbitant des anesthésies souvent incriminées.
La tension entre laïcité, religion et médecine est vive  y compris chez les étudiants en médecine, les uns avec la kipa et d’autres avec le voile.
Si en l’occurrence la justice a enfin fait son travail, le gouvernement saurait-il en faire autant, c’est-à-dire protéger la laïcité, le libre accès aux soins et de l’exercice de la médecine. ?

-_-_-_-_-
Heureusement que ici et là les consciences s’éveillent.
Mariée de force en dessous de l'âge légal, abusée sexuellement et physiquement par son mari de vingt ans son aîné, Nojoud Ali est la première Yéménite à avoir osé défier, à l'âge de 10 ans, l'archaïsme des traditions de son pays, en demandant le divorce, c'est la première fois qu'une jeune mariée osas se rebeller «Maintenant, je veux retourner à l'école et je veux étudier pour devenir avocate !» diras cette gosse d’une famille de seize enfants. Depuis, une petite dizaine d'autres filles ont osé entamer des procédures judiciaires contre leur mari.

Après le sort des femmes juives, cathos et maintenant musulmanes on s’aperçoit que leur sort est commun.
Et chez nous où les femmes sont au gouvernement ?
Rachida à son heure, n’aura plus que son mouchoir pour pleurer, lorsque pour Sarko et son équipe, décidera de faire dans le sérieux. (lol)
Je pense n‘être pas misogyne, mais toutes ces bonnes femmes qui ne font que décorer le tableau au nom de la parité, devraient retourner à leurs chères études. Place aux vraies femmes politiques. Ségolène ? Pour l’instant je me gratte le menton.  J’aurai moins de peine de voir Lagarde et Boutin au chômage. Et je ne parle pas de MAM.
Tiens pendant que j’y pense quelqu’un pourrait me dire où est passé Douste-Blazy ? Avant qu’il ne fasse le héros d’un feuilleton américain à la mode.


20 juin 2008

LA FEMME EST LA FEMME DE L'HOMME I

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< Grand Rabbin de France

Il y a peu sur ce blog je parlais de cette affaire de mariage qu’un musulman voulait voir annulé parce que sa femme lui aurait menti sur l’état de son hymen. Ce genre de truc a libéré la parole des racistes qui eurent beau jeu de dénoncer la condition féminine en religion d’islam.
Comme moi, et je ne suis pas raciste, je sursaute lorsque je trouve dans l’un de mes deux hebdomadaires favoris (Qui ne  sont pas en ligne d’ailleurs) que la  condition féminine chez les juifs pratiquants ne vaut guère mieux.
Lisez bien braves gens.
Un rabbin bat sa femme. Déjà on sourcille, « Comment un homme de dieu ? Eh ben ! c’est pas chez les curés qu’on verrait ça ! »
On poursuit. Lassée d’être rouée de coups, la femme du grand rabbin de Bordeaux porte plainte devant les tribunaux. Le tortionnaire a été mis en garde à vue, vite fait ballepeau la ridondaine, (Je suis en train de collectionner les locutions surannées, je suis donc preneur) en attendant d’être jugé comme un malpropre ou un profanateur de tombes. Le « rabbinat » l’a aussitôt, et tout de même, mis à pied.
Jusque là, à part la qualité des protagonistes, rien d’anormal, taper sa femme de c’est plutôt  viril ou.....méditerranéen non ? Ce qui le devient c’est lorsque le Grand Rabbin Sitruk maintien la brute parmi les grands électeurs du Consistoire qui doit ces jours-ci  participer à des élections internes au monde juif de France.

Crée il y a deux cents ans par Napoléon, le Consistoire est censé représenter le judaïsme religieux auprès des autorités. Le CRIF représenterait la communauté juive d’un point de vue laïc. Mais nous les goys, on voit bien que la frontière est ténue. Là aussi, chez les ultras, les femmes ne sont pas gâtées ni choyées, Thora, rites et coutumes obligent.Dans les synagogues, elles sont tenues à l’écart, perchées dans des cages à poules que l’on clôt par un rideau. Alors, elles se plaignent et militent dans des associations de défense des droits des femmes juives et sionistes.

Donc, à la veille du scrutin, le bon réac qu’est notre Sitruk qui règne sur le Consistoire depuis plus de 20 ans, (1) déclare que cette affaire de femme battue est une histoire de femme névrosée : « elle  souffre de graves troubles » dit-il et vous remarquerez la petitesse du bonhomme, lorsqu’il ajoute : « En plus , elle a transgressé le shabat pour déposer plainte » (2)
On devrait en tomber le cul par terre d’entendre ça. Et bien non. Car, dans toutes les sociétés toutes les autorités religieuses ou politiques, la femme est un être de seconde zone. Il y a peu chez nous, les femmes ne votaient pas et depuis encore moins longtemps, elles peuvent avoir un compte en banque à leur nom. Ne parlons pas de lutte longue lutte pour obtenir le droit d’avorter sans oublier les années qu’il a fallut pour l’accouchement prophylactique soit admis .
Le voile ? Aux obsèques de mon grand-père en 1956, ma mère à l ‘église portait sur sa tête un bout de chiffon tandis que ma grand-mère avait une sorte de burka en dentelle noire et épaisse sur le visage.

Il faut rapprocher cette situation à la tradition patriarcale, que les religions ont érigé en dogme.
Cela me rappelle une anecdote : un mécréant au siècle dernier visite les terres incultes du désert quelque part au Moyen Orient et s’insurge auprès de son guide lorsqu’il aperçoit, allant vers une source, un curieux attelage. Un homme sur le dos d’un âne et sa femme qui marche debout devant lui. « Il me semble » dit-il que la femme devrait être plutôt sur la monture et non le contraire. Non, répond le pieux musulman, car si l’homme est fatigué il ne pourra pas biner la terre à son retour et nourrir sa famille »
Vous avez quelque chose à redire à ça ?

Toute cette prédominance, c’est banalement une affaire de fric et de pouvoir, qui peu à peu s’inscrivit dans les textes de lois. Les héritages, les mariages et les divorces, le sexe hors mariage et l’adultère, l’avortement thérapeutique, la génétique, les legs sont régis par une loi d’origine mosaïque. Ce pourquoi le Vatican est intraitable sur certains de ces points et pour d’autres il doit abdiquer. En islam c’est dans sa nature.
Le monothéisme est réactionnaire de fait et l’on mesure chez nous l’évolution de la liberté individuelle des femmes, à l’aune des renoncements du Vatican, du rabbinat ou des mosquées.
D’où la grande vigilance qu’il faut observer à la moindre tentative de remaniement des lois laïques.
Justement l’actualité me permet d’illustrer mon propos. Mais comme je ne voudrais pas être trop long je remet cela dans mon prochain billet d’humeur.

(1) Sitruk est le genre type à prôner l'extension des tribunaux rabbiniques, les Beth Din, en France dont les compétences portent sur les mariages et divorces religieux, les conversions et la casherout. « J’aimerais que, lorsque deux juifs ont un conflit, ils prennent l´habitude d´aller au Beth Din [...] « Je souhaite créer un tribunal rabbinique d’arbitrage au service de chacun. Il manque une « instance d’appel » pour les rabbins eux-mêmes, mais aussi pour ceux qui ont des conflits d’ordre économique. Nous devons apprendre à régler les problèmes entre nous »
Tout est dit.

(2) Et c’est ce genre de représentant de la communauté juive qui siège au CFCM, création inepte de Sarkozy. Dans cette organisation les intégristes mènent la barque et bientôt le commandement. L’élection du 22 juin est construite sur un mode scrutin plutôt bizarroïde : aux mètres carrés des mosquées. La fédération de la Mosquée de Paris ne compte que de petites mosquées et l’‘UOIF aux mains des intégristes que des hangars.
A première vue ce serait une autre organisation plutôt de tendance « islam marocain » qui emporterait le trophée.
En attendant la construction d’autres mosquées.

16 juin 2008

DU JOINT, SUITE

Afghanistan-Pavot-1-2.jpgPierre confirme ce que je pensais, les traces de THT demeurent donc dans le cerveau assez longtemps pour encourir une contravention, dans le meilleur des cas.
IL s’insurge à ce sujet sur la qualification pénale de cette infraction et me semble un peu sévère dans son  jugement. Sans aller sur la responsabilité des fournisseurs de ces drogues qui est un autre débat que Simone aborde, il faut tenir compte, en philosophe, de la faiblesse humaine.
De tous temps, enfin depuis que l’écriture existe, les hommes ont toujours été à la recherche de ce genre de produits et ce sur tous les continents. Ne serait-ce que la plante à Nicot qui a fait depuis des ravages dans l’ancien monde.
En cas d’accident mortel, Pierre estime que le fautif bourré ne devrait pas conduire et s’il le fait il est coupable d’un homicide pur et simple. Cela ne me parait pas aussi facile à juger.
Pour ma part il n’y pas intention, mais risque. Peut être pourrait-on parler de coups et blessures ayant entraîné la mort. La peine est plus lourde, mais juridiquement plausible ?
L’un des effets pervers de la prise d’alcool ou de drogue, ne serait-ce qu’un joint, dépend surtout de sa dépendance. Le chauffard ivre ne sait pas ou ne croit pas l’état dans lequel il est. Un meurtrier froid comme un militaire aux ordres n’est pas dans ce cas. Simone affirme que la répression frappe toujours le plus faible, le consommateur, la victime et non le coupable. Or, le plus faible, la victime c’est le môme qui reste sur le bas côté de  la route. Bien entendu, notre amie à également raison dans le fait que les vrais coupables sont les usiniers de la drogue (les dealers également)qui soit-dit en passant assurent du boulot pour des centaines de milliers de familles à travers le monde. C’est pourquoi je disais plus haut que cela, y compris le rôle des cigarettiers, ressort d’un autre sujet.
Celui qui nous préoccupe c’est, après le sort des victimes, tués ou blessés, le pourquoi de l’addiction.

Quant à John, il passe un sacré moment avec son  fils à peine sorti de l’adolescence. Qu’il fume régulièrement, prenne la biture hebdomadaire avec les copains et conduise sans permis est devenu une sorte d’initiation au groupe. C’est cette initiation qu’il faut comprendre et pour ce qui me concerne condamner. Mais je sais que je serai moi aussi dans le caca devant ce genre de situation. J’ai eu 3 enfants . La grande est passée par le même chemin ( A part la bagnole, car je n’avais pas les moyens de lui acheter une bagnole, surtout pas sans le papier rose dans la poche) Contrairement à sa mère qui faisait dans la répression, j’optais pour la confiance dans le jugement de mon aînée.
Mon fils n’a pas eu le temps de s’adonner à quoi que ce soit, seulement à l’informatique, il ne fumait pas et ne buvait pas d’alcool, comme la dernière de la famille, qui, elle non plus avait et a toujours horreur de ce genre de truc. A la maison il n’y avait que moi pour boire du pinard. Je peux donc me permettre de donner un conseil tout en étant vigilant, faut pas pousser non plus, surtout s’il est père de famille (Bien jeune d’ailleurs) faire confiance à sa raison.

Les raisons de l’accoutumance ou de l’usage, même passager, de substances illégales en réalité des euphorisants, n’a peut-être pas à mes yeux la profondeur que décrit Simone.
Nous parlons de consommation de masse et non pas de tel Appolinaire et bien d’autres à la recherche spirituelle, mais d’un état second et rapidement. Parmi les usagers il n’y a pas plus de névrosés que dans les consommateurs d’alcool ou de cigarette. Les questions métaphysiques ou politiques ne les effleurent pas.
Les enfants devant la société bouchée ne se cament pas tous et le "choix" s’est effectué bien avant que ce genre de question les tracasse. Je vois mal , et pourtant je suis plutôt critique, un gouvernement ou une présidence exploiter ce filon. Il y a pour cela d’autres moyens bien plus efficaces et que tous les gouvernements favorisent : les jeux. Et nous sommes gâtés en ce moment : le tennis , le foot, les 24 heures du Mans, les JO et le tour de France. J’ai dû oublié quelque chose !  Ah oui , les curés : « Allez les p’tits gars après la douche, aux Vêpres ! »

13 juin 2008

REPRESSIONS CIVIQUES ET LIBERTES INDIVIDUELLES

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Lors d'une récente petite fête, une pendaison de crémaillère au printemps, la conversation déboucha sur un des thèmes du bac de français que ma dernière fille passait il y a quelques années : la liberté individuelle que l'administration restreint à tout va en ce moment en ce qui concerne le code la route.
A ce sujet deux théories  se heurtent, celle du rejet total de toutes répressions et un assouplissement du code de la route, notamment en ce qui concerne l'alcool et l'herbe au volant. Mes amis et membres de ma famille pour la plupart sont adeptes de la fumette et se rangent derrière cette idée. L'autre est la mienne qui est pour une stricte application des nouvelles dispositions.
Tout le monde s'étonne de ma position qui ne correspond pas à mon coté anarchisant, ils ont oublié ou ne savent pas que je suis le père d'une victime de la route et j'ai donc de bonnes raisons pour me ranger du côté de la prévention routière qui tente de faire diminuer le nombre de morts et de blessés sur la route.

Les interdictions de fumer en public, bientôt de fumer au volant, l'interdiction de se suicider, l'interdiction de boire et fumer de l'herbe qui fait rire en prenant le volant, tout ça pour la majorité de mes amis, est une atteinte à la liberté individuelle fondamentale. Par contre, lorsque je parle d'une interdiction totale de ventes de boissons alcoolisés dans les boites de nuits, les objections deviennent timides.
Tout ce beau monde, pour expliquer son désaccord, affirme par exemple (contrairement à la consommation de l'alcool) que le joint n'agirait pas sur les réflexes et même exigerait du consommateur une plus grande attention, ce qui serait payant ! Affirmations fausses d'ailleurs que les études récentes infirment. Depuis peu considéré comme un délit, au même titre que l’alcool, le cannabis au volant est responsable d’une tuerie. Entre 12 et 17 % des accidents mortels seraient causés par des automobilistes sous l'emprise de cette drogue. J’ai beau citer les faits suivants : diminution de la capacité de contrôle d'une trajectoire, allongement des temps de décision, déficit des mécanismes d'attention et de vigilance, rien n’y fait. En cause, le THC, une molécule active qui agit sur l'organisme et sur le système nerveux et qui est d’ailleurs utilisé en thérapie antidouleur. Et au volant l’adepte du pétard serait dans un état parfait de décision ? (1)
Maintenant, les prélèvements salivaires devraient être déployés sur les routes, car dans 90 % des cas, il servira à débusquer les fumeurs de joints, mais aussi pour toutes les familles de drogues (opiacés, cocaïne, amphétamines et cannabis). Conduire après avoir fumé de l'herbe ou du haschisch double quasiment le risque d'être responsable d'un accident mortel (x1,8), et si l'on mélange pétard et boisson, ce risque est multiplié par quinze ! Sanctions : jusqu'à deux ans de prison ferme, il y a de quoi s’insurger pour les fumeurs réguliers
Alors, c'est le tollé : " Sous Sarko c'est la répression institutionnalisée, une marche vers un totalitarisme qui ne dira pas son nom".
En général et comme hypothèse d'étude j'entends : "j'ai le droit de me tuer en fumant ceci ou cela, ou à petit feu en utilisant des drogues douces ou dures. J'ai le droit de téléphoner au volant de ma bagnole à la vitesse que je veux”. Et si l’un d’entre-eux est verbalisé, c'est le règne de Pol Pot." , l’Inquisition en quelque sorte.
Alors on s'insurge : “Untel a été flashé et contrôlé positif au hasch .
“Comment ? J'ai le droit de fumer chez moi non? Et d'ailleurs je n'ai fumé qu'hier soir”.
Oui mais, répond le pandore, les traces restent plusieurs jours. Et nous arrivons au cœur de la conversation, la traçabilité des drogues et de l'alcool dans le sang. Peut-on trouver des traces plusieurs jours ou semaines après une consommation ? Si oui où irions-nous

Toute indignation de ces privations de liberté individuelle amène à une réflexion qui devrait, ou faire sourire ou à faire grincer des dents. Puisqu’à la cette simple question que j’ai posé à chacun de mes contradicteurs : « Es-tu capable de t’arrêter de fumer de l’herbe ? » Les réponses furent unanimes ou presque : non.
J’ai beau jeu alors de dire : « Vous parlez de liberté individuelle alors que vous êtes , tous, si j’ai bien compris, esclaves de cette drogue puisque vous ne pouvez pas vous en passer ? Comme l’alcoolique qui ne peut décrocher. Esclave ou libre ? Libre de vous détruire donc mais pas celle de détruire la vie d’autrui. Déjà que la vitesse est monstrueusement meurtrière, la conduite sous l’emprise d’une adduction telle celle des euphorisants ou excitants est un crime.
Il n’y a pas à tergiverser. Un combat conte l’atteinte des libertés civiques est une exigence plus réelle et il y a du pain sur la planche.
Je parle de çà parce que cela m’irrite.

(1) voir photo.La fumée d'un joint de cannabis contient 7 fois plus de goudrons et de monoxyde de carbone que celle du tabac. C'est ce qui ressort des tests effectués, qui affirme que fumer trois joints équivaut à fumer un paquet de cigarettes.





LES GITANS

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Je vous ai déjà parlé de mon pote le Gitan. Pour ceux qui sont nouveaux sur ce blog il me faut le situer. C’est un gitan italien qui s’est marié avec une gitane espagnole. Lui était sédentarisé et elle venait directement par sa mère la roulotte romantique, une perle de flamenco. Vive l’Europe gitane. Ils vivent avec leurs cinq enfants comme ils peuvent et me semble loin des rempailleurs de chaises et des voleurs de poules. Leur fille aînée faisait ses études secondaires et universitaires avec ma dernière fille et l’amitié qui s’est noué a débordé jusque chez nous.
Cette famille a traversé de nombreuses périodes de guignes que nous avons tenté d’adoucir (Toujours bons samaritains). La dernière fut une opération bénigne qui déboucha sur une faute médicale dont la conséquence fut un cœur en capilotade. Seule une transplantation pouvait le sauver. Je me souviens des moments que nous avons passé ensemble pour surmonter son angoisse lorsqu’il se voyait dépérir et voir la vie à l’aune de quelques mois. Lorsqu’il fut au pied du mur ce fut autre tourment celui de  la transplantation. Puis, c’est l’appel d’urgence, direction un centre hospitalier du sud de la France réputé dans le domaine de la cardiologie. Réussite de l’opération et de nombreux mois d’adaptation aux médicaments. Bref mon gitan est en longue rémission. IL en profite pour marier sa fille et aujourd’hui son second fils. Nous sommes bien sûr de la fête et entrons comme la première fois dans un autre monde, celui des gitans.
Des heures de « Bamboleo, Bambolea » sur toutes les fréquences, sur tous les tempos et tous les rythmes, ça vous donne a réfléchir ! Le disc-jockey avait un programme spécifique hispanisant à outrance et dans son élan il y avait inclus un RAI. Et comme on connaît l’amour que se porte les gitans et les arabes...... !
Ceux que maintenant j’arrive à reconnaître et qui nous on adopté, viennent de Perpignan, de Sete et de Toulouse. Et en regardant cette communauté je m’aperçus que des mariages « mixtes » commençait à poindre. Jusqu’à présent les mariages hors communauté étaient rares. Cette fois ci je vis une chinoise mariée à un neveu et un black époux d’une petite nièce.
Durant cette soirée je constate, que les non gitans font un peu bande à part. Notamment la famille de la mariée du jour, plongés pour une des premières fois dans ce monde étrange et parallèle. Par exemple, mon Pote le Gitan dans la soirée rejoint les grands-pères, les « lieutenants » et le chef septuagénaire et qui a bien voulu se déplacer pour l’occasion. Il a tenu a me présenter à ce type, en lui rappelant combien j’avais été présent dans les moments difficiles, et ajoute–t-il , « pourtant mon ami ne croit pas en dieu » Sourires polis dans l’assistance. Un athée est pour eux un extra-terrestre ou bien même un fêlé qu’il faut considérer comme tel. Ils sont pour la plupart néo-évangélisés et d’une paroisse qui descend directement et depuis longtemps d’une église protestante réformée. Ainsi pour mon ami Jésus et le Diable sont des anges des frères de sang  dont le second aurait mal tourné ! Et tout est à l’avenant, ici il n’est pas question de théologie et autres trouducutages. La famille d’ailleurs a été voir mon blog et a été horrifiée. Je sais qu’ils m’aiment autant que je les aime, mais je suis un cas pour eux. Ils excusent mes défauts et encensent le peu de qualités que je tente de pérenniser.
A part le stress du cœur étranger qui bat dans cette poitrine, c’est le chef d’une maison du bonheur.
Je me sens bien dans un monde qui ne fait surtout pas de prosélytisme, les femmes ne se parent pas de voiles, (Elle s’habillent de plus en plus à l’européenne, seules quelques grand-mères tentent d’allier les deux, ce qui personnellement je trouve de mauvais goût, mais après tout c’est la fête)
Les hommes sont de grands danseurs et toute l’Andalousie est dans leurs talons. Les « Sévillanes » prennent le dessus et les « Gypsy King » disparaissent un instant.
Merci mon Dieu !.

06 juin 2008

LA VOISINE ET LE SAMU

A peine installé dans ma nouvelle demeure et après avoir écouté les conseils botanico-ragot du voisin de droite, ( En plus il vote pour SARKO) me voici aux prises avec mon voisin de gauche. Ma voisine plus exactement. Elle et son copain ont deux klébards qui ont la particularité de gueuler 24 heures sur 24. Très urbain dans ces cas là, je laisse passer un peu de temps avant de frapper chez la cigale ma voisine. Patati et patata..... et vos MOLOSSES ? ? ? ?. Bien gênée la brunette  bafouille en me disant, enfin j’ai cru comprendre, que cela la gênait elle aussi ainsi que ses deux gosses en bas âge. Le proprio qui nous est commun m’avait dit que la jeune dame devait plusieurs mois de retard de loyer et que l’expulsion était en cours. Cela me chagrinait beaucoup de l’enfoncer un peu plus la voisine avec mes histoires de chiens hurleurs, mais il fallait bien trouver une solution. Une muselière de dressage ou de l’Urbanyl à haute dose. Deux solutions sauf le fusil de chasse à deux coups.

Bon je ne suis pas chien, je laisse à la dame le choix et me retire dans mes pénates sous les hurlements des deux klebs pas contents de se voir administrer des tranquillisants ou de porter une muselière. Quant au voisin, son copain, pas de trace.

 

Quelques nuits plus tard, sonorisées par les aboiements sauvages, vers deux heures du matin, j’entends des cris qui couvrent largement les jappements hystériques des toutous insomniaques. Cette fois-ci nous sommes en pleine scène de ménage, les mômes essaient de gueuler plus fort que les chiens, le type plus fort que les gosses  pour couvrir les cris de la mère.

A tel point que pressentant un incident sérieux je me pointe à leur porte, laquelle s’ouvre sur un mec fou furieux qui me toise, puis se calme tout de même. Il porte un sac à dos et se retourne vers sa concubine en lui disant : « Salut tu ne me reverras plus... et patati et patata »  (1)

Teddy est bien emmerdé et tente de calmer tout le monde, mais le mec est bien décidé,, il repasse devant moi avec ses deux chiens en laisse, penauds les oreilles rabattues et.... muets. Un instant de bonheur dans ce drame. La porte claque, le moteur d’une bagnole vrombit et s’éloigne.

De pus en plus dans la mouscaille je demande à la jeune femme si mon intervention au sujet des aboiements est le motif de cette dispute. Il parait que non, et à travers les pleurs je crois comprendre qu’il s’agit d’une histoire banale de couple qui ne peut plus s’entendre. Ce qui ne m’étonne pas avec des hurlements pareils. Dans ce genre de circonstances,  je lâche quelques banalités du genre, « allez ne vous en faites pas c’est un coup de colère, demain il reviendra (En mon for intérieur, j’espère sans ses chiens-loup.) ». « J’espère bien que non » me répondit la dame en me remerciant.

 

Le lendemain matin vers dix heures, branle bas de combat, plusieurs voitures sont devant la maison, des gens vont et viennent le visage grave. Ma copine curieuse comme une pie, l’air de rien en allant au courrier «  bonjour comment ça va ! » A la réponse très évasive, nous pressentons une suite à la scène de la nuit.

C’est le gamin qui vend la mèche : « maman est malade et elle ne veut pas que le médecin vienne ». Je me représente, comme un bon St Bernard, comme toujours : « A cœur vaillant rien d’impossible »

C’est bien ce que redoutais, la voisine avait avalé des « cachets » et ne sortait pas trop du pot au noir. La  mère et la sœur ne savaient pas trop quoi faire et ce fut une aubaine pour elles que je me pointe la gueule enfarinée. La grand-mère est veuve et le mari de la sœur est au boulot. Tel Dr House je m’inquiète : « Qu’a-t-elle pris comme cochonnerie ? Du machinsedine. Combien ? On sait pas. Quand ? On sait pas. Pourquoi ne pas appeler le SAMU ? A veut pas.

Je questionne comme je peux la jeune femme entre deux mini-comas. « Cinq ou six pillules »

Bon, comme je maîtrise le sujet, mon ex-femme était (et est toujours, pauvre successeur) une adepte chronique de la TDS (Tentative de Suicide) je ne m’inquiète pas, la dose ne la fera que dormir toute la journée et une bonne partie de la nuit suivante.

Ensuite. « Vous la mamie, vous embarquez les enfants et j’appelle le SAMU. Lequel la dirigera vers un psy dès son arrivée et l’urgentiste essaiera d’éviter le lavage d’estomac.

A Midi tout était plié.

Pourquoi vous raconter tout çà ? Parce que nous vivons les uns sur les autres, si j’ose dire, et nous ne savons pas la vie que mène nos voisins. En l’occurrence une vie de merde pour cette jeune femme. Le pompon : rmiste, deux enfants, dont l’aîné d’un premier copain qui ne paie pas la pension alimentaire. Le second qui lui a fait un gosse, se barre avec une nana. Les huissiers sont à la porte et le voisin vient l’emmerder pour une histoire de chiens qui gueulent.

Nous ne sommes que peu de choses tout de même. 

 

P.S

Le mec est un forcené. Il vient emmerder son ex-copine qui revient de l’hosto et qui se terre avec ses moutards dans la maison.

Re P.S.

Tiens, je ne suis pas prétenteux, mais aujourd’hui il fait beau. (A.Allais)

 

 

(1) Il y a dans la région d’Avignon une phrase qui veut dire la même chose : patin couffin. Je n’en connais pas l’origine de cette locution.

 

03 juin 2008

VIRGINITE ET MONOTHEISME

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Un jeune marié récemment converti à l’islam demande à la justice d’annuler son mariage sous le prétexte que contrairement à ce que lui avait confié sa fiancé, elle n’était plus vierge. Il s’est trouvé une juge pour lui donner raison en se basant sur un texte de loi qui porte à interprétation. Aussitôt les médias s’emparent de l’affaire et un débat public est ouvert. Le gouvernement lui-même est obligé d’intervenir devant le tollé soulevé par cette décision incongrue. Rachida Dati dans un premier temps approuve et dans un second, aux ordres ou après réflexion demande à la cour de faire appel de la décision de la dite juge.      

Les islamophobes pourraient sauter sur l’occasion, mais manque de pot, ils se rangent pour la plupart parmi les croyants pur et durs du catholicisme et protestantisme, notamment chez les néo-évangélistes. Les premiers pratiquaient il y a peu (encore aujourd’hui dans certains milieux !) le même ostracisme.

Le problème posé soulève 3 questions :sur le plan juridique, sur le plan moral,

philosophique et laïc.

L’article du code civil qui a permis à la juge de statuer est généralement utilisé dans les cas de mariages forcés dénoncés par les associations féminines, certes, mais certainement pas sur la virginité des victimes. Il faut se demander si le plaignant étant catholique, (ou athée, ce qui m’étonnerais, mais...) la justice aurait été rendue de la même manière. Dans ce cas, c’est l’entrée dans la justice française de règles religieuses musulmanes, ce qui n’est inconcevable dans notre société laïque.

 

Sur le plan moral, on peut se demander pourquoi le mari n’est pas astreint au même code de pureté. Lorsque je parlais des nouvelles sectes protestantes, comme chez les mormons, la virginité est une condition sine qua non pour les hommes comme pour les femmes. Ce qui n’est pas le cas dans l’Islam patriarcal, comme dans les deux autres religions monothéistes. Sans faire du romantisme à l’eau de rose, on peut se demander où se trouvent les sentiments dans ce cas. On peut penser à l’ex-épouse et la plaindre s’il s’agit d’un mariage «d’amour ». Sinon pour elle cela vaut mieux qu’un divorce. On doit penser également à la famille de l’épouse qui doit baigner dans une honte sans nom. Non seulement leur fille est une traînée, mais aujourd’hui tout le monde le sait dans le quartier. Le drame aurait été évité si le monsieur en question avait été vérifié lui-même les affirmations de sa copine.

Nous savons tous que la virginité est primordiale dans l’Islam et c’est pourquoi les jeunes filles par tous les moyens et par tous les subterfuges tentent d’arriver intactes pour le soir des noces. La coutume du drap blanc tâché de sang, que les  musulmans affichent aux balcons le soir des noces est très souvent détournée avec la complicité des maris très souvent. Sinon il reste la chirurgie « réparatrice » une aubaine pour le chirurgiens plastiques- qui consiste à recoudre l’hymen. Devant ce tabou, les jeunes filles me dit-on accepteraient un acte sexuel hors vagin. Je doute que cette pratique de sodomie soit bien répandue, mais des témoignages et confidences de mon entourage me parviennent aux oreilles. Quel hypocrisie que l’observance de la religion et de la coutume.

Il nous reste le point philosophique. Comment peut–on allier le progrès des droits de l’homme et la l’observance stricte d’une religion dans ses rites et ses dogmes. Du côté de la religion dominante en France, l’interdiction du préservatif rentre dans le même cadre. Le monothéisme est un frein à la libération de la femme et dans le trio l’Islam est en bonne place.

Et enfin pourquoi vouloir rechercher la virginité chez sa partenaire ? (La raison des mariage précoces en Islam ) Etre le premier ? Qu’elles raisons intimes à cela ? L’ego serait-il frustré ? Il est donc nécessaire de désacraliser l’acte sexuel.

 

Quant à ce jugement, pour la jurisprudence qui pourrait en découler, il doit être cassé dans l’intérêt de cette femme en particulier et dans celui des droits de l’homme et de la laïcité dans leur ensemble.

 

Cette affaire est symbolique et anecdotiques, certes, mais elle lève le voile, si j’ose dire, sur la sexualité des jeunes arabes, puisque dans l’Islam elle n’existe pas. Pour eux elle existe bel et bien et se pratique malgré les tabous familiaux et religieux.

 

Le monothéisme fondamentaliste ou ultra-orthodoxe est comme toujours en retard sur la réalité, ce qui est le propre de l’obscurantisme.

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