05 novembre 2009
COCORICO
S'il y a bien un truc qui n'était pas urgent, c'est bien le problème que ces messieurs appellent l'identité nationale. D'autres problèmes brûlants sont sur les bureaux de l'exécutif, lequel qu'il traverse une zone orageuse.
Déjà, nommer un ministère de «L'immigration et de l'Identité nationale et du développement solidaire » était une absurdité, car une connotation forcément vichyssoise : rafles et expulsion....
Le vrai problème est contenu dans le premier titre du Ministère, « l'immigration », le fond de commerce du FN, dont l'électorat a assuré la victoire de Sarko qui en a encore besoin pour les régionales de Mars 2010. Devant l'incertitude d'une victoire à ces élections, on ressort les vieilles recettes, l'immigration, puis l'insécurité. Hortefeux comme dans un plan concerté nous sort une autre ridicule proposition, celle d'un couvre-feu pour les délinquants de moins de treize ans. Plus populiste et démagogique tu ne trouves pas, car ce monsieur qui doit être intelligent sait très bien inapplicable même si c'était la panacée : un os à ronger au FN.
Il est certain que, surtout dans la population française, le métissage en cours et l'arrivée inexorable de réfugiés ou immigrés clandestins, cela pose problème. Pour le citoyen de base peut-il être question que les enfants de nos écoles multicolores apprennent tous la même'Histoire de France "et savoir que nos ancêtres étaient des Gaulois. Mohamed n'en est pas forcément sûr.
En réalité l'identité française n'existe pas vraiment, sinon depuis quand et comment? Clovis ? 1789 ? Serait-elle ethnique, religieuse ou culturelle ? Elle est si l'on veut bien reprendre le terme, faite du passé certes mais, du présent et du futur.
Nous sommes un ancien pays colonialiste et colonisée elle aussi, les ostrogoths et les romains sans compter le sud avant que Charles Martel repoussent les sarrasins qui n'en doutons pas on laissé des traces vivantes. En ce qui me concerne du côté de mon grand-gère maternelle qui venait de Poitiers (!) a eu des enfants comme ma mère très typée qu'on appelait dans sa belle famille qui n'était pas forcément ethnologue, la « gitane » Du côté paternel une aïeule était Autrichienne. Et avec ça Besson voudrait que je sois fier d'être Français.
Pas plus que si j'étais né en Belgique ou au Pakistan. Eric Besson « il faut réaffirmer les valeurs de l’identité nationale et la fierté d’être français », cela dépend des fois.
La France ce n'est plus celle de Trénet comme nous le sort le petit LU, mais appelée à se métisser plus encore pour devenir pluri/ethnique au contraire.
L'arrivée des immigrants espagnols, italiens, polonais par exemple a en son temps posé les mêmes problématiques. Aujourd'hui on compte parmi eux de farouches opposants à l'immigration sous toutes ses formes et nous avons comme Président le fils d'un immigré hongrois, belle réussite de l'intégration et d'une immigration sauvage.
Religieuse ? Catholiques et protestants et israélites se sont toujours opposées l'arrivée du culte musulman. Cela va ou a-t-il forgé une identité nationale ?Culturelle ? Les apports sont tellement multiples qu'il n'est pas question d'en tirer une identité collective. La langue ? Les régionales fleurissent à l'Université.
Pour en revenir à l'éducation qui devrait forger une nation, pour ne pas dire nationaliste, il faudrait que nos enfants chantent à tue-tête la « Marseille » un hymne plutôt belliqueux. Moi à la place de Momo je me demanderais si le sang impur qui abreuvent les sillons ne serait pas le mien, des fois qu'il ne soit pas soluble dans l'identité nationale, forcément blanche.
Claude Lévi-Strauss qui vient de lacher la rampe à 100 balais avait dit "J'ai connu une époque où l'identité nationale était le seul principe concevable des relations entre les Etats. On sait quels désastres en résultèrent"
Esther Benbassa, «Face à une mondialisation galopante, les identités sont multiples. L’identité nationale, c’est un concept qui ne parle pas aux gens, sauf à ceux d’extrême-droite»
Je propose donc, suis-je le seul à le faire, de revoir notre Histoire de France.
N'y a-t-il pas trop de détails qui pourraient se condenser, de références à un passé trop lointain qui, soit dit en passant, lassent mes petites filles : 1515 et le nom de l'assassin d'Henri IV, le chêne de Saint-Louis par exemple.(1) Ces nouvelles leçons d'Histoire couplées devraient s'étoffer en contre partie à l'histoire contemporaine en ce qui concerne les colonisations et les Histoires des pays d'origines de nos concitoyens, nouveaux et futurs.'Vercingétorix et Mahomet (Pas le prophète, le fédérateur, voilà qui devrait faire hurler les électeurs de droite). Pour être plus sérieux pourquoi pas une Histoire de la Francophonie !
Brassage de vent
Le débat proposé par M.Besson durera deux mois et demi avant un "grand colloque de synthèse" fin janvier-début février. Interrogé sur le port de la burqa, il a jugé qu'elle était "contraire aux valeurs de l'identité nationale". "On peut débattre sur l'opportunité de la loi […] mais sur les principes il n'y a pas de débat : la burqa est inacceptable et contraire aux valeurs de l'identité nationale." D'accord, mais sans le mot qui me sort par les narines. Laïque, monsieur.
"Nous n'aurions jamais dû abandonner au Front national un certain nombre de valeurs qui font partie du patrimoine républicain" Un aveu de récupération des théories lepenistes.
Comment faire: des réunions associeront l'ensemble des forces vives de la Nation : mouvements associatifs, enseignants, élèves et parents d'élèves de l'enseignement primaire, secondaire et supérieur, organisations syndicales, représentants des chefs d'entreprises, élus locaux, représentants des anciens combattants et des associations patriotiques. » Ne serait-ce pas plus juteux de laisser ce travail de longue haleine à des spécialistes, des historiens et des ethnologues, des associations de défenses des immigrés. Que vient faire la politique la dedans ? Que de foutre le merdier dans les oppositions et d'instrumentaliser ce problème à des fins politiciennes et électoralistes.
Ouvert lundi matin, le site du grand débat sur l’identité nationale lancé par Eric Besson est le sujet d’un autre débat, y a-t-il censure ou non des commentaires des internautes? Les compteurs indiquent que sur 14.000 posts 881 ont été publiés. Il est impossible pratiquement que nos commentaires soient publiés. Dernière nouvelle, Rama Yade va succéder Mr Besson démissionnaire.
(1) CM2, un programme avant 1789 et la suite.
Rappel de la préhistoire au Moyen-Age et La Renaissance: fiches de préparation.
Les 3 ordres au Moyen-Age
La restauration du Pouvoir Royal
La Renaissance et les crises du XVIème siècle
La chrétienté divisée. Fiche de préparation, textes sur le massacre de la Saint Barthelemy et trace écrite
La Renaissance et la chrétienté divisée fiche de préparation
La Montée du Pouvoir Royal
On trouve dans la rubrique géo « Mais aujourd’hui, la France freine l’immigration, le pays étant durement touché par la crise économique et le chômage ».
16:10 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : besson, identité nationale, gouvenement, immigration le pen





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Commentaires
L'identité nationale ? ... J'avoue ne pas très bien savoir à quoi cela correspond mais c'est normal puisque nous sommes en situation de paix depuis très longtemps.
Mes parents et grand-parents, eux savaient ce que cette expression voulait dire ! C'est en temps de guerre que ce terme trouve sa pleine signification sinon, c'est une vieille formule d'extrème-droite poussiéreuse au possible qui avance à reculons en un temps où l'on nous parle d'Europe et de mondialisation !!! En fait, je crois bien que sans vouloir l'avouer, elle n'est destinée qu'aux migrants que l'on devine non intégrés. Deux vitesses comme toujours.
Ecrit par : simone | 06 novembre 2009
"L'identé nationale" c'est une astuce pour faire voter les fachos(sans oublier le 'français moyen') pour sarko et l'UMP!
D'abord les résultats sont déjà là : le FN (et son président) est moribonde et Devillier l'a déjà rejoint ! Marine suivra (après que papa aura fermé définitivement ses yeux!)...
Ecrit par : John | 06 novembre 2009
Je ne pense pas que Marine Le Pen se ralliera ou alors ce serait une imbécile et c'est loin d'être le cas. Il me semble qu'on n'a pas fini au contraire d'entendre parler d'elle. A moins qu'il y ait une levée de boucliers du vivant de JMLP pour cause de népotisme ? ...
Ecrit par : simone | 06 novembre 2009
Teddy, je ne sais pas ce que tu en penses mais moi, ils commencent à me les hacher menu-menu avec leur mur de Berlin !!! L'arbre qui cache la forêt une fois de plus ... C'est depuis que les capitalistes se sont déchaînés, ce fut le coup d'envoi. Personnellement, je préférais quand les rapports étaient bipolaires. Au moins, on savait où on en était, maintenant le danger vient de partout à la fois.
Ecrit par : S. à nouveau | 06 novembre 2009
Toi aussi ? En plus, j'aimerai entendre des reportages moins teinté d'anti-communisme primaire et un peu plus objectif (comme la série sur la deuxième guerre mondiale).
Comprenons-nous bien, vu ce qui se passait derrière le Mur, j'aurai probablement été "opposant" moi-même, mais je me demande aussi si je ne l'aurai pas été dans toutes les circonstances et dans n'importe quel régime, même « communiste » ?
Je me suis d'ailleurs souvent demandé pourquoi Gorbi qui avait le Pouvoir Suprême s'est "sabordé" lui-même (agent de la CIA ?) ?! Il est trop intelligent pour ne pas savoir ce qu'il faisait et que ça entraînerait la fin de l'URSS et du pouvoir "communiste" !
Ecrit par : John | 07 novembre 2009
A tort ou à raison, j'ai toujours considéré Gorbatchev comme un vendu. Ce fut le fossoyeur de l' URSS.
Ce qui se passait là-bas ? Si ce qu'on nous a dit était exact, moi non plus, je n'aurais pas supporté mais tout était il absolument vrai ? Car il y eut une fichue propagande anti ! J'avais des amis qui faisaient partie de FRANCE-URSS et tenaient bien entendu un autre langage ... Une seule chose est certaine, il n'y avait pas de chômage et la mafia actuelle n'existait pas. Or soyons objectifs, un régime communiste ne peut se maintenir que par la dictature du prolétariat. Si on desserre l'emprise tout s'écroule, c'est exactement ce qui s'est passé. Les allemands de l'Est commencent à se demander s'ils ont vraiment gagné au change ...
Ecrit par : simone | 07 novembre 2009
Le rideau de fer, c'est son nom de baptême était une obligation pour l'édification du socialisme et doc du communisme stade suprême. Et ce depuis la seconde guerre mondiale qui a sapé l'essor évident de la société soviétique. Le retard était encore trop grand avant 39 avec le développement de la société occidentale. N'oublions pas celui datant de 1917 où ma Russie était encore sous la coupe tsariste sans pratiquement aucune industrie, un pays que l'on nommerait aujourd'hui sous-développé.
La raison de l'édification du mur était donc de « protéger » l'URSS et ses alliés de la vison du train, de vie occidental qui pouvait donner lieu à certaines comparaisons désobligeantes pour le régime. Ce Rideau de Fer s'est transformé petit à petit avec la construction d'un mur décrété par Khrouchtchev qui officiellement était une ligne de démarcation.. Un mur qui moralement pour l'opinion publique était « de la honte » surtout parce que la police Est Allemande observait à la mettre les ordres ce qui a entrainé des morts et des séparations inhumaines.
La comparaison avec la société capitaliste était surtout faussée, car les avantages sociaux que souligne Simone existaient encore en 89. La décision de Gorbatchev était une sage solution, car le monde socialiste avait perdu depuis longtemps la guerre dite froide. La Paix était à ce prix.
La « Chute du mur de Berlin » a été un symbole pour l'opinion occidentale et un espoir pour celle de l'Est. C'était la fin du communisme, cette horreur avec ces soldats avec le couteau ensanglanté entre les dents. En réalité les « gens » qui sautaient de joie en France n'avaient certainement rien à foutre de cette nouvelle situation. Si j'ose une comparaison l'élection d'Obama était un état d'esprit comparable le symbole de ma revanche et de la liberté retrouvée.
Et ceux qui aujourd'hui»hui font la fête, tous les médias participent à cette fausse liesse organisée.
Que Merkel pour des raisons internes et politiques, célèbre l'évènement est compréhensible, mais que notre pantin électrique de président fasse de même et l'accompagne dans une cérémonie démontre encore en fois l'inanité de cette politique d'esbroufe qui ne navigue non pas au sextant mais aux sondages.
Oui ils nous les cassent, même si cette anniversaire fera peut-être l'objet de débats entre historiens (qui devraient émettre les choses dans leur cadre. Qui va suivre ces émissions si elles sont programmées ( très tard) ? On préférera regarder KHO LANTA.
Quand à dire qu'un régime communiste ne peut se maintenir que par la dictature du prolétariat. C'est oublier que le but de cette idéologie ne pouvait et ne pourra être atteint qu'avec une internationale application. Je répète que le communisme n'a pas échoué il a perdu devant la dictature du fric, celle du prolétariat étant devenu anachronique dans une mondialisation capitaliste dite libérale.
Ceci dit, je n'ai jamais a part intellectuellement pendant mon adolescence emprunte d'humanisme catholique, été communiste. L'étalage des erreurs et du passé stalinien m'en empêchait. Ce qui donnait lieu àde sérieuses empoignades avec mes amis pro-communistes ou carrément colleurs d'affiches à la Gloire de « Herr fater Staline »
Comme tout le monde ne lit pas forcément les commentaires je vais étoffé le mien pour le poster. La comparaison avec un autre mur de la honte oblige.
Ecrit par : teddy | 07 novembre 2009
" la comparaison avec un autre mur de la honte oblige "
j'y pensais, justement. Il me semble toutefois que le mur de Berlin avait également aux yeux de certains la particularité d'affaiblir l'Allemagne en la divisant. Les français d'alors et quelques autres étaient convaincus qu'une grande Allemagne réunifiée aboutirait à un esprit de revanche et que nous allions une fois de plus être victimes d'une nouvelle guerre destinée à effacer la honte de la précédente. Je me trompe ?
Ecrit par : simone | 07 novembre 2009
Surtout ceux qui avaient connu la guerre... et restaient traumatisés par la souffrance de l'occupation !
Ecrit par : John | 07 novembre 2009
Et en plus, dans les 10 ou 15 ans qui ont suivi la dernière guerre, les gens avaient une trouille bleu de la bombe atomique. Presque tous rêvaient d'un abri qu'ils ne pouvaient s'offrir. Les peuples connaissent de ces périodes de psychoses ! Leur foutre la trouille, c'est encore ce que l'on a connu de plus efficace pour les canaliser. Peur des guerres ... peur de l'au-delà ...
Ecrit par : simone | 07 novembre 2009
"Une seule chose est certaine, il n'y avait pas de chômage et la mafia actuelle n'existait pas."
Si, la maffia existait, bel et bien, en URSS, mais depuis la chute du communisme au pouvoir, elle s'est engouffrée dans le vide laissé par le pouvoir et en a pris sa place.
Les ressources de l'URSS ont été bradées, entre autre par l'autre soûlard président, a des maffieux malins, qui pouvaient mettre l'argent (sale) sur la table et qui sont devenus en très peu de temps très respectable et milliardaire !
20 ans après, toujours aucune "démocratie", comparable au notre, une caste de maffieux-milliardaires et des gens extrêmement pauvres... l'ultra-libéralisme sauvage injecté à puissance 100 !
L' "héritage" laissé par Gorbi est malheureusement cette Russie là !
Ecrit par : John | 08 novembre 2009
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