14 octobre 2009

LE CREDIT REVOLVER

Charlot chez l'Usuriercharlot usuirier 2.JPG
Beaucoup d’entre nous ont eu ou auraient recours au crédit à la consommation, car nous  vivons à crédit, à l’américaine et nous venons de voir où cela mène. C’est inhérent au système libéral, avatar du capitalisme. Tuer le crédit c’est la fin du système, mais aussi l’effondrement de notre société.
Surproduction, sous-consommation et distribution de crédits pour consommer à nouveau, moralité, ce sont principalement les plus pauvres qui s’endettent en ayant recours à un système venu des USA le crédit revolving, en français le crédit renouvelable que distribuent allègrement les établissements de crédits à la consommation, via les grandes et moyennes surfaces. Ce crédit permanent a la faculté d’afficher des taux prohibitifs et quasi usuraire. (18 à 19 %) (1) ce qui fait que vous remboursez les intérêts avant le capital qui enfle au gré de l’utilisation et est reconduit par tacite reconduction, de plus, les taux seront pratiquement toujours révisables par le prêteur.
Le pourcentage de sinistres (pertes sèches) est assez faible. Dans les cas contentieux, il existe la Commission de surendettement qui peut intervenir pour aider les clients grugés. On dénombre près d'un million de procédures, et 90% de ces dossiers concernent des ménages ayant contracté un ou plusieurs crédits revolving, souvent après avoir essuyé un refus (justifié, note de Teddy) de prêts classiques auprès des banques. Ici pas de morale : Il est facile de dire : « Et bien il n’avait qu’à pas,.... alors que l’octroi d’une de ses cartes est pratiquement automatique. Une feuille de paie, un justificatif de domicile et hop,..... !.

Depuis son apparition, ce système destiné au départ, comme le leasing, aux entreprises puis placé sur le marché grand public, a été critiqué. J’ai moi-même lors de mon passage aux conseils des particuliers dissuadé certains de mes clients  appâtés par ce grand danger qu’est cette facilité. D’autre part, alors que les banques « risquent » leur crédit en recoupant les divers crédits ouverts par les demandeurs, les « maisons » de crédit s’en balancent comme de l’An Quarante. Filiales souvent de grandes banques, elles jouent sur le nombre sachant que le taux d’impayés, comme je le signale plus haut est supportable et que leurs huissiers, ces hyènes, féroces et donc efficaces. Elles sont autofinancées  sur un marché de 15 points moins chers ce qui laisse une marge pour encaisser les pertes.

Lorsque la question arrive enfin sur le tapis, Mme Lagarde, toute pimpante, ne veux pas entendre parler de son abandon, en jouant sur les mots. "Je ne veux pas supprimer le crédit renouvelable. Je veux que le crédit renouvelable soit un crédit responsable » le genre de phrase qui consiste à dire : « nous allons moraliser le système financier, ou sinon gare ! ». En réalité il s’agit de sauver les entreprises qui utilisent ce système comme la Redoute ou les Trois Suisses ainsi que les grandes surfaces, 40% des achats sont réglés avec des cartes de crédit revolving. Ce qui n’excuse pas la légèreté des prêteurs et leurs intérêts immoraux.

L’opposition  demande simplement son interdiction, tandis que les associations de défense des consommateurs ne la réclament pas, mais demande un plafonnement des montants, la possibilité de choisir entre ce type de prêt et un prêt classique, la dissociation des cartes de crédit et cartes de fidélité des enseignes, ou encore une réduction du taux d'intérêt. Et que les remboursements comprennent une part d'amortissement du capital. Avec toutes ces demandes, cela revient pratiquement au même : sa suppression.

Les prêteurs seront en outre contraints de vérifier la solvabilité de l'emprunteur et de consulter le fichier des incidents de remboursement, ce qui était déjà obligatoire, ne serait-ce que par professionnalisme. Mais ce fichier sera actualisé en temps réel, alors qu'il est aujourd'hui mis à jour avec trois mois de retard. Embauchons vite du personnel. Ne pas confondre avec le fichier BDF qui enregistre les interdictions d’émettre des chèques.
Sur le crédit à long et moyen terme, il est prévu deux nouvelles mesures de visant à protéger les emprunteurs: l'une prévoit que les propriétaires  puissent accéder également aux commissions de surendettement, l'autre de supprimer les "frais intercalaires", facturés à en attendant le début de leur plan de remboursement. Deux bonnes choses.
En attendant on ne fait rien pour les surendettés qui ne remplissent pas les conditions d’accession à la commission de surendettement, des millions de “mal-endettés” qui subissent les crédits eux aussi toxiques, surtout dans les prêts immobiliers.
A l’heure du microcrédit et des mises en garde, il ne faut avoir recours au crédit permanent qu’étant acculé.

Le vaisseau gouvernemental avance à la godille, Mme Lagarde refuse l’interdiction du vol  manifeste qu’est le revolving et en même temps son collègue ministre du budget Eric Woerth a présenté le projet de loi relatif à l’ouverture à la concurrence et à la régulation des jeux d’argent et de hasard en ligne, votée en première lecture. En devenant légaux, ces sites auront le droit de faire de la publicité. Il est vrai qu’ici on ne préserve pas le consommateur, on l’incite à jouer, à perdre (2) et à enrichir les groupes qui sont derrière cette disposition. On peut citer : les actionnaires : Bernard Arnault, François Pinault, etc. les propriétaires de nouveaux opérateurs et publicitaires à venir :Arnaud Lagardère, Vincent Bolloré, bref l’équipe du Fouquet’s. Les intéressés : Dominique Desseigne, patron des casinos Barrière, Georges Tranchant, Christophe Blanchard-Dignac, président de La Française des jeux et Bertrand Bélinguier, celui du PMU, la famille Partouche. Tout ce beau monde font un peu la tronche devant la concurrence annoncée et surtout l’accès aux sites basés à l’étranger, hors CEE qui échappent à toute réglementation. Bien entendu l’Etat y trouve son compte : la fiscalité dépendra du montant des mises. Les paris sportifs seront taxés à hauteur de 8,5 % (1 % des mises financera le sport amateur et de haut-niveau). Les paris hippiques seront eux taxés à 15,5 % (8 % ira à la filière équine). Enfin, le poker sera taxé à 2 %, dont une partie financera le patrimoine culturel.
Et toujours pas de la taxe Tobbin.
Je ne suis pas joueur et donc je peux dire des bêtises à ce sujet, mais je constate qu’il y a encore une affaire juteuse de gros sous.

(1)Taux d'usure, limite fixée par la loi à 20,7%. Un taux qu’il faut adapter impérativement.
(2) A quand l’étude des dossiers, principalement des joueurs de poker, la commission de surendettement ?
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Commentaires

Qui ne s'est pas fait avoir par ce truc
excepté Teddy dont le métier l'a mis en garde..

une belle facilité, qui met l'eau à la bouche, et qui vous
emm. pas mal d'années ..

LOCATEL ( un dérivé d'un autre genre)
s'est enrichi sur le dos des pauvres gens agés
persuadés de n'avoir plus jamais
de 'réparations' à payer!

(c'était au temps ou les télés tombaient en panne)

COFINOGA le beau salaud celui-là aussi ..

joli cadeau pour les petits héritiers..

n'est-ce pas ..

Ecrit par : Fafaf | 14 octobre 2009

Vis à vis du révolving, nous sommes tous des charlots car nous nous faisons tous braquer un jour ou l'autre. Mon premier Sofinco fut déclenché à la mort de ma mère. Elle avait pourtant élevé mon demi-frère et ma demi-soeur mais ils se sont tous défilés. On ne paie pas l'enterrement d'une marâtre ! J'avais déjà un loyer pas triste à l'époque un crédit en cours à la banque et pas un sou d'économie. Les prélèvements ne sont pas trop importants par contre cela dure des années et ils ont même augmenté le capital sans me consulter ce qui a fait que j'ai fini par rembourser ce que je n'avais pas emprunté. Il suffit bien souvent de peu de choses (façon de parler) pour avoir recours à eux. Une note salée de dentiste par exemple, qui peut se vanter à l'époque actuelle d'être à l'abri d'un pépin de ce genre ? Les amis de Sarko, sans doute ... ceux qui craquent en une soirée plusieurs mois de salaire moyen. Pas lui, il se fait inviter ou nous fait payer la note ! Par la bêtise des français, la France est devenue une monarchie élective avec tout son cortège de privilèges ... Quand on n'a plus d'argent et qu'il faut impérativement payer, il n'y a pas d'autre solution. Tiens, il paraît que depuis quelques temps " ma tante " est très sollicitée en dépit de son grand âge mais tout le monde n'a pas le réflexe Crédit Municipal et puis, il faut avoir quelque chose à déposer ...

Ecrit par : simone | 14 octobre 2009

ah oui chez ma tante, la coquine aussi celle-là

Toute une collection de cuivre ,

du jeune temps difficile

OUBLIE ., ""regrets""..


(pas perdu pour tout le monde)

Ecrit par : fafaf | 14 octobre 2009

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