13 mars 2009

SYMBOLISME TOTAL ET CONTINENTAL LICENCIEMENT

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Après avoir publié un bénéfice net record de 13,9 milliards d'euros en 2008, avec une augmentation de 10 % des actionnaires, Total Annonce son intention de supprimer 555 emplois en promettant des départs en retraites anticipés et autres mesures sociales d’accompagnement d’ici à 2012. Le rapprochement est un peu court et fait scandale, mais pour le milieu des affaires cela n’a rien à voir, et c’est bien là que le bât blesse, le symbolique.
Le gouvernement a fait savoir qu'il serait "vigilant" et "exigeant" sur les modalités de départ et de reclassement des salariés visés, tout en modérant ses critiques sur la concomitance "malvenue" entre ce dégraissage et des milliards d'euros de bénéfice. « Annonce particulièrement maladroite, malvenue", a concédé Luc Chatel, tout en soulignant les projets d'investissement et de créations de postes du groupe "Il faut mettre en regard de ces 555 suppressions de postes (1) les 3.000 embauches que le groupe Total va réaliser cette année en contrats à durée indéterminée", a-t-il dit. Par contre, son collègue de l'Emploi, Laurent Wauquiez, qui s'est dit mardi "scandalisé" par la décision de Total qui lui "reste en travers de la gorge". Et leur chef d’équipe à l’Elysée qui voudrait rénover le capitalisme en a l’occasion, nationaliser. Pas folle la guêpe, sachant très bien qu’elle serait amenée à en faire autant pour une bonne gestion libérale de la boite.
Le secrétaire général de Total envoyé au feu, s’empresse de déclarer qu’il n’y aura aucun licitement net. "Il n'y a pas de problème d'emplois, pas de licenciements, simplement il est nécessaire modifier l'organisation." Et d’aérer la masse salariale tout en budgétisant 770 millions d'euros (d’indemnités de licenciement?) (2) sur le site de Gonfreville pour la période 2011-2013.

La justification avancée est une diminution de la consommation de pétrole et d'essence en France alors que la consommation de diesel, dans lequel le groupe entend investir, augmente. Ces messieurs ont mis combien de temps à s’apercevoir de cette mutation dans le comportement des consommateurs et que cela est plus économique en général ?

A gauche et à droite on s’insurge ou on fait semblant, « Titine » est choquée. La fédération CGT de Total, qui parle de 624 suppressions d'emploi et non 555, se dit "scandalisée" et parle d’une erreur de communication". Tout ça c’est pas grave...
Bayrou en attendant la prochaine campagne électorale juge que le groupe pétrolier appliquait "la seule loi du profit (qui) nous a conduits où nous sommes". En voilà un de réformateur du capitalisme, il voudrait que les entreprises ne fassent pas de profits !
Plus prosaïque, Bernard Thibault, estime que ces suppressions de postes illustrent un décalage entre les promesses de moralisation du capitalisme formulées notamment par Sarko depuis le début de la crise financière et les faits. Ségolène, dans les vaps, a réclamé un prélèvement par l'Etat des bénéfices du groupe, ne sachant pas que les impôts sur les bénéfices existent : 10 milliards d'Euros d'impôts et taxes. Seule M.G Buffet a émis une idée intéressante : l'interdiction des licenciements lorsque des dividendes sont versés aux actionnaires". Nous revoilà dans la critique marxiste du système.
A regarder de plus près il semble que dans les conditions promises par Total, le scandale n’en est pas un. Quoique des postes supprimés c’est autant d’embauches en moins dans une région déjà sinistrée.

Car chez Continental par exemple, c’est pire, fermeture d’usines et perte de 1.120 emplois. Là encore le gouvernement fait la tronche, obligé de s’indigner devant l’opinion publique et le fait savoir. Chatel encore lui a rencontré les dirigeants et leur a fait les gros yeux : Il faudra vous justifier » leur a-t-il dit, lequel ont eu très peur.
En réalité, les dirigeants français de Continental ont pris les employés pour des imbéciles, ils ont exploité ce site à fond, ont fait signer les 40 heures parce que c'était ça ou la fermeture. Pour en arriver là quand même ? Et ici pas question de nationaliser une entreprise allemande.

Pour en revenir à Total il faudra bien que l’on fasse le jour sur son implantation en Afrique et ses conséquences financières bonnes et mauvaises.

Total ! Total ! Mais ou a t’on vu ce nom quelque part ? Au sujet de la Martinique, eh Banane ! En effet Total est mouillé dans une affaire de monopole de transport de carburant et d’apprivoisement. Ce qui me permettra de passer aux derniers événements de l’Outremer et notamment sur le procès spécieux de Domata à qui l’on prête des propos racistes

(1) Oubliés les 330 emplois supprimés par des licenciements secs chez Hutchinson, filiale à 100% du groupe Total, cela porte à près de 1000 emplois l'effort de Total au soutien de l'économie par l'emploi.
(2) C'est-à-dire 1,5 milliards d'euros sur 10 ans. Mais cela correspond juste à l'entretien normal des raffineries au quotidien. Ce sont les chiffres donnés chaque année. Ce n'est pas une somme supplémentaire, ce sont des investissements qui étaient déjà prévus depuis 2-3 ans.

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Commentaires

Je guette le facteur, mais je ne reçois toujours pas ma lettre de menace avec une balle de 9 ml. Ben merde alors !

Écrit par : Teddy | 13 mars 2009

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Je suis persuadée depuis le départ que les lettres de menace sont " bidon " histoire de justifier un renforcement des effectifs de police. Quant à l'indignation du gouvernement concernant les licenciements tous azimuts, c'est du même tonneau.

Écrit par : simone | 13 mars 2009

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De nouveau : à qui profite le crime ?

Ca "victimise" les concernés et on parle d'eux !


PS : Est-ce que les lettres n'ont pas été envoyées de la région de Teddy, hihihi... ?

Écrit par : John | 13 mars 2009

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Dans cette affaire de Total, c'est la cacophonie au gouvernement : Fillon vient de prendre la défense de "son" entreprise (l'état est l'actionnaire majoritaire !) en déclarant que Total était "une entreprise assumant "pleinement" ses "responsabilités sociales", la distinguant des "entreprises qui commettent des erreurs", "qui ne se conduisent pas normalement au regard des lois de la république".
Le Premier ministre a insisté sur le fait qu'il n'y aurait "aucun licenciement" et que le quatrième groupe pétrolier et gazier mondial allait "créer plus d'emplois qu'il n'en supprime en France" et qu'il allait "investir en 2009 en France.

Tiens, Sarko n'avait-il pas parlé d'une règle à trois à propos des bénéfices : 1/3 pour les actionnaires, 1/3 pour les travailleurs et 1/3 pour l'investissement ?!

Comme actionnaire majoritaire, il peut l'appliquer immédiatement à la société générant le plus de bénéfices en 2008 : pour rappel : presque 14 milliards d'euros !!!

Ca nous fait donc 4,633 milliards divisé par 112.303 travailleurs de TOTAL ou une prime de 41.254,00 euros (vous avez bien lu : quarante et un milles euros et peanuts !) chacun !

Vive Sarko ! Vive le capitalisme morale !

Écrit par : John | 14 mars 2009

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bon alors, j'ai pris du retard sur tes billets Teddy

mais mariage oblige (la date fatidique arrive à grands pas)

et puis il faut être honnête les chiffres là me gonflent
un peu ...

alors tu viens ou pas ? ...

Écrit par : fafaf | 14 mars 2009

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Fafaf, tu blaguais en parlant de " mariage costumé " ?
Pour Teddy, fastoche ... en nounours !

Écrit par : simone | 15 mars 2009

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