24 février 2009
CINQUANTE ET UNIEME ETAT D'AMERIQUE
Amnesty International dans un rapport complet sur l'origine des armes utilisées lors du dernier conflit à Gaza dont certaines prohibées, dont l’emploi est considéré comme crimes de guerre. Amnesty condamne également « ceux » commis par le Hamas.
Un document qui devrait faire frémir le plus sioniste des sionistes, mais surtout les Américains, car leur pays fournit 95% des armes achetées par Israël.
Liste :
-Des bombes à phosphore qui ont détruit un centre de l'ONU à Gaza ont été fabriquées par l'entreprise Pine Bluff Arsenal située dans l'Arkansas.
-Sur le lieu où trois infirmiers palestiniens et un enfant ont été tués, les enquêteurs d'Amnesty ont trouvé des fragments d'un missile Hellfire AGM114 produit par la firme Hellfire System basée à Orlando, en Floride. (Une joint venture des géants américains de l'armement Boeing et Lockheed Martin).
-Des fragments d'une bombe guidée très puissante: la Mark 82 produite par la firme américaine Raytheon.
Amnesty International détaille aussi l'origine, lorsqu'elle est connue, de l'arsenal du Hamas la Chine, la Russie et l'Iran. Mais aucune trace d’engin de gabarit détaillé plus haut, en conséquence, L’ONG demande une suspension de toutes ventes d'armes aux deux belligérants et au président Obama que l'Amérique accepte un embargo provisoire sur les livraisons militaires à Israël. (1) Elle demande à l'ONU un embargo immédiat.
Les marchands d’armes vont nous sortir que ce rapport émane de gauchiste qui font dans la fantaisie.
Coïncidences.
Le Jérusalem Post a annoncé à la fin de l’année dernière l’emploi par l’aviation israélienne, d’un nouveau missile fraîchement reçu des Etats-Unis. Ce missile, le GBU-39 est selon le quotidien israélien, « une bombe de petit diamètre, de haute précision et de coût modéré, guidé par GPS, serait l’une des bombes les plus précises du monde à faibles dommages collatéraux. Les victimes palestiniennes apprécieront. Israël en aurait acheté un millier.
En 2008-2009, lors de l'attaque israélienne sur la Bande de Gaza. Les Etats-Unis auraient cherché à affréter un navire marchand à partir de la Grèce pour livrer plusieurs centaines de tonnes d'armes à Israël. (Reuters). Le Pentagone a nié que ces armes avaient un lien avec le conflit dans la bande de Gaza et a expliqué que les munitions étaient destinées à des stocks américains installés en Israël, (un ravitaillement de routine) et n'est pas destiné à soutenir la situation actuelle à Gaza. Un expert des questions militaires à Londres a indiqué, qu'en raison du calendrier, ces acheminements d'armes pouvaient être "irréguliers" et liés à l'offensive contre Gaza. Par besoin d’être un expert londonien pour comprendre.
Je me demande tout de même à quoi peuvent servir ces tonnes de matériels de guerre et si c’est un renouvellement (Une obligation par sécurité ou par consommation ) où sont les armes périmées, détruites, ou alimentant un marché souterrain ou parallèle ?
Question subsidiaire : y-a-t-il sur le sol d'Israël des soldats américains ?
L’aide américaine militaire et économique.
Israël et les Etats-Unis entretiennent des relations militaires très étroites en raison des intérêts américains dans la région. D’autre par le travail intensif du lobby pro-israélien aux Etats-Unis, il sert, ce que tout le monde devrait savoir, de relais entre l’administration et Israël, préparant les projets de lois soumis au vote du Congrès
en fonction des priorités israéliennes.
Bien que n'étant pas membre de l'OTAN, Israël est le pays qui, chaque année, bénéficie le plus de l'assistance militaire des Etats-Unis depuis le revirement de la France, plus que n'importe quel autre pays au monde. Israël est non seulement un acheteur majeur d'armes américaines, mais développe également de nombreux programmes de recherche-développement militaire en coopération avec les USA. Les pro-sionistes nous dirons que l’aide militaire est faite pour contrer les menaces iraniennes, mais ne parlent pas de l’aide économique sans laquelle Isrël aurait bien du mal à survivre. Si ce n’est pire encore.
Depuis 1987, Israël reçoit en moyenne chaque année 1,8 milliards de dollars d’aides. Ce soutien économique fut portée à 2,4 milliard sous l'administration Clinton, puis en 2007 s’accroît de 25%, soit 3 milliards de $ chaque année pour la décennie à venir (1,2 milliard en aide économique et 1,8 milliard de $ en aide militaire). Le total de l'aide est environ de 5 milliards de dollars : cela constitue plus de 30% du montant total du budget de l'aide étrangère américaine. A titre indicatif, en 1997, on estimait que l'Etat d'Israël avait perçu, depuis sa création, une aide d'un montant total de 85 milliards de dollars environ. En contrepartie, la Sixième flotte américaine stationne à Haifa et Israël assure la logistique et la maintenance pour les forces américaines déployées dans la région.
Israël serait donc le cinquante et unième Etat américain.
Obama pourrait-il revenir sur cet état de choses ? Impossible, c’est à peine s’il peut obliger les faucons qui s’installent à la Knesset à mettre la pédale douce avec les Palestiniens, qui ne voient pas la queue d’un seul dollar dont je viens de parler. Les USA, il faut le noter financent l’état sioniste avec du vent, par un emprunt sans fin qui nous amène, même dehors de la crise actuelle, vers le déficit monétaire mondial catastrophique. Heureusement que le Petit Nicolas va réformer tout ça.
(1) En 1982, lors de la Guerre du Liban, les Etats-Unis décident de suspendre la livraison d'armes à sous-munitions après qu'Israël les utilisa à des fins d'agression et non de défense.
11:00 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (45) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : palestine, israel, usa, amnesty, obama
20 février 2009
DE CESAIRE A DOMOTA
«Ils se sentent Français entièrement à part, et pas Français à part entière".
Césaire.
Pour avoir la paix aux Antilles où il y a le feu, Fillon proposait une augmentation de salaire proche des 200 € réclamée par le LKP, décision prise ensuite par le GRAND BEKE
Une reculade ? Non un foutage de gueule. Cette récente décision avait été acceptée et actée dans l'un des 132 points proposés ce qui avait engagé la parole du gouvernement,
A Paris, au cours de la journée de la rencontre à l’Elysée, les mesures souvent temporaires, qui ont été prises par l’équipe sarkozienne telle la suppression du 2ème tiers de l’imposition et la distribution de bons d’achats qui rappellent les bons de rationnements de la seconde guerre, s’appliquent bien entendu à nos concitoyens des Antilles. Alors, à quand cette aide augmentation des bas salaires en métropole ? République une et indivisible, mon œil. Frédéric Lefebvre (celui-là me sort par les trous de nez) a bien dit qu’il ne pouvait y avoir deux lois dans la République.
La condition humaine outre-mer est un scandale hérité de la période coloniale. Je me demande d’ailleurs si cette condition après l’abolition de l’esclavage est bien différente. En Guadeloupe on travaille toujours dur et mal payés dans les bananeraies (et dans la canne à sucre en Martinique) et ce sont les anciens maîtres qui sont les vrais patrons et propriétaires de la quasi totalité des terres. On peut imaginer des esclaves modernes avec la télé et des bagnoles, mais toujours enchaînés, les fers ont simplement changé de nom. Heureusement il y a la démocratie, des élections, des élus du peuple et des Préfets. Celui de la Guadeloupe va certainement être viré à l’instar de ses collègues qui n’ont pas pu éviter les troubles de l’ordre public. Dans son cas, c’est l’exil à vie qui l’attend.
Car pour ce qui est de troubles il n’y a pas beaucoup mieux, comme dans nos banlieues en flammes. Il n’y a plus d’Atlantique ! Je suis mauvaise langue mais je pense que les troubles sont concomitants avec l’arrivée de forces de police : pour un CRS, deux émeutiers. Pratique machiavélique qui consiste à noyer une révolte ou insurrection par un 'paroxysismisme' qui ira l’étouffer. Un seul mort et toutes les Antilles françaises sont en deuil.Que dis-je tous les DOM-TOM.
Un deuil ! Celui des 80 (à 200 selon les Guadeloupéens) manifestants assassinés par la police française les 26 et 27 mai 1967 sous le régime gaulliste en 1967 qui n’est toujours pas fait. D’ailleurs, la demande d’une commission d’enquête à ce sujet est inscrite dans les revendications soumises au gouvernement actuel
En mars 1967 à Basse-Terre, un riche « blanc pays », lance son chien sur un artisan noir. Colère des habitants, émeute. Le préfet déclare comprendre la colère populaire et jure que cet acte raciste sera puni. Mais contrairement aux promesses, les émeutiers seront condamnés à de fortes peines de prison.
Le 26 mai 1967, jour de commémoration de l’abolition de l’esclavage, 5000 ouvriers du bâtiment sont en grève pour une augmentation de salaire de 2%. Le délégué patronal, un certain Brizard aurait lancé aux grévistes : « Quand les nègres auront faim, ils reprendront leur travail »(1). Manifestation, à laquelle se joignent les étudiants. Jets de pierres et des bouteilles aux CRS. La police tire tuant Jacques Nestor, militant du Groupe d’ONG. Selon un observateur les ordres du préfet, captés sur la fréquence de la préfecture disent aux officiers CRS : « Faites usage de toutes vos armes ». Deux jeunes ouvriers sont tués ainsi qu’un promeneur. Révolte. Des véhicules sont brûlés, des boutiques incendiées et pillées. Plusieurs policiers sont blessés à coup de pierres et de sabre. Le préfet désarme les policiers noirs et fait appel à des gendarmes mobiles de Martinique et de métropole. Sous la direction du commissaire de police et du capitaine CRS, policiers et « képis rouges » se livrent à la « chasse au nègre ». Arrêtés au hasard, des personnes sont exécutées dans les locaux d’une gendarmerie. Des dizaines de personnes sont blessées, dont certaines mutilées à vie .
Le bilan de ces deux journées de répression n’est toujours pas connu, car de nombreuses familles ont inhumé secrètement leurs défunts et caché leurs blessés de peur des représailles. La presse métropolitaine a parlé de « sept morts et certainement plus ». Le nombre exact s’approcherait vraisemblablement de 85 victimes, reconnu voici une vingtaine d’années par un ministre socialiste des DOM-TOM. Les Guadeloupéens parlent de 200 morts. Je passe sur les lourdes peines infligés aux casseurs ce qui est normal, mais moins lorsqu’il s’agit de simples manifestants.
Pour les Guadeloupéens, le travail de mémoire n’a pas été fait. Chaque année, les 26 et 27 mai, certains d’entre-eux se rendent à la préfecture pour demander la création d’une commission d’enquête, pendant que les élus guadeloupéens observent un silence remarqué. Il est vrai qu’à l’époque, ils avaient signé un texte rendant les manifestants responsables du massacre.
Il a fallu trente ans pour que l’on reconnaisse le massacre des Algériens jetés à la Seine, combien de temps faudra-t-il encore pour que justice soit rendue, même symboliquement, aux victimes des événements de mai 67 ? Certainement pas aujourd’hui et pourtant cela ne coûterait pas un rond.
Le problème avec lequel va se colleter Sarkozy dépasse ses capacités d’action, c‘est un pan de notre histoire qu’il faut déterrer et qui nous ramène à la polémique soulevée par ceux qui voulaient que l’on inscrive dans les livres scolaires les « bienfaits » de la colonisation.
Derrière les revendications salariales et il y a une demande de reconnaissance. Et notre Sarko en leur parlant à la télé fut compatissant à pleurer. Il a fallu un mois de grève et un mort pour qu’enfin il regarde les Antillais dans les yeux. Il n’empêche encore une fois de plus, que si nos copains de là-bas n’avaient pas pris les choses en mains aucune des mesures annoncées n’auraient été offertes. C’est une donnée essentielle de l’histoire du monde ouvrier, jamais aucun patron, aucun état employeur n’aurait accepté la semaine de 40 heures, les congés payés, l’interdiction de faire travailler les enfants, la réalité syndicale et les médecins du travail. Etc. etc. Même sans la crise mondiale que certains d'entre-eux ont provoqué
Aux Antilles et en métropole, il n’y a que l’action qui paye.
Euh ! Et nous en fin de compte.
(1) Je cite, mais cela me semble un peu gros. Quoique ....
16:18 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : antille, guadeloupe, martinique, émeutes, dom-tom
18 février 2009
LA MOITIE D'ISRAEL
Ehud Olmert a soudain déclaré qu'il n'accepterait aucun accord de cessez-le-feu durable avec le Hamas tant que le soldat franco-israélien Gilad Shalit ne serait pas libéré. A la stupeur de observateurs qui attendaient une trêve de 18 mois,. Et voilà au moment de signer qu’encore une fois Israël se dérobe par une déclaration d’un premier ministre partant. Ou viré plus exactement.
On pourrait penser à cet échange, car ce prisonnier de guerre soi-disant otage, (s’il est toujours vivant) est un moyen de troc qui pourrait déboucher sur une étape importante dans un processus de paix, même éphémère. Outre l’échange contre des prisonniers palestiniens, dont le sort scandaleux en captivité n’est pas assez évoqué, celle de Barghouti serait une très bonne nouvelle. Je parle souvent de lui et le voilà de nouveau au centre de l’actualité, Israël détenant là un important moyen d’échange.
Marwan Barghouthi, âgé de 50 ans est considéré comme l'un des principaux inspirateurs de la deuxième intifada (en 2000) estimé par les Palestiniens toutes tendances confondues. Deux après son arrestation il a été condamné en juin 2004 à cinq peines de prison à vie par un tribunal israélien qui l'a reconnu coupable d'implication dans quatre attentats anti-israéliens. Il pourrait prendre une rôle important en Palestine occupée. L'un de ses avocats, Khader Shkirat, évoque sa libération dans les prochains jours.
Pendant ce temps ça grenouille dur dans les sphères de l’Etat israélien. Les résultats électoraux comme prévu ramèneront la droite au pouvoir, politique et religieuse. Nétanyahou, sûr de son coup, ne prévoit aucune concession ni au Hamas ni Fatah. Il ne reste que Tzipi (Une ex du Mossad), ministre des affaires étrangères, pour lui mettre dans bâtons dans les trous comme disait Coluche. La chef de file du parti Kadima se dite prête à des concessions de taille et estime à ce titre qu'Israël doit proposer son propre plan en échange de la paix. Elle espère ainsi se démarquer de son rival et être désignée par le vieux Shimon, premier ministre
La presse relatant ses propos, la cite ainsi "Nous devons renoncer à la moitié de la Terre d'Israël". Or elle a déclaré « We need to give up parts of the Land of Israël » qui se traduit par « Nous devons renoncer à des parties de la terre d'Israël » et non à la moitié de la Terre d'Israël. La moitié, laquelle ? Ou des parties, lesquelles ?
A noter qu’elle fait référence aux terres bibliques comprenant le territoire actuel d'Israël, la Cisjordanie et la bande de Gaza, alors qu’ Eretz Israël est censé aller bien au delà du Jourdain selon le roman pseudo historique biblique, puisqu'il s'agit des terres occupées par les onze tribus d'Israël. Et la controverse reprend son essor : l’exil des Hébreux chassés par les Romains ? Les Romains n'ont jamais condamné à l'exil aucun peuple de la rive orientale de la Méditerranée (contrairement à ce que dit la bible) aucune trace historique d’ailleurs d'un tel exode. Le peuple juif qui vivait en Palestine en l'an 0 n'a jamais quitté la Palestine, il s'est converti à l'islam au 5ème et VIIIème siècle et ses descendants sont des Palestiniens. Cette jeune dame ne manque pas de souffle, ardente militante de la démolition de Gaza, la voilà aux yeux du monde voulant faire un « effort » territorial, en laissant de coté le autres questions pendantes. Encore une parade.
Libérer la Cisjordanie ? Nous avons ici même souligné que l’implantation des colons est manifestement pérenne. Ils sont environ 500.000 et chaque jour leur nombre augmente, ce qui renvoi la création d’un Etat palestinien aux calendes grecques.
Les quelques 1300 morts gazaouites ont fait basculer l’opinion mondiale jusqu’à présent plutôt favorable à la cause israélienne. Déjà se profilent de nombreuses actions judiciaires, l’armée s’étant conduite comme malheureusement toutes les armées du monde, d’une manière dégueulasse, que rien ne permet d’excuser. Dans un pays libre et démocratique, en cas de prise d’otages comme on voudrait nous le faire croire, on ne tire pas sur eux. Les arguments juridiques concernant les crimes de guerre sont là et rien ne pourra les occulter.
Jamais dans les conditions actuelles, un Etat de Palestine n’existera, tous les responsables politiques le savent, alors pourquoi cette hypocrisie et ce silence . Jamais Israël, n’a jamais été sanctionné pour avoir bafoué les résolutions de l’ONU ? Combien faudra-t-il de victimes palestiniennes, de crimes ciblés à la face du monde pour qu’une réaction se fasse entendre ?
Nous avons parlé plus haut des Palestiniens musulmans d’origine juive et de ceux qui ont conservé leur judaïcité, ils vivaient en parfaite harmonie. D’ailleurs qui les fréquente comme moi, juifs et arabes, israélites et musulmans, sait bien que les différences sont minimes. Les costumes, l’alimentation, les coutumes alimentaires (pas de viande porcine) et même les pratiques barbares comme la circoncision sont des liens communs, il a fallut l’apparition de cette idéologie sioniste pour les diviser.
J’ai toujours dis et maintenant écris que le sort des Israéliens eux-mêmes est catastrophique, victimes des visées coloniales des premiers sionistes et confortées par des raisons religieuses. La démocratie israélienne est en passe de glisser par la force des choses vers un apartheid physique et social : le mur et la terreur.
Cette situation inextricable n’a aucune solution sans en revenir à la faute originelle des pays Occidentaux, non pas seulement d’avoir permis la création d’un Etat sur une terre étrangère, mais de n’avoir rien fait pour empêcher la décision unilatérale des sionistes de créer un Etat quasiment théocratique porteur d’injustice permanente.
Le temps n’est-il pas venu de jouer franc-jeu et cesser de soutenir une cause perdue d’avance et porteuse en attendant de morts et de souffrances des deux côtés, toute proportion gardée, et d’en constater l’échec. J’attend toujours les casques bleus dans la région. La lutte désespérée pour la survie d’Israël est effectivement la preuve d’un échec et de plus porteuse d’antisémitisme, le vrai.
La création d’un Etat régional unique est la seule solution et elle d’ordre historique. La population arabes prendra peu à peu sa place, comme l’Orb en crue dont je parlais qui, a repris son cours naturel. Et si cet Etat était laïque ce sera la cerise sur le gâteau.
Etre juif, vivre juif je veux bien, mais pourquoi pas comme ici, toutes sociétés confondues, comme avant, et quitte à ce que la religion s’efface devant un humanisme qu’il leur reste à créer.
Enfer et damnation
Sur le site de l'Union des Patrons Juifs de France (UPJF) il a existé un appel à consommer les médicaments de la firme israélienne TEVA, "pour aider Israël" apprends-je.
Je me précipite sur mon comprimé du soir, un hypotenseur et stupeur je vois TEVA sur la boite. Actuellement le plus gros fabricant de médicament génériques au monde, depuis qu’il a racheté le département "génériques" de Bayer. Son chiffre d’affaires dépasse les 10 milliards de dollars.
Je ne vois plus de PUB sur ce site, mais elle portait également sur le marché captif des bébés : "ET MEME LES BEBES PEUVENT AIDER ISRAEL ! Dans les magasins 8 à 8 : lingettes pour bébés, marque GRAND JURY" "Aidez Israël en achetant des médicaments génériques ». Manquerait plus que ce labo se spécialise dans les produits fantoches de l’homéopathie pour que je bouffe un chapeau.
Dois-je risquer un incident cardiaque ou ingérer ce foutu truc ?
* A noter, au passage, que la réglementation française interdit la publicité pour les médicaments remboursés par la sécurité sociale.
18:06 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : palestine, livni, knesset, israel, juif, arabes, musulmans, rpoche orient
16 février 2009
de DARWIN à OBAMA

Alors que nous fêtons Darwin et sa théorie qui peu à peu devient une science accomplie, un ancien commentateur et fidèle lecteur de ce blog, en guise d’adieu, car il a clôt le sien , nous laisse ceci. :
« [le déluge] La bénédiction repose alors sur Noé et ses trois fils qui (comme autrefois Adam et Eve) se voient confiés l’ordre de féconder et de multiplier ..la terre. Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père et va dans le pays que je te montrerai. Je ferai naître de toi une grande nation ; je te bénirai et je rendrai ton nom célèbre. Tu seras une bénédiction pour les autres. Je bénirai ceux qui te béniront, mais je maudirai ceux qui te maudiront. ..je bénirai toutes les nations de la terre.” (Genèse) A toi et à tes descendants, je donnerai le ...pays de Canaan....leur propriété pour toujours et je serai leur Dieu... Votre circoncision sera le signe de l’alliance établie entre vous et moi.
le conduire vers la terre promise mais un pays à conquérir. »
Il s’agissait pour la circonstance d’intervenir sur le conflit palestino-israélien. Malgré Darwin il existe encore des gens qui prennent la Bible, cette parabole du déluge, au pied de la lettre.
A travers le monde, des millions d’euros sont dépensés par des fondamentalistes chrétiens et musulmans pour convaincre qu’il y a du Satan dans Darwin. Le pape Benoît XVI souligne les insuffisances de sa théorie qui laisseraient ouvertes des questions fondamentales sur la création de l'humanité, tut en saluant le rôle de la science dans le progrès de la raison, mais en affirmant « que cette théorie n'est pas prouvable empiriquement, car il est impossible de mettre en laboratoire des milliers d’espèces. »
Les partisans de cette position papale et autres rétrogrades lancent des campagnes en faveur d’un enseignement «à égalité» dans les écoles de la théorie de l’évolution et autres fadaises créationnistes le «dessein intelligent»
En France, pays natal de Lamarck, dont les études complètent celles de son illustre collègue et de Descarte, il a bien longtemps que les Français on mis de côté les données bibliques de la création du monde par un être supérieur en six jours pour terminer le samedi par l’homme il y a six mille ans. Métaphore à laquelle le Vatican s’accroche comme un pou sur un cheveux Comment peut-on imaginer que l’homme descende du singe, puisque Dieu à crée un homme physiquement abouti et à son image ?
Et pourquoi monsieur Teddy ? Et bien parce que la France est l'un des pays les moins croyants au monde. Ce n’est pas moi qui le pense, mais la presse qui fait état d’un sondage édifiant et légèrement réconfortant pour les athéistes. Rue 89.
« Seul un Français sur quatre estime que la religion tient «une place importante dans (sa) vie quotidienne» selon la question. Comme au Japon, alors que l'Estonie est le pays le moins croyant (14%). En ce qui concernent l’Orient, proche ou moyen, le taux très élevé ne se classe pas dans la même catégorie. En moyenne dans le monde, 8 personnes sur 10 répondent positivement à la question
Les Etats-Unis, le pays où Dieu est partout, est le pays occidental le plus dévot avec 65% de «oui» à cette question, soit deux fois et demi plus que la France.
Obama quelques minutes après avoir prêté serment déclare devant les milieux religieux "Nous sommes un pays de chrétiens et de musulmans, de juifs et d’hindous »...... et de non-croyants." -Propos que j’avais entendu de mes propres oreilles-. Stupeur chez les culs-bénis, où la non-croyance a longtemps été reléguée aux marges de la société.
Pourtant. Obama ne fait que de réalisme : entre 1990 et 2001, la pratique a reculé de 90% à 81%. Humanistes, athées, laïcs et libres-penseurs de tout poil se regroupent au sein d’associations. De nombreux ouvrages exhortent les Américains scandalisés par les excès de la religion, à retrouver la raison. Pour certains philosophes, il s’agit d’une sorte de nouvelle époque des Lumières, comme en Europe au XVIIIe siècle.
Pourtant à la question qui n’est pas posée dans ce sondage « Dieu existe-t-il ? » les Américains répondent non pour 5 % dans un sondage Gallup. Il y a encore du boulot Barak !
L’athéisme « à l’américaine » est édifiante : des groupes disposent d’assez de fonds pour financer des campagnes d’affichage, des spots télévisés ou radiodiffusés, invitant les croyants à "faire la grasse matinée le dimanche" ou à imaginer un monde sans religions comme dans la commune rurale de Chambesburg (Pennsylvanie) en octobre. ! ! !.
Pour la première fois une majorité s’oppose à l’immixtion de la religion dans la politique. On parle même de la séparation de la séparation de l’Eglise et de l’Etat, de la réhabilitation des sciences, de la non-discrimination contre les athées ou encore la nomination à des postes clefs de l’administration d’individus ouvertement athées. Une autre façon de voir la démocratie dans la plus grande démocratie du monde.
Le président de YMCA, la très libérale Université se félicite: "Nous sommes à un tournant de l’histoire du pays. Les athées font leur coming out. Je fais l’analogie avec la communauté homosexuelle parce que nous souffrons de la même discrimination."
D’après une étude universitaire , malgré leur nouvelle visibilité, les athées incarnent moins les valeurs américaines que les homosexuels ou les musulmans aux yeux d’une majorité relative d’Américains.
Mais dans ce pays où le président jure sur la bible et dont la devise est « In God We Trust » ce ne sera pas facile de se faire entendre. L’Eglise américaine commence à paniquer, (comme le cléricalisme catholique et romain) : un évêque président d'une association fondamentaliste qui finance une grande campagne pour dénoncer l’athéisme, rappelle : "Qu’on le veuille ou non, les athées ne représentent que 5% de la population. Nous nous insurgeons contre les pratiques d’une minorité à laquelle les médias donnent beaucoup trop d’importance." Le président de YMCA a raison de faire le rapprochement, athées, pédés sont dans le même bateau. Imaginons un black pédé et athée et c’est le KKK qui se déplace.
18:09 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : création, catholique, darwin, évolution, obma
13 février 2009
UN CHOUAN CHIANT S'ECHOUE
Monsieur le Chouan,

Vous me dites que c’est sur le conseil d’un ami que vous avez bien voulu vous pencher sur mon blog. Tant mieux, mais vous auriez pu consulter d’autres pages ce qui vous aurait empêché de dire des âneries. J’ai assez d’expérience pour pouvoir avec sérénité, quelquefois moins, de ce qui se déroule là-bas. Passons sur l’amalgame entre antisioniste et antisémite qui arrange bien celui qui manque d’argument. Si au passage quelqu’un croyait ce que dit Lechouan, il me faudra recommencer, alors je réponds.
Un petit peu d’histoire tout d’abord. Les Juifs chassés par les Romains, ok. Obligés de vivre en reclus, il reste à savoir pourquoi. Ma théorie est que cette communauté religieuse, comme le dit Le Chiant, par sa volonté de ne pas se mélanger, (le mariage entre juif et non juif en est une illustration) alliée à la xénophobie et vivant en marge, offrait tout ce qu’il faut pour être rejetée dans un monde catholique. Notre ami ne peut s’empêcher à ce moment-là de parler de Dieu, qui sur un blog athée est rédhibitoire, mais continuons. Hitler et sa clique ne voulait pas éradiquer tous les israélites de la terre, seulement les siens et ceux des pays qu’il occupait, ce qui est déjà énorme. Exalté par ses propres propos, notre lecteur s’emballe et parle de 6 millions de brûlés vif. Une connerie redondante qui circule encore. Six millions de personnes sont mortes dans des camps et dans les pays occupés, mais pas brûlées vives, seuls les corps étaient incinérés, ce qui est au centre des polémiques ente les historiens et les négationistes d’ailleurs.
L’ONU toute neuve avait proposé un plan de partage qui ne convenait certainement pas aux arabes, rien que le mot partage, obligés de vivre avec des étrangers sur leur terre. Unilatéralement les juifs décident malgré tout de créer l’Etat juif d’Israël qui fut agrée par l’ONU après de sombres tractations et par la France « de fait » terme juridique qui veut dire « bien obligé » Comme parler de bénédiction ? Le lendemain c’était la guerre qu’avait discrètement préparée par les sionistes des mois auparavant.
Eretz Israël. Ici nous abordons le religieux qui est aussi, je dis bien aussi, l’un des moteurs de l’invasion qui ne fut pas pacifique du tout, des deux côtés d‘ailleurs, sans compter celui des Britanniques. Les massacres que j’exhume sont historiques et le nier est faux. Les sionistes l’admettent, mais bien sûr en les minimisant. Nous voilà avec un type plus sioniste que les sionistes, une perle.
Vivre avec les bédouins. Encore une imposture qui circule encore hélas. Les bédouins, qui le sont toujours d’ailleurs, ne vivaient pas dans les villes. Parce que monsieur le prosioniste négationiste, il y avait des villes avant l’arrivée des premiers colons juifs, la Palestine n‘était pas le désert de Gobi.
Quand au désir sournois des Palestiniens et des arabes de la région de s’emparer des richesses juives, il faudrait déjà qu’ils retrouvent leurs maison et les terres, soit disant bibliques qu’ils auraient saccagé. En creusant des trous pour enterrer leurs morts ? l’Eden serait devenu un enfer ? Il ne faut oublier que les Palestiniens sont en grande partie des réfugiés, même en Jordanie.
Et lorsque notre visiteur veut conclure, il parle de l’armement atomique d’Israël officiellement non reconnue. On dirait du Lieberman pur jus (1) ou de l’autre pantin de l’Iran dont les ficelles sont tirées par les Mollah, qui agite sa bombinette. Voici la preuve que la connerie est universelle.
(1) Il parle de la réaction des américains face au problème soulevé par la résistance japonaise t que nous connaissons tous. Et voilà un type qui peut influencer pour le moins la politique israélienne.
La dernière phrase est évidemment une fausse piste, un juif ne pourrait écrire de pareils fadaises.
Au plaisir de ne plus vous lire.
17:20 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : judaisme, israelite, religions, histoires, bible
12 février 2009
VA DONC EH ! BANANE
Alors qu’en métropole la rue montre sa détermination face à une politique qui ne tient pas compte de ses préoccupations.
Alors que malgré un discours qui se voulait rassurant, mais truffé de mensonges, (nomination du patron des chaînes télévisées publiques,) d’approximations, (l’allégement d’impôts et la suppression de la taxe professionnelle sans budgétisation) les métropolitains restent calmes. Les Guadeloupéens et Martiniquais prennent le train en marche des Guyanais et entament une grève soixante-huitarde depuis plus de 22 jours pour les plus déterminés. Evénement important dont on ne parla pas à la télé parce que non abordé par les journalistes cireurs de pompes.
Et pourtant ça barde plutôt là-bas, avec détermination certes, mais en chants et en danses ce qui est bien plus ludique que de se balader Bld Haussman avec des pancartes sous la flotte et j’en sais quelque chose.
En Guadeloupe tout d’abord la situation commençait à inquiéter l’Elysée qui envoie au bout de 15 jours l’ingénue Jégo sur place, lequel tente de faire pour le mieux et intègre dans les possibilités de l’arrêt du conflit, une augmentation des bas salaires de 200 € avec l’accord de principe du Medef local. A condition que l’Etat intervienne au niveau des charges. Paniquade générale à Paris et rappel au sifflet du rigolo Jégo qui est obligé de partir en catimini, ce que les Guadeloupéens prendront pour un affront. Jégo a mis les voiles disent-ils "Quand on a rendez-vous pour négocier, on ne se sauve pas comme un voleur" Petit commentaire provenant de là-bas :
"Il [Jégo] a aussi fait les vierges effarouchées quand il a su le prix d'une brosse à dents. pourquoi les brosses à dents? Il aurait pu prendre pour exemple [la différence de prix avec l’Hexagone] alors avec les brosses à dents, il pourra aller se brosser, le Jego."
En effet le sous-ministre s’était ému du prix en disant : "Quand quelqu'un trouvera une brosse à dents à 4 euros, il pourra appeler le numéro vert: un inspecteur ira contrôler et l'observatoire des prix aura le résultat de ces enquêtes." On voit bien ici la méconnaissance non seulement du terrain, mais les exigences des populations en sortant ce genre de truc.
Aussitôt, Fillon prend le volant et affirme qu’il n’est pas question que l’Etat interviennent dans le secteur privé dans les Iles. Deux cents euros cela devrait donner du grain à moudre pour les confédérations syndicales en métropole en Guyane et à la Réunion. Ségolène Royal prend la balle au bond et estime que la crise sociale dans les Antilles est peut-être le signe avant coureur de ce qui peut se passer ici. Et chez M. Jégo on faisait valoir que "la situation est de nature insurrectionnelle, et devrait nécessiter des mesures exceptionnelles.
Retour de Jégo en pleine nuit en Guadeloupe flanqués de deux conseillers, chargés en réalité de veiller au grain et de maintenir le Jégo dans les bonnes lignes.
A noter que les manifestations en Guadeloupe et Martinique se rassemblent bien au-delà de la sphère syndicale (comme ici) c’est toute la population qui s’insurge contre ce qu’elle appelle « la profitation » Les jeunes lycéens et les étudiants ont rejoint les manifestants à Fort-De-France.
Dans ces régions ultrapériphériques, l’isolement fait que les habitants sont à la merci des grands distributeurs, une poignée, surtout bien entendu dans le secteur alimentaire et le contrôle des prix presque inexistant. C’est la démonstration de l’ineptie du libéralisme et de l’économie de marché : tous les prix sont semblables car sans concurrence, ce qui donne lieu à des marges globales importantes, alors que l’on note une augmentation de la consommation du pain et une chute de l’achat de viande, un signe d’appauvrissement qui devrait servir de critère aussi en métropole d’ailleurs.
Spécificité martiniquaise
Michelle Alliot Marie, encore elle, mais jusqu’à quand ? a déclaré devant l’Assemblée Nationale qu’il n’y avait pas de problèmes en Martinique, parce qu’elle avait négocié une baisse des prix dans la grande distribution. Baisse éphémère car bientôt remplacée par une augmentation d’autres produits tout aussi essentiels y compris dans le hard discount.
Les Békés
Le problème que soulève cette quasi-insurrection est structurel et plus profond, c’est la main mise des békes sur l’économie du pays. Lorsque la population s’insurge contre la vie chère, elle s’insurge en même temps contre le véritable trust des blancs sur l’île, vrais patrons. Pas besoin pour eux de faire de la politique , ils sont les propriétaires de la quasi totalité des terres, du circuit de la distribution, de l’import-export, des transports, de la fabrication des produits alimentaires. Ils sont également les maîtres du marché international de la banane. La Martinique est sous la coupe d’une poignée d’individus, une communauté fermée au métissage et souvent raciste, descendants de colons français qui se sont illustrés par la traite des noirs importés d’Afrique à l’origine de ces fortunes actuelles.
Le carburant
Une note établie par la mission d'inspection mise en place par Jégo sur la fixation des prix du carburant aux Antilles et en Guyane s'avère accablante pour les compagnies pétrolières. Elle met également met en cause l'Etat : "Le dispositif actuel de fixation des prix par les préfets (...) prend l'eau de toutes parts" En réalité les services de l'Etat sont incapables de justifier la base de calculs servant à la fixation, par les préfets, des prix du carburant.
Par compagnies pétrolières il faut entendre une filiale de Total qui exerce un monopole de fait et qui se livre à une escroquerie que connaissent bien les transporteurs d’essence (d’où une fameuse perruque) : facturer le carburant aux stations-service sur un volume donné à la température de 18°, mais livré à une température ambiante autour de 30°, ce qui augmente son volume, et par conséquent son coût. La note relève également l‘enrichissement sans cause des pétroliers. La rentabilité s’étale entre 12 et jusqu’à 15%, au moins pour Total et aux détaillants. Les gérants reçoivent ainsi "une belle indemnisation de 150.000 euros en cas de départ définitif, et un petit bonus (de 15 à 20.000 euros) à chaque reconduction de contrat".
Les victimes sont les consommateurs et l’Etat et comme on ne peut pas le nier, Jégo ( décidément ce n’est pas sa semaine) parle d’un vrai problème de transparence et même un questionnement l’enrichissement des compagnies pétrolières". Il a même menacé que "tout pourrait se terminer par une action judiciaire de l'Etat contre elles ». CHICHE !
Je parlais plus haut des békés et de leur racisme inné ce qui a été illustré par une émission diffusée sur CanaL+ dans laquelle on voit un pépé dire qu’il s’agit de préserver la race blanche. Un Béké richissime, qui ne voit rien de mal dans ce qu’il dit certainement
Zorro est horrifié de ce qu’il entend, ignorant tout de la prédominance des blancs en Martinique espère une condamnation de vieillard qui exprime le sentiment de toute la communauté a souhaité qu'il fasse l'objet "d'une condamnation très forte".
Le parquet de Martinique a ouvert lundi une information judiciaire pour "apologie de crime contre l'humanité et incitation à la haine raciale"
Réaction du PCF
De la banane à l’essence en passant par la grande distribution aux mains d’une minorité blanche les DOM-TOM sont exploités et la population commence à trouver le temps long.
16:36 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grève, martinique, guadeloupe, dom tom, jégo, total
10 février 2009
EN ISRAEL, LA DROITE AU POUVOIR
Un diplomate anglais aurait crié "Putains d'Israéliens, putains de juifs" en regardant les images d'un bombardement de la bande de Gaza par l'armée israélienne en janvier. Il aurait également dit espérer que les soldats israéliens soient "rayés de la carte » Il a été arrêté puis relâché sous caution et convoqué après avoir été accusé d'avoir proféré des remarques antisémites, et pour incitation à la haine religieuse
Il y a de quoi gueuler. Par exemple sur le seul cas de ce médecin palestinien qui avait provoqué une vive émotion en Israël après avoir témoigné en direct à la télévision de la mort de ses enfants tués par un tir d'obus d'un char de l’armée. Laquelle a reconnu sa responsabilité dans la mort de trois filles "Des enquêtes ont été menées et ont montré que deux obus ont été tirés par un char de l'armée [...] mais en même temps affirme que [....] considérant les contraintes du champ de bataille, le niveau des menaces contre les forces et l'intensité des combats dans la zone, les actions des forces et la décision d'ouvrir le feu contre la maison a été raisonnables". Rien à rajouter.
Et lorsque c’est un diplomate qui s’insurge cela renforce ce que nous pensons. Si procès il y a, ce sera une véritable tribune pour condamner une fois de plus la conduite inqualifiable d’une armée sur le qui-vive ou vaincue.
Lorsque l’on voit ce qui se trame en Israël pour les élections, on a de quoi se faire des cheveux. Résultat : Nétanyahou, au pouvoir avec à ses côtés l’ultra-nationaliste Lieberman, arbitre de la situation, partisan de virer les arabes israéliens (Une «cinquième colonne» potentielle, selon lui) qui ne prêteraient pas allégeance à Israël et d’exterminer le Hamas, ca va barder. John dans un commentaire nous dressait un portrait de ce faucon.
Pour lui l’armée israélienne n’a pas fini son boulot a Gaza, Ce qui ressort de cette femme qui dit. "On a besoin de Lieberman pour finir le boulot à Gaza ", lâche Yaffa, 52 ans, la gérante d'un magasin de vêtements pour enfants. "Mille trois cents morts [bilan de l'offensive israélienne], ce n'est pas suffisant. Il faut qu'ils sortent tous avec le drapeau blanc." Son parti pourrait devenir la troisième force politique, devant les travaillistes. Au Likoud en cas de victoire, on lui a promis un ministère «important».
Lorsque l’on connait la liste des candidats en lice on voit bien que tout Israël est derrière les partis de droites, sans oppositions quand à leurs politiques extérieures. Lorsque l’on sait que les Israéliens ont le sentiment d’avoir fait des concessions aux Palestiniens sans parvenir à aucun progrès, on comprend mieux leur préférence électorale. Il faut se demander qu’elles concessions. En laissant Gaza au Palestiniens disent-ils. Une version sioniste est que ce geste de Sharon était de laisser le palestiniens construire un nouvel espace serein et auto-suffisant. Je penche pour le contraire : prouver que sans la présence d’Israël les arabes sont incapables de jouer les colons sionistes des années 30. Faire pousser des betteraves dans le désert et chanter le soir autour des feux de camps des chansons scoutes. Un Gaza , sans blocus, sans check-point et sans les miradors ?.
Les partis religieux (le plus important Shass, sépharade) qui jouaient les arbitres auparavant, ils pourraient être supplantés par l'extrême droite laïque. Ces partis israélites sont à la tête d'un vaste réseau d'institutions scolaires et sont les alliés indéfectibles de la droite qui, contrairement à la gauche, a "le mérite de préserver le caractère juif" d’Israël. Pour des raisons totalement religieuses ces ultra sont déchaînés contre Lieberman, ancien videur de boîte de nuit, un russophonne, donc ashkénaze et laïque, qui a le tort entre-autre, à leurs yeux de favoriser l'importation de porc .
La situation des sionistes religieux n'est guère plus encourageante pour l’opposition, leur principal journal, Hatzofeh, a cessé de paraître fin 2008 et leur première formation, le Parti national religieux, s'est scindée en deux. Dans l’une desquelles on voit apparaître un activiste du mouvement Kach d'inspiration raciste anti-arabe, Baruch Marzel. A côté Lieberman est un centriste : En 2004, il fonde le Front national juif et a dirigé sa liste lors des élections de 2006. Sans succès. Au cours de la campagne électorale, Marzel a appelé l'armée israélienne à «procéder à un assassinat ciblé contre Uri Avneri ( Un pacifiste israélien, pro-palestinien) et ses collaborateurs de gauche" Il a également prôné la violence envers les homosexuels en Israël, en appelant à une guerre religieuse contre eux .
Nétanyahou qui devrait sortir vainqueur de ce scrutin, mais qui devra faire alliance, a fait une déclaration du haut d’une colline surplombant l’aéroport Ben Gourion, à la limite de l’éventuel futur Etat palestinien. «Ces élections ne sont que sur une seule chose : cet endroit restera-t-il à nous ? Ou va-t-on le donner au Hamas et à l’Iran ? »
On peut se demander quel espoir ont les palestiniens ou les observateurs de cet état qui n’aligne pour ses élections que des partis de droite, d’extrême-droite et ultra-religieux.
Et lorsque l’on entend que la plupart des électeurs (ou non) israéliens sont pour un Etat palestinien libre et indépendante on pourrait, comme ce diplomate britannique perdre son sang-froid et utiliser des « noms d’oiseaux »
Seulement voilà il y a des faits que l’on cache, celui des refuznik. J’ai sur eux une petite documentation, écrite lors de l’Intifada I et 2.
Nous en reparlerons.
LE MONDE
22:01 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : israël, élections, palestines, gaza, arabes, juifs
09 février 2009
MA BAGNOLE .....!
Detroit. Michigan. Ville fondée en 1701 par le Français Antoine de Lamothe-Cadillac. Quasi mono industrie, la voiture : General Motors, Ford et Chrysler. Françaises : Renault, PSA. Ses manufacturiers, Michelin, Plastic Omnium et Valeo. Une femme noire : « Ils font des automobiles qui ne sont pas faites pour durer » Autre industrie le disque avec Motown. La plus grande majorité (80%) des habitants est noire. Les esclaves du sud à peine « libérés » des champs de cotons sont montés au Nord pour travailler chez Ford. Les blancs vivent dans certains quartiers ou dans les banlieues, loin des fumées et du bruit. La misère, les SDF et les soudainement privés de la couverture maladie.
Le temple de la bagnole, le symbole du capitalisme l’industrie de l’automobile s’écroule. L’administration Obama la soutien comme elle peut à coup de millions de dollars sous certaines conditions et avec de l’espoir.
Lui emboîtant le pas, l'Etat français va prêter environ six milliards d'euros à Renault et PSA pour les mêmes raisons en leur octroyant de prêts bonifiés toutefois assortis d'une clause de retour à meilleure fortune. Pour le profane, meilleure fortune veut dire dès que l’on pourra, dès que je referais des bénéfices me permettant de rembourser. Il est question également que ces bénéficiaires s’engagent à ne pas fermer d’usine française et à ne pas annoncer de plan de licenciements pendant la durée du prêt, le patron de PSA, refusait de s'engager sur ces deux points.
Pourquoi tous ces milliards pour un seul secteur du secondaire ? Parce qu’il est, sinon le moteur du capitalisme, son pilier. En effet ce qui tourne autour de cette industrie est énorme: l’aciérie, la construction, les équipements, l’énergie et les services.
Théorie d’école.
Imaginons que l’on trouve par magie un mode de transport différent qui surgirait des cartons ou d’on coffre-fort, un moteur sain et une énergie bio, bref un nouveau concept. La crise qui suivrait cette révolution technologique serait fatale à nos sociétés. Y compris celles des fournisseurs d’énergie naturelle comme le pétrole. (1)
Moins apocalyptique : le remplacement du plastique qui s’est introduit dans le moindre repli de notre intimité, je veux parler des préservatifs. Il suffit de regarder autour de soi pour s’apercevoir ce dont je veux parler, ne serait-ce que votre clavier. Pourquoi pas en en bois ? Imaginez encore une fois avant d’éteindre votre ordinateur, son remplacement par les propriétés de la pomme de terre qu’il suffirait de travailler pour en faire une pâte équivalente à la matière première du Nylon ou autres plastiques. La bagnole en bois et le plastique en pelure de pomme de terre ou de rutabaga et c’est l’accroissement du chômage et une pression insupportable des populations. La montée, déjà en marche, du Sud vers le Nord, et un Extrême-Orient privé de sa seule ressource le pétrole.
Cette vue abracadabrantesque, (merci Chirac ) ou chimérique, est un scénario alarmiste certes, mais plausible qui me permet surtout d’aller là ou je veux en venir. Merci de votre patience.
Pour des raisons personnelles j’ai de quoi haïr la bagnole, mais c’est sur un autre plan que j’interviens. La voiture propulsé par un moteur à explosion, (brevet déposé par le Suisse François Isaac de Rivaz le 30 janvier 1807) n’est qu’une succession de brevet permettant de meilleures performances et une meilleure sécurité. Le principe est toujours le même, aucune grande innovation qui permettrait de sortir du schéma : admission, compression , explosion, échappement. Une usine à gaz donc surannée et coûteuse.
En pleine crise on nous passe des pubs à la télé avec des engins plus ou moins futuristes, dont l’attrait essentiel est la vitesse plus en plus grande et qui font des victimes à chaque seconde et le luxe. Pourquoi faire ? Simplement, marcher la « machine » emballée comme un cheval fou.
Et notre Sarkozy voudrait moraliser et refonder cette machine ? D’autres plus modestes ne peuvent rien faire d’autre que d’attendre en espérant que cela reviendra un jour et que tout recommencera comme avant. Le capitalisme, comme l’idéologie religieuse est un château de carte, il suffit d’en retirer une pour que l’ensemble s’écroule. Alors pour éviter cela, on rajoute ici ou là, on arrange, on étaie, on consolide, sous l’œil goguenard des commanditaires qui de toutes façons auront encore une poire pour la soif et rebâtiront la même chose sur les mêmes plans en attendant la prochaine crise.
A quand la nouvelle Volkswagen ?
(1) Lorsque j’étais gamin, je lisais Mandrake le Magicien, une BD où l’on voyait dans le ciel des cités véhicules transiter à l’intérieur de tubes aériens. Des avions taxis et des hélicos. Aujourd’hui je vois l’autoroute A9 bloquée pendant trois-quarts d’heure par des centaines de bagnoles sophistiquées qui pourraient aller à 240 et des propriétaires figées qui font la gueule.
17:46 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : automobile, crise, detroit, crise, milliards, sarkozy, obama
06 février 2009
SARKO, LE HAUT-PARLEUR
Sarkozy devant "le désespéré" de Monet. Un ouvrier de chez Peugeot qui vient de se faire viré

Dans l’intervention télévisée de Sarkozy, à côté des effets d’annonces du genre, on reparlera de tout ça plus tard, il y a des "menteries". Passons sur les mesures comme la suppression de la taxe professionnelle, déjà annoncée à Toulon, qui est pour les collectivités locales en premier lieux les mairies l’obligation d’augmenter les impôts locaux et qui les payent ces impôts ?
Menteries, lorsqu’il nie devant les Français que la destitution de préfets est une petite vengeance, alors que l’on connaît sa réaction en entendant de loin les manifestants de St Lô : « Quel con» en parlant du Préfet. Alors qu’à cet instant il n’y avait pas de casseurs dans les rues donc pas de troubles de l’ordre public. Et je ne parle pas des sanctions prises à la suite de la visite par de corses de la villa de son copain Clavier.
Mais il y a plus flagrant, par exemple lorsqu’il affirme que le prêt aux banques en difficultés devrait rapporter un petit milliard à l’Etat sans que cela ne coûte un rond aux contribuables. Tout d’abord les banques utilisent-elles ce prêt, à bon escient ? La meilleure façon de le savoir est de siéger au conseil d’administration et de contrôler.
Intérêts reversés, comme les caisses de l’Etat sont vides, ces fonds sont empruntés sur le marché à un taux qui n’est pas zéro ce qui par compensation ce qui ramène le fameux milliard à pas grand-chose. Et surtout comme il s’agit d’augmenter la Dette, il faudra bien que nous remboursions, nous ou nos enfants.
Sur le fond du discours, toujours le même, répété une 18 ème fois , on sent bien que le couteau branle dans le manche. A part un auto-satisfecit, on voit un président qui voudrait tout régir devant « la plus grande crise depuis 100 ans » (sic) mais qui n’en a pas les moyens, comme tous ses homologues d’ailleurs. Alors que les Français attendent des mesures immédiates, on leur parle d’investissements, nécessaires il faut le dire, qui n’auront ou n’auraient d’effets sur l’emploi et le pouvoir d’achat que plus tard.
Justice sociale
Le partage du profit équitable entre les salariés et les actionnaires, sous de Gaulle on appelait ça la Participation, souvenez vous, la révolution du siècle. Déjà, syndicalistes, nous émettions de grands doutes sur son efficacité et sa pérennité, en avançant l’évidence qu’augmenter les salaires était un moyen bien plus efficace. Je connais bien le problème et lorsque j’entends que les actionnaires devraient partager, je me demande jusqu’où leur altruisme peut aller. « J’espère un rendement de 10 % et pour la gloire je vais me contenter que de 5 ? Je vais certainement aller chercher ailleurs » me dira-t-on.
Et le MEDEF invité à la table du 18 février acceptera une telle proposition sans contreparties ? La discussion pourra durer 6 mois et Sarkosy devant son échec trancherait en proposant un texte de loi ?
Moralisation.
Chacun d’entre nous est pour le plafonnement de la rémunération des patrons de banques aidées par l’Etat (Les scandales des parachutes dorés est encore présent). Les mesures envisagées pour y remédier ne sont pourtant que symboliques. Je dis symbolique, car ces salaires ne représentent pas grand-chose en égard à la masse salariale, mais l’écrétage pourrait abonder les Caisses de comités d’établissements. Il n’empêche que voir le président de la République s’augmenter son propre salaire de 170 %, ou apprendre combien gagne un grand patron, cela est renversant et honteux pour le smicard ou la mère de famille qui finit son mois avec 50 euros. Et pourtant en France, alors qu’Obama le fait "Scandalisé par des pratiques honteuses » (1), on a longuement hésité, pour l’abandonner.
Explication : cette mesure, à laquelle Sarkozy serait personnellement attaché,(non rétroactive, faut pas charrier) était encore à l'arbitrage à l'Elysée, dans l'après-midi de jeudi. Un montant plafond de 500 000 euros annuels avait été évoqué. Laurence Parisot a aussitôt mis en garde l'Etat contre ce qu'elle considère comme une éventuelle ingérence dans les affaires privées : il n'est "ni normal ni souhaitable que l'Etat décide des rémunérations des chefs d'entreprises". Qui c’est qu’est plus fort que Sarko ?
Et qui parlent des jetons de présences ? Personne. En France, un administrateur de société cotant au CAC 40, siège en moyenne deux ou trois heures par an, tout en croisant ses présences, entre 15 et 30.000 euros par an, ce qui fait cher de l’heure supplémentaire.
C’est tout le jeu politique qu’il faut moraliser, ce qui nous ramènerait à Dray et Kouchner.
Sur le plateau, triés sur le volet les journalistes tentent de jouer les fiers-à-bras, mais omettent de parler de la situation en Guadeloupe et Martinique. le capitalisme ou le refonder. Or c’est ce système lui-même qui est suicidaire et lui donner les moyens de se reconstruire ne change rien à l’affaire.
L’objet de cette allocution était de rassurer. A côtés des promesses, des jolies phrases souvent inaudibles pour le commun des mortels et pour conclure près des larmes de commisération, j’ai eu l’impression que cette intervention n’a eu aucun effet, ni chaud ni froid, sur l’opinion des Français.
Manifestement trop frais, les événements n’étaient pas encore étudiés par l’Elysée et donc la question ne devra pas être posée. A noter que le préfet n’a pas été « évincé et que la rue a obtenu quelques gains de cause.
Seuls points qui méritent réflexions, la suppressions de la première tranche de l’impôt et ou le remboursement du deuxième tiers. Or lorsque l’on chausse ses lunettes on s’aperçoit des incohérences. La mécanique fiscale dans le premier exemple devrait être inéquitable, car les couches supérieures seront les plus grands bénéficiaires. Sans compter que de nombreux foyers ou assujettis sont exonérés. Sarko parle de faire un geste pour les plus modestes de cette classe moyenne qui se paupérise, il augmente avec cette mesure le fossé. Dans le second cas, puisque la plupart des impôts sont mensualisés, la technique permettant ce remboursement s’avère très difficile à mettre en place et coûterait très cher, autant dire que nous ne le verrons jamais. Nous sentons bien que là aussi le dossier n’est pas maîtrisé et fait partie du domaine de verbe.
Reste l’augmentation des allocations familiales et une meilleure prise en charge du chômage partiel, évoquées et qui seront sur la table de négociations.
Cerise sur le gâteau, Sarkosy enfourche son cheval blanc et veux pourfendre
(1) Obama a annoncé, qu'il plafonnait à 500 000 dollars la rémunération annuelle des dirigeants des entreprises qui recevraient l'aide de l'Etat. En France, exemple : à la BNP, Pébereau et Prot, président et directeur général, ont perçu des salaires de respectivement 700 000 euros et 900 000 euros en 2007. Chiffres qui dépassent l’entendement.
17:24 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
05 février 2009
FRENCH FACTOR
Il n’est pas question pour moi de louper ce mini scandale qui secoue la classe politique qu’est la parution d’un livre dont les bonnes feuilles sont publiées depuis longtemps notamment par Marianne sur son site. Je me suis payé Dray pourquoi pas le French Docteur aujourd’hui chargé d’étranges affaires. Goûtez vous le jeu de mot ?
D’après Pean, qui n’est pas n’importe qui, Kouchner a une ou plusieurs casseroles qui enlaidiraient l’image de lui-même qu’il aime entretenir.
Or nous savons bien que ce bonhomme comme beaucoup d’autres baigne dans le fric. Et c’est aussi cela qu’il faut lui reprocher. Sinon, qu’il empoche 6.000 euros par mois en étant consultant ici et là, surtout en Afrique, c’est politiquement normal, vous ne voudriez pas pour ses travaux d’intérêts médicaux, qu’il soit rémunéré par un sac de riz. !
Il se défend, presque pathétique, devant ses collègues bien silencieux de l’Assemblée nationale et répète qu’il a toujours agi dans la légalité, encore heureux. (1) Néanmoins, les preuves qui l’accusent dans le bouquin de Péan (1) sont là, des factures ont été publiées ( d’où proviennent-elles ?) ainsi que des réclamations émanant de deux de ses sociétés dont il était consultant, des quasi ONG, qui réclament au Gabon une somme non réglée de 817.000 euros 4,6 millions. Ce sont : BK Consultants et trois entreprises Danomex, Africa Steps et Imeda International Medical Alliance, gérées par Jacques Baudouin et Eric Danon, qui le rejoindront au Quai d'Orsay, des études facturées à prix d'or. L’auteur du livre affirme qu'une partie de ces sommes soit 4,6 millions d’euros n' a pu être recouvrée par les sociétés qu'après l'entrée en fonctions de M. Kouchner au Quai d'Orsay qui en ignorait la « souffrance ».
Avec ce fric-là on pouvait mettre en place des puits dans toute la région. Et un sac de riz par foyer pendant des mois.
Cette histoire démontre bien dans quel monde nous vivons, gouverné par des hommes et femmes politiques pour qui la baguette de pain n’a pas de prix. Des responsables politiques, ou leurs périphériques comme Cécilia, madame-ex, qui vient de se faire chouraver 500.000 euros de bijoux, dans son appart. de Neuilly à deux pas de Sarko qui fait dans le bling - bling et copine avec les plus gros patrons d’affaires.
Le prochain ou la prochaine c’est qui ? De droite de gauche, un propriétaire de haras un administrateur ? Il y a bien un petit cumulard de derrières les fagots qui ferait l’affaire.
Par contre, lorsqu’il serrait la main à Paul Kagame, le président rwandais. "[...] considéré par la justice française comme un criminel de guerre et par la justice espagnole comme un génocidaire", (Sic Péan) ça la fout très mal. Ici il n’est pas question de gros sous mais d’éthique
Monsieur le ministre des Affaires Etrangères a de bonnes mais curieuses fréquentations et est en bons termes avec Omar Bongo poursuivi à Paris par des plaignants qui lui reprochent sa corruption. Vous allez me dire, bandes de gros malins que Sarko recevait en grandes pompes (Compensées) Khadafi et vous aurez raison. Comme le dit notre Canard Enchaîné Kouchner a échangé son sac de riz contre un sac de blé.
Aussitôt,on voit apparaître BHL sur France-Inter qui vole à son secours en traitant de nain un Péan qui n’en demande pas tant.
Sur France 2, Pujadas pose les vraies questions sur le fait que son invité tout en dénoncent des régimes africains corrompus puisse travailler avec leurs dictateurs. Estoqué il répond à côté en parlant du projet d’assurance maladie qu’il a fourni, pour le bonheur de tous les Gabonais. (2) Pour avoir pleine connaissance des faits Kouchner n’était plus ministre de la santé , mais avait un poste dans la coopération internationale, confié par le gouvernement Raffarin.
Pujadas termine en lui demandant comment doit se tenir un président des Affaires Etrangères devant ces chefs d’Etats autocrates qui ont été ses commanditaires ?
Qui t’a fait ministre dans ces conditions ?
Nous attendons la plainte en diffamation de Monsieur Bernard Kouchner
(1) Qui lui reproche plutôt d'être en décalage avec ses principes moraux. «L'image, c'est le chevalier blanc avec le socle de la morale. Je trouve dès le début des années 90 un certain nombre de choses qui ne sont pas en accord avec cette image»
(2) Un autre de sécurité sociale à Libreville (On aimerait bien lire ces travaux) et la réhabilitations d’un CHU à Brazzaville.
11:08 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : kouhcner, afrique, péan, corruption, conflit d'interet










