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18 juin 2008

DES MIRACLES

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Les balivernes qui perdurent des milliers d’années, il y en a des tas, je ne citerai que l'astrologie, mère d’un tas de croyances qui débouchèrent en dernier lieu sur le monothéisme. Rien que ça ! Sans oublier que ce sont les empires qui ont établi leurs églises et que les pouvoirs utilisent. En ce qui concerne la phrase de Simone qui affirme que la religion est un instrument du pouvoir, Michel dément. (Le premier qui fait un jeu de mot et je sors mon Missel)
Entièrement d’accord avec elle, car nous parlons de toutes les religions qui ont fait le lit des tyrans et despotes. Quant à celle qui plombe le Moyen Orient et les pays d’immigration, n’en parlons pas aujourd’hui, on verra plus tard. (Le catholicisme a fait des ravages pendant aussi longtemps que l’Islam).

Otage
Et si l’on se penchait sur les religions mayas qui sont apparues IIIe millénaire av. J.-C.,  nous retomberions dans le même système.
Encore une fois MDT, détourne les mots. Otage par exemple. J’utilise pour ma part le mot esclave, comme esclave de l’alcool, que beaucoup d’adeptes refusent d’admettre et disent : « On n’est pas  esclave du Pernod » et clament : « On n’est pas des ilotes nous !
Les croyants ne sont donc pas otages ni esclaves, eux non plus.
Loi de 1905
Justement, pour un radical comme moi ce n’est qu’une plate forme minimale. Les nouvelles églises qui foisonnent d’adeptes probablement dégoûtés d’une religion figée ou presque évangélisent à tour de bras. Il faut donc à mes yeux aller plus loin et nous débarrasser de ce qui reste comme pouvoir à la religion catholique dominante chez nous, dans le domaine de l’éducation par exemple.
Il est évident que Sarko à opté pour un renforcement des prérogatives religieuses. N’ose-t-il pas comparer un instituteur à un curé de paroisse ? Rien que cela valait une manifestation monstre.(1) Car, justement cette loi, il voudrait la violer, certainement pour des raisons de stratégie politique internationale et je me demande s’il est sincèrement croyant, j’en doute. (Simone également) Ce qui serait la démonstration de la recherche du pouvoir assuré par un clergé fort et déterminant dans la conduite de la politique de la Cité.
Profanation
En ce qui concerne les profanations des cimetières, le texte de Michel sent un peu le souffre. Le saccage des tombes juives et musulmanes sont le fait de racistes à deux neurones et celui des cimetières chrétiens, de pauvres mecs à un neurone seulement, genre satanistes et autres attardés.
Vérité historique et mythe
Il faudra bien un jour que soit établit d’une façon historique, ce qui est le boulot des experts et non pas des théologiens et des dialecticiens, la vérité sur cette histoire de Jésus et ne subsiste que la question de l’existence de Dieu. Ou, ce qui ne regarde que l’individu.
Contradictions
Le christianisme est comme ses prédécesseurs et contemporains dont il a copié les ressorts, un mythe. Il est avéré que son histoire et celle qui la précède n’est qu’une œuvre humaine avec ses contradictions, fruits des recopies, de traductions, d’aménagements, d’ajouts et des choix que l’Eglise a fait en son temps. Trois cents ans après la mort du Héros en ce qui concerne le nouveau testament.
Les hommes sont–ils libres d’y croire, là est la question. Les croyants le pensent, les rationalistes non. Et insistent sur le fait que cette aliénation est néfaste pour l’esprit humain et sa structure moralisatrice pour la civilisation. Je dis souvent que la foi est une béquille et que la religion est la société qui les fabrique, c’est-à-dire avec toute la pub qui doit l’entourer.( Genre Jésus qui marche sur les eaux, aujourd’hui Lourdes, etc...)
Des contradictions bien baveuses ? Au hasard : le Titulus décrit dans les évangiles « Toujours selon St Machin ! !) Si l’on compare d’une vue synoptique les récits, il n’est jamais indiqué à la même place. L’un le situe sur le bois du Crucifix au-dessus de la tête, Luc le voit au cou du supplicié et Marc n’en parle même pas. A noter que cet improbable titulus fut inventé bien plus tard.
Bon ! Et maintenant la suite du drame et l’apparition de Simon de Syrène chez l’un et non chez l’autre. Et enfin lors de sa résurrection le Messie apparaît ici à une seule personne et là à plusieurs et dans des lieux différents ! ! Enfin Michel pourrait nous indiquer les passages qui narrent la mort de Marie. ?
Miracles
Le miracle est une contradiction avec la raison et d’une. De l’autre je dis que vraies questions ne reçoivent que des non-réponses ou des explications évasives.

-Comment Jésus a-t-il pu monter au ciel, Monsieur le Curé,?
-C’est un miracle.

Le brave n’est pas un fin lettré et exégète. Je ne vois rien de gratuit dans le fait, que les textes étant Saints, de noter les contradictions et invraisemblances, amalgames de romans moraliste et de rumeurs populaires.


Il y a du pain sur la planche pour certains. Pour d’autres il me faut parler d’autre chose.

(1) A ce sujet les polémiques sur l’importance des défilées me font marrer, comme toujours, les RG annoncent 10.000 personnes et les syndicats 100.000. C’est de bonne guerre, mais aujourd’hui les stats patronaux viennent troubler le jeu.

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Commentaires

Je ne suis pas certain que la religion soit un instrument du pouvoir.

Je pense que la religion est un instrument DE pouvoir. Sauf erreur, les religions ne coopèrent avec un pouvoir étatique qu'en fonction du bénéfice qu'elles peuvent en retirer. Il suffit de voir les attaques quasi permanentes contre des lois qui ne correspondent pas aux valeurs d'une église (même si elle est subsidiée par l'Etat), et qui sont votées pourtant démocratiquement.

L' aboutissement suprême étant un état théocratique comme le Vatican ou l'Iran par ex.

A l'opposé il suffit de regarder la Turquie, état laïque, qui doit dans certain cas user de son armée pour brider les velléités religieuses contre la laïcité fondatrice de l'Etat.

Une religion étant liée à un mythe fondateur est forcément un « événement » culturel. Elle se propage et se maintient par l'éducation, les fêtes et grands événements qui rythment la vie. De même pratiquement tous les jours fériés sont ainsi des moments du rite liturgique.

Il y a aussi pour assurer la pérennité du mythe, le langage courant qui charrie d' innombrables références au divin de manière souvent inconscientes.

Combien de fois n'a-t-on pas entendu un rescapé d'un accident ou d'une catastrophe s'écrier : « c'est un miracle », oubliant les deux cents morts à ses côtés.

Le plus difficile (c'est en tout cas mon expérience) quand on veut s'extraire d'un mythe est justement cette nécessité de réfléchir en permanence aux expressions, aux mots que l'on emploie dans la spontanéité et qui font référence à ce mythe.

Etre athée relève ainsi en quelque sorte d'une contre-culture.

Etre laïque en France est l'essence de la culture « dominante » (Loi de 1905), ce qui n'est pas le cas par exemple en Belgique ou au Luxembourg où la laïcité est une culture parmi d'autres.

Ecrit par : Pierre Kubick | 18 juin 2008

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