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11 juin 2008
LA CONSTRUCTION DU MYTHE JESUS
<J'aime mieux ce dieu là
Et si nous revenions à nos moutons.
En meublant ma nouvelle bibliothèque, rien que pour faire beau, j’ai installé mes bouquins préférés ou indispensables. Enfin Ceux que j’ai racheté depuis mon arrivée dans ce pays, les premiers sont restés entre les mains de mon ex, qui les a certainement oublié dans un carton qui fut certainement perdu.i.
Donc à coté de Desproges et Bukowski ( Bonjour Charlotte, si tu me lis....) Attali et Restif de la Bretonne, le bouquin de M.Onfray que je n’avais pas ouvert depuis longtemps. Je ne le laisse pas sur ma table de nuit et ne m’y réfère pas pour penser, MOI. Donce en le plaçant je l’entrouvre et tombe sur un des sujets qui fait toujours polémique sur ce blog : l’existence réelle et historique de celui que notre auteur nomme l’homme de Nazareth. A-t-il existé en tant qu’homme ? Car en tant que fils de dieu il faut migrer vers un autre blog ou site, ils ne manquent pas. (1)
Pour ma part j’avais deux versions. Celle d’une invention romantique et morale et celle de la réunion sur un nom de plusieurs Jésus qui bataillaient dans la région. Mon choix balance entre ces deux hypothèses. Certains lecteurs non-croyants sont sûr de sa présence historique, c’est pourquoi je tiens à leur signaler certains faits qui devraient semer le trouble dans les esprits. D’autres comme moi sont convaincus de la conception idéologique d’un Messie attendu par les juifs.
Il faut d’abord constaté que ce Jésus existe bien ; Tout comme Ulysse ou Zarathoustra et Tintin. Il ne s’agit pas de nier l’existence conceptuelle de Jésus de Nazareth, mais sa réalité physique et historique (2). J’ai déjà cité les manquements de preuves ou les falsifications, et autres inventions ccomme celles dûes à sainte Hélène en 325, d’un blot : le St Sépulcre, le Golgotha et le titulus.
-Et avec çà madame je vous remet un petite tranche ?
Cette fiction fut institutionnalisée par Paul de Tarse et Constantin. Ses successeurs, durant le règne de Bysance et bientôt Rome excitèrent certains chrétiens, autrefois persécutés, à se livrer à leur tour à des exactions en brûlant des bibliothèques notamment.
Et ce pouvoir perdure jusqu’à nos jours en partant l’histoire invraisemblable d’un ectoplasme nommé Jésus. D’ailleurs, dans son patronyme, ce n’est pas le fruit du hasard, mais le choix de l’auteur de ce mythe, Jésus qui veut dire « Dieu sauve, a sauvé, sauvera » (dixit Onfray) tout est dit dans ce symbole encore un. Reste à déterminer qui est cet auteur Marc ou Paul ? Peu importe, car le « piratage » des textes et mythes anciens est flagrant. J’en avais dressé la liste, d’Horus à Platon en passant par Pythagore qui ressuscite mais après 207 ans en Grèce et qui n’a jamais écrit lui non plus. Les Ecritures, nous l’avons vu, sont pleines de contradictions que les lettrés chrétiens nomment miracles. Les différentes versions furent combien de fois remaniées à la suite de destructions , de saccages, des travaux de copistes qui croyaient bien faire en enluminant l’histoire.
A cette époque un monde s’efface devant un autre et les furieux prophètes, les prophètes hystériques étaient légions (Bof) Un exemple ? Dans la région du lac de Tibériade (déjà) un certain Theudas se prend pour Josué, le prophète biblique qui annonce Jésus. A la tête de 4.000 partisans il vient d ‘Egypte pour en finir avec le pouvoir romain. Pour ce faire il prétend avoir la faculté d’ouvrir un fleuve par la volonté et permettre à ses troupes de massacrer les légionnaires, lesquels décapitèrent aussitôt ce Moïse d’occasion.
Plus tard en 45 après J.C, c’est Jacob et Simon, fils de Judas le Galiléen ( l’Iscariote ?) qui mènent une insurrection qui tourne mal : les soldats romains crucifient tout le monde.
Pour Rome l’arrivée d’un homme qui prône selon la légende le pacifisme et qui parle du royaume d’un Dieu, est un gentil illuminé qui n’a rien à voir avec les zélotes et autres margoulins cité plus haut.
Dans les récits évangéliques outres les contradictions, il faut noter des invraisemblances historiques et techniques. La conversation entre Jésus de la fable et Ponce-Pilate est impossible : ils ne parlent pas la même langue, ensuite ce grand patron, Préfet de Judée et non procurateur comme signalé dans le livre, ne n’abaissait certainement pas à converser avec un prisonnier de droit commun et non comme dépeint attentif ou en proie avec sa conscience, mais un personnage décrit comme cruel cynique et surtout répressif.
Les péplums n’existaient pas encore !
Comme je l’ai déjà écrit Jésus est un personnage conceptuel, ce qui me permet de conclure en écrivant que, physiquement réel ou pas peu importe.
(1) Par contre, nous pouvons lire les ouvrages de Prosper Alfaric et Raoul Vaneigen des ultra-rationalistes ( quel vilain mot) pour se faire une idée sur l’inexistence physique
(2) Ce qui n’est pas le cas pour Mahomet soit dit en passant. (Non Michel je ne convertirai pas, na !)
18:09 Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : religion, jésus, christianisme, foi





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Commentaires
Allons bon," le v'la r'venu çui là ! " ... (pas toi, Teddy mais le Jésus) Tu ne trouves pas que c'est un sujet bouffé aux mites ou mythes, si tu préfères ? Finalement, qu'il ait existé ou pas - qu'est-ce que ça change ? - Le problème est l'usage que l'on en fait ou plus précisément que certains veulent en faire. C'est effectivement selon moi - non pas une invention - mais une construction " romantique et morale " Il a sans doute existé un ou plusieurs illuminés correspondant à la description qui nous est faite. Je ne vois pas ce que cela a d'incroyable sur le plan historique. Quant aux preuves, n'oublions pas l'importance de la tradition orale. Certains philosophes n'écrivaient pas et l'on n'a récupéré leurs paroles qu'après coup et en seconde main. Si l'on admet que l'homme ait pu exister, pourquoi ne se serait-il pas entretenu avec Ponce Pilate (dont la femme lui était favorable, je crois) ce dernier ayant les moyens de s'offrir un interprète. En dehors de la résurrection à laquelle je n'adhère pas, tout est envisageable. Les juifs annonçaient un Messie, lui ou d'autres se sont mis en tête que c'était lui. Comme il dérangeait, on l'a éliminé.
La seule chose que je n'arrive toujours pas à comprendre c'est que la prise d'otage des esprits perdure jusqu'à maintenant. Il est vrai qu'on ne change pas un cheval gagnant. (Oh ! le putain de blasphème ...)
Alberto va en faire une jaunisse. MDT s'attend à tout venant de moi par conséquent, il tiendra le choc.
Dis-moi, je ne voudrais pas être indiscrète mais non contente de faire main basse sur tes livres, ton ex ne t'aurait pas piqué aussi l'ordinateur, par hasard ? Il est vrai que ça ne me regarde pas mais quand une femme veut emm ... un homme, elle ne rate jamais la cible !
Ecrit par : de S. à T.B. | 11 juin 2008
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Comme quoi les gens peuvent être très drôles dès qu'ils sortent la tête hors du sac où ils sont plongés.
Titre du papier : " AMOUR.exe" testé par un consommateur ...
Ecrit par : simone (re) | 12 juin 2008
C'est Michel qui prend la relève.
Ce sera intéressant pour vous de voir deux caractères du christianisme : l'un évangélique, l'autre catholique.
Michel, tout comme moi, croyons en Dieu. Nous croyons que Jésus a bel et bien existé, qu'il est mort (à cause de notre péché) et qu'il est ressuscité. J'ai toute confiance en Michel et suis très content qu'il soit là. Bonne chance à tous les trois et aux autres lecteurs !
Ecrit par : alberto | 12 juin 2008
Michel ne prend pas la relève, ça fait un bon moment qu'il est de faction ! Fidèle au poste pouvons nous dire.
Seulement s'il est croyant il n'essaie pas de faire rentrer sa croyance dans le cerveau des autres aux forceps !
Quant aux voeux pieux, bizarre mais ils ne me semblent pas fleurer bon la sincérité. " bonne chance " en certains lieux, ça porte la poisse, mieux vaut dire merde. Cà a le mérite d'être plus franc ! Je me marre parce que jadis il y a eu un film intitulé " l'éternel retour " comprenne qui veut.
Ecrit par : PRECISION-INDISPENSABLE | 12 juin 2008
Vous rigolez ou quoi ?
Même le foot a ses prolongations ! Mais au dernier coup de sifflet, c'est fini ! Pas de retour en arrière. C'est gagné ou c'est perdu ! Plus de blablabla...
Alors ... rendez-vous à la Porte !
Ecrit par : otrebla | 12 juin 2008
Allez, sors si t'es un homme !
Résumé de " La ballade du café triste " ...
Ecrit par : le fantôme deCarson McCullers | 12 juin 2008
Je pense que Jésus est un concept élaboré au fil du temps, puisant ci et là ses références et qui doit bcp à l'empereur Constantin et sa mère.
L'idée de base étant de créer un mythe qui soit supérieur aux autres mythes en cours à l'époque.
Cela aurait pu être un téléphoniste patenté en communication divines comme tant d'autres, non ici c'est le fils, c'est autre chose quand même !
Le souci de le construire supérieur aux autres oblige à ajouter autant de détails dans autant de conciles qu'il le faut pour assurer sa supériorité.
Peu importe, il est dans la nature humaine de se choisir un mythe le plus grandiose possible pour se rassurer ( à la mesure de son angoisse existentielle) et donc se rassembler.
Le problème est qu'au départ de textes communs délivrés par le même homme, nous passons de la théologie de la libération (façon Jesus) à l'Opus dei. ou aux traditionnalistes juifs ou musulmans pour les autres monothéismes.
Pour mémoire, Averroès se vit exiler par les autorités musulmanes comme hérétique vu son ouverture d'esprit et sa modernité.
Le plus important est de voir comment est considéré l'Homme dans ces mythes.
Est-il au centre de la démarche religieuse ou est-ce la Loi divine dans une lutte entre le bien et le mal (le mal étant l'Autre ) ?
Ecrit par : Pierre Kubick | 12 juin 2008
Une seule chose est indéniable : les religions sont le système le plus efficace que l'on ait trouvé pour consolider le pouvoir. La phrase la plus significative étant " les premiers seront les derniers " - en attendant, les derniers restent tranquilles C'est ainsi que l' Inde a fabriqué les " intouchables " Peu importe le représentant de la religion, Jésus, Allah, Yahvé même Bouddha quand il s'agit des tibétains ... c'est la figure symbolique qui soumet le peuple à l'apathie. Pourquoi croyez-vous que Sarkozy donne autant d'importance aux religions ?
Ravie de constater que Pierre est toujours là, droit dans sa tête. (parce que " droit dans ses bottes " me paraissait un peu ...)
Ecrit par : Simone | 12 juin 2008
http://micheldetiarelov.hautetfort.com/archive/2008/06/10/amour-exe-teste-par-un-consommateur.html
Je ne sais pas si cela marchera mieux que pour Simone : en tout cas, je ne me serais pas permis si elle n'avait pas tiré la première !
Pas trop de rapport direct avec le sujet de ce post... mais on reviendra !
Ecrit par : On n'est jamais aussi bien servi que par soi-même ! | 12 juin 2008
Bien sûr, ça marche ! ... Décidément, ch' suis nulle -
Ecrit par : la nullarde ! | 12 juin 2008
"Une seule chose est indéniable : les religions sont le système le plus efficace que l'on ait trouvé pour consolider le pouvoir"... dont la "petite" phrase de Marx, plus que jamais d'actualité: " La religion est l'opium du peuple !"
Ecrit par : John | 13 juin 2008
"La seule chose que je n'arrive toujours pas à comprendre c'est que la prise d'otage des esprits perdure jusqu'à maintenant." Bigre ! Et le plus frustrant, c'est que personne ne demande de rançon pour les "otages" ! Non mais sans blague, vous ne trouvez pas que quelqu'un comme Ingrid Betancourt est un peu plus à plaindre que votre serviteur ? Ai-je donc l'esprit si bâillonné par mes "kidnappeurs" ? Suis-je en train de prendre le train... à cause de mon regard hagard, sous l'emprise d'une mégadose "d'opium" ?
Mon Dieu, que de mythes errants... avec juste les épines de la rose et pas la fleur : dommage...
Un bon point quand même pour Pierre : " Est-il [NB : l'homme ] au centre de la démarche religieuse ou est-ce la Loi divine dans une lutte entre le bien et le mal (le mal étant l'Autre ) ?" Bonne question, qui a justement le mérite d'établir une saine distinction entre le vrai et le faux : la religion et la mystification. Et cette dernière commence précisément quand on veut que le mal vienne de l'autre, et rien que de l'autre.
C'est d'ailleurs pour cette raison que je ne suis pas d'accord avec certains d'entre vous qui -sur d'autres posts- mettez les psys et les confesseurs dans le même sac. Chez les premiers on y fonce tête baissée parce qu'on y confesse les péchés (réels ou imaginés) des AUTRES, alors que chez les seconds on y va avec des pieds de plomb pour SE confesser. Dans un cas, "le mal est l'Autre" qui nous fait atrocement "souffrir"; dans le second, il est en soi... ce qui est une posture autrement plus honnête, tant pour soi que pour les autres.
Mais revenons à Simone : "Une seule chose est indéniable : les religions sont le système le plus efficace que l'on ait trouvé pour consolider le pouvoir." Je ne vais pas être sympa, parce que je vais bien entendu vous dénier votre seule chose indéniable ! (Mais je suis prudent : j'ai enfilé mon armure au préalable !...) De quelles "religions" parle-t-on ? La mienne ? Il semblerait que depuis la loi de 1905, le roi soit un peu nu, non ? Dans l'état, je l'imagine mal "consolider" quelque pouvoir. Si vous faites références aux récents mamours de Sarko en direction du "papisme", n'ayez crainte : cela n'engage que lui ! Sur le concret, il est déjà moins volubile. Quand des cimetières chrétiens sont profanés -ce qui se fait de plus en plus fréquent ces derniers temps-, silence radio. Si c'est un cimetière juif ou musulman, la France entière s'arrache les cheveux d'indignation. Par conséquent, une religion qui émeut si peu les foules ne me semble pas représenter une franche menace qui soit "plus que jamais d'actualité" !
Quant au "mythe" (qui est tout de même le sujet de ce post !) on tourne en rond autour d'une dialectique de "preuves" écrites ou non écrites, amenant des hypothèses plus farfelues les unes que les autres. Que l'on greffe par là-dessus du "romantique", du "mythe supérieur" (n'oublions pas d'y ajouter sept œufs frais au kilo : ce sera plus savoureux !) ou du "concept constantinien", pourquoi pas ? Mais comme le disait quelqu'un, c'est "compter les mouches" du passé... ce qui ne concerne guère une Présence que nous restons entièrement libres de voir ou non.
Et puis, c'est lancer des affirmations gratuites du style : "Les Ecritures, nous l’avons vu, sont pleines de contradictions que les lettrés chrétiens nomment miracles." Ah oui ? Nous l'avons vu OÙ ? J'ai beau ouvrir grand les mirettes, je ne vois rien. Mes yeux seraient-ils embrumés par les effets secondaires de "l'opium" ? En quoi un miracle est-il une "contradiction"... et une "contradiction" de quoi, d'ailleurs ? C'est bien gentil de parler de ces "contradictions" à tout bout de champ, mais j'ai un peu de mal à me satisfaire des incantations qui n'aboutissent pas à une belle contradiction tangible, gluante et baveuse que je puisse enfin me mettre sous la dent : j'ai faim ! Au point où nous en sommes, les "invraisemblances historiques et techniques" ne sont plus qu'un détail : d'ailleurs, Simone a déjà arrangé le coup au sujet de Pilate. Pour le reste, il faudrait mobiliser une armée de techniciens avant que la machine ne se crashe !...
Au fait, Simone ! À propos du "cheval gagnant", cheval dire à ma sainte Mère : j'ai bien peur qu'elle ne vous prive de dessert. Remarquez que si c'est une pomme, cela va nous éviter bien des ennuis...
Ecrit par : ANTI-MYTHE DESTRUCTOR | 17 juin 2008
MDT à nous deux ! Je vais essayer de me faire le plus précise et concise (?) possible.
- Réclamer une rançon pour cette prise d'otage des esprits ? Inutile puisque le butin est précisément ces esprits là. Vous ne voulez pas toucher le pactole deux fois de suite, tout de même ?
- Si les mythes restent errants ... (coucou, François ! ça, va là-haut ? pas trop de courants d'air - espérons qu'il a pensé à emporter son écharpe rouge et son chapeau) ... ce n'est pas faute de chercher à les fixer !
Maintenant, je crois sans risque de me tromper que Pierre ironisait quand il parlait de " loi divine " Pour une fois que je prends MDT en flagrant délit de 1er degré, je ne vais pas me priver de le souligner ... C'est qu'il veut tellement avoir raison, cet homme : lui qui détient La Vérité. Arrivons maintenant à mon affirmation de procédé identique concernant le confesseur et le psy.
L'un et l'autre cherchent à débarrasser le client d'une charge trop lourde pour ses frêles épaules ... C'est là que la démarche est fallacieuse. Chacun est et reste responsable de ses actes. Il fallait y penser avant. La seule conception de ces rôles (psy-confesseur) est préjudiciable à la construction de l'individu. On ne résout rien en remettant SES problèmes en des mains étrangères. Pour preuve, le premier donnera un coup d'éponge fictif - complètement fictif (j'insiste) tandis que l'autre après avoir pompé pas mal de fric renverra l'être à son individualité première. Duperie de part et d'autre !
Peu importe que l'objet du problème vienne de soi ou de l'extérieur ... Maintenant si " le Roi est nu " ... c'est peut-être aussi un peu de sa faute ? Il paie ainsi les erreurs du passé - comme tout le monde.
Non ! Sarko n'engage pas que lui et c'est bien là le problème. D'autant qu'il n'est sûrement pas mû par des convictions mais applique en cela une stratégie qui est celle de la consolidation du pouvoir (en l'occurrence, le sien) - je persiste et je signe !
Arrivons à cette profanation des cimetières par quelques débiles malfaisants mais reconnaissons que si ce dernier boulevard des vanités n'existait pas, les faits ne risqueraient pas de se produire. Moi, je demande que l'on me brûle et que l'on enfouisse discrètement mes cendres en un lieu choisi symboliquement que j'indiquerai à défaut de les répandre au vent. On ne s'attaque jamais qu'à quelque chose de visible et qui révolte pour des raisons X ou Y. Que l'information soit plus largement reprise s'il s'agit de juifs ou de musulmans ... logique, politique oblige si je puis dire.
Un " miracle " est un délire de l'esprit. On voit toujours des miracles là où on veut en voir, le farfelu des mythes se situant précisément en eux-mêmes et non dans la recherche de preuves. Ce qui d'ailleurs constitue une perte de temps car on peut difficilement prouver ce qui n'existe pas. Alors n'inversons pas la vapeur !
Maintenant, faut-il que je vous l'emballe ou est-ce à consommer tout de suite ?
Ecrit par : simone dite Agnostica (ainsi j'échappe à la datation avec ou sans Carbone 14) | 18 juin 2008
Quand j'écrivais "Loi divine", je pensais évidemment "lois définies par le clergé d'une religion monothéiste"
Mais peu importe.
Je constate que la Loi divine est, sauf erreur de ma part, différente dans le protestantisme issu de la Réforme dont par exemple le Soli Deo gloria (« à Dieu seul la gloire ») qui laisse une place à un système social qui respecte la pluralité et les libertés.
"Bonne question, qui a justement le mérite d'établir une saine distinction entre le vrai et le faux : la religion et la mystification"
Et cette dernière commence précisément quand on veut que le mal vienne de l'autre, et rien que de l'autre." écrit MDT
C'est toute l'ambiguité d'une religion basée sur un mythe. Il faut quand même constater que l'appartenance et l'adhésion à un mythe vous place généralement dans une position "supérieure" aux autres : enfant de Dieu, peuple élu, etc.
Quand on se sent supérieur à l'autre, n'est-on pas plus enclin à le considérer comme "le mal", c'est à dire comme différent.
Or l'Homme est ainsi fait qu'il a besoin de l'Autre (et forcément de la différence d'icelui) pour se construire, pour construire son humanité.
Les clergés des religions monothéistes ont pour vocation d'încarner le mythe dans son "fonctionnement" terrestre et donc de devenir un pouvoir temporel pour diffuser les valeurs propres au mythe.
Peuvent-ils (les clergés) uniquement se contenter d'être "dans le vrai" (comme l'écrit MDT) ou doivent-ils aussi pour obtenir un certain pouvoir temporel (c'est à dire accompagner les croyants dans TOUTES leurs actions), mystifier les croyants (voir le billet de Teddy sur le spiritisme) ?
mystifier en présentant le dieu comme un dieu vengeur, qui a besoin de sacrifices (le rapport à la souffrance présenté comme salvateur), qui a besoin de miracles pour se manifester, qui doit lutter contre le diable (les prêtres exorcistes), qui doit être entourés de "saints".
Bref, je pense que le mythe a de nombreuses scories qui nous viennent du passé et qui devraient être éliminées.
C'est curieux que les églises les plus "présentes" sur le plan temporel-politique soient celles parmi lesquelles il y a le plus de croyants superstitieux.
"ce qui ne concerne guère une Présence que nous restons entièrement libres de voir ou non" écrit MDT
Personnellement j'aurais tendance à dire :
"ce qui ne concerne guère une Présence à laquelle nous restons entièrement libres de croire ou non."
Ecrit par : Pierre Kubick | 18 juin 2008
... sauf que si vous reformulez ainsi : "ce qui ne concerne guère une Présence", vous coupez de facto cette liberté "de croire ou non" en partant du principe que vous n'y croyez pas. En conséquence, la seconde partie de votre phrase devient un vœu... pieux, si j'ose dire !
"un dieu vengeur, qui a besoin de sacrifices" ? [ "C'est la miséricorde que je désire, ET NON LES SACRIFICES." (Mt 9, 9-13) ] Promis : je n'ai pas été chercher le "bouquin" sur ma table de chevet, mais j'avoue avoir succombé à la tentation !...
"...qui a besoin de miracles pour se manifester" ? Ne serait-ce pas plutôt ceux qui en bénéficient qui en ont le plus "besoin" ? Allez leur raconter à ceux-là qu'ils ont eu droit à un "délire de l'esprit" ! (sacrée Simone !) "On voit toujours des miracles là où on veut en voir" (encore Simone) Qui "on" ? Le clergé ? Les fidèles ? Parce que le clergé, je peux vous dire qu'il freine plutôt des quatre fers en la matière !
Mais je reprends Pierre : "Quand on se sent supérieur à l'autre, n'est-on pas plus enclin à le considérer comme "le mal", c'est à dire comme différent." Peut-être... mais je ne me sens pas vraiment concerné, en dépit de Simone (encore elle !) qui veut que je "détienne la Vérité". ["Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs." (encore Mt 9, 9-13... et aussitôt après la précédente citation, avec ça...) Si je "détenais la Vérité", je me "sentirais supérieur à l'autre" : donc, je me sentirais "juste". Par conséquent, je ne serais pas davantage concerné par le "bouquin" que vous. Ah ben tiens : ce ne serait plus qu'un mythe, pour tout dire !...
J'ai un peu commencé avec Simone, en la mélangeant avec Pierre : j'espère que l'un et l'autre n'en prendront pas ombrage (de toute façon, on ne peut pas mettre de photos dans les commentaires et il n'y avait pas de photographe...) Nous allons donc peaufiner :
-je vous trouve un tantinet mutine de me trouver l'esprit butiné, mais passons...
-"flagrant délit de 1er degré" ? Mais je ne faisais que citer Pierre texto : où donc voyez-vous des degrés sinon dans de l'alcool fort ? Là-dessus, vous êtes insoupçonnable tant que Lipton® ne s'associe pas avec Johnie Walker® !...
-Revenons également au confesseur et au psy : "L'un et l'autre cherchent à débarrasser le client d'une charge trop lourde pour ses frêles épaules ..." "Chacun est et reste responsable de ses actes.""On ne résout rien en remettant SES problèmes en des mains étrangères." (J'ai bien noté le "SES" majuscule, et le partage sans réserve avec le reste cité à l'instant.) Pour ce qui est du "coup d'éponge fictif", dans votre position il vous est difficile de voir les choses autrement. Je ne vous ferai pas tomber des nues si je vous apprends que parfois... la réalité dépasse la fiction.
Il n'en demeure pas moins qu'on persiste et signe sur la confusion du spi et du psy... et ça, cela fâche tout rouge un MDT qui sue à grosses gouttes dans son armure presque incandescente. Le psy s'attache à déculpabiliser le client "spontané" : PAS le confesseur. Ce dernier reçoit la culpabilité... ET la contrition qui va avec, ce qui redirige vers la réconciliation. L'autre ne risque pas de recevoir la moindre contrition puisque "ce n'est pas d'la faute" de son cher (dans tous les sens du terme) client que tout le monde embête autour de lui. C'est "tout le monde" qui devrait être "contrit"... mais ce n'est pas "tout le monde" qui consulte Mme Soleil... pardon, le psy.
"Peu importe que l'objet du problème vienne de soi ou de l'extérieur ..." Eh bien non, peu n'importe pas du tout ! À quel prix (en dehors de celui de la divination... re-pardon, de la "consultation") croyez-vous que va s'opérer cette déculpabilisation artificielle chez le client spontané ? Au prix de la culpabilisation -non moins artificielle- d'un absent, à savoir un bouc émissaire désigné pour être un client nettement moins spontané et nettement plus "atteint". En bon français, c'est une tentative de transfert de culpabilité par manipulation mentale. Avec de tels principes, on bousille des familles entières (vraiment à l'opposé de toute réconciliation !) et on rend malades des gens qui ne l'étaient PAS avec de la pharmacopée de vétérinaire. Non seulement le client "spontané" en ressort déculpabilisé, mais tellement déresponsabilisé que tout lui est permis, et plus rien au client potentiel qui est prié d'assumer à sa place ! C'est odieux... mais c'est bon pour les affaires, notamment le marché juteux de la "santé", et là il n'y a qu'à se baisser pour ramasser des mega-crédopathes du psy : un Mme Soleil en blouse blanche pourvu d'un vocabulaire aussi faussement compatissant que "scientifique", ça passe comme une lettre à la poste. À côté de cela, le crédopathe version Teddy fait figure de gentil nounours en peluche !... La démarche est PLUS que "fallacieuse" : elle est DANGEREUSE pour qui se fait avoir par ce système bien rodé. Ça, vous ne le verrez jamais après le passage à la petite "boîboîte" qui vous donne des cauchemars !...
-Que Sarko nous fasse dans la stratégie de "consolidation de pouvoir", je vous l'accorde. Mais bon : quand on gratte un peu, il est loin d'avoir convaincu même ceux qu'il flatte dans le sens du poil... Toujours pareil : entre les mots et les actes...
-Enfin, j'ai bien noté que vous étiez favorable à ce que nous enterrions les cimetières : un comble ! (ou des trous comblés : vous me faites faire du mauvais esprit, limite macabre...)
Ecrit par : ANTI-MYTHE DESTRUCTOR en repasse une couche ! | 19 juin 2008
Ah ! Michel ... ma souris à le vertige à force de prendre l'ascenseur. Tiens, voilà les références du bouquin qui arrivent ? moi qui croyais que c'était un travers albertien. Permettez moi de préférer quand les interlocuteurs utilisent leur texte à eux ! Non, je ne crois pas aux " miracles " et vous ne parviendrez jamais à me faire adhérer à cette capitulation de la raison. Tout ce qui se voit doit pouvoir s'expliquer un jour ou l'autre et je ne suis pas particulièrement rationnaliste dans le sens puriste du terme. Pour preuve, je lis actuellement une étude sur Paracelse dont j'essaierai d'extraire la quintessence (celle qui m'est accessible du moins) Au diable, les esprits forts ! ... mais on n'explique jamais rien par l'inexplicable. Que les Justes (ou ceux qui se considèrent tels) ne soient pas concernés par " le bouquin " - ben, si ! précisément ... car ils ne se croient " justes " qu'en fonction de ce que contiennent les écrits en question. Au fait, si je décrypte les vôtres, la pagaille que je me suis offerte en entrant dans la petite boîboîte était certainement une punition divine ? Je ne LUI connaissait pas cet humour ... Concernant les psy, vous avez raison, (rendons à César ...) qui flanquent la pagaille dans les familles tout simplement parce qu'ils ont mal assimilé Freud et un désastre pour les porte-monnaie, je suis d'accord avec vous. Mais la crédulité a un prix et cela tous azimuts. Admettons que ce soit un peu moins cher dans votre paroisse ... Vous ne me ferez jamais admettre l'utilité des cimetières. A mes yeux, une photo ou un souvenir ont bien plus d'importance qu'un bout de granit ou de marbre avec des os en dessous.
Ecrit par : de simone à MDT | 19 juin 2008
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