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21 avril 2008
CROYANCES POPULAIRES
L'agnosticisme dont se réclame Simone est la position philosophique selon laquelle la vérité de certaines propositions (le plus souvent théologiques, concernant l'existence de Dieu, des dieux, etc.) est inconnue ou inconnaissable. C’est une pensée fondée sur le doute. La vérité absolue est incertaine. (wikipédia) A ne pas confondre avec à l'athéisme ou le scepticisme philosophique et surtout à une opposition spécifique au gnosticisme, qui est une doctrine liée aux débuts du christianisme.
L’agnostique ne conteste pas l'existence du divin mais la possibilité même, présente ou définitive, de démontrer le caractère divin ou surnaturel d'une révélation ou d'autres possibilités de connaissance, pour moi l’agnostique ne peut pas prouver ce qu’on lui avance est vrai ou non tandis qu’un athée rejette toute idée de divin qui pour lui est impossible. Tandis que l’athéiste la combat.
Puisqu’ici nous parlons de vérité, il faut aller jusqu’au bout, toute vérité que l’on ne peut pas prouver comme l’existence de dieu ou des dieux est presque toujours à rejeter, car l’expérience nous montre que bien souvent derrière ces vérités se cachent des entreprises humaines qui n’ont rien de céleste. Soyons logiques, les agnostiques devraient avoir la même attitude et rejeter toutes vérités assenées. Or dans le domaine des croyances ces fameuses vérités abondent. Nous nous trouvons devant deux systèmes de croyances irrationnelles. L'irrationnel renvoie à toute une diversité de croyances et pratiques qui se proposent d'expliquer ou d'agir sur le monde, elles sont non fondées sur l'usage de la raison mais sur des révélations, religieuses par exemple. Elles échappent à toute rigueur car elles ne sont pas testables. Elles sont uniquement basées sur :
I/ L'empirisme, constatations ne reposant sur aucune démonstration de type hypothético-déductif, au minimum fondée sur une expérience matérielle. Ces savoirs ne résistent pas à l'analyse statistique dans les rares cas où elle pourrait être faite.
II/ L'induction, c'est-à-dire la généralisation des "vérités" à partir d'un nombre limité d'observation. Elles ne fournissent aucune démonstration du lien existant entre les symptômes (lignes de la main, position des astres, ) et les conclusions. L'emploi d'idiomes obscurs ou empruntés au vocabulaire scientifique n'étant pas un gage de rigueur.
Il faut partir d’un principe très simple rien qui ne peut être reproduit, scientifiquement, comme les guérisons et autres effets miraculeux n’existe pas.
Dans ces catégories de croyances, par exemple l’astrologie qui a encore ses adeptes et qui depuis bien avant la religion, chrétienne ou non, existait, la preuve de la vérité par l’ancienneté des croyances ne tient pas lourd face à la réflexion.
Je sais qu’ici je vais aborder un terrain qui fâche, mais il n’y a pas ici de frontière de bienséance en matière de philosophie ou de sociologie, celui des médecines parallèles ou surnaturelles. L'homéopathie tient une place particulière dans ces croyances. Puis vient l'acupuncture, les guérisseurs, magnétiseurs ou chirurgiens philippins aux mains nues qui eurent leurs heures de gloires, qui depuis, confondus ont disparus. La sorcellerie a toujours une part sur ce terrain, avec ses élixirs et breuvages.
Pourquoi ces sujets ? Parce que comme je l’écrivais plus haut il y a derrière tout cela des néfastes répercussions, notamment dans le domaine de la médecine. Il y a des croyances bénignes, comme la superstition quotidienne, ne pas passer sous une échelle (elle peut nous tomber dessus) les chats noirs ou gris et le sens de leur marche, mais là où je m’insurge, c’est lorsque l’adoption de ces croyances peuvent conduire à la ruine et même jusqu’à la mort. Les témoins de Jéhovah d’ailleurs, peu à peu abandonnent l’idée de l’interdiction des transfusions sanguines et dons d’organes. Par contre, certaines chapelles, notamment en Amérique les rejettent, car les morts ressuscités devront être intacts avec tous leurs membres et organes, malheur aux capitaines « Crochet » et aux victimes d’explosions.
Revenons à notre propos. Je projette de reparler une fois de plus de l’homéopathie devenue une vaste entreprise de fumisterie et que pourtant l’Etat reconnaît. A quand les remboursements par la Sécu des poudres de perlimpinpin ? Ses adeptes pour la plupart sont de doubles gogos, d’une part de croire aux vertus des « préparations » et de l’autre, victimes de certains laboratoires qui en guise de ces mijotages leur vendent du rien agrémenté de phytothérapie que l’herboristerie procure encore aujourd’hui à moindre coûts. Au
L'homéopathie n'est pas prouvée scientifiquement. L'absence de preuves scientifiques convaincantes pour appuyer son efficacité et son fondement sur le principe d'un médicament sans aucune molécule active, ont relégué l'homéopathie au rang de pseudo-science et de charlatanisme, ou selon une revue médicale : "Au mieux, une placébothérapie. Au pire, du charlatanisme."
Pourquoi mon « acharnement » à dénoncer cette pratique ? Parce que je connais et connaissais des athées ou des agnostiques et même des médecins qui croient fermement aux bienfaits de cette méthode. La seule raison valable que l’on peut m’opposer ce sont les résultats observés, en effet, délestés de quelques sous, des patients se sentent mieux ou même guérissent. Comme je suis un polémiste aguerri je sors mon arme fatale (pour moi, parce que ne convaincant pas le croyant). Selon Hannemann créateur (1) de ce pseudo-raisonnement, sa découverte devait surtout supplanter la médecine allopathique dans tous ses domaines et non pas seulement pour les maladies ou symptômes bénins, cela n’a jamais stoppé un cancer ou la Grippe Espagnole.
Auparavant, je voudrais reconnaître un seul point positif de cette fumeuse pratique, le temps que ces «praticiens » accordent à leurs patients rejoignant ainsi les psy de tous poils qui pullulent et qui pompent vos économies. On ne peut nier non non plus que leur prix des petits granulés est très bas par rapport à celui aux médicaments classiques, mais sont-ils comparables ? Et qui ne contiennnent plus rien du principe actif, il ne reste que de l'eau qu'il faut solidifier
Et le premier qui me traite de scientiste (ou de sectaire) sera puni d’une relecture dans son entier des commentaires de MDT.
(1) Que Leipzig prenait pour un rigolo)
P.S La photo ne concerne pas les granulés de chez Boiron
16:37 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : croyances, superstitions, homeopathie, caharlatans, gogos




Commentaires
Comme aurait dit Coluche " Approchez, y' en aura pour tout l'monde " Aujourd'hui, Teddy met mon agnosticisme avoué sur la sellette. Pas de surprise, il m'avait prévenue et je vais essayer d'expliquer ma position sans pour autant chercher à me justifier car j'estime ne pas avoir à le faire. Quelqu'un (je ne sais plus qui) a souligné sur ce blog mon désir d'honnêteté morale ...
Pour moi, un croyant est quelqu'un qui ne veut pas ou ne veut plus se poser de questions et qui de ce fait a puisé dans les textes une explication dont il s'accommode. Cà, honnêtement, je ne peux pas !
A contrario, (à mes yeux) un athée est quelqu'un qui a décrété que ce qu'il ne pouvait prouver n'existait pas. Démarche réductrice au possible ... Les deux personnages sont de chaque côté d'une porte de saloon.
Personne n'a pu à ce jour expliquer le Cosmos dans sa totalité. Impossible de dire comment tout cela a commencé et si tout doit disparaître un jour. A ce point de (non) connaissance, nous sommes donc au coeur d'une immense Absurdité qui peut se résumer par : néant - présence - néant. La formule que Lavoisier a piquée à Anaxagore " rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme " équivaut à un cercle au milieu du vide. On peut également ajouter : " circulez, y'a rien à voir " Pour ma part, tant que je n'ai pas trouvé une explication, je cherche (même en vain) Ce qui ne signifie nullement que dans l'intervalle, je vais gober n'importe quoi ! Il y a forcément une ENERGIE qui sous-tend cet univers dans lequel nous sommes inclus. Certains l'ont nommée " Dieu " Ils ont alors inventé un personnage, une histoire, bref - ont tiré la difficulté vers le bas afin de la rendre accessible à tous. Bref, on s'est inventé des explications je crois l'avoir déjà dit mais le problème reste entier et c'est un énorme point d'interrogation. Pour la partie médecine, je répondrai une autre fois.
Ecrit par : de simone à teddy | 21 avril 2008
Merci à Teddy de me gratifier de ce rôle glorieux de croquemitaine ! « Une relecture dans son entier de mes commentaires » ? Au fond, la suggestion n’est pas si mauvaise : Simone pourrait ainsi s’apercevoir que je ne colle pas vraiment à sa définition du « croyant » qui « ne se pose plus de questions » ! Personnellement, je « puise dans les textes une explication » que je cherche laborieusement, que je m’attache à développer sur un thème. Quand j’y reviens, je le développe à nouveau, mais sur un autre thème… et ceci à l’infini. C’est dire que je ne m’en « accommode » pas !!!
Pour le reste, j’y reviendrai éventuellement plus tard. Mais que l’homéopathie aie des fondements vrais ou erronés, ce n’est pas trop grave : ce n’est QUE de l’homéopathie. Par conséquent, cela n’offense au pire que le porte-monnaie. Il y a plus cher… et plus offensant en matière de « médecine »…
Ecrit par : MDT qui ne voit pas d'ivresse dans les flacons | 21 avril 2008
Je ne sais pas quelle expérience malheureuse Teddy a eu avec les homéopathes mais apparemment, il les a dans le collimateur ! J'en connais pourtant un qui est d'une intelligence remarquable, complètement disponible à ses patients et qui prépare scrupuleusement des traitements personnalisés. Il pratique également l'acupuncture et le seul inconvénient que j'ai pu constater est du à une fragilité capillaire qui me transforme en femelle léopard. Mais ça, il n'y est pour rien. Il est vrai que je n'ai jamais rien eu de grave (ne soyons pas superstitieuse mais touchons du bois quand même !) et que j'ai la particularité de me réparer en dormant. N'oublions pas que psychisme et troubles physiques restent intimement liés. Petite histoire que seule une théâtreuse pouvait véhiculer : c'est celle d'un africain qui passe devant une pharmacie et lit :" homéo ... pathie" Il hoche alors la tête et ajoute : " Pov' Juliette) Elle est mignonne, non ? - Nos ancètres se soignaient au moyen de plantes médicinales, peut-on parler de médecine parallèle puisqu'il y a des plantes (hélas transformées chimiquement) dans tous les médicaments ? J'ai souvent eu recours à la phytothérapie ... Le danger actuel réside dans l'auto-médication qui risque de se révéler dangereuse à plus ou moins long terme. N'oublions pas que la médecine chinoise reste la plus ancienne et à ce titre, non négligeable. Malheureusement, elle n'a pas ici pignon sur rue. Là encore, méfions nous des amalgames.
Ecrit par : simone | 21 avril 2008
Simone tu es dans le noir. Il suffit que tu cherches l'interrupteur !
Chaque croyant a trouvé cet interrupteur. Si tu ne peux pas et que tu ne le trouves pas, c'est que dans ce cas, le coeur est endurci et l'orgueil surpasse l'humilité.
Excuse-moi, sache que ce diagnosic est pour tout le monde (moi compris, j'ai juste trouvé l'interrupteur). Les coeurs honnêtes pourvus d'une volonté profonde, ont grande chance de le trouver !
Il n'y a rien à gober, il y a à voir lorsqu'on a appuyé sur le bouton et que le courant passe. Et le courant tu ne le vois pas, tu ne vois que l'effet. Essaye, tu verras.
Ecrit par : alberto | 22 avril 2008
Simone : « Il y a forcément une ENERGIE qui sous-tend cet univers dans lequel nous sommes inclus. Certains l'ont nommée " Dieu " Ils ont alors inventé un personnage, une histoire, bref - ont tiré la difficulté vers le bas afin de la rendre accessible à tous. »
Ce n’est pas parce on n’a pas encore tout compris, donc expliqué scientifiquement (eh oui, même si tu trouves que c’est réducteur !), qu’il y a forcément autre chose ( « ni énergie qui sous-tend cet univers », ni « dieux » !).
La vie est ABSURDE et n’a, en soi, AUCUN SENSE !
Il est UNIQUEMENT le fait de l'HASARD !
Mais comme notre cerveau est constamment en ébullition (nos chats ne se posent pas ces questions existentielles !) nous pensons ne pas pouvoir vivre (ce qui est faux !) sans avoir trouvé une sorte d’explication, qu’elle soit divine et donc très réductrice (et dangereuse car souvent on veut l’imposer de gré ou de force à l’autre) ou d’une autre nature (plus tolérante et non dogmatique) !
Ecrit par : John | 22 avril 2008
John, entre le diable (Satan) et Dieu (Jésus-Christ), où vois-tu le danger ?
Ecrit par : alberto | 22 avril 2008
Il n'y a ni dieu, ni diable Alberto...il n'y a RIEN !
Ecrit par : John | 22 avril 2008
Quand je dis "je me tais", cela signifie que je prie. Je demande à Dieu qu'il vous donne encore une chance, que vous reveniez à vous-mêmes, et que vous ne vous laissiez plus aller à des invectives blasphématoires contre Dieu. Satan (le diable) lui-même tremble parce qu'il connaît Jésus ayant été vaincu par lui, il sait qu'il va être bientôt jeté définitivement dans la fournaise qui ne s'éteindra jamais, il sait qu'on ne se moque pas de Dieu, mais il ne le vous le dira jamais. Moi je vous le dis. Vous, vous semblez l'ignorez en prenant à la légère le salut de votre âme.
Prenez conscience, chers Teddy, John et Simone, que vous avez dépassé la soixantaine et que la retenue du langage dans ce domaine précis vous serait favorable. Ne vous dressez donc pas contre Dieu, il va vous aider ! Par contre, si vous persistez dans le blasphème, alors rien ni personne ne pourra vous reprendre ni vous retenir !
Ecrit par : alberto | 22 avril 2008
Oh la la ! Alberto a mis la robe de Juge ! Ça devait arriver ! Avec le nouveau venu qui parle de mensonge dans le Nouveau Testament... aïe, aïe, aïe ! En fait, je me suis toujours demandé pourquoi Alberto ne parlait jamais du Jugement de Dieu... Bon, c'est sûrement pour souligner la patience incroyable de Dieu à notre égard.
Ecrit par : otreblabla | 22 avril 2008
J'arrive ... j'étais occupée à mettre à jour theatrauteurs. Mais là, vraiment !!! On patauge en plein délire. Pour un peu, je n'éprouverais même pas le besoin de répondre et ce n'est certes pas pour prier. Alberto et ses semblables (à peu de choses près) vivent dans leur monde à eux. Nous dans le nôtre et puis zut ! Comme le fait remarquer notre ami avec élégance (ça, je savais bien que j'aurais dû une fois de plus fermer ma gueule ... ) nous avons tous dépassé un certain cap. En clair, nous sommes sur l'autre versant de la montagne, celui qui descend. Il serait temps de penser à l'au-delà. Quand je parlais de chantage Otreblabla, je ne me fourrais pas le doigt dans l'oeil, la preuve ! Personnellement, je n'en ai rien à cirer. Je n'ai pas demandé à venir (pas plus que je n'ai demandé à être baptisée) et repartirai sans regrêt aucun. Pour moi, néant = nirvana. Ai-je été assez claire ? ...
Ecrit par : simone | 22 avril 2008
Pour John qui se délecte d'absurde, une petite anecdote étymologique sur le HASARD.
D'origine arabe (az-zhar), cela désignait un "jeu de dés" qui, lui-même, émane du... jeu de Dieu.
On fait ce qu'on veut de tout ceci : pas question de "l'imposer", ni de gré ni de force !
Ecrit par : MDT passant sans souci... | 24 avril 2008
Au sujet de la dernière phrase ... Ouf ! merci de nous rassurer car il n'en a pas toujours été ainsi. Giordano Bruno serait ravi de l'apprendre. Hélas, pour lui, c'est trop tard ... (pour lui et quelques autres) car le mal est fait venant précisément de ceux dont l'idéologie faisait espérer l'absolu contraire ! Une fois de plus, théories ... mise en application : éternel divorce.
Ecrit par : simone | 24 avril 2008
Petite nuance…je ne me "délecte pas de l'absurde", je le constate simplement, je m’en accommode !
Le sens d'une vie est uniquement donné par l'homme, qui, contrairement à l’animal, PENSE (donc : « EST » !)
et qui se cherche systématiquement des buts à atteindre
(du plus « petit » ( payer son loyer, devenir très riche…) au plus « grand » ( devenir un grand écrivain, consacrer sa vie aux autres…)).
Cette quête est traversée par LE HASARD (perte d’emploi, divorce, accident, maladie, mort d’un proche, catastrophe naturelle, guerre,…), qui « frappe » sans qu’on comprend pourquoi (car il n’y a rien à comprendre !) et détruit le chemin « tracé » !
Ou bien l’homme réussit à se reconstruire et se cherche des
« nouvelles montagnes à franchir » ou bien il prend pleinement conscience de cette absurdité, s’en accommode ou … « tombe dans les abîmes »…
Ecrit par : John | 25 avril 2008
Puisque décidément, il m'arrive de passer plus de temps sur ce blog que sur les miens, allons-y !
John, je m'étonne que tu écrives que " contrairement à l'animal " (sic) l'homme est seul à penser. Tes chats seraient ils idiots ? Un animal, cela pense aussi, il faut juste deviner son langage puisqu'on est infoutus de l'apprendre ... L'animal a même cette supériorité sur l'homme : il ne lui impose pas des idioties ... Quand l'homme blanc avait fait de l'homme noir un esclave, il lui accordait peu de pensée également. Quant à la femme, je suis convaincue que la majorité des hommes préfèreraient encore le : " sois belle et tais-toi " s'ils avaient le choix. La théorie du " HASARD " est également limitée. Chaque acte déclenche une conséquence. Qui a écrit ? " le battement d'aile d'un papillon au Brésil peut déclencher une tornade au Texas " Les virus dont Teddy sollicite constamment une explication sans l'obtenir (attention ! je ne suis pas une scientifique mais J'OBSERVE) sont dûs le plus souvent à une mauvaise utilisation des médicaments qui les rend mutagènes. Le sieur Kouchner a dénoncé en son temps la mauvaise utilisation des antibiotiques qui étaient prescrits n'importe comment. Je le répète, la médecine est un art, pas une science ! Tiens, notre ami de passage ne s'est plus manifesté. Je n'ai pas réussi à lire son texte. Il doit craindre des demandes de prescriptions gratuites. Le sida n'est pas le remake du Concile d' Amour d'Oscar Panizza, c'est une erreur qui a déclenché tout ce processus apocalyptique (il y a eu une émission très intéressante sur le thème, c.a.d. très tard sur Arte, il y a quelques années et je regrette de ne pas l'avoir enregistrée car bien entendu, elle n'est plus jamais repassée) En gros le reportage démontrait que le sida est parti du Congo suite à une vaccination obligatoire de la population noire. Les pauvres types n'ont même pas eu le loisir de refuser ! J'ignore si le réalisateur a eu depuis des ennuis, n'ai pas retenu son nom mais en tous cas, je n'ai pas oublié. Otreblabla parlait de " mémoire d'éléphant " - non, une mémoire hyper sélective peut suffire. C'est peut-être pour cela que je fais la différence entre Limbes et Enfer(S) encore un truc piqué à la mythologie greco-romaine !
Ecrit par : simone | 25 avril 2008
@Simone
1.« John, je m'étonne que tu écrives que " contrairement à l'animal " (sic) l'homme est seul à penser. Tes chats seraient-ils idiots ? »
Que l’animal a une « certaine conscience », j’en conviens, mais est-ce qu’il « pense » vraiment ?
Est-il conscient qu’il est un chat, comme l’homme sait qu’il est un homme ? Je crains que non !
Est-ce qu’il se dit en se levant le matin ? « Tiens, aujourd’hui mon but est d’emmerder mon maître ! » Je ne le crois pas…
Il agit plus par instinct et par jeu que par « intelligence » ! Il ne se pose pas « de buts » quand il se lève, il se laisse simplement vivre et bercer par l’évènement du jour ! Il ne se pose pas des questions existentielles comme l’homme !
Il est vrai qu’ils ont « un certain langage », qu’on comprend aisément quand on passe beaucoup de temps avec eux…mais en quoi consiste ce langage :
- j’ai faim,… donne-moi à manger !
- je dois faire pipi ou caca…laisse moi sortir !
- j’ai envie de jouer.
- je veux des caresses.
- je suis malade,… aide-moi !
- …
C’est donc très limité et on ne peut pas appeler cela
« PENSER » dans le vrai sens du terme !
On aimerait peut-être bien, car on les adore, mais malheureusement ce n’est pas le cas …
Ta comparaison avec l’homme noir-esclave ou la femme, n’a rien à voir…car ce que tu décris n’a rien de scientifique, ce sont des préjugés.
2. « La théorie du " HASARD " est également limitée. »
Il est vrai, qu’en me relisant, ce que je dis n’es pas tout à fait exact.
« Chaque acte (peut) déclenche(r) une conséquence. »,… mais il n’y a rien de déterminé !
Si on passe devant un immeuble, où due à la tempête d’hier soir, une tuile s’est détachée et nous tombe dessus, c’est « Le Hasard », rien d’autre ! Elle aurait pu aussi bien tomber sur quelqu’un d’autre, tomber dans 10 ans ou ne pas tomber du tout !
Si par contre, je roule chaque jour à du 180 km/h sur l’autoroute en ayant bu et en doublant tout le monde…l’accident finira par arriver (quoiqu’il se puisse qu’il n’arrive jamais) ! Je suis donc responsable !
Par contre si je sors de chez moi en prenant toutes les précautions possibles et en respectant scrupuleusement le code de la route et je croise l’imbécile qui ne respecte rien…je n’y suis pour rien. C’est le hasard, car ça aurait pu être quelqu’un d’autre ou… personne !
Ton exemple avec les antibiotiques n’est pas tout à fait exact, car imaginons le monde sans ?
Dans certains cas, il en faut, car sinon c’est la mort assuré !
Bref, on peut écrire des tonnes sur le sujet…
PS : Tout le monde connaît cette histoire de la propagation du sida…mais, attention, rien n’a jamais été prouvé !
Ecrit par : John | 26 avril 2008
Si l'on fait le bilan, peu de choses sont réellement prouvées mon cher John. Par conséquent, j'admire ceux qui ont des certitudes !
Ecrit par : simone | 26 avril 2008
Je suis assez d'accord avec la vision de John du hasard.
Je me permets toutefois un petit bémol pour cette phrase : "Le sens d'une vie est uniquement donné par l'homme, qui, contrairement à l’animal, PENSE (donc : « EST » !) et qui se cherche systématiquement des buts à atteindre"
Je pense que ce n'est qu'une partie de la démarche.
Ecrite telle qu'elle, la phrase peut très bien s'appliquer à un déterminisme théologique et donc une absence de hasard, puisque les buts recherchés peuvent l'être dans le cadre d'un message divin.
Pour pouvoir accepter le hasard, il faut que l'Homme connaissent ses propres conditionnements, et puissent mettre en lumière ses propres motifs qui le baladent cà et là.
A partir de cette connaissance de soi (de cette recherche de la conscience) qui entraine une certaine liberté (proportionnelle à la connaissance de soi), l'Homme peut alors infléchir le cours des événements c'est à dire accepter le hasard et le "traiter".
Supposons (que n'est-ce vrai !!) que je rencontre une jolie femme par hasard dans la rue.
Tout ce qui va suivre le premier regard entre ces deux personnes dans ce moment de vie relèvera de notre connaissance de nous-même et/ou de nos conditionnements et nous en serons artisans ou pas.
Donc pour chercher des buts qui ne soient pas pré-déterminés, encore faut-il se connaître et avoir fait émerger à notre conscience nos conditionnements.
Et donc pour que le chat pense, il faudrait qu'il puisse s'autodéterminer (en être capable quoi), qu'il puisse sortir des conditionnements maternels ou de ses maîtres, en décidant par exemple de devenir végétarien.
Ecrit par : Pierre Kubick | 26 avril 2008
Pierre, je ne vais pas reprendre la dernière phrase, ces répétitions risquant d'être fastidieuses à la fin mais sur le plan de l'autodétermination, les chats prouvent qu'ils en sont capables quand ils se barrent ! Devenir végétarien ? ce n'est qu'un exemple bien sûr, puisque leur organisme n'est pas fait pour cela - ils continueront donc à se garder des aberrations que nous, pauvres humains commettons chaque jour en matière de régime. Ce que je voulais dire (il me semblait pourtant inutile de le préciser) c'est que nous avons coutume de juger d'autres espèces en partant de nos critères à nous. Ce qui me paraît constituer une démarche pour le moins fallacieuse. En clair, je trouve abusif le principe de suprématie de l'homme sur tout ce qui vit alors que nous ne sommes qu'une partie intégrante de ce tout. Nous avons étendu ce raisonnement à la nature et en récoltons actuellement les fruits, quelque peu empoisonnés semble t'il ! Après avoir décidé qu'il était l'espèce supérieure par excellence et avait à ce titre tous les droits, l'homme niant tous les principes élémentaires de symbiose déclenche des catastrophes qui aboutissent à la disparition des espèces et risquent de le mener à l'auto-destruction.
Ecrit par : simone | 26 avril 2008
"...mais sur le plan de l'autodétermination, les chats prouvent qu'ils en sont capables quand ils se barrent !"
Ils fuguent par instinct... pas par « autodétermination» !
Mais, quoique ça n'ait plus rien à voir avec ce qui nous occupe, je suis assez d'accord avec toi "que nous avons coutume de juger d'autres espèces en partant de nos critères à nous."
L’homme est aussi un « animal » (quoique surdéveloppé et conscient de son état ), malheureusement le plus féroce et destructeur de tous…
Ecrit par : John | 26 avril 2008
On va se mettre complètement (?) d'accord John, l'homme civilisé a dangereusement perdu son instinct. Ce qui fait que ceci compense cela vas tu me dire ? Quand un cataclysme est sur le point de survenir, les animaux le savent ... pas nous, c'est souvent leur comportement inhabituel qui nous en avertit. Dans la nature, ils savent quelles plantes leur sont nécessaires et ... pas nous ! Chaque espèce a sa supériorité particulière, nous l'oublions trop souvent.
Ecrit par : simone | 26 avril 2008
C’est encore une histoire de catéchisme. Le curé nous disait : « les animaux n’ont pas âme, un point c’est tout ». Evidemment, avec deux neurones on ne peut avoir d’intelligence. Et tant mieux pour eux. Il faut s’entendre sur le mot. La raison devrait-on dire. Je me demande toujours pourquoi ils sont là. Un chien je veux bien ou un chat encore qu’il pisse partout, allons-y, mais les serpents ? Et mes virus ? (je parle d’eux pour la polémique, disons les microbes, qu’on ne peut soupçonner ne n’être que des mutations chimiques dues aux médicaments allopathiques . Etaient-ils là avant nous ? Dans quel dessein ? C’est la question posée.
Tout le reste est un peu du bla bla. Les animaux n’ont l’intelligence qu’on leur prête, sinon, ils nous auraient bouffé depuis longtemps.
L’intelligence De mon klébard n’est qu’un réflexe de Pavlov, ainsi, Rasta que j’aime bien et que je trimballe toujours derrière moi, n’est qu’un confident muet, mais qui ne pense pas à autre chose qu’ à sa bouffe et un minimum de chaleur, un coin pour ses besoins, des caresses, et rien d’autre. La comparaison avec les nègres et les femmes est spécieuse.
La médecine n’est pas un art, c’est une science, c’est-à-dire que quasiment tous ses effets son reproductibles. Certes, il existe quelques médications qui agissent sans savoir comment, mais pour l’instant, ce qui est parfaite démonstration de l’empirisme.
Quant à l’origine du Sida, il faut être prudent car sujet à tous les délires. Ce que l’on sait c’est qu’il devenu endémique en partant de cercles d’homos, probablement de N.Y.
Enfin, la théorie du " HASARD " est limitée, effectivement si on ne lui attache pas la notion de nécessité. J’ai déjà à plusieurs reprises parlé (moteur de recherche interne : MONOD).
J’arrive un peu après « la bagarre », en ce qui concerne les animaux, mais John s’est chargé de rmettre les choses en place et Pierre d’en faire autant.
P.S. Une utilisation excessive d’antibiotique ne permet qu’un seule chose : la mutation justement de ces bestioles pour survivre et nous tuer, il n’y pas de génération spontanées. MDT doit chercher dans les textes pour me trouver une raison rationnelle cette fois.
Ecrit par : Teddy toujours après la bagarre | 27 avril 2008
Je confirme Teddy, la médecine n'est pas une science, c'est un Art (avec un grand A) et tout médecin honnête le reconnaît. Je le tiens de la bouche de l'un d'eux, précisément. Quant au caractère " spécieux " de l'attribution d'une âme au fil des époques, ce n'est pas ma théorie bien évidemment puisque je pense que ce que l'on nomme abstraitement " âme " est un tout réparti dans tout ce qui vit. Pour revenir aux antibiotiques, il est évident qu'ils ont contribué à la naissance d'espèces virales nouvelles en renforçant celles qui existaient déjà. J'anticipe votre question : d'où venaient les précédentes ? Si on le savait, le problème serait réglé depuis longtemps ! Quant à cette polémique concernant " l'intelligence " des animaux que d'aucuns nomment instinct. Effectivement, c'est tributaire de l'éducation que le maître leur a prodigué (je vais me permettre encore une comparaison " spécieuse " ) exactement comme les enfants. Pour m'amuser à en choquer certains, j'ajouterai que l'on n'est pas obligé de leur mettre des couches-culottes car ils sont propres plus rapidement !
Ecrit par : simone | 27 avril 2008
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