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06 avril 2008

PARIS PEKIN


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A part pour Rosa, je crois m’être mal expliqué. D’ailleurs beaucoup de personnes dans mon entourage ne sont pas d’accord avec moi sur ma vision des événements au Tibet sur le plan religion. Le mythe du Dieu vivant peut-être. Je ne suis pas le seul, écoutons Mélenchon. http://www.wikio.fr/discussion/582487?wfid=51938418
A ton clavier, Sabine...

Pour moi il s’agit de dénoncer la différence de traitement médiatique, entre la cause du peuple palestinien et celle des tibétains. « Pékin-Tel Aviv' pour moi ce serait plutôt l'absolu contraire » nous dit Simone et nous confirme John, pourtant c’est la même répression, et le même souci d’effacer la culture du pays occupé..

A quand tout cet élan actuel pour manifester contre la colonisation de la Palestine et la répression par une communauté étrangère ? Manque-t-on d’occasion ?

Bien entendu qu’il faut faire quelque chose pour que ces Jeux Olympiques soient l’occasion de faire connaître au chinois dans sa diversité, la position du monde sur le régime qui les opprime, tout en reconnaissant le phénoménal essor économique et social qui les concerne. Peyrefitte avait raison, la Chine s’est réveillée, et c’est qui avons la gueule de bois.
Commerce oblige, passant avant l’indignation soulevée par la répression de la colère tibétaine,(1) tout le monde veut manifester. C’est à qui aura la meilleure idée ; Boycottage ou pas, que faire ?  Les dirigeants politiques européens, donc le nôtre, son bien emmouscaillés et par démagogie, car de l’autre coté ils n’ont qu’une idée en tête vendre des trains, des bagnoles et des centrales atomiques, veulent jouer les  matamores sans risques. Par exemple Delanoé voudrais que les sportifs français qui participeront à la ballade de la flamme olympique à travers Paris, arborent un mot d’ordre « bateau » du genre, nous sommes pour la « Liberté des Droits de l’Homme ou « Vive la Paix ». Çà ne mange pas de pain et on a bonne conscience.
Pressé par l’indignation de l’opinion publique, le Président de la République Française n’exclut son absence à la cérémonie d’ouverture, et alors vous parlez d’un affront ? Et quand il parle d’avoir demandé aux autorités chinoises d’agir avec retenue, tout le monde s’est marré même Juppé, c’est dire.
Robert Meynard a raison seul contre beaucoup, il faut en profiter pour enfoncer le clou et écrire sur les calicots à cette occasion : « Pour la Liberté des droits de l’Homme en Chine » et exiger la liberté de circulation des journalistes étrangers, tout en sachant que cela ne servira à rien ou à pas grand chose. http://www.rsf.org/article.php3?id_article=26249
 Le Chinois lambda regardera à la télé LCD le déroulement des jeux avec quelques minutes de différé, pour éviter de montrer un geste incongru d’un athlète qui aurait des......muscles.

(1) Alimentée, il faut le signaler par des moines qui n’ont probablement rien à foutre du sort de leurs concitoyens, lesquels ne demandent certainement qu’une chose bouffer à sa faim, une télé et un peu de liberté. Toujours mon coté anticlérical qui remonte. Depuis ce matin, les moines tibétains ont une mission de toute première importance, armés de trompettes et de lamas, ils se préparent à défiler tout autour de Lhassa… afin de chasser le mal! Quand au Dalaï Lama, ce n’est pas un dieu, et pour cause n’est-ce pas les déistes ? C’est un homme politique avec toutes les turpitudes inévitables et nécessaire du métier.



Commentaires

Le tout est (selon moi) de savoir si le Tibet peut ou non, être considéré comme une province chinoise ? Ce qui semble être l'avis du gouvernement de Pékin car bien avant l'intervention de Mao, le protectorat chinois était déjà en place. Loin de moi l'idée de justifier les répressions sanglantes qui ont suivi mais une théocratie perdurant sous un régime communiste, la cohabitation semble pour le moins inconcevable. D'ailleurs, j'ai cru comprendre que les tibétains ne revendiquaient pas l'indépendance mais une simple autonomie. En clair, le droit de vivre comme ils l'entendent, c.a.d. sur le modèle théocratique sous un régime qui n'a plus de communiste que le nom. Le peuple tibétain vivant d'évidence en plein Moyen Age (sur le plan cultuel) nous assistons à la révolte d'une ethnie vassale vis à vis de son suzerain. C'est du moins ainsi que je perçois les choses mais j'ai sans doute tort et souhaite me tromper.
Par conséquent, rien à voir avec l'exemple d'un groupe de population persécuté en Occident dont les rescapés furent expulsés et imposés au nom de la suprématie de certains gouvernements sur d'autres pour enfin chasser les habitants des lieux au profit des arrivants ...
En réalité, la Chine fiche actuellement une trouille bleue, puisqu'en pleine extension tandis que partout ailleurs, l'économie va mal. Cette histoire du peuple tibétain constitue le tendon d'Achille idéal et l'occasion était trop belle pour ne pas l'exploiter. Un sordide calcul a toujours précédé les ingérances et tout cela pue la manipulation à plein nez ! Quant aux Droits de l' Homme commençons par balayer devant notre porte qui n'est pas absolument " blanc-bleu " (voir le problème des expulsions) -

Ecrit par : simone | 06 avril 2008

Comme je le disais déjà le 30 mars, mon « sixième sens » me dit que cette histoire du Tibet sonne faux, est téléguidée , manipulée depuis longue date !
On se demande ce que « ils » veulent au juste ? Quel dialogue est-ce qu’ils veulent instaurer ?
Qui est vraiment (quel état) derrière cette histoire ?

Tout semble trouble et ambigu …

Comme le dit Simone : « Un sordide calcul a toujours précédé les ingérences et tout cela pue la manipulation à plein nez ! »

J’en conviens que la Chine est un régime totalitaire (et à la fois ultra-libérale), mais petite réflexion de « real-politik », qui s’adresse à tous :

Comment gérer 1/5 de la population mondiale autrement, sans pour autant tomber dans des scénarios de démembrements de l’Etat chinois, d’anarchie et de surpopulation (mondiale) ?

Je n’ai pas la réponse…


Et je soutiens que le Tibet n’est pas la Palestine !
L’histoire n’est pas du tout la même !

Teddy se demande : « A quand tout cet élan actuel pour manifester contre la colonisation de la Palestine et la répression par une communauté étrangère ? Manque-t-on d’occasion ? »

JAMAIS !

Le lobby sioniste (tant pis si je me fais traiter d’antisémite, moi je sais que je ne le suis pas…) est malheureusement partout, dans tous les pays, dans les associations de base jusqu’aux échelons du pouvoir !
En plus, nous ne parvenons pas à nous défaire d’une culpabilité commune, transmise et entretenue depuis des générations, à propos de la shoa !

Ecrit par : John | 07 avril 2008

Je voudrais rassurer Teddy (en dehors de toute comparaison historique) - moi non plus, je ne comprends pas (ou comprends trop ! ) tout ce battage qui est fait autour de la répression chinoise alors que l'on conserve un pieux silence vis à vis d' Israël ...
C'est une fois de plus, 2 poids, 2 mesures mais il en a toujours été ainsi, non ? Actuellement, pour détourner l'attention de ce bon peuple français qui a la réputation d'être complètement inculte politiquement, nous avons l'affaire Fourniret, les J.O. de Pékin, sans oublier le cas Ingrid Bettancourt alors que le gouvernement colombien n'est pas sans reproches ... Bref, on nous donne du grain à moudre afin de détourner notre attention de tout ce qui se passe (ou devrait avoir lieu mais stagne) hic et nunc. Bref, on nous oblige à voir ce qu'il faut voir afin de mieux occulter le reste. Comme toujours ...

Ecrit par : simone | 07 avril 2008

Pour mieux comprendre le Tibet, car l’image transmise par les médias est erronée, je reproduis ici l’ excellent article de Michaël Parenti , « Le mythe du Tibet » :



« Un des meilleurs analystes de l'impérialisme US révèle les dessous du "mythe du Tibet", du Dalaï Lama et de certains aspects du bouddhisme... Comment vivait-on lorsque les moines dirigeaient le Tibet ? Quelle a vraiment été la politique de la Chine dans cette région ? Et celle de la CIA ?

L’histoire du Christianisme, celle du Judaïsme, celle de l'Hindouisme et celle de l'Islam sont fortement marquées par la violence. A travers les âges, les religieux ont toujours invoqué un mandat divin pour massacrer des infidèles, des hérétiques, et même d'autres dévots au sein de leurs propres rangs. Certaines personnes soutiennent que le Bouddhisme est différent, qu'il se distingue nettement de la violence chronique des autres religions. Certes, pour certains praticiens à l’Ouest, le Bouddhisme est plus une discipline spirituelle et psychologique qu'une théologie au sens habituel. Il offre des techniques méditatives censées promouvoir la lumière et l'harmonie en soi. Mais à l’instar de n’importe quel autre système de croyance, le Bouddhisme ne doit pas être appréhendé uniquement par ses enseignements, mais aussi en fonction du comportement effectif de ses partisans.


Le bouddhisme est-il une exception ?


Un regard sur l'histoire révèle que les organisations bouddhistes ne se sont pas abstenues d'actes violents si caractéristiques aux groupes religieux. Au Tibet, du début du dix-septième siècle jusqu’au sein du dix-huitième siècle, des sectes bouddhistes rivales se sont livrées à des affrontements armés et à des exécutions sommaires.1 Au vingtième siècle, en Thaïlande, en Birmanie, en Corée, au Japon, et ailleurs, des Bouddhistes se sont battus aussi bien entre eux qu’avec des non-bouddhistes. Au Sri Lanka, des batailles rangées au nom du Bouddhisme font partie de l'histoire cingalaise.2



Il y a juste quelques années en Corée du Sud, des milliers de moines de l'ordre bouddhiste Chogye se sont battus entre eux à grand renfort de coup de poings, de pierres, de bombes incendiaires et de gourdins, dans des batailles rangées qui ont duré plusieurs semaines. Ils rivalisaient pour le contrôle de l'ordre, le plus grand en Corée du Sud, avec un budget annuel de 9,2 millions de dollars, auquel il faut ajouter des millions de dollars en biens immobiliers ainsi que le privilège d’appointer 1.700 moines à des devoirs divers. Les bagarres ont en partie détruit les principaux sanctuaires bouddhistes et ont fait des dizaines de blessés parmi les moines, dont certains sérieusement. Le public coréen manifesta son dédain envers les deux camps, estimant que quelque soit la clique de moines qui prendrait le contrôle, "elle utiliserait les dons des fidèles pour acquérir des maisons luxueuses et des voitures onéreuses".3



Mais qu’en était-il du Dalaï-lama et du Tibet qu'il a présidé avant l'intervention chinoise en 1959 ? Il est largement répandu par beaucoup de dévots bouddhistes que l’ancien Tibet était un royaume consacré à la spiritualité, exempt de styles de vie égoïstes, de matérialisme vide et de vices corrupteurs qui infestent la société industrialisée moderne. Les mass media occidentaux, les livres de voyage, les romans et les films Hollywoodiens ont dépeint la théocratie tibétaine comme un véritable Shangri-La (paradis terrestre).



Le Dalaï-lama, lui-même, a affirmé que "l'influence pénétrante du Bouddhisme" au Tibet, "au milieu des espaces grand ouverts d'un environnement non corrompu a eu pour effet de produire une société consacrée à la paix et à l'harmonie. Nous jouissions de la liberté et du contentement."4 Une lecture de l'histoire du Tibet suggère une image différente. Au treizième siècle, l'Empereur Kublai Khan a créé le premier Grand Lama, qui devait présider tous les autres lamas à l'instar d'un pape qui préside ses évêques. Plusieurs siècles plus tard, l'Empereur de Chine a envoyé une armée au Tibet pour soutenir le Grand Lama, un homme ambitieux de 25 ans, qui s'est alors donné le titre de Dalaï (Océan) lama, dirigeant de tout le Tibet. C'est tout à fait une ironie de l’histoire : le premier Dalaï-lama a été installé par une armée chinoise.



Pour élever son autorité, le premier Dalaï-lama saisit les monastères qui n'appartenaient pas à sa secte et aurait détruit les écritures bouddhistes qui étaient en désaccord avec sa revendication à la divinité. Le Dalaï-lama qui lui a succédé a poursuivi une vie sybaritique, jouissant de la compagnie de beaucoup de maîtresses, faisant la fête avec des amis, et agissant entre autres façons considérées inconvenantes pour une divinité incarnée. Pour cela, il fut éliminé par ses prêtres. Durant 170 ans, malgré leur statut reconnu de dieu, cinq Dalaï-lama ont été assassinés par leurs grands prêtres ou par d'autres courtisans.5


Shangri-La (pour Seigneurs et Lamas)


Les religions ont eu un rapport étroit non seulement avec la violence mais aussi avec l'exploitation économique. En effet, c'est souvent l'exploitation économique qui nécessite la violence. Tel était le cas avec la théocratie tibétaine. Jusque 1959, quand le Dalaï-lama a fini de présider le Tibet, la plupart de la terre arable était toujours organisée en domaines seigneuriaux travaillés par des serfs. Même un auteur sympathisant du vieil ordre admet que "bon nombre de domaines ont appartenu aux monastères et la plupart d'entre eux ont amassé d’immenses richesses.... De plus, certains moines et lamas individuellement ont pu accumuler une grande richesse par la participation active dans le commerce et le prêt d'argent."6 Le monastère de Drepung était un des plus grands propriétaires terriens dans le monde, avec ses 185 manoirs, 25.000 serfs, 300 grands pâturages et 16.000 bergers. La richesse des monastères est allée aux lamas ayant le grade le plus élevé, beaucoup d'entre eux étant les rejetons de familles aristocratiques.



Les leaders séculiers firent aussi bien. Un exemple notable était le commandant en chef de l'armée tibétaine, qui possédait 4.000 kilomètres carrés de terre et 3.500 serfs. Il était aussi un membre du Cabinet intime du Dalaï-lama.7 Le vieux Tibet a été faussement représenté par certains de ses admirateurs Occidentaux comme "une nation qui n'a exigé aucune police parce que ses gens ont volontairement observé les lois du karma."8 En fait, il avait une armée professionnelle, bien que petite, qui a servi comme une gendarmerie en faveur des propriétaires pour maintenir l'ordre et traquer des serfs fugitifs. »

Ecrit par : John | 07 avril 2008

Merci John pour cet historique bien utile. Le Dalaï-Lama nous est toujours présenté comme une victime frisant le martyre et personnellement je me suis toujours interrogée sur le personnage qui ne représente que la face visible de l'iceberg ... Il y a d'obscurs intérêts derrière tout cela, j'en demeure convaincue.

Ecrit par : simone | 07 avril 2008

Je m’étonne des dizaines d’incidents qui se sont produits hier lors de l’arrivée de la flamme à Paris ?!

Imaginons pendant cinq secondes, le même parcours …mais avec Bush ou Sarkozy : ils seraient déjà morts …dix fois !

Ou bien la sécurité a été très mal préparée ( quoique c’était évident qu’il allait y avoir des « problèmes »), ou bien les autorités ont délibérément laisser faire … en intervenant, assez violemment, à la dernière minute ?

Dans un Sarkoland plus que sécurisé, je ne peux qu'opter pour la deuxième solution … une hypocrisie et une manipulation de plus du pouvoir en place !

FREE FRANCE !

Ecrit par : John | 08 avril 2008

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