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06 avril 2008
DIEU EST DIEU NON DE DIEU
< La place des dieux,: au musée ! ZEUS Dieu des dieux.
Il est difficile de répondre à de si longs commentaires, mais point par point je vais essayer d’être clair. Cela mérite un post.
Au premier abord et même par la suite, notre nouvel intervenant semble d’accord avec moi, ne serait-ce simplement que de la rhétorique ? Je cois bien.
*J’ai créé le mot crédopathe trouvant le mot crédule un peu faible (j’utilise parfois le mot crédomaniaque dans les cas graves) en partant du préfixe latin credo et le suffixe grec pathos qui signifie : souffrance, passion , mais surtout dans son sens plus moderne lésion (-pathie) Crédopathe : atteint de crédopathie, attitude qui consiste à croire à tout sans raisonner à l’irrationnel et à la pensée magique. Quand au mot athéologie il s’agit bien d’une étude de la théologie pour le réfuter, titre de l’ouvrage de Michel Onfray. En ce qui concerne le mot athéisme (deux choses différentes) je conviens que son sens ou sa définition est lui aussi approximatif et non satisfaisante. C’est un débat qui, il y a quelques temps déjà avait passionné les lecteurs de l’époque.
*Nier l’existence des dieux et lutter contre l’irrationnel, n’est-ce pas le discours des néo-croyants, pour qui la religion n’exerce plus le rôle qu’elle tenait jadis avec les conséquences désastreuses que l’on connaît et qui se perpétuent pourtant avec l’hégémonie coranique en terre d’Islam. Faire la différence entre LA croyance en Dieu et LES croyances relève pour moi de la même démarche : rechercher des réponses à des questions qui ne se posent pas ou plus, d’autre part, je ne vois pas de dissemblance entre croire en la résurrection, le spiritisme, les miracles, l’homéopathie ou l’argilothérapie.
Effectivement toutes les croyances décrites par notre ami sont à mettre dans le même panier et à repousser : que ce Dieu soit bon ou mauvais ne regarde que les croyants eux-mêmes, surtout pas les incroyants de mon espèce, cela ne s’adresse pas non plus évidemment aux croyants de base, j’en suis désolé mais, pour eux ce Dieu n’est pas le leur. Dieu est Dieu non de Dieu (Maurice Clavel) celui de l’Eglise catholique et Romaine qui a créé le ciel et la terre en 6 jours. ( Sauf les virus ? ?)
Cela ne regarde encore moins la trop petite part des hommes qui vivent hors de cette polémique. Pour eux, il n’est pas question de se poser cette question : Dieu ou pas Dieu ? Qu’ils trouvent ridicule et vaine. Mes enfants par exemple, et j’en connais un paquet d’autre, vivent hors de concept et aussi bien ou aussi mal que les croyants.
*Voltaire et Rousseau, ceux que chantait Gavroche, vivaient dans un monde chrétien et pour eux, il était hors de propos de nier l’existence de Dieu, mais ils ont souligné les incohérences des dogmes qui sont les piliers des religions.
*Dire que l’homme a créé dieu est inexact, c’est vrai. L’homme a créé LES DIEUX et celui de MDT n’est qu’un concept, la synthèse de religions précédentes et le besoin politique d’un dieu unique et fédérateur, d’où la création du mot religion, effectivement qui signifie relier. Je cite Simone « Un peu nébuleux pour servir de base à un dogme, vous ne trouvez pas ? En fait, la religion est la trouvaille géniale qui permet de canaliser les hommes dans une direction prévue afin de servir de prolongement à la politique ce qu'un homme (ou une femme) libre ne saurait accepter ».
*En ce qui concerne l’allusion à la crucifixion, il me semble qu’il y a là une petite erreur. Les suppliciés de l’époque romaine, ceux condamnés à être suspendus par les poignets mourraient d’asphyxie par la tétanisation des muscles respiratoires, clous où pas qui ne sont qu’une image qui nous vient des fakirs. (Je plaisante) Les dernières paroles du Christ ne sont qu’une citation littéraire, une jolie phrase collée sur des manuscrits apocryphes par des scribes zélés aux ordres des puissants de l’époque.
*Dire que « la foi est incarnée et nous nous rejoignons sur ce point » est un non sens. La foi est acquise, surtout celle en un Dieu qui n’est même pas universel. Que son fils n’est-il pas descendu sur terre au Pérou ou en Océanie ? Il faudrait, non pas pour mettre un terme à cette polémique sans fin, mais faire avancer le débat sur le fameux dilemme qui consiste à affirmer selon certains qu’il est impossible de prouver l’existence ou non de Dieu, poser le postulat suivant :
Les martiens sont les créateurs du monde et nous régentent. Construire autour de cela toute une théorie, d’écrire la bible de Raël et de nous obliger de croire à cette fadaise, par la force. Comment prouver que ceci est faux, ou que les clercs de cette pensée ont raison ?
Que je sache, il n’y a aucun groupe humain qui depuis de l’humanité a affirmé d’emblée qu’il ne pouvait y avoir de créateur du monde, par contre on connaît les groupes humains qui ont affirmé qu’un Dieu, être supérieur, existait en nous demandant d’y croire.
Tout est dans le verbe croire.
*Au sujet de l'incarnation de la foi qui serait un risque, cela me conforte dans le choix de mon néologisme, il s’agit bien de souffrance, une angoisse permanente de la recherche du divin rédempteur. Etre athée est enfin être libéré de cette inquiétude que les déistes et fidéistes ne peuvent se défaire
MDT fait partie de ceux qui voudraient s’adresser directement à leur Dieu, sans intermédiaire, c’est une démarche plutôt protestante qui débouche sur la recherche personnelle ou intime de dieu. Sans toutefois écarter le droit aux croyants de se réunir, qui dit le contraire. ?
Il suffit ensuite de faire le pas et trouver dans les évangiles, œuvres encore plus humaines que le concept du divin, les contradictions, les enfantillages et dans la Bible l’a amalgame de livres d’Histoire et de morale anachronique, pour jeter sa chasuble par- dessus les moulins.
*Je fais partie de ceux qui pensent que la laïcité est à parfaire, mais qu’elle a ses limites et doit laisser la place à une autre forme de conquête de liberté. L’athéisme qu’il faudra bien rebaptiser d’ailleurs, c’est la lutte (encore un mot que je n’aime pas, militer non plus) contre les fausses idéologies parmi lesquelles je classe la croyance au divin qui débouchera inéluctablement par la disparition de toute forme de religion d’obscurantisme et de surnaturel.
*Un athée est bien entendu un chrétien d’écu, puisque volontairement dès son plus jeune âge on lui parle du petit Jésus et d’un Christ rédempteur, et lorsqu’il s’aperçoit que ce sont des bobards, il est forcément d’écu et en quelque sorte trahi, comme nous le dit Simone, par ceux qui lui on fait croire en une représentation « idéale » Non pas par un dieu auquel il ne croit plus. On ne peut taxer de trahison quelqu’un qui n’existe pas
C’est pourquoi dans ma note "les sectes et la crédopathie, je proposais des solutions, justement pour éviter le sentiment d’une cruelle déception, ce qui n’est pas une bonne chose et qui peut déboucher sur une certaine véhémence pour ne pas dire plus. On peut aussi dire que tous les enfants du monde (riche) sont des déçus du Père-Noël.
*J’ai beaucoup de réticence devant le mot agnostique (décidément je fais dans le lexique aujourd’hui) d’abord à son origine historique et dans son utilisation dans le langage courant. Je pense qu’on ne peut hésiter et se refaire le pari de Pascal toute sa vie et avoir les fesses entre deux chaises et laisser les curés faire leur besogne.
*Enfin, dire que « L’embrigadement religieux-hors les mouvements sectaires a quand même du plomb dans l’aile » c’est faire fi de la catéchèse néo-chrétienne et musulmane.
18:14 Publié dans recherche | Lien permanent | Commentaires (48) | Envoyer cette note | Tags : religion, dieux dieu, athéisme, théologie, laicite





Commentaires
Dernières nouvelles :
Nous venons d'apprendre la mort de Moïse. Dans sa demeure de Beverly Hills, à 84 balais. Il aurait planqué l'exemplaire original des Dix Commademments on ne sais où.
Non de Dieu. !
Ecrit par : teddy | 06 avril 2008
Teddy, il me plait bien, moi - ce Zeus ! J'aurais même pour lui les yeux de Léda. J'ai du reste pensé à une époque que Gautier-Sylla lui ressemblait mais hélas, il n'était pas immortel ... A mon tour de vous citer : " les croyances relèvent pour moi de la même démarche, rechercher des réponses à des questions qui ne se posent pas ou plus." Serais-je passée à côté de la solution ? Oedipe interroge éternellement la Sphynge pourtant et nos scientifiques ne font rien d'autre que je sache. Il semble que le croyant ait choisi de croire pour ne plus se poser de questions et par conséquent, il a inventé une réponse.
Quant à l'athée intégral (pléonasme ? ...) ce dernier prétend que les questions n'existent pas, de ce fait inutile de chercher une réponse : "élémentaire mon cher Watson". Un peu réducteur, non ? ...
Il existe par conséquent une troisième voie, celle de l'agnosticisme (suspecte bien sûr, aux deux premiers) L'un ne prend pas au sérieux et l'autre aimerait bien récupérer ... Pour moi, les convictions sont des impasses dans lesquelles je refuse de m'engager, l'esprit ayant besoin d'être libre pour exister, tout simplement.
Ecrit par : simone | 06 avril 2008
Mille excuses : étant plutôt axé sur l'autre post, ce n'est qu'à l'instant que je découvre celui-ci. Les premières lignes laissant entendre qu'il constitue une sorte de suite à l'autre, je m'y pencherai bien volontiers en temps voulu.
À bientôt donc !
Ecrit par : MDT | 06 avril 2008
Ouh là là ! On en fait dire des choses à MDT qu’il n’a pas dites ; on lui en met des étiquettes qui lui vont comme un pantalon à carreaux sied à une chemise à fleurs ! Tâchons de décortiquer un peu tout cela… et pas simplement pour le plaisir de la rhétorique. (« discours vain et pompeux » selon le dico : pas très affriolant sur de tels sujets…)
Va pour les définitions de la « crédopathie » et de « l’athéologie » : c’est bien ainsi que je les entendais, étymologie comprise. Je suis un horrible affreux, car non seulement je les entends mais… je les récupère. (À moins naturellement qu’il y ait un copyright !) En tant que crédoSYMpathisant (et j’espère pas trop antipathique), j’ai un petit avantage sur l’athée : je suis aux premières loges pour OBSERVER de près (parfois, de très près…) une certaine crédopathie que je ne réfute pas. Dès lors, estimant que sur certains points la cohérence est plus au rendez-vous chez les intervenants de ce blog que chez quelques-uns de mes coreligionnaires, j’en déduis que ces derniers ne sont pas étrangers à une certaine forme de crédopathie. Quant à l’athéologie, au nom de quoi serait-elle réservée à l’athée ? Surtout si elle prétend « réfuter » la théologie ! Du reste, certaines études théologiques ne sont pas gravées dans le marbre et peuvent légitimement être réfutées par les croyants eux-mêmes. Ce qui ne fait pas pour autant de votre serviteur un protestant, point sur lequel je reviendrai plus tard. Ne nous méprenons pas : je ne vais pas ici « raisonner à l’inverse de soi » selon le mot de Simone. C’est-à-dire qu’il ne s’agit pas de me « venger » en récupérant l’athéologie pour la « réfuter » à mon tour au moyen d’arguments théologiques. Je vais peut-être vous surprendre, mais je ne suis pas très porté sur la théologie en elle-même. Non que je m’en défie, mais je n’en fais pas un absolu : je trouve même le terme un peu présomptueux, étymologiquement parlant. Mot à mot, « l’étude de Dieu » me semble aussi sérieuse que celle de la fourmi qui « étudie » l’éléphant. L’athéologie m’intéresse presque PLUS, parce que les choses ont le mérite d’être claires à l’affichage : Dieu étant davantage un « repoussoir » qu’un sujet de vénération, on Lui fait moins dire ce qu’Il ne dit pas ! A priori, quelqu’un « qui n’existe pas » ne parle pas. En ce sens, l’athéologue est mieux placé que le théologien pour déceler une parole divine aux forts relents humains.
« Nier l’existence des dieux et lutter contre l’irrationnel, n’est-ce pas le discours des néo-croyants, pour qui la religion n’exerce plus le rôle qu’elle tenait jadis avec les conséquences désastreuses que l’on connaît et qui se perpétuent pourtant avec l’hégémonie coranique en terre d’Islam ? » Je rajoute juste le point d’interrogation final, cette phrase étant manifestement interrogative. Position intellectuelle honnête, que je salue ici. Je flatte un peu… histoire d’être plus à l’aise pour y répondre par la négative, en ce qui ME concerne ! D’abord, un « néo-croyant » c’est quoi ? Un nouveau converti ? Un nouveau transfuge ? Un « nouveau riche » spirituel ? « Nier l’existence des dieux et lutter contre l’irrationnel » : oui, plus que jamais. Quant au reste, « la religion qui n’exerce plus le rôle qu’elle tenait jadis », ce ne serait plus de la « néo-croyance » mais au contraire pieuse nostalgie d’un hypothétique âge d’or de la religion de la part d’un « archéo-croyant » ! Pas besoin de contreforts pour être croyant aujourd’hui et maintenant : hier, c’est fini et demain n’existe pas encore. « L’hégémonie coranique en terre d’Islam » est une réalité que je déplore au moins autant que vous… d’autant qu’elle ne se limite nullement à la terre d’islam. La nature a toujours eu horreur du vide : cela vaut AUSSI pour ce qui la surplombe. Ici, le match de ping-pong entre croyants et athées est un match nul : un partout. Cela dit, il y a d’un côté l’islam… et de l’autre les musulmans.
« Faire la différence entre LA croyance en Dieu et LES croyances relève pour moi de la même démarche : rechercher des réponses à des questions qui ne se posent pas ou plus, d’autre part, je ne vois pas de dissemblance entre croire en la résurrection, le spiritisme, les miracles, l’homéopathie ou l’argilothérapie. » Pour VOUS, cela relève de la même démarche. Pas pour moi, naturellement, sinon j’abonderais dans votre sens quand vous amalgamez comme ci-dessus l’islam avec le reste. Tout simplement parce que ces « questions qui ne se posent pas ou plus » sont des questions que VOUS ne vous posez pas ou plus. Il est vrai que vous assimilez le croyant à quelqu’un qui a des réponses… et qui les applique avec des résultats pour le moins mitigés, pour ne pas dire plus… À s’en tenir là, il est effectivement assez logique de mélanger gaiement « la résurrection, le spiritisme, les miracles, l’homéopathie ou l’argilothérapie. » Mais attention : vous frisez là la crédopathie inversée !!! Ce que vous confirmez dans les propos qui suivent : « Effectivement toutes les croyances décrites par notre ami sont à mettre dans le même panier et à repousser… » !
À suivre : il se fait tard, et j’ai parfois le regret de ne pas être un pur esprit !…
Ecrit par : MDT | 07 avril 2008
Contrairement à Simone, je pense que la 3e voie, pourrait être la libre pensée.
Et sur un plan sociétal, comme solution au vivre ensemble : la laïcité.
Se baser sur la foi (ou non) en un dieu pour se déterminer et entrer en relation avec l'autre nous entraine droit dans le mur.
Le mieux serait donc de contenir la foi dans la vie privée.
En effet, si pour un musulman, la foi et la spiritualité sont prééminentes, il n'en va pas de même pour les chrétiens, athées ou agnostiques qui privilégient la quête de soi, la dimension relationnelle, l'amour ou l'amitié.
On est dans deux logiques différentes.
Privilégier la dimension relationnelle, la quête de soi ou l'amour c'est bien une démarche individualiste et laïque.
On peut trouver des libres-penseurs dans les différentes catégories de pensée : déistes, agnostiques, athées.
Le libre-penseur refuse tout dogme et milite en faveur d'une pensée pour laquelle aucune idée révélée, décrétée, ou présentée comme une certitude, ne fait autorité, en particulier dans les questions religieuses.
Il me semble absurde de se définir par sa propre spiritualité (qui éloigne) alors que se définir par les valeurs laïques, universelles par définition, qu'on défend rassemble.
Pour moi, finalement, la laïcité est le seul compromis possible pour vivre harmonieusement dans une société multiculturelle.
Ecrit par : Pierre kubick | 07 avril 2008
Je ne vois pas en quoi un ou une agnostique ne pourrait être libre penseur. Il n'y a aucune incompatibllité et je pense avoir toujours agi et pensé librement. Quant à militer ... attention ! ne faisons pas ce que nous reprochons au camp d'en face. Moi, je ne veux convertir personne. Chacun est libre de penser comme il l'entend !
Ecrit par : simone | 07 avril 2008
Suite et fin... de mon commentaire du commentaire de Teddy :
Bonsoir,
« … que ce Dieu soit bon ou mauvais ne regarde que les croyants eux-mêmes, surtout pas les incroyants de mon espèce… » Juste une remarque : cette distanciation par rapport à Dieu ne relève-t-elle pas un peu quand même de l’a priori d’un côté plus « mauvais » que « bon » ?
Pour ceux chez qui « il n’est pas question de se poser cette question : Dieu ou pas Dieu ? Qu’ils trouvent ridicule et vaine » puis « j’en connais un paquet d’autre, vivent hors de concept et aussi bien ou aussi mal que les croyants », j’en connais aussi… voire qui vivent MIEUX que des « croyants » ! Quant à savoir s’ils se sont posés la question de Dieu ou pas Dieu, cela relève de leur for interne. Extérieurement, je conviens qu’on la trouve « ridicule et vaine », qu’on l’exprime comme telle un jour et qu’on soit plus nuancé un autre jour : dans un sens ou dans l’autre, la vie n’est jamais figée. Ou alors ce n’est plus la vie. Pour le reste –et que nous y croyons ou non- nous sommes jugés sur l’amour, pas sur la foi dans ses manifestations extérieures. Et là, plus de frontières pour personne… (à moins évidemment d’être un chantre de la haine et de la violence !) C’est pourquoi on peut effectivement vivre hors du « concept » sans sentir davantage le soufre que bien des croyants confits en dévotion le dimanche et beaux salauds la semaine…
« Voltaire et Rousseau […] ont souligné les incohérences des dogmes qui sont les piliers des religions. » Et pourquoi pas ? Des incohérences dans les dogmes, nous en trouverons toujours : c’est mon fameux « risque de l’incarnation » qui est évoqué plus loin. Faut-il alors supprimer le bébé avec l’eau de son bain, en faisant table rase de tout dogme ? C’est un peu votre position, non ? Mais le refus de tout dogme n’est-il pas lui-même un dogme ? C’est un peu le chat qui se mord la queue… Enfin, Voltaire et Rousseau sont-ils eux-mêmes exempts d’incohérences ?
Le Dieu « de MDT n’est qu’un concept, la synthèse de religions précédentes et le besoin politique d’un dieu unique et fédérateur.. » Merci pour le « concept » ! Vous n’êtes cependant pas loin : il suffit de monter à l’étage au-dessus. Le Dieu de MDT est à ses yeux Le Concepteur. Unique et Fédérateur, certes… mais pourquoi diantre vouloir Le réduire à un « besoin politique » ? À Dieu ce qui est à Dieu, à César ce qui est à César. « La synthèse de religions précédentes » ? Je dirais plutôt la récupération –dans le bon sens du terme !- de ce qu’il y a de positif dans les dites religions précédentes. En « néo-croyance » (sic), on dénomme cela inculturation. Maintenant, vous faites peut-être aussi référence à ces fameuses controverses sur les dates de Noël ou Pâques, accusées d’occulter en les supplantant les cultes païens qui les précédaient ? Mais la cohabitation d’un culte chrétien avec un culte païen est-elle vraiment un facteur de paix, à votre avis ?
« En ce qui concerne l’allusion à la crucifixion », je laisse volontiers votre fakir en discuter avec le Dr Barbet qui l’a étudiée sans état d’âme d’un point de vue strictement clinique ! Sur le principe létal, vous avez raison : « les condamnés suspendus par les poignets mouraient d’asphyxie par la tétanisation des muscles respiratoires ». Les clous sont un « plus », si je puis dire : même Thomas n’y croyait pas au moment des faits. « Les dernières paroles du Christ ne sont qu’une citation littéraire, une jolie phrase collée sur des manuscrits apocryphes par des scribes zélés aux ordres des puissants de l’époque. » En voilà aussi une jolie phrase qui véhicule –pardonnez-moi- des poncifs qui ont commencé à circuler dès la Résurrection par le biais de vos « scribes zélés aux ordres des puissants de l’époque » ! Très politically incorrect, la Résurrection. Elle le sera toujours, bien qu’elle n’aie jamais réellement menacé le pouvoir de César, n’étant pas du même ordre.
« Dire que « la foi est incarnée et nous nous rejoignons sur ce point » est un non sens. » Un non sens… ou un sens interdit ? En quoi est-ce un non sens ? Vous préféreriez une foi désincarnée ? Exactement ce contre quoi je peste… et quelque part, vous aussi en fustigeant des incarnations discutables parce que contredisant ce qu’elles prônent ! D’où le fait que « nous nous rejoignons ». « La foi est acquise, surtout celle en un Dieu qui n’est même pas universel. » Négatif : la foi n’est PAS acquise, comme un droit du même nom. Si elle ne s’alimente pas à la source, elle s’atrophie : idem si elle s’alimente à des sources polluées qui ne sont pas innocentes dans la perception d’un « Dieu même pas universel ». Elle n’est pas innée non plus, et ce pour la même raison. « Que son fils n’est-il pas descendu sur terre au Pérou ou en Océanie ? » Cela, c’est le choix de Dieu : ni le vôtre ni le mien. Ce n’est pas moi qui ai rappelé le fameux titre de Maurice Clavel… qui ne dit d’ailleurs pas autre chose dans son livre ! Dieu est Dieu : Il voit infiniment plus loin que MDT, Teddy et j’en passe…
« Obliger de croire », que ce soit des fadaises ou non, c’est cela qui est un non sens. Dieu Lui-même ne contraint pas : Il propose et l’homme dispose. Tout simplement parce que c’est une histoire d’amour ! Vous obligeriez quelqu’un à vous aimer avec un canon de révolver sur la tempe, vous ? Pour ma part, je crois peu à l’efficacité de cette méthode. Qu’elle se soit pratiquée en d’autres temps –ou qu’elle se pratique encore en d’autres lieux- est indéfendable, et vous donne raison sur le point suivant : ce n’est plus de la religion mais de la politique faussement divinisée.
« Au sujet de l'incarnation de la foi qui serait un risque, cela me conforte dans le choix de mon néologisme, il s’agit bien de souffrance, une angoisse permanente de la recherche du divin rédempteur. Etre athée est enfin être libéré de cette inquiétude que les déistes et fidéistes ne peuvent se défaire. » Nous voici donc face à cette « incarnation de la foi » qui vous donne de l’urticaire ! Ici, je crains devoir bousculer un peu votre « confort ». Vous assimilez un peu rapidement le risque à la souffrance, voire à l’angoisse ! (Et permanente, avec ça !) Il est vrai qu’en tant que crédopathologue, c’était un peu inévitable. Il ne me sera pas trop difficile de relativiser votre propos, en prenant un exemple concret qui devrait vous parler. Imaginons un catholique, apostolique et romain (l’horreur intégrale pour un athée !) qui devise en toute sérénité sur un blog que j’appellerai (mais chut…) « Laïcité, athéisme & crédopathie ». Un titre pareil indiquant assez la couleur, il va de soi qu’un croyant va immédiatement avoir peur de « souffrir », voire d’être « en permanence angoissé » face à ce qui est visiblement une détraction « du divin rédempteur ». En trois mots : vade retro satanas et que je fuie au grand galop ! Je n’ai pas de tensiomètre sous la main, mais il me semble que mes doigts ne tremblent pas trop sur mon clavier. Le taux d’adrénaline ne me semble pas atteindre des sommets. Pour tout dire, je vais plutôt bien. Pourtant, ne suis-je pas en train de prendre un épouvantable risque, en me compromettant ainsi ? J’irai même plus loin : j’aurais eu des scrupules à ne pas me manifester après avoir lu certains propos tenus ici ou là… et j’aurais eu du mal à me « libérer de cette inquiétude ». Pourquoi ? Parce que cette attitude de fuite aurait été un déni d’incarnation de ma foi. Je me défais bien volontiers du « déiste » et du « fidéiste » (surtout du « fidéiste » !) parce qu’ils m’encombrent et m’empêchent de respirer. De plus, aucune raison que les « istes/ismes » rencontrent chez moi plus d’échos par Teddy que par Pierre !…
Je crois aussi que baignant dans un monde qui cultive l’angoisse permanente -plus réelle- du zéro risque (ce qui fait le bonheur des assureurs !), nous entretenons plus ou moins consciemment ce mythe du risque-égale-souffrance. Cela ne tiendrait-il pas en partie à la… naissance ? Qu’est-ce que la naissance, sinon l’incarnation de la vie ? C’est même le passage d’un état de vie à un autre état de vie. Et justement, ce passage est douloureux. La naissance est un risque ! Si la gynécologie a fait d’incontestables progrès, l’accouchement sans douleur pour tout le monde reste un vœu pieux. On peut être crédopathe jusqu’à refuser une péridurale ! De toute façon, l’enfant qui paraît sort d’un milieu protégé pour aborder parfois brutalement notre monde. Ce risque, il le prend : lui n’a d’ailleurs pas trop le choix ! Une fois lavé et cajolé, toutes les souffrances de l’arrivée sont bien vite oubliées, tant chez la mère que chez l’enfant. Quant au père, lui n’a rien senti ! D’ailleurs, est-ce bien lui le père ? Au fond, la paternité a longtemps été un acte de foi…
« MDT fait partie de ceux qui voudraient s’adresser directement à leur Dieu, sans intermédiaire, c’est une démarche plutôt protestante qui débouche sur la recherche personnelle ou intime de dieu. Sans toutefois écarter le droit aux croyants de se réunir, qui dit le contraire. ? » Je vous concède que « s’adresser directement à son Dieu, sans intermédiaire, c’est une démarche plutôt protestante ». Quant à en déduire que « MDT fait partie » de ceux qui pratiquent de la sorte, voilà qui est à nouveau un peu expéditif ! Où avez-vous vu que je supprimais les intermédiaires ? J’aggrave mon cas en étant clérical (mais SANS « iste »…) ! Et pourtant croyez-moi, en ce qui concerne la défense des superstructures, vous aurez du mal à trouver adversaire moins résolu que votre serviteur ! Simplement, je suis laïc… ce qui, je crois, n’est pas un gros mot chez vous. Ma foi s’incarne AUSSI dans certains sacrements dont je ne suis pas le dispensateur. Elle s’incarne donc dans une Église qui, dans son organisation humaine, a tout de même besoin d’un minimum structurel et hiérarchique pour s’incarner elle-même sans nécessairement incarner cet « ordre des puissants » qui vous fait tant frémir : simple question de mesure. Remarquons en passant que l’islam –au travers de son « hégémonie coranique » que vous évoquiez plus haut- n’a pas à proprement parler de « clergé » : nous sommes donc bien hors d’une dialectique cléricalisme/anticléricalisme.
« Il suffit ensuite de faire le pas et trouver dans les évangiles, œuvres encore plus humaines que le concept du divin, les contradictions, les enfantillages et dans la Bible l’a amalgame de livres d’Histoire et de morale anachronique, pour jeter sa chasuble par- dessus les moulins. » Sans le vouloir, vous avez mis là le doigt sur une perle ! Les Évangiles, « œuvres encore plus humaines que le concept du divin », ce n’est pas si mal vu. En effet, vous y avez reconnu votre clientèle, si je puis dire. Des crédopathes à la pelle ! Les pharisiens ? Une sacrée brochette de crédopathes, à l’exception de Nicodème. Jusqu’à Pierre (Simon, pas Pierre Kubick !) qui se voit signifier une belle bouffée chronique de crédopathie par un coq ! (Réservons la crise aigüe –et fatale- à Judas Iscariote). De bout en bout, si vous parcourez les Évangiles, nulle trace de super-héros dominant la plèbe de sa superbe : que des gens comme vous et moi, avec les mêmes doutes, les mêmes passions, les mêmes rébellions, les mêmes joies et les mêmes misères, les mêmes espoirs et les mêmes désillusions. Alors, oui : l’Évangile, c’est humain jusqu’au bout des ongles ! Et le divin ? Il est moins « conceptualisé » que vécu. Étrange super-héros : il ne vole pas ! Et quand Il « vole », c’est sans retour visible : sans doute est-ce pourquoi saint OTIS n’est pas dans le calendrier… Certes, Il fait quand même quelques trucs bizarres : ressusciter des morts, guérir des malades (ceux-là rigoleraient bien si on leur parlait de « concept »), marcher sur l’eau, blanchir avec éclat sur une montagne à se faire pâmer saint Procter et saint Gamble. Mais surtout, notre super-héros est constamment en délicatesse avec « le besoin politique » du moment « d’un dieu unique et fédérateur » ! (Ce qui finit d’ailleurs par une crucifixion peu en phase avec le statut de super-héros…) Il bouffe avec les putes et les damnés de la terre, Il lave les petons de ses disciples : tout ceci fait décidément tache dans le paysage, non ? Quant aux contradictions… quelles contradictions ? entre les Quatre ? Personnellement, je vois davantage de complémentarités que de contradictions : à l’occasion, précisez-moi l’une ou l’autre de ces contradictions. Les enfantillages ? Dans le sens de l’esprit d’enfance, oui. Dans celui de l’infantilisme, non. L’infantilisme, c’est le repli sur soi du sale môme qui n’en fait qu’à sa tête et qui chouine au premier bobo comme si on l’avait amputé des deux bras : le récit de la Passion n’a pas franchement cette saveur… Enfin, la « morale anachronique » est en effet très repérable… chez les pharisiens qui en sont encore à Moïse alors qu’ils ont une autre « pointure » sous les yeux !
« Je fais partie de ceux qui pensent que la laïcité est à parfaire, mais qu’elle a ses limites et doit laisser la place à une autre forme de conquête de liberté. L’athéisme qu’il faudra bien rebaptiser d’ailleurs, c’est la lutte (encore un mot que je n’aime pas, militer non plus) contre les fausses idéologies parmi lesquelles je classe la croyance au divin qui débouchera inéluctablement par la disparition de toute forme de religion d’obscurantisme et de surnaturel. » Certainement, la laïcité est à parfaire ; certainement qu’elle a ses limites. J’aurais bien « une autre forme de conquête de liberté » à vous proposer, mais à chacun son rythme ! Eh oui : comme tous les « ismes », il faudra bien rebaptiser (vocable très chrétien !) l’athéisme quand lui-même sera las d’avoir épuisé ses limites. J’aime beaucoup la « lutte contre les fausses idéologies » : il y en a donc des VRAIES ? J’aime également beaucoup « la croyance au divin » qui est « classée » là-dedans. Ce qui conduit à une… prophétie de disparition ! Remarquez que je n’ai rien contre la disparition de l’obscurantisme : vraiment, je n’ai aucun goût pour les « ismes »…
« On ne peut taxer de trahison quelqu’un qui n’existe pas. » C’est imparable ! Faute d’avoir accès au Père, on se rattrape donc sur le fils –via ses modestes serviteurs- qui, lui, est surtaxé. Au fond, toutes ces dettes sont épongées depuis longtemps : au bout d’une lance, l’éponge était même imbibée de vinaigre…
Le pari de Pascal ? Je le reproduis chaque jour ! Certes, je suis parfois un peu sur une ligne de crête… mais pas le cul entre deux chaises.
« Enfin, dire que « L’embrigadement religieux-hors les mouvements sectaires a quand même du plomb dans l’aile » c’est faire fi de la catéchèse néo-chrétienne et musulmane. » Je ne nourris pas davantage que vous la moindre illusion sur l’islam : j’estime simplement qu’il est en quelque sorte l’aiguillon de la chrétienté… voire de l’athéisme, parce qu’il vient combler un vide. Quant à la « catéchèse néo-chrétienne », je serais ravi de savoir ce que vous entendez par là !
« Nous venons d'apprendre la mort de Moïse. » Cela ne va pas faire plaisir aux pharisiens ! Ne reste plus que Jésus… My God !
Je n’oublie pas Simone :
« Il semble que le croyant ait choisi de croire pour ne plus se poser de questions et par conséquent, il a inventé une réponse. » Vous avez rudement bien fait de commencer votre phrase par « il semble » ! Pour vous livrer mon expérience personnelle, plus je crois et plus je me pose de questions. À la limite, je m’en pose trop pour avoir le temps d’inventer des réponses : navré…
« Quant à l'athée intégral (pléonasme ? ...) ce dernier prétend que les questions n'existent pas, de ce fait inutile de chercher une réponse : "élémentaire mon cher Watson". Un peu réducteur, non ? ... » Là, j’ai la même question que vous ! J’ai personnellement une définition sans doute « réductrice » du bien-pensant : c’est celui qui S’ARRÊTE net de penser, aussi net que la lame d’une guillotine coupe une tête. Qu’est-ce que penser sinon se questionner ? C’est une question, bien sûr…
« Pour moi, les convictions sont des impasses dans lesquelles je refuse de m'engager, l'esprit ayant besoin d'être libre pour exister, tout simplement. » Au fond, bien que ne partageant pas le contexte « agnostique » de cette phrase, je m’émerveille de constater que nous disons un peu la même chose, non ?
Ecrit par : MDT | 07 avril 2008
Cher MDT, si vous pensez que nous disons la même chose, c'est que vous m'avez mal lue. Voilà pourquoi les agnostiques seront toujours suspects aux yeux des athées car ils sont en permanence l'objet de cette tentative de récupération pour avoir refusé tout discours sectaire. Maintenant, une petite question : nous avons longuement commenté les uns et les autres ... Pensez vous que nous avons avancé d'un poil ? Non, chacun va récupérer le même nombre de billes qu'avant d'entamer la partie. C'est la raison pour laquelle je refuse habituellement de m'engager dans ce genre de discussion. Avant vous, Alberto qui aura suivi nos échanges sans nul doute s'y était essayé un peu moins brillamment que vous et force est de reconnaître que cela ne mène à rien, chacun ayant choisi sa voie depuis longtemps. Je reconnais y avoir toutefois puisé quelque plaisir :" vanitas ... et omnia ..."
Ecrit par : simone | 08 avril 2008
Si vous me permettez, chère Simone, vous me donnez un peu l’impression de jeter l’éponge un peu rapidement ! La perspective que je dise un peu la même chose que vous (en d’autres termes) semble vous horrifier. Vous vous protégez en suggérant que je vous ai mal lue. Que craignez-vous donc pour vous protéger ainsi ? Vous y répondez ensuite : la « tentative de récupération ». Ah, liberté chérie ! « L'esprit a besoin d'être libre pour exister, tout simplement. » Cette phrase de vous n’est pas si compliquée : il n’y a pas quarante mille façons de la lire, bien ou mal. L’ai-je jamais remise en question ? Si peu que je la fais volontiers mienne, ce qui ne menace en rien votre propre liberté. En un sens, c’est presque moi qui fait plus de « récupération » que vous !
Il n’empêche : vous me semblez encore tenaillée par une peur diffuse de perdre votre liberté de penser, formulant tout à coup les questions et les réponses. Personne n’a « avancé d’un poil », « chacun va récupérer le même nombre de billes », « cela ne mène à rien », « chacun a choisi sa voie depuis longtemps ». N’est-ce pas précisément ainsi que vous perdez votre liberté de penser ? Et ce, de votre propre fait, que je souligne simplement sans y avoir contribué le moins du monde ! N’est-ce pas siffler un peu prématurément la fin de la partie ? Vous le dites vous-même : vous refusez habituellement de vous engager dans ce genre de discussion. Pourtant, vous vous y êtes engagée. Ce dont je vous félicite, parce vous vous faisiez violence en rompant là avec une certaine habitude. Par conséquent, vous avez avancé d’une jolie touffe de poils. De ce fait, vous avez PLUS de billes à l’arrivée qu’au départ. Vous trouvez que « cela ne mène à rien », cela ? Pas vraiment, puisque vous reconnaissez « y avoir toutefois puisé quelque plaisir ». Alors, ne le boudons pas ce plaisir !
Au fond, ce qui se passe est assez simple. Nous longeons la même rivière, nous distinguons les mêmes paysages avec un angle de vue différent. Parce que nous ne sommes pas sur la même rive. Vous partez du postulat que chacun cherche à attirer l’autre sur SA rive, l’estimant meilleure que celle de l’autre : postulat que vous partagez avec les autres intervenants de ce blog, Pierre notamment (pas l’apôtre, cette fois !). Donc, chacun estime que son herbe est la plus verte, et défend avec âpreté son pré carré : l’herbe de l’autre est moins verte, tant pis pour lui mais au moins la liberté est-elle sauve. Que je dise un peu la même chose que vous, c’est un peu me soupçonner d’avoir des vues sur votre herbe. Rassurez-vous, je suis très bien là où je broute : pas de quoi ruminer ! Sur votre rive, tout est bucolique à souhait : prés gras, bosquets, ravissantes fleurettes, petits lapins qui gambadent, papillons voletant de feuilles en feuilles, etc. Bref, de quoi s’ébattre quelque temps avec volupté. Sur ma rive, la même chose PLUS un somptueux parc d’attractions : jeux à volonté, marchand de glaces gratuites avec tous les parfums possibles et imaginables, etc. Entre ce parc et vous, la rivière. Elle est parfois profonde, le courant y est fort, « chacun a choisi son chemin de halage depuis longtemps » et a constaté que n’existait ni gué ni pont : « cela ne mène à rien » de descendre encore et toujours ce chemin ! Traverser la rivière à la nage ? Dans les deux sens, chacun serait a priori suspecté de venir brouter l’herbe de celui d’en face : à quoi bon prendre le risque de se noyer en y ajoutant celui d’être mal reçu et contraint de refaire aussi « sec » la traversée ? Chacun chez soi, et on n’en parle plus.
Tout de même : il y a ce parc d’attractions… On puise quelque plaisir à l’apercevoir de loin. Mais voilà : il est inaccessible parce que sur l’autre rive, de même que la Ferrari derrière sa vitrine est inaccessible parce que sur d’autres moyens que les nôtres ! Or, non seulement les glaces sont gratuites, mais l’entrée du parc aussi. La Ferrari peut bien attendre… L’entrée du parc est gratuite pour TOUS, pas seulement pour ceux de la rive sur lequel il s’étend. Absurde ? Moins qu’un parc d’attractions à usage obligatoire, finalement… Il y a tout de même un minimum de contraintes : s’attacher quand on monte dans une voiture de montagnes russes, par exemple… ou se mouiller dans la rivière quand on n’est pas sur la bonne rive. Quoi qu’il en soit, des deux côtés, l’herbe est la même !
" vanitas ... et omnia ..." ? Oui… si on ne sait pas nager !
Ecrit par : MDT | 09 avril 2008
Vade retro, soutanas !
C'est fini ... je ne joue plus et du reste, les parcs d'attraction ne m'ont jamais tentée.
D'évidence, vous ne lâchez pas facilement votre proie quand vous croyez en tenir une ... Il est vrai que vous êtes convaincu d'avoir l'éternité devant vous. Moi pas.
Par conséquent, je ne vous dirai pas " adieu " car cette expression ne figure pas à mon vocable mais portez vous bien, ici et maintenant.
Ecrit par : simone | 09 avril 2008
Et je te tourne, et je te tourne la sauce, comme du temps de ma grand-mère qui cuisinait toujours trop gras. Mais aujourd’hui on en est plus à ce temps là ! La cuisine s’est allégée ! Et on n'a plus le temps ni l’envie de s’asseoir pendant des heures... Nous sommes au temps du Mac Do ! Abrégez Messieurs, dites ce que vous avez à dire en peu de mots, ou alors écrivez des livres plus épais que la Bible.
Ecrit par : otreblabla | 09 avril 2008
Mais non, Otreblabla, on se fait retourner sur la braise, tiens ce côté n'est pas encore assez cuit, on va remettre à rôtir 10 mn. de +. Sartre avait raison : " l'enfer, c'est les autres ! " Teddy a pourtant modifié le menu mais à part John, personne n'en veut. " Au suivant ! " ... désolée, Teddy mais concernant dame Betancourt, je ne maîtrise pas le sujet et risquerais d'écrire des c ........
Ecrit par : simone | 09 avril 2008
Mais qui vous parle de « proie » ? (Et maintenant de rôti sur la braise, par dessus le marché : à l’heure du déjeuner, cela s’imposait sans doute…) Le vilain mot ! C’est donc me prendre pour une espèce de prédateur. Vous précisez même lequel, à demi-mot : le corbeau. Navré de vous décevoir, mais avec une femme et trois enfants, une soutane ferait jaser dans les parcs d’attraction et ailleurs !…
Ceux-ci ne vous tentent pas ? Et alors ? Ne vous ai-je pas dit qu’ils n’étaient pas obligatoires ? J’ai simplement dit qu’ils étaient GRATUITS et ouverts à tous. Par conséquent, ils n’ont pas besoin de « chasseurs de proies », rabatteurs de clientèle pour les remplir. De mon côté, je n’ai pas d’obligation de résultats sur des parts de marché, fût-il spirituel : ce qui est extrêmement libérant à tous points de vue.
Convaincu d’avoir l’éternité devant moi ? Petite erreur de perspective… que vous rectifiez d’ailleurs de vous-même en conclusion ! Je me porte bien, ici et MAINTENANT. Et là, vous mettez dans le mille. L’éternité ? Elle n’est ni « devant » ni « derrière », mais effectivement ici et maintenant. Par ailleurs, être « convaincu » est une impasse : celle du bien-pensant. Vous en connaissez ma définition… qui, à ce qu’il me semble, n’est pas si loin de la vôtre. Le « crédopathe » n’est finalement rien d’autre que le croyant « convaincu » : j’ose à peine suggérer d’insérer un trait d’union entre deux syllabes de cet adjectif pour dévoiler le fond de ma pensée !…
En réalité, il importe davantage d’être convainquant ! À ceci près qu’ici, nous ne sommes pas dans une logique de chiffre, de rentabilité, bref de marché. (Je n’ai rien à vendre, et vous non plus : tout est gratuit, vous dis-je !…) J’irai plus loin : nous ne sommes pas davantage dans une logique de lettre. En conséquence, ce qui est de l’ordre du « vanitas » est de croire que les uns vont convaincre les autres à coups de jolis arguments à l’emporte-pièce : celui qui cloue le bec (de corbeau ?) à l’autre a gagné ! Il est clair que vous redoutez comme la peste cette logique-là. Dans laquelle je ne m’inscris pas davantage que vous.
En matière de conversion –puisqu’il faut bien lâcher le (gros) mot-, la coercition est nulle et non avenue. Par le chiffre, elle s’effectue par la plus grande massification religieuse possible : la « religion » est davantage extérieure intérieure, devenant un outil de manipulation politique comme vous et les autres le dénoncez non sans raison. Par la lettre, la coercition existe aussi. Elle ne s’exerce plus par la force extérieure, mais par la ruse… qui est une force intérieure. Et c’est ainsi que nous avons un formidable potentiel de croyants dits « convaincus »… soit vaincus par des arguments dont ils n’ont pas trouvé la parade, la cherchant ou non. En ce sens, je perçois moins votre « abdication » comme une fuite que comme le souci louable de ne pas vous laisser vaincre par de tels arguments afin de préserver votre légitime liberté de penser. Simplement, vous n’avez pas tiré le bon numéro avec moi : si je crois, je ne croasse pas ! Si je crois, j’expose simplement ce que je crois, en toute honnêteté et sans arrière-pensée « commerciale » : le tenancier du parc d’attractions, ce n’est pas moi ! Certes, je suis à son service. Mais ce n’est pas un service obligatoire non plus : je ne vais pas être viré du parc si je ne le remplis pas. Au pire, je profiterai moins bien des attractions parce que je n’aurai pas su en faire profiter les autres : on s’amuse davantage à plusieurs que tout seul.
L’amusement obligatoire ? Pas très amusant ! Ici, nous sommes dans une affaire de cœur, pas de raison. Quand on triche avec l’amour, on en paie tôt ou tard les pots cassés. Nul n’ouvre le cœur de l’autre, jamais. Donc, nul ne « convertit » l’autre. En revanche, nous sommes très doués pour nous entrefermer les cœurs. (À cet effet, l’une des méthodes les plus infaillibles est de parler « au nom de l’amour » !) Toute conversion est justement une histoire d’amour, ou elle n’est pas. Une VRAIE histoire d’amour, non une histoire plaquée « au nom de l’amour ». En ce sens, elle ne peut être que libre de toute coercition, par la force ou par la ruse.
Dans les « évidences », il y a le suffixe des apparences et le préfixe de ce qui est creux, évidé. « D'évidence, vous ne lâchez pas facilement votre proie quand vous croyez en tenir une... » Enfer et damnation : MDT cherche à « convertir » Simone ! C’est « évident », non ?
Ecrit par : MDT | 09 avril 2008
Et je souhaite bon appétit à otreblabla !
Associer "la cuisine qui s'est allégée" au Mac Do, les marchands de pèse-personnes en rient encore. Les Américains un peu moins : chez eux, le taux d'obésité ne vas vraiment dans le sens de l'allègement. À tout prendre, je préfère encore la bonne cuisine mijotée de nos grand-mères. Tant pis si elle est trop grasse : c'est bon pour le bouillon du soir.
Encore un peu de sauce ?...
Ecrit par : MDT | 09 avril 2008
Se réclamer de la Providence ne veut rien dire. Croiser les doigts non plus. En fait, il y a les adorateurs de Satan et les adorateurs du Christ. C’est comme ça parce que l’homme est une créature faite pour adorer. C’est son but ultime. Les animaux non. Tous les chrétiens vous le diront, et donc MDT aussi.
De même qu’il y en a qui font de la prose sans le savoir, parmi tous les humains, il y en a qui adorent Satan sans le savoir. La seule guerre qui existe est celle-ci. Et je vous rappelle qu’entre Satan et le Christ, la victoire a été acquise une fois pour toute sur la croix par le sang de Jésus. C’est très simple : se réclamer du Christ signifie en même temps se réclamer de sa victoire. Claquer la porte ne sert à rien. Et je rappelle que croiser les doigts ne sert à rien non plus.
Cet otreblabla qui dit “Messieurs” et pas “Messieurs-Dames”... Mais bref, comme dirait l’autre !
Ecrit par : alberto | 09 avril 2008
A mdt,
Le monothéisme me fait penser à un château de cartes, il suffit d’en retirer une pour que tout s‘écroule. C’est une usine à gaz fabriquée pièce par pièce pour équilibrer une histoire qui ne tient pas debout.
Un exemple dans la religion chrétienne : La résurrection, plus personne n’y croit et pourtant tout ne tient que par cette image. Un autre résolu depuis Luther, la virginité de la mère du petit Jésus. Il a fallu que des théologiens mettent au point une explication plus lisible qui consiste à dire que cette femme était vierge du péché originel ! Personne n’y comprend toujours que couic et depuis des siècles les pauvres gogos croyaient à la première version et que Joseph était un père adoptif ! Quand à la Sainte-Trinité, je me demande si le Pape dans un moment de lucidité n’y comprend plus rien non plus.
Lorsque je parle de concept je parle de celui qui est né, avec les premières critiques, bien avant vous et moi. Petite définition du mot concept : idée abstraite et générale.
Ne me parlez pas de concepteur, forcément abstrait, c’est abonder dans mon sens. Le concepteur du Concorde a fait des erreurs, mais n’a pas introduit sciemment des virus qui boufferait les gaines électriques. Justement en me relisant, je m’aperçois que j’en ai attrapé de petites bêtes , celui de la « métaphore mécanique » C’est un défaut acquis par les biblistes ; Tout expliquer par des illustrations. Cela va un moment, mais à la longue, on s’ennuie.
Reprenons. La bible c’est à dire l’histoire du judaïsme et des hénreix réunis, n’est qu’un récit de guerres entre les peuples de la région. Pour les puissants et les despotes suivants, la meilleure manière de fédérer les hommes et les terres conquises était d’unifier les différentes religions du coin. David ne faisait-ilpoint de la poolitique ?
Les seuls arguments, notamment concernant la crucifixion, est de faire appel à la littérature chrétienne. C’est gênant puisque nous ne car croyons pas un traître mot de ce roman couché sur le papier des dizaines et des dizaines d’années après sur des ont dit, le seul moyen de communication à cette époque, d’où le fameux téléphone arabe, qui enjolive toujours à chaque porteur le sens de l’histoire reçué. Je maintiens que ces récits ont été « remastorisés » à des fins politiques. Je n’y voit aucun poncif
En effet, la Bible chrétienne canonique fut formellement établie par l'évêque Cyrille de Jérusalem en 350 et confirmée par le Concile de Laodicée en 363. En 367 Athanase d'Alexandrie y ajouta l'Apocalypse. Constantin est le premier empereur romain à se convertir au christianisme, il marque la fin d'une ère de persécution des chrétiens, mais il permet à l’Eglise chrétienne de se répandre avedc les conséquences que nous savons. Il plaçait le divin au-dessus de son rôle d'Empereur qui était jusque-là sacralisé
Désolé, mais la foi est pour moi acquise et inculquée, la preuve ? Des hommes vivent sans et pas plus mal que ceux qui ont été comme moi « évangélisés » à un âge non raisonnable dans les deux sens du terme. Une autre ? La conversion tardive. (Lire
Et comme toujours devant une énigme, les déistes invoquent les voies impénétrables du Seigneur « Un peu court jeune homme » (sic) Ce sont les religions qui obligent de croire, pas le patron. Ben voyons !
Alberto parle d’orties et vous d’urticaire. La foi donnerait-elle des connaissances scientifiques ?
Lorsque je parle de croyants je ne parle pas toujours que des chrétiens et l’inquiétude est le sort de tout être humain, devant la mort principalement, et la trouille du jugement dernier pour les croyants n’arrange pas leurs affaires.
Quant à l’accouchement, si j’ai bien compris une malédiction de Dieu, il me semble que dans l’invention de l’anesthésie locale existe effectivement, l’homme est ici l’égal de Dieu.(lol)
Vous écrivez :« De bout en bout, si vous parcourez les Evangiles, nulle trace de super-héros, puis quelques lignes plus bas vous signalez que le Jésus du livre marche sur l’eau et est ressuscité. Toutes les contradictions sont connues et répertoriées, ce n’est certainement pas moi qui les inventent.
« catéchèse néo-chrétienne », Alberto à ton clavier ! (C'est fait)
Alberto est néo-évangéliste, Simone est agnostique, John et moi ainsi qu’un certains lecteurs sont athées, nous ne savons pas derrière quelle bannière vous vous rangez.
Sans précison cela ne nous empêchera pas de dormir, mais quand même.
*Dernière minute. Otreblalbla nous demande d'être plus court dans nos propos. Soit mais il faut bien répondre aux longs, longs commentaires de notre nouvel avis.
Un des intérêts majeur de ce genre de blog.
Ecrit par : Teddy | 09 avril 2008
Eternelle simplification albertienne !
Vous êtes vraiment fatiguants, vous les convaincus.
C'est bizarre, j'eusse eu plus de plaisir à prononcer ce mot qu'à l'écrire ... Vous deux puisque vous venez (semble t'il ?) de vous rencontrer, je ne doute pas que vous ayez beaucoup de choses à vous dire.
Teddy ! ... il va falloir prévoir une rallonge au blog car les nappes d'huile (saintes ou non) n'étaient peut-être pas prévues.
Ecrit par : simone | 09 avril 2008
Cher Teddy, tu es un roi pour dire tout de go : "La résurrection, plus personne n’y croit et pourtant tout ne tient que par cette image." ! Si tu étais peintre, tu serais semblable à Dali. Je suis curieux de voir ce que va répondre MDT, quant à otreblabla, j'imagine que cette phrase lui suffirait. Quant à moi c'est la petite phrase qui m'arrête et qui m'empêche de lire plus loin.
En attendant tiens je mangerais bien un Big Mac !
Ecrit par : alberto | 09 avril 2008
J'en étais persuadé, quoique j'ai dû attendre qu'Alberto revienne de son chemin de croix(… en Tunisie), que ma petite provocation sur la satanisme de LeVey du début allait faire mouche !
Je le cite : "...il y a les adorateurs de Satan et les adorateurs du Christ."
Aah, cette "Eternelle simplification albertienne"...
Ecrit par : John | 09 avril 2008
À Teddy : (de nouveau en deux parties, afin de ne pas faire trop long pour outreblabla… et surtout parce que l’heure se fait tardive !…)
« une histoire qui ne tient pas debout » ? « un château de cartes, il suffit d’en retirer une pour que tout s‘écroule » ? Avec tout ce que cette histoire s’est prise sur le buffet depuis deux mille ans, comment allez-vous m’expliquer qu’elle tienne encore debout, justement ? Avec toutes les cartes qui en ont été retirées –voire rajoutées, ce qui ne renforce pas nécessairement l’édifice !- où est-il votre écroulement ? Chez moi, peut-être : je suis écroulé… de rire. En effet, si cette histoire « ne tient pas debout », de quoi parle-t-on chez « Laïcité, Athéisme & Crédopathie » ? Cela fleure bon Don Quichotte qui ferraille contre des moulins à vent.
« La résurrection, plus personne n’y croit et pourtant tout ne tient que par cette image. » Pas mal vu : c’est presque du saint Paul ! « Sans la Résurrection, notre foi est vaine… » Mais ce n’est pas gentil de me prendre pour « plus personne » : à moins que ce ne soit là projection de votre part ?
« … la virginité de la mère du petit Jésus. Il a fallu que des théologiens mettent au point une explication plus lisible qui consiste à dire que cette femme était vierge du péché originel ! » Sur un tel sujet, tout ce qu’un théologien peut « mettre au point », c’est une explication plus Risible. Là, je conçois (avec l’opération du Saint Esprit !) que cela coince dur, tant cela constitue un joli pied de nez à la science biologique. « Personne n’y comprend toujours que couic… » Et l’intéressée, vous croyez qu’elle y a compris quelque chose quand l’ange lui est tombé du ciel pour lui annoncer un truc pareil ? Pas davantage que vous et moi : elle est simplement partie en FIAT®. De vous à moi, faut-il être diplômé en mécanique appliquée pour obtenir son permis de conduire ?
« Quant à la Sainte-Trinité », ne vous cassez pas trop la tête ! Si vous ne croyez pas au reste, ce sont les dents que vous allez vous y casser. Ici, c’est une histoire d’Amour au sommet. L’amour, cela s’accueille plus que cela ne comprend : c’est même la condition sine qua non pour mieux comprendre à défaut de tout comprendre. Question comprenette, je vous sais gré de votre inquiétude au sujet de celle de notre Pierre contemporain : j’aimerais tant pouvoir vous rassurer à ce sujet !
« Ne me parlez pas de concepteur, forcément abstrait, c’est abonder dans mon sens. » Alors, vous aussi, vous êtes conçu du saint Esprit et vous nous le cachiez ? Avez-vous songé à en aviser le Vatican ? Réflexion faite, je vous y encourage plutôt timidement : pas sûr que cela contribue là-haut à mieux « comprendre » la Sainte Trinité… Blague à part, tout petit déjà j’appelais mon concepteur « papa » : c’est plus mignon, et nettement plus facile à prononcer que « concepteur abstrait ». Ah bon ? J’abonde ? On s’étonne ensuite qu’outreblabla me trouve abondant…
« La bible c’est à dire l’histoire du judaïsme et des hénreix réunis, n’est qu’un récit de guerres entre les peuples de la région. » Et de paix aussi, de temps en temps : elle n’a pas attendu Tolstoï ! La Bible n’est jamais que l’histoire de la vie, avec ses hauts et ses bas… et des bas parfois rehaussés par le Haut. « David ne faisait-il point de la politique ? » Si fait, et bien d’autres avant et après lui : c’est que l’arbre de la connaissance de la laïcité n’avait pas encore été planté.
Plus loin, vous parlez de « roman » au sujet de l’indécrottable tarte à la crème de la datation tardive des évangiles, faisant notamment de la crucifixion vile « littérature chrétienne » rédigée « des dizaines et des dizaines d’années » après les faits décrits. Je sais bien que Jean a vécu jusqu’à un âge avancé, peut-être assez pour écrire dans le délai que vous évoquez. Mais pas assez pour écrire sur des « on-dit », parce que lorsqu’on se trouve au pied de la Croix AU MOMENT DES FAITS, je ne suis pas certain qu’on aie le cœur à « enjoliver » quoi que que ce soit. Quant aux trois autres –pas toujours témoins directs, c’est vrai-, ils n’étaient pas très loin derrière, parce que très proches des témoins directs. Luc était médecin, Matthieu était percepteur : activités qui, a priori, n’apprêtent pas à la poésie. Bravo quand même pour la précision de vos infos sur l’établissement et la confirmation de la Bible canonique. Cet établissement est « formel », comme vous le précisez : c’est dire qu’il a pris une forme plus stable, succédant à des formes préexistantes mêlées de scories apocryphes…
À suivre !…
Ecrit par : MDT | 10 avril 2008
« Avec tout ce que cette histoire s’est prise sur le buffet depuis deux mille ans, comment allez-vous m’expliquer qu’elle tienne encore debout, justement ? »
Justement ! Elle tient uniquement debout pour ceux qui ne se posent pas plus de questions et qui cherchent à tout prix à croire dans quelque chose !
En contre quoi on lutte chez « Laïcité, Athéisme
& Crédopathie » ?
Si Teddy me permet : on essaie avec rationalité de prouver que, justement, cette histoire, comme tant d’autres, a été inventée de toutes pièces, que les textes sont même contradictoires entre-eux…et que malheureusement RIEN ne nous attend APRES !
Il faut donc Vivre de son vivant et ne pas vivre pour
« un après » qui n’existe malheureusement que dans nos peurs d’affronter la vie réelle !
Ecrit par : John | 10 avril 2008
C'est quoi, déjà, la citation exacte ? " Il n'est de meilleure compagnie qui ne doive se quitter ... " Bien que nourrissant une saine répulsion pour les Mac' Do (pure image) je commence à trouver la discussion sinon indigeste (j'en ai vu et entendu bien d'autres) mais légèrement gonflante car elle pourrait se poursuivre jusqu'à l' apocalypse. Et que je veux avoir le dernier mot ! Et que je t'en remets une couche ... Moi, personnellement, j'en ai marre. Oui, je jette l'éponge car cela ne sert strictement à rien !
Ecrit par : simone | 10 avril 2008
Bigre : John n'attend même pas la seconde partie de mon exposé pour intervenir ! Et Simone "qui en a marre" : au moins cultive-t-elle quelque goût pour l'Apocalypse : serait-ce une révélation ? Quoi qu'il en soit, la question n'est pas vraiment de savoir si oui ou non tout cela "sert à quelque chose" : c'est raisonner en termes d'efficacité. Laissons cela au business profane.
Je reviendrai sur ce que dit John : "peur" (!), "contradictions", "Rien ne nous attend après" (là oui : il y a de quoi avoir peur !) Et puis franchement, où diantre ai-je pu laisser entendre que je vivais tête baissée pour "un après" ?...
Ecrit par : MDT 2 : le retour... provisoire | 10 avril 2008
À Teddy : (seconde partie). Et pourquoi pas à John qui, plus récemment, entre dans une logique très voisine…
Nous arrivons à la foi qui, selon vous, est « acquise et inculquée ». Avec « preuves » à l’appui ! Ce qui indique assez une position faussée par rapport à une foi qui, par définition, ne se « prouve » pas, que ce soit dans un sens ou dans l’autre. Ce que je crois d’ailleurs avoir exprimé il n’y a pas si longtemps sur ce blog : quand je pense que Simone me reprochait de l’avoir « mal lue » !… Intéressons-nous cependant à vos fameuses « preuves » :
-« Des hommes vivent sans et pas plus mal… » Ici encore, vous allez me faire répéter ! J’ai cru comprendre qu’Alberto vous agaçait avec ses citations scripturaires : aurai-je la permission de citer plus modestement du MDT ? « Négatif : la foi n’est PAS acquise, comme un droit du même nom. Si elle ne s’alimente pas à la source, elle s’atrophie… » : c’était dans mon post du 7 avril, sur ce même fil. (Votre ascenseur serait-il en panne ? J’espère que vous n’êtes pas claustrophobe !) Dans le même post, tout en haut, pour répondre à cette première « preuve »… avant qu’elle ne soit énoncée : « C’est pourquoi on peut effectivement vivre hors du « concept » sans sentir davantage le soufre que bien des croyants confits en dévotion le dimanche et beaux salauds la semaine… » Voyez : j’allais plus loin que vous, en suggérant que des hommes vivent PLUS MAL encore en croyant, que s’ils n’avaient pas la foi ! Certes, cela décrédibilise cette foi, mais en quoi cela « prouve »-t-il qu’elle n’a pas lieu d’être ? Que faites-vous alors de ceux qui vivent MIEUX avec que sans ? Cela existe aussi : je regrette simplement que vous n’ayez pas davantage l’occasion d’en rencontrer.
-Votre seconde « preuve » : « La conversion tardive ». Ben oui, la conversion tardive. Et alors ? On peut se convertir à 20 ans… ou à 90 ans, sur son lit de mort. En quoi est-il besoin de faire seulement semblant de se retrancher derrière le fameux « les voies du Seigneur sont impénétrables » ? (Je ne vous ai d’ailleurs pas trop fatigué jusqu’à présent avec cet argument dont je déplore moi-même qu’il soit parfois détourné de son sens par paresse intellectuelle et spirituelle…) En attendant, vos « preuves » me laissent un peu sur ma faim !…
« Alberto parle d’orties et vous d’urticaire. La foi donnerait-elle des connaissances scientifiques ? » Ici, je crains que cette question non dénuée d’ironie convienne mieux à un fidéiste, dont je ne suis pas certain de vous avoir laissé entendre que j’en étais ! Sinon, nous sommes au XXIe siècle et plus au XVIIIe : la guéguerre entre la raison et la foi commence un peu à sentir le rance. J’ose à peine vous conseiller la lecture de « Fides et Ratio ». Mais si cela vous donne… de l’urticaire, justement (!), quantité d’éminents –et scientifiques- auteurs laïcs ont depuis longtemps mis de l’eau dans leur vin à propos de la-science-réponse-à-tout et se sont fait plus modestes : athées compris !
« Lorsque je parle de croyants je ne parle pas toujours que des chrétiens et l’inquiétude est le sort de tout être humain, devant la mort principalement, et la trouille du jugement dernier pour les croyants n’arrange pas leurs affaires. » Je place cette phrase en parallèle avec celle de John : « Il faut donc Vivre de son vivant et ne pas vivre pour « un après » qui n’existe malheureusement que dans nos peurs d’affronter la vie réelle ! »
Promis juré : je n’ai pas les jambes qui flageolent, et pas davantage les dents qui claquent !
Un peu plus haut, je reprends John : « on essaie avec rationalité de prouver que, justement, cette histoire, comme tant d’autres, a été inventée de toutes pièces… » Encore une fois, bonne chance pour votre essai de « preuve » : vous n’y arriverez jamais. Rassurez-vous : dans le sens inverse, moi non plus ! J’ai simplement extrait cette phrase pour le souci de « rationalité » qu’elle exprime. Au-dessus, l’un et l’autre parlent « d’inquiétude », de « mort », de « trouille », enfin de « peurs d’affronter la vie réelle ». Sans être fin poète, il me semble que rationalité rime assez bien avec sérénité. Avec toutes les émotions négatives que vous citez, il faut être en béton pour rester rationnel sans se laisser émouvoir ! Chez moi, la raison me sert aussi à contrôler mes émotions : non à me laisser bouffer par elles. Je suis devenu assez familier avec la peur, en étant un observateur privilégié… DE L’EXTÉRIEUR. Émotion parfois salutaire, la peur a l’étrange vertu de se diffuser aussi facilement que la rumeur… qui en est d’ailleurs l’une de ses expressions. Elle ne se diffuse jamais aussi bien que lorsque c’est elle qui prend le contrôle de la raison : plus croît la peur plus décroît la raison. Dans les cas extrêmes, cette croissance rencontre d’ailleurs la croyance sous un certain aspect : tout raisonnement -même le plus élémentaire- semble tout à coup hors de portée de celui qui s’est laissé gagner par la peur. Et gare au raisonneur qui conserve le contrôle : il est perçu comme une menace. Presque un blasphémateur, si j’ose dire ! Bref, s’en suivent des tentatives de menaces retournées, etc. Par conséquent, de quoi parle-t-on quand on parle d’un côté de « rationalité » et de l’autre de « peur » ? L’une n’est-elle pas une tentative de compensation sur l’autre ? Allons au fond des choses : puisque nous aimons les « preuves » par cette prédilection de « rationalité », qu’est-ce qui nous « prouve » que la « peur » que nous stigmatisons n’est QUE chez l’autre ? « Affronter la vie réelle », c’est aussi se confronter à SA vie réelle !
« Quant à l’accouchement », je vous ferai grâce du passage de la Genèse qui le concerne !…
Ensuite, je vous cite… me citant (c’est comme cela qu’on fait fuir Simone !…) : « Vous écrivez :« De bout en bout, si vous parcourez les Evangiles, nulle trace de super-héros, puis quelques lignes plus bas vous signalez que le Jésus du livre marche sur l’eau et est ressuscité. Toutes les contradictions sont connues et répertoriées, ce n’est certainement pas moi qui les inventent. » Mais c’est certainement vous qui exultez d’avoir trouvé une « contradiction » chez MDT ! Heureusement que je ne me nourris pas des « contradictions » que vous me trouvez : n’étant pas Marthe Robin qui veut, je ne serais plus là pour en parler, étant raide mort d’inanition… (À propos, vous expliquez comment qu’un petit bout de femme du XXe siècle –antithèse de la « super-héroïne »- aie vécu plus de quarante ans SANS manger ?) Prenez les super-héros de chez Marvel Comics : ils font quantité de trucs époustouflants, ont tous des costumes qui les font repérer à cent mètres (sauf quand ils sont en « civil », bien sûr…). AUCUN ne marche sur l’eau ou ne ressuscite. Ce que fait Jésus, qui était du reste habillé comme tout le monde, qu’il accomplisse ou non des signes : étant donnée la mode de l’époque, son costume manquait singulièrement d’aérodynamisme pour fendre les airs. Il ne lui permettait guère que le vol vertical, de bas en haut. Bref, pas vraiment le profil d’un super-héros qui, dans ses « pouvoirs », me ferait me contredire !…
« Alberto est néo-évangéliste, Simone est agnostique, John et moi ainsi qu’un certains lecteurs sont athées, nous ne savons pas derrière quelle bannière vous vous rangez. » À croire que tout le monde se lève pour une bannière ! Ravi de cette incarnation virtuelle d’Alberto, dont vous déploriez l’absence au tout début de nos échanges. Il est donc « néo-évangéliste ». L’évangile signifiant « bonne nouvelle », cette bonne nouvelle est donc plus nouvelle que nouvelle : voilà une excellente nouvelle ! Restons-en là, de crainte d’aller plus vite que les « nouvelles » du journal de 20h00 !
« Sans précison cela ne nous empêchera pas de dormir, mais quand même. » Je m’en voudrais de causer des insomnies aux uns ou aux autres, mais que préférez-vous : des insomnies, ou des cauchemars ? Car JE SUIS un « cauchemar » ! Mais après tout, c’est vous qui l’avez voulu en m’interrogeant. Catholique, apostolique et romain, ça vous va ?
Je vous souhaite quand même une bonne nuit !
Ecrit par : MDT 3 : le retour... plus consistant ! | 11 avril 2008
Je ne voudrais pas que John soit laissé pour compte, même si j’ai en partie répondu à son post…
On va recommencer à citer de la citation ! Pire : je cite ma citation, citée par John : (je ne fournis pas les cachets pour la migraine...)
« Avec tout ce que cette histoire s’est prise sur le buffet depuis deux mille ans, comment allez-vous m’expliquer qu’elle tienne encore debout, justement ? » ce à quoi vous me répondez : « Justement ! Elle tient uniquement debout pour ceux qui ne se posent pas plus de questions et qui cherchent à tout prix à croire dans quelque chose ! » Votre réponse est plausible sur une -tout au plus deux- génération(s) qui sui(ven)t les faits relatés dans notre histoire, mais au-delà !… Les constructions matérielles qui perdurent à l’issue de deux millénaires ne sont déjà pas légion : alors que dire d’une « construction spirituelle » qui, par définition, est plus fragile de par son caractère volage et « aérien » ? On peut « inventer de toutes pièces » tout ce que l’on veut, mais le temps se charge de vous disperser tôt ou tard ces pièces. Et plus tôt que tard quand elles relèvent de l’imaginaire. Ne plus se poser de questions ? Cette longévité de ce que vous prenez pour une « histoire comme tant d’autres » ne laisse pas au contraire d’interroger la seule raison… surtout quand on sait comment a « fini » Celui qui en est au cœur ! Rationnellement parlant, cette « histoire » était finie avant même d’avoir commencé : après tant de siècles, ni vous ni moi ne devrions seulement en avoir vaguement entendu parler ! Si on voulait « à tout prix à croire dans quelque chose », on irait s’inventer une histoire qui tienne autrement la route que celle-ci. Sans même parler de « super-héros », on inclinerait plus spontanément à un héros qui soit un peu plus « exemplaire » qu’un crucifié.
On en revient aux textes qui sont « contradictoires entre eux ». « Quant aux contradictions… quelles contradictions ? entre les Quatre ? Personnellement, je vois davantage de complémentarités que de contradictions : à l’occasion, précisez-moi l’une ou l’autre de ces contradictions. » (énième auto-citation du même fil !) Ces précisions, je les attends toujours. Enfin quoi, vous auriez davantage cru à quatre Évangiles clonés, de quatre évangélistes eux-mêmes clonés ? À quoi bon en retenir quatre, alors ? Un seul aurait largement suffi ! Qu’on laisse à chacun sa sensibilité, sa propre perception des mêmes événements selon ce qu’il en a reçu. Ah, cette fascination pavlovienne pour la contradiction !
Le vieux Karl a vécu au XIXe siècle, et nous sommes en 2008. Bon exemple au passage d’une de ces « constructions spirituelles » qui commence déjà à fatiguer après un peu plus d’un siècle : rendez-vous dans deux mille ans pour savoir de quel barbu nous parlerons le plus alors ! Le jeune ou le vieux ? Attention : le jeune est le plus vieux ! Et le vieux me semble un peu « jeune » pour tenir la cadence.
« …et que malheureusement RIEN ne nous attend APRES !
Il faut donc Vivre de son vivant et ne pas vivre pour « un après » qui n’existe malheureusement que dans nos peurs d’affronter la vie réelle ! »
J’ai déjà un peu abordé le sujet, et vais juste le peaufiner pour ne pas faire de jaloux. Je rectifie la première partie de votre propos : VOUS n’attendez RIEN APRÈS. Ce qui ne vous réjouit naturellement pas : en témoigne le « malheureusement ». Voilà qui est pour le moins fataliste, quoique cohérent avec l’esprit athée. Je me souviens d’une définition du dictionnaire : « la fatalité s’oppose à la liberté ». C’est là une phrase que j’ai repérée il y a près de vingt ans, et que je garde toujours en mémoire dans un coin de ma tête. Revient un second « malheureusement » avec « l’après qui n’existe que dans nos peurs d’affronter la vie réelle ». Mais la vie réelle, elle est ici et maintenant… ce qui ne fâche nullement avec « Il faut donc Vivre de son vivant ». C’est ce que j’ai d’ailleurs répondu à Simone… encore et toujours ici même, un peu plus haut : « Convaincu d’avoir l’éternité devant moi ? Petite erreur de perspective… que vous rectifiez d’ailleurs de vous-même en conclusion ! Je me porte bien, ici et MAINTENANT. Et là, vous mettez dans le mille. L’éternité ? Elle n’est ni « devant » ni « derrière », mais effectivement ici et maintenant. » Alors, c’est vrai que j’attends un « après », mais je ne l’attends pas comme j’attendrais le métro ! Ou comme si j’attendais un enfant, pour peu que je sois de l’autre sexe. On voit même des femmes enceintes qui prennent le métro : c’est dire qu’on ne s’arrête pas de vivre pour autant ! Ce qui n’est pas sans me rappeler ce croquignolet dialogue prénatal entre deux jumeaux que je vous invite à lire sur mon site (après l’auto-citation, l’auto-pub : pourtant, je ne roule pas en FIAT®…), à cette page : http://micheldetiarelov.hautetfort.com/archive/2008/03/11/dialogue-amniotique-la-vie-existe-elle-apres-l-accouchement.html
Je ne vous oblige pas pour autant à parcourir le reste de mon site : pas nécessairement votre tasse de thé, vous vous doutez bien ! (Quoique ?…) Certes imaginé, ce dialogue est finalement de la même nature que le nôtre, à ceci près qu’il se déroule à l’autre « passage » : pour l’un des petits d’homme, « malheureusement RIEN ne nous attend APRES ! ». Finalement, « l’accouchement dans la douleur » ne concerne pas QUE la maman…
Ecrit par : De MDT (4 !) à John | 11 avril 2008
MDT, sachez que je ne fuis JAMAIS, il m'arrive tout au plus de tourner les talons en haussant les épaules. Il n'est que trop évident que vous éprouvez plus de plaisir à alimenter le blog de Teddy que le vôtre, preuve que vos convictions ont besoin d'opposition pour se sentir vivre. A une certaine époque on a beaucoup gaussé sur l'attentat du petit Clamart car il paraît qu'une charge de plastique ne saurait exploser dans le sable. Il faut pour cela un obstacle à proximité : un objet dur, un rocher par exemple. Cela me fait penser à la foi de certains croyants. Quand ils sont entre eux, ils s'ennuient et vont même jusqu'à douter. Et bien, je vous promets bien du plaisir là-haut ! Pas étonnant qu'il pleuve aussi souvent. Persuadé de votre infaillibilité quasi papale (dans Tiarelov, il y a tiare, bien sûr ...) vous demandez que l'on démontre vos contradictions, que soit dit en passant, votre subconscient sollicite. En voici une (parmi d'autres, je n'ai pas le temps de prendre l'ascenseur car effectivement, je suis claustrophobe en certaines compagnies) vous écrivez : " la foi n'est pas acquise " et vous ajoutez : " si elle ne s'alimente pas à la source, elle s'atrophie " Or la source est acquise précisément puisque c'est un livre écrit par des hommes en direction d'autres hommes ... Avec une certaine jubilation vous précisez : " JE SUIS un cauchemar " Raison pour laquelle vous écrivez tard le soir, croyant hanter nos nuits ? Nous avons mieux à faire ... Vous êtes tout au plus un empêcheur de penser en rond. C'est toujours utile mais là, contrairement à Teddy, je préfère l'homéopathie. Voilà plus de 2000 ans que vous et vos semblables vous ingéniez à exercer un pouvoir hégémonique sur les esprits, raison pour laquelle des blogs comme celui de Teddy existent. (Que le dieu Internet en soit remercié !) Vous êtes même allés jusqu'à nous imposer un calendrier qui ne signifie rien puisqu'il démarre à JC alors que nos gênes sont bien antérieurs. La seule chose qui vous intéresse est la domination des esprits, toutes vos interventions le prouvent. Vous êtes le digne représentant de l'église " catholique, apostolique et romaine " c'est à dire celle qui massacra les Cathares, mis au point la " Sainte " Inquisition ? Pas de quoi se vanter ! Pour ma part, je ne dialogue pas avec ces gens là. En ce qui me concerne, libre à vous de poursuivre un monologue car ACTA EST FABULA.
Ecrit par : de simone alexandre à MDT | 11 avril 2008
Près de 2400 mots rien que pour le dernier commentaire de Michel de Tiarelov. Comme nous ne sommes pas sur Skyblog, cela pourrait devenir trop pointu et un peu gonflant pour les visiteurs de passage, ce qui m’amène, hormis la « censure » (lol) à proposer à tous les intervenants habituels deux solutions. Ceci pour ne pas engorger ce blog. (Simone a déjà baissé les bras).
a/ De bloquer ses commentaires et les éditer une fois par semaine.
B/ De nous reporter sur son propre blog, avec sa permission.
Brièvement, en attendant il me faut répondre.
Michel*
Pour cette histoire de château de carte, John a déjà répondu. Je signale tout de même que le Vatican pour la première fois de son histoire, vient de publier une statistique qui place le catholicisme avec 17% de tous les croyants derrière l’islam avec 19,2 %.
Je parlais bien entendu d’un raisonnement personnel. Globalement le monothéisme tient le coup, mais sans les saints mystères
Si on a le courage de vous lire jusqu’au bout, on peut s’apercevoir que sur beaucoup de points nous sommes d’accord sur la forme et bien évidemment pas sur le fond.
Exemple la résurrection. « Plus personne » est une « façon de parler » et je vous remercie de m’en faire grief. Tout le reste, (virginité de Marie Saint-Esprit) est incompréhensible pour le croyant lambda.
Un concept est une notion abstraite et rien n’empêche à quiconque d’en créé un, comme Hubbard ou Raël. Comme notre Alberto, aux yeux des non-croyant, vous paraissez comme un autiste
enfermé dans une bulle, vous ne pouvez polémiquer qu’en faisant référence sans cesse à
un manuel, auquel nous n’attachons aucun crédit puisque apocryphe et sujet à mille critiques et ce depuis le début de l’histoire. Vous nous parler de Pierre qui à cent ans aurait pu écrire ? Parce qu’il était au pied de la Croix ! Ce sont nous les athées qui se tordront de rire. Les Evangiles SELON St Machin ne sont que des romans.
Souvent je compare les biblistes à des tintinophiles, certains vont finir par croire qu’il a vraiment exister, et lorsqu’on relève une faille dans le scénario ils s’écrient impossible c’est écrit dans le livre !
La foi est inculquée bien évidemment, par notre culture ? par nos parents qui croient bon de faire entrer leurs bambins dans un univers qui n’est pas le leur et d’où il faudra qu’ils sortent ou non. Avec de tels acquis, vous me parlerez de libre arbitre ?
Marthe Robin qui aurait vécu plus de quarante ans SANS manger ? Comment ? Mais , monsieur comme le récit de la vierge Marie qui apparaît sous un pont d’autoroute en Italie, des supercheries qui deviennent des mythes dont raffolant les crédopathes.
Fragilité d’un mythe ? Les Dieux de l’Olympe dont certains et certaines étaient plutôt sympas ont veillé sur des générations de Grecs pendant des siècles. Bouddha lui même a encore des millions d’adepte et vous voudriez que le judaïsme et le christianisme perdure encore. Il faut reprendre l’escalator vers les statistiques du Vatican.
Comparer Dieu et Karl est un trait d’esprit un peu tiré par les cheveux, il me semble, car tout est relatif, jamais Marx ne se prend pour un dieu et Nieztche encore moins. Le marxisme est mort, mais il pourrait peut-être ressuscité
Quand au paradis, je préférerai celui des musulmans. Mille vierges, fruits et lait à volonté, c’est certainement mieux que de jouer aux cartes avez St pierre, sans pastis.
595 mots quand même !
Dernière minute, Simone n'abandonne pas, elle fustige.
Ecrit par : Teddy essouflé | 11 avril 2008
Je pense que ma première idée, celle de transporter ce débat sur le Blog de MTD, n'est pas une mauvaise idée.
Vsistez.
Ecrit par : Teddy | 11 avril 2008
[ Près de 2400 mots rien que pour le dernier commentaire de Michel de Tiarelov.] Vous savez : je suis davantage un homme de lettre que de chiffre. Et puis quand on aime, on ne compte pas !
[…B/ De nous reporter sur son propre blog, avec sa permission.] Permission accordée… à titre rétrospectif, d’ailleurs : j’en connais un qui s’est déjà lâché chez moi !… Comme cela, vous pourrez témoigner auprès de Simone qui m’écrivait que je passais plus de temps chez vous que chez moi. Pendant ce temps, je profitais de la toute nouvelle opportunité que nous offre notre portail préféré pour donner un joli coup de lifting à mon blog : 22 modèles de présentations à présent, au lieu de la petite poignée d’origine !
[ Je signale tout de même que le Vatican pour la première fois de son histoire, vient de publier une statistique qui place le catholicisme avec 17% de tous les croyants derrière l’islam avec 19,2 %.] Et cela vous réjouit, ou non ? Parce que l’islam, lui, en est encore à l’inquisition…
[Tout le reste, (virginité de Marie Saint-Esprit) est incompréhensible pour le croyant lambda.] Je vous rappelle que c’était incompréhensible pour Marie elle-même ! Mais ceci est moins de l’ordre de la comprenette que de celui de l’accueil.
[ Un concept est une notion abstraite et rien n’empêche à quiconque d’en créé un, comme Hubbard ou Raël.] Absolument… sauf que je crois plus volontiers à une Personne qu’à un « concept » : là, je suis très empêché d’en créer.
[ Comme notre Alberto, aux yeux des non-croyant, vous paraissez comme un autiste enfermé dans une bulle,] Un autiste auprès de qui vous venez de comptabiliser près de 2400 mots, et à qui on reprochait il n’y a pas si longtemps d’être davantage dans la bulle des autres que dans la sienne ! Au besoin, donnez-moi votre définition de l’autisme : vous savez que c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup.
[ vous ne pouvez polémiquer qu’en faisant référence sans cesse à un manuel, auquel nous n’attachons aucun crédit puisque apocryphe et sujet à mille critiques et ce depuis le début de l’histoire.] Petit un : je ne polémique pas ; je dialogue en toute sérénité. Petit deux : de quel manuel me parlez-vous ? Celui des Castors Juniors ? Parce que sinon, je ne crois pas trop vous avoir assommé à coups de références bibliques. La Bible, « sujette à mille critiques » ? Tant mieux : c’est que c’est pétillant de vie ! Si ce n’était qu’un ramassis de contes de fées, personne ne prendrait la peine de la critiquer…
[ Vous nous parler de Pierre qui à cent ans aurait pu écrire ? Parce qu’il était au pied de la Croix ! Ce sont nous les athées qui se tordront de rire. ] PAS Pierre : JEAN. Lisez MIEUX les Evangiles avant de vous tordre de rire, vous allez vous faire du mal. Jean était beaucoup plus jeune que Pierre, et vous avez raison de maintenir mon conditionnel : dans le contexte, ce n’était qu’un pis-aller, car je ne crois pas vraiment que Jean aie attendu de risquer Alzheimer pour rédiger son Evangile…
[ Souvent je compare les biblistes à des tintinophiles, certains vont finir par croire qu’il a vraiment exister, et lorsqu’on relève une faille dans le scénario ils s’écrient impossible c’est écrit dans le livre ! ] Pas de chance : impossible est pour moi un gros mot… (Au fait : j'attends toujours des "failles" un peu plus consistantes sur MON "scénario"...)
[ La foi est inculquée bien évidemment, par notre culture ? par nos parents qui croient bon de faire entrer leurs bambins dans un univers qui n’est pas le leur et d’où il faudra qu’ils sortent ou non. Avec de tels acquis, vous me parlerez de libre arbitre ?] Demandez à mon garçon de treize ans : il vous en parlera très bien !
[ Marthe Robin qui aurait vécu plus de quarante ans SANS manger ? Comment ? ] Comme ça, tout simplement. Renseignez-vous : quantité de livres ont paru sur le sujet. [ Mais , monsieur comme le récit de la vierge Marie qui apparaît sous un pont d’autoroute en Italie, des supercheries qui deviennent des mythes dont raffolant les crédopathes. ] Vous savez quoi ? La Vierge Marie apparaît où elle veut, sans demander la permission à Teddy ! A-t-elle au moins réglé le péage ?
[ Fragilité d’un mythe ? Les Dieux de l’Olympe dont certains et certaines étaient plutôt sympas ont veillé sur des générations de Grecs pendant des siècles. ] Et ils continuent ! J’en connais un qui a le vent en poupe en ce moment, chez pas mal de gens, indifféremment de leur foi : le dieu PATHOS !… Un peu moins sympa que les autres, je trouve…
[ Bouddha lui même a encore des millions d’adepte et vous voudriez que le judaïsme et le christianisme perdure encore. Il faut reprendre l’escalator vers les statistiques du Vatican.] Pour la forme, le bouddhisme est davantage une philosophie qu’une religion. Pour les deux autres, moi je ne « veux » rien : statistiquement ou pas, elles sont moins des fins en soi que des instruments de ce qui échappe à toute stat’...
[ Comparer Dieu et Karl est un trait d’esprit un peu tiré par les cheveux, il me semble, car tout est relatif, jamais Marx ne se prend pour un dieu et Nieztche encore moins. Le marxisme est mort, mais il pourrait peut-être ressuscité ] Allons bon : attendez au moins que les catholiques soient parvenus à faire coïncider leur date de Pâques avec celle des orthodoxes avant de nous proposer une troisième date !
[ Quand au paradis, je préférerai celui des musulmans. Mille vierges, fruits et lait à volonté, c’est certainement mieux que de jouer aux cartes avez St pierre, sans pastis.] Bof : très anthropomorphique, ce « paradis » : en quoi serait-il divin, alors ? Et qui vous dit qu’un super-pastis ne coule pas à flots dans le vrai ? Vous êtes mieux renseigné que moi !
Je vous laisse compter mes mots : je compte sur vous…
Ecrit par : MDT de retour chez Teddy | 11 avril 2008
MDT aimerait qu’on ouvre la boîte à pandore !
1. Les contradictions :
Sans parler des évangiles apocryphes ou cachés, qui sont, sauf erreur de ma part, de l’ordre de 15 et qui ont systématiquement été éliminés par l'Eglise, car ne « collant » pas avec les 4 autres qui ont finalement été choisis, je ne sais même pas où commencer, tant qu’internet est submergé de références !
Je vais donc seulement vous en citer une : le Skeptic’s Annotated Bible , un site au travail gigantesque mené par des sceptiques qui ont annoté toute la bible (sans les fameux évangiles apocryphes).
Ils ont recensé dans la bible au moins :
· 384 contradictions
· 1105 injustices,
· 1077 absurdités
· 301 erreurs historiques ou scientifiques,
· 858 actes ou décrets cruels ou violents,
· 547 paroles intolérantes
· 32 paroles homophobes
· 301 paroles misogynes,
· 170 paroles grossières
· 309 valeurs familiales choquantes ou absurdes
dont on peut se demander si Dieu autorise cela ?
· 204 prophéties non réalisées
· 285 textes interprétés à la sauce de chaque religion
ET
· 267 bo