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12 mars 2008
PERES INAUGURE LES CHRYSANTHEMES
Dov s’exprime sur mon blog et pourrait ne s’adresser à moi, mais à bon escient, Simone répond avec clarté.
Ce qui fait son originalité comme les autres, antimonothéistes, est que je et nous condamnons toutes sortes de méfaits liés aux religions, sur le plan humain, social et politique.
L’émeute d’Hébron (1) a eu lieu dans des circonstances particulières, le mandat britannique, alors que la Palestine était déjà, pour le moins, colonisée. Dire que la naissance de l’OLP est née alors que les territoires étaient sous la coupe d’Israël depuis sa naissance et la guerre de 48 pour ne casser que du juif est aller un peu fort. Et remonter jusqu’au Grand Mufti de Jérusalem, allié objectif d'Hitler en 1941 et réfugié à Berlin, c’est une des erreurs du nationalisme palestinien, nationalisme né dès la première aliyah. Parler de la « renaissance » d’Israël est irréel, une idée religieuse bien fumeuse, pour tenter de cautionner les tueries actuelles de Gaza et l’extension des colonies juives en Palestine occupée.
Voici ce que j’écrivais, il y a quelques années maintenant, à ce sujet.
Il faut savoir de quoi on parle.« L’éclosion du sentiment national palestinien date également de son opposition virulente à l’autorité britannique à l’époque du mandat, des arrestations pour leurs activités politiques sous la monarchie jordanienne. Entité laïque dans laquelle la Palestine entend s’inscrire, les Arabes de Palestine ont surtout souffert du manque de liberté, sa lutte pour l’indépendance est en droite ligne de leurs combats successifs. Très tôt les Palestiniens réclament la formation d’un gouvernement national qui sera responsable devant un parlement élu par tous ceux qui résidaient en Palestine avant la guerre, musulmans, chrétiens et juifs, un Etat laïc donc, ce qui n’est pas le cas de ses futurs voisins d’Israël. Après les interventions armées de large ampleur et les compromis politiques britanniques, la coexistence judéo-arabe paraît impossible en Palestine.
Conformément à l’article 6 du mandat britannique l’organisation sioniste mondiale crée en 1929 une Agence Juive qui se confondra avec l’exécutif sioniste avec la crise mondiale.
A la suite de rumeurs insensées, la population arabe s’affole, se laisse emporter par une fureur meurtrière et massacrent soixante personnes. Après une semaine de troubles, le bilan s’élève à 87 Arabes et 120 Juifs tués. Les Britanniques chargés du service d’ordre n’ont rien su empêcher. Une commission d’enquête déclara finalement que les émeutes n’ont pas été préméditées et que le Mufti n’a pu les déclencher, rumeur répandue chez les Juifs. Un fait reste certain, c’est que des agitateurs ont manipulé les foules, répandu des rumeurs folles, et exhorté à la violence. A qui profita le crime ? Cette émeute serait plutôt le fruit d’une situation économique défavorable. Déjà la juxtaposition de deux mentalités et de deux cultures qui s’opposent ouvertement est la clé du problème. La solution passe par une forte réduction de l’immigration et de l’achat de terres.
Les Anglais qui trouvent pourtant la position juive tout de même détestable car discriminatoire, ne peuvent que laisser faire. En 1936 réalisant que les sionistes ont déjà crée un Etat dans l’Etat, traitant directement avec l’occupant britannique, les “indigènes” une nouvelle foi, comme en 1920, 1929 et 1930, se révoltent, et s’insurgent. En 1930 sous le gouvernement MacDonald est publié un livre blanc sous le nom de “document Passflield” qui réduisait à néant l’immigration et la colonisation juive en Palestine. Treize ans après la Déclaration Balfour, les britanniques semblaient désireux d’apaiser le courroux des Arabes au risque de rompre les promesses contenues dans la Déclaration Balfour Les sionistes ne tinrent nullement compte de ce livre et continuèrent de plus belle à favoriser l’immigration juive en terre palestinienne »
Pendant ce temps, Nicolas Sarkozy a accueilli en "ami" le président israélien, tout en demandant l'arrêt de la colonisation et la création d'un Etat palestinien d'ici fin 2008, ce dont se tape le Peres se fout comme de sapremière kipa, il est là pour tenter de réchauffer les relations entre les deux pays.
Peres qui est simplement représentatif, sans aucun pouvoir, à l'issue de ce premier entretien s'est dit "extrêmement ému" par l'accueil "extraordinaire" du président français. "C'est avec beaucoup de chaleur qu'il a parlé de l'Etat d'Israël (...) Il se considère comme un ami véritable du peuple juif" et ce "sans aucune ambiguïté et sans aucune excuse ou fausse excuse", s'est-il réjoui.
Sarko lui a dit que ce n'était pas un hasard s'il avait choisi de réserver au président Peres la première visite d'Etat en France de son mandat "Israël est pour la France un partenaire essentiel" et de reparler de la solution bateau de la reprise des négociations.
"Ma conviction est claire: la meilleure garantie de sécurité pour Israël, c'est la création d'un Etat palestinien moderne, démocratique et viable avant la fin 2008". Ce qui démontre que Sarko est soit à coté de ses pompes ou qu’il prend ses interlocuteurs et l’opinion pour des cons. La politique française à ce sujet, jusque là raisonnable, est abandonnée.
Shimon Peres compte enfin remercier Paris pour «le rôle essentiel qu’à eu la France dans la construction de sa force de dissuasion» : il avait révélé il y a sept ans comment, en 1956, la France avait accepté de doter Israël d’une «capacité nucléaire» en lui fournissant un réacteur et de l’uranium. L’Etat hébreu n’a toutefois jamais reconnu disposer de l’arme atomique, et prend aussi le monde entier lui aussi pour un con.
Le président de l’Etat juif d’Israël a offert une oliveraie à son homologue français, soit 3.600 oliviers plantés dans une école agronomique à Holon, près de Tel Aviv que notre président va offrir aux jeunes apprentis agriculteurs palestiniens. C’est ce que du moins j’espère.
(1) à ne pas confondre avec le massacre d’Hébron. le 25 février 1994, un colon juif, Baruch Goldstein, membre du mouvement d’extrême droite raciste Kach, ouvre le feu sur les fidèles musulmans réunis à l’intérieur du Caveau des Patriarches, à Hébron : 52 Palestiniens sont tués. Yasser Arafat suspend les négociations de Washington et réclame l’envoi d’une force internationale pour protéger les Palestiniens des Territoires occupés. Itzhak Rabin condamne fermement le massacre, mais rejette le déploiement d’une force de l’O.N.U, qui “condamne énergiquement» le massacre d’Hébron et demande que des mesures soient prises pour garantir la sécurité et la protection des civils palestiniens des Territoires occupés”. Des représentants israéliens et palestiniens signent, au Caire, un accord sur le déploiement de 160 observateurs internationaux dans la ville d’Hébron. C’est la première fois qu’Israël tolère une présence étrangère armée dans les Territoires occupés.
10:20 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : israel, diplomatie, massacre d'hébron, palestinien





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