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15 février 2008

QUARTIERS LIBRES

 

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<  Photo : Erdogan qui pérore et Merkel avalant sa couleuvre

Je ne voudrais surtout pas radoter mais j’aimerais une fois de plus faire référence à notre devise nationale. Les Constituants n’ont pas écrit cette formule par hasard. Après de longs débats et palabres ils ont décidé de l’ordre des mots.
Je sais ce dont je parle puisque j’y étais. Coupant le sifflet à Mirabeau je me suis levé et me suis écrié dans un tumulte pas possible

« La volonté du peuple exige qu’avant que la fraternité s’installe, il faut  atteindre un palier préliminaire, celui de la solidarité, je propose que notre devise soit : Liberté, Egalité, Solidarité, Fraternité. Mon ami Robespierre se leva et déclara  : « Camarade Teddy, tu as raison, mais nous n’auront pas assez de place pour inscrire cette formule sur le fronton de nos édifices, je soumets ta proposition aux votes. Et bien entendu tous les godillots de l’époque se rangèrent du coté du futur Etre Suprême » Comme quoi l’Histoire se répète »


Le but à atteindre est la paix entre les hommes, mais pour cela il faut d’abord qu’ils soient dans l’ordre libres pour être égaux, pour qu’elle s’installe. La question est de savoir si nous sommes vraiment libres. Nous avons des espaces de liberté certes, comme les blogs,(je doute d’ailleurs que cela dure bien longtemps) mais dans la vie quotidienne nous ne sommes pas toujours libres. Avons nous la liberté du Travail ? Non, puisque trop de chômeurs n’en trouve pas. Avons nous le choix de nos résidences ? Pour une partie des nantis peut-être, mais pour une couche importante de la population, non.

Vous voyez où je veux en venir. Mais avant je voudrais illustrer mon propos par deux exemples qui lui donnent un coté universel.
A/ Les peuples qui ne sont pas libres sont le centre des conflits ;  Moins un peuple est libre, plus les motifs de guerres s’installent, comme en Palestine. Occupés par un état prédateur les Palestiniens luttent pour leur liberté nationale et territoriale d’une part, mais se battent entre-eux, les uns qui voudraient se libérer d’une domination religieuse contre les autres voulant l’imposer, ce qui est le contraire de la liberté de pensée.
B/ c’est Cuba. Pourquoi Cuba ? Parce que, vous ne le savez peut-être pas, mais je numérise en ce moment mes vinyls et les nettoient quelque peu. J’en suis à un disque  des chants de la Révolution Cubaine. Le castrisme y est loué à tout bout de chant.(lol) 
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et pourtant rien n’est moins privé de liberté qu’un Cubain. Ce qui valable pour toutes les tentatives d’établissement du socialisme, qui devrait par essence égalitaire, car il manquait la liberté individuelle.

Les émeutes de banlieues sont l’illustration de ce que je veux dire. Les Français ne jouissent pas de toutes les libertés fondamentales, comme celles de choisir son métier et sa résidence. Que dire alors des habitants des « ghettos »  groupe d’immeubles qui s’enflamment régulièrement. Depuis trente ans on se penche sur le problème en votant une pelletée de lois, en créant une palanquée de plans, en nommant un wagon de ministres, en injectant des milliards de Francs puis des millions d’euros. On se penche tellement qu’on va tomber dans un trou. Le dernier plan n’apporte rien de nouveau, quelques annonces non financées et une brouettée de promesses, déjà faites par d’autres.
Le fonds du problème et tout le monde le tait, c’est l’entassement dans ces quartiers de travailleurs immigrés ou de Français de souches étrangères. Etrangères pas tant que cela, car issues de nos anciennes colonies. Ce qui en fait un cas particulier qu’il ne faut pas confondre avec les mêmes problèmes que rencontre d’autres pays. Il suffit de voir ce qui se passe en Angleterre pour faire le rapprochement avec la situation française.

Quel rapport avec les Révolutionnaires ?  « Les » libertés manquantes. Beaucoup de nos concitoyens vivant de l’autre coté des périphériques sont culturellement arabes et religieusement musulmans ce qui n’est pas un gage de libre-arbitre. Depuis des générations, ils tentent de s’intégrer dans la population, ce qui est la moindre des choses. Cela a parfois réussi, je peux en témoigner, mais souvent échoué, par échecs de l’intégration ou de l’assimilation.(1)  Le nombre de femmes musulmanes qui épousent des non-musulmans est infime. Pour un juif se marier avec une goy est toute une aventure.

Pour la plupart pauvres et tenus de ce fait à l’écart, il ne leur reste plus que le refuge de la religion ou le communautarisme, ce repli identitaire dangereux à mes yeux. Il ne faut se voiler la face (Je ne fais pas exprès) la France se structure peu à peu en juxtaposition d’abord entre les riches et les pauvres et de communautés, celles des Corses, des pédés, (Oh ! Pardon des gays) des juifs, des sectes et les autres, c’est-à-dire nous, les « fromages »  groupes qui forcément un jour ou l’autre s’affrontent. C’est ce qui se passe dans les émeutes, les jeunes plus actifs, s’en prennent à tout le monde, et surtout les « autres ». Tous les palabres télévisés et les plans sur la comète n’y peuvent rien. N’y-a-t-il rien à faire ? Si. En détruisant les ghettos par les bulldozers bien sûr, mais surtout en libérant les consciences, en luttant contre le communautarisme et contre  l’obscurantisme et l’emprise des forces religieuses qui se ruent sur ce marché juteux des êtres.

Une phrase du Premier ministre turc, issu du mouvement islamiste, «L’assimilation est un crime contre l’humanité», a mis le feu aux poudres en Allemagne et il y a de quoi, car de l’autre coté du Rhin, le crime contre l'humanité a un sens historique très précis : l'extermination des juifs d'Europe par les nazis (2) 

Erdogan, ce pauvre mec ne fait pas allusion au sort des Kurdes de son pays, mais aux Turcs qui vivent en Allemagne, (plus de 2 millions)  il dit cela dans un climat corrosif sur l’intégration et la criminalité des jeunes d’origine étrangère. Un député vert au Parlement européen, lui-même Turc allemand, déclare qu’il faudrait pour éviter cela « déjà qu’il y ait au sein du gouvernement allemand quelqu’un qui leur donne le sentiment de s’occuper d’eux et de leurs problèmes de réussite sociale, de scolarité pour leurs enfants »

Le premier ministre turc considère l’assimilation comme un génocide de la culture et des traditions turques, il voulait dire religieuses. C’est pour cette raison qu’il a suggéré la création outre-Rhin d'écoles et d'universités turques dotées de personnel enseignant mandaté par Ankara. Je sais bien que là aussi ces propos sont destinés à son opinion publique, mais quand même.

Mon père disait, et je le répète, que « Ma patrie c’est celle qui me donne à bouffer » ce qui a pour vertu d’être clair, simple et du coup remettre le nationalisme à sa place, du coté de la poubelle de cuisine. Je rajoute, ce que je dis aux filles et fils de mes copains arabes, « Que chacun devrait prendre ce qu’il y a de mieux chez l’autre. A moi le couscous et à toi le jet de ton voile par-dessus les moulins, J’te passe de l’andouillette et donnes moi du loukoum »

En me relisant je me trouve un peu brouillon, mais j’me comprends.

(1) L'intégration, en sociologie, est un processus de rapprochement entre une personne, ou un groupe de personnes, et un autre groupe de personnes plus vaste.Ce terme fait souvent référence à l'intégration des personnes immigrées ou issues de l'immigration. L'assimilation culturelle est le processus par lequel passe un individu étranger (ou un groupe) pour faire partie d'un nouveau groupe social ; elle s'accompagne généralement d'une assimilation linguistique.

(2) Cela me rappelle les propos merdouilleux d’une chanteuse à la mode qui chantonne dans les palais

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