26 janvier 2008

SON DU CLAIRON, SON DU CANON

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J’ai débuté vraiment ma carrière professionnelle au service « Titres » puis « Bourse » de la banque qui m’employait. Je pris même plus tard la succession d’un vieux briscard chargé du marché à terme. Pas encore syndicaliste j’étais bien vu de la direction qui alla jusqu’à m’offrir une prime exceptionnelle pour avoir proposé une nouvelle gestion des positions de nos clients.
C’est pourquoi cette affaire de fraude me laisse plus que perplexe.

Je voudrais d’abord dire qu’un scandale ne devrait pas en cacher un autre. Il s’agit d’un trou de 5 milliards au moins sur un marché très particulier, celui options, contrats à terme - sur les indices boursiers européens, c’est à dire paris sur l’évolution des marchés.
La moindre des choses serait de taxer lourdement tous les marchés spéculatifs mondiaux, y compris, celui des matières premières. Un véritable manne eut égard aux volumes des échanges de monnaies virtuelle. On parle de transactions,  portant sur des milliards de dollars par an. Et la fameuse Taxe Robin » ?

Les faits
Il s’agit d’une prise de positions à l’achat d’un spécialiste qui a certainement fait une connerie, à la limite d’une faute professionnelle, il s’est trouvé piégé. Pour se «refaire »
il aurait passé des ordres de plus en plus gros, jusqu'aux 48 milliards d'euros responsables des 4,9 milliards de pertes pour la Générale.
Il a pris des positions contraires, fictives en omettant au moins une fois de simuler une garantie. Les règles du métier exigent que tout achat ou vente à découvert soit couverts par une garantie, portefeuille espèces ou or etc. (On attend les explications du casseur du siècle).

Ce qu’un expert confirme  "Il a acheté quand le marché baissait et vendu quand ça montait. Tout à l'envers. Les pertes se sont accumulées. Me voilà donc collègue avec cet expert. Chouette !

La banque s’est aperçu de cette situation à la suite d’un « contrôle de routine  » obéissant à la règle dans ce genre de cas , ne pas essayer « de se refaire »  comme a tenté de faire le type, mais de dénouer les opérations pour éviter une plus grande perte. Ce qui fut fait en trois bourses, or, les marchés étant en baisse, cette liquidation s’est soldée par une perte. La direction a même peut-être tardé à prendre une décision délicate, il est vrai, et sa décision a accéléré la chute des places financières européennes. Elle est dans le caca. Son PDG a remis sa démission au C.A qui a été refusée et promis de faire don de son salaire pendant six mois. Ben voyons ! Et c’est ensuite qu’elle a prévenu le gouvernement. J’en connais un qui doit bouillir. Et faire une petite prière à Shiva .

Le fautif selon la banque serait un seul opérateur, qui a déjoué tous les systèmes de sécurité (sauf le dernier pourtant élémentaire). Dire que tous ces moyens n’ont pu déceler la position de ce super malin de trader, il y a un pas que je me garderai bien de franchir. D’ailleurs cinq responsables, dont le patron des activités actions, sont limogés curieux non ?

C’est bien plus opaque que cela cette affaire. En effet car ce genre d’opération à part l’affolement est plutôt courant. « Ce type de scandale est monnaie courante », assure Nick Leeson, le trader britannique ayant causé la chute de sa banque dans les années 90. "Je pense même que cela arrive tous les jours. Ils se font attraper rapidement et ils sont virés. Les banques n'en font pas la pub et tout le monde se remet au travail".
Cette fois-ci, la banque en dénouant est tombé en pleine dépression boursière. Elle n’a pas eu de chance selon son PDG. Dans le cas contraire, elle aurait enregistré une belle plus value et le fautif félicité par sa direction.

D’autre part la SG qui a perdu 42% de sa valeur, s’est embourbé dans l’affaire des subprimes qui se solde par une perte sèche de 2 milliards €, et alourdie des pertes sur des produits hypothécaires sophistiqués. « Elle a pu charger la barque sur le thème de la fraude pour faire passer plusieurs mauvaises opérations de marché", suggère de son côté Elie Cohen, interrogé su ce « scandale » Scandale auquel la plupart des citoyens n’entrave que dalle. Sauf vous maintenant. Merci Teddy !

Enfin, la direction de cette banque sait bien, que ce qui est présenté comme une fraude, met en réalité à nu un système de contrôle des risques dangereusement défaillant. A moins que cet employé bien mystérieux ne serve de bouc émissaire, consentant ou non.

Allez on augmente la capital,(1). Et hop le tour est joué.

C’est pas beau tout çà ? Et nous « qu’on défile » pour nos retraites !

Le « fraudeur n’est pas Robin des Bois et c’est dommage, parce qu’ici ce sont les actionnaires qui en subissent les conséquences, je ne parle que des petits, mais les salariés, qui verront cette année leurs primes de bilan amputées. (Les résultats 2007 sont encore bénéficiaires) et une belle occasion pour la direction d’annoncer un plan de réduction de personnel, surtout en cas de rachat.

(1) Encore faut-il en connaître les modalités et les actionnaires nouveaux ou pas. Une OPA des fonds d’investissements américains ?

Commentaires

"Scandale auquel la plupart des citoyens n’entrave que dalle. Sauf vous maintenant. Merci Teddy !"

?!
Quoique, je n'ai toujours pas très bien compris... mais bon "dans une autre vie" on a déjà trouvé notre ministre des finances...

Ecrit par : John | 27 janvier 2008

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