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19 janvier 2008

GAZA ? UN GHETTO.

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La police israélienne signale qu'une roquette est tombée en territoire israélien, sur la ville d'Ashkelon, située à 15 kilomètres de la bande de Gaza, sans toutefois faire de victime ou de dégâts. D’autres ont aussi pris Sdérot pour cible, faisant quatre blessés légers. Résultats : Les bulldozers et hélicoptères de l'armée israélienne sont intervenus mardi dans le territoire Gaza : au moins 19 morts palestiniens. Quelque 40 personnes ont été blessées, dont un petit garçon de huit ans grièvement touché, précisait-on de sources médicales palestiniennes. Et des responsables hospitaliers mettaient en cause l'armée israélienne, qui selon eux aurait utilisé des armes anti-personnelles particulièrement meurtrières, qui tirent des dizaines de fléchettes de métal.
Les faits :
Une porte-parole de l'armée israélienne a affirmé qu'une opération militaire était en cours "contre des menaces terroristes" dans un secteur proche de la clôture de sécurité entre la bande de Gaza et Israël. Selon elle, les soldats ont ouvert le feu sur des combattants palestiniens qui s'approchaient d'eux ainsi que sur "une voiture transportant des hommes armés". "Les soldats ont identifié et touché dix hommes armés", a-t-elle ajouté.

Aussitôt Le Hamas a appelé à la grève générale à Gaza et en Cisjordanie pour protester contre ce raid particulièrement meurtrier et décrété trois jours de deuil, mettant les drapeaux en berne. Et hamas affirme que l'opération israélienne était une conséquence de la visite effectuée la semaine dernière en Israël et en Cisjordanie par George W. Bush et accuse le président Abbas d’être un « complice objectif ». Les combattants du Hamas offrent malheureusement un visage fanatique qui dessert la cause palestienne. Le Monde

le président palestinien a tout de même déclaré : "Ce qui s'est passé aujourd'hui est un massacre, une tuerie contre notre peuple" [...] Notre peuple ne peut pas passer ces massacres sous silence" [...] "Ces massacres ne peuvent pas apporter la paix"  Si Israël est sincère dans sa volonté de parvenir à la paix, je pense que nous pourrons conclure un accord cette année", a-t-il ajouté.
 
Des nouvelles comme celles là, nous étions habitué à les entendre, mais en plein « pourparlers de tentatives d’éventuelles d’espoir de paix » (je me comprend) cela a une triste signification. Israël ne veux et ne peux pas céder..

Encore une fois je m’escrime à peindre une triste réalité, la paix là-bas est naturellement impossible tant que le « droit » international acceptera qu’un groupe ethnique par référence religieuse, s’installe par la force sur le territoire d’un autre groupe ethnique et de religion radicalement incompatible.

Alors qu'Israël vient d'étendre le blocus à Gaza, le Premier ministre israélien Ehoud Olmert affirme, que "dans la sud d'Israël, il y a une guerre en cours". Il annonce que son pays poursuivra ses attaques pour répondre aux nombreux tirs de roquettes tirés depuis la bande de Gaza en direction d'Israël. Barak insiste il a ordonné jeudi soir la "fermeture de tous les passages" avec la bande de Gaza précisant toutefois qu'Israël autoriserait des passages pour répondre à des "nécessités humanitaires exceptionnelles".

"Cette mesure, qui devrait rester en vigueur plusieurs jours, concerne aussi bien le trafic des marchandises que le passage des personnes", a-t-il ajouté. Du coté palestinien le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeina a déclaré. "Les raids et l'escalade militaire d'Israël visent à infliger un camouflet aux négociations de paix israélo-palestiniennes"
De son côté, Washington a appelé Israël à éviter "autant que possible" les victimes civiles dans la bande de Gaza, tout en qualifiant de "légitime défense" les raids de l'aviation israélienne à Gaza après de nouveaux tirs de roquette. (1) En fait un blocus qui n’en finit pas et un foutage de tronche permanent.
Et que fait le « Machin » dans cette histoire. Le secrétaire général des Nations Unies tout en condamnant  avec fermeté les tirs de roquettes palestiniens a imploré, vendredi 18 janvier, Israël de reconsidérer sa décision de fermer à titre temporaire tous les points de passage entre la Bande de Gaza et l'Etat juif, mettant en avant le risque d'une crise humanitaire. "Une telle disposition prive la population de fourniture de fuel nécessaire pour pomper l'eau potable et faire fonctionner les générateurs d'électricité dans les maisons et les hôpitaux", a déclaré Ban Ki-moon. Tandis que le secrétaire général adjoint de l'ONU aux affaires humanitaires, qualifiant la fermeture de la frontière israélienne d’inacceptable" et de "moralement injustifiable

Le peu de commentaires que je reçois à ce genre de coup de gueule est à la mesure de ce que pense la majorité des Français et l’opinion publique occidentale, on s’en fout. On en a marre de cette histoire insoluble et puis merde que le plus fort gagne. Il suffit de lire les commentaires des internautes sur les sites de Libé et du NouvObs.

A coté de cela, le principal motif de curiosité est le mariage entre une saltimbanque et d’un président de la république jet-setter. On ne plus ouvrir un journal, sans que le sujet soit étalé. Les grands médias n’ont  qu’un objectif, obtenir le scoop de l’année. Sont-ils mariés, où et quand ? A qu’elle heure ?

Je me demande même si les Palestiniens ne s’intéressent pas à cet événement séculaire ! Et pourquoi j’en parle. Certainement parce que cela pourrait faire rire, si ce n’était bête à pleurer.


(1) Les Qassam. En fait, un bout de tuyau bourré d'explosif avec, à une extrémité, une charge détonante et, à l'autre, une charge de propulsion. Leur trajectoire est imprécise et leur rayon d'action d'une quinzaine de kilomètres. Les Qassam palestiniennes ont causé la mort de dix personnes en Israël depuis octobre 2001, date du premier tir, sur un total d'environ 3 100 jusqu'à aujourd'hui. Et l’une des plus puissantes armées du monde n’arrive pas à les contrer malgré la technologie de pointe de ses armes. B'Tselem, organisation israélienne de défense des droits de l'homme, a précisé que 360 des 810 victimes ne faisaient pas partie d'une organisation armée. M. Diskin a ajouté que ces 810 tués ne représentaient que "5 % des 20 000 militants armés estimés dans la bande de Gaza".



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