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29 novembre 2007
FLAMBEE DES PRIX
<Comment sortir un longeron d’une bagnole ?
L’accident
"Ce n'est pas un âge pour mourir", a dit Sarkosy (1) qui annonce l’ouverture d’un enquête judiciaire. En effet un juge d’instruction est tout indiqué pour mener à bien la recherche de la vérité. Car il semble y en avoir plusieurs, comme toujours dans ce genre d’affaires. Sans donner foi à la rumeur, qui risque encore de mettre le feu aux poudres, il me semble que l’enquête administrative ne pouvait être la seule. Encore une fois Sarko 1er défonce une porte ouverte, car c’est l’avocat de la famille des victimes, Laramy, 16 ans, et Mouhsin, 15 ans, qui réclamait cette décision, tout bonnement parce que tout n’est pas clair dans cette affaire. Même à la télé les journalistes font remarquer que les deux véhicules ont été déplacés et que l’état de la bagnole ne devrait pas correspondre avec le choc. La police quant à elle, déclare que c’est « probablement » après l’accident que la voiture a été dégradée par une foule de jeunes en colère. Ce qui est confirmé par des premiers témoins. Mais où étaient donc les policiers pendant ce temps ?
Le ‘Monde’ a pu visionner une vidéo, puis autorisé à la copier pour pouvoir l'analyser, filmée quelques minutes après l'accident, le soir du drame entre 17 h 15 et 17 h, puis à nouveau le mardi 27 novembre en détail. Les images confirment les déclarations d’autres témoins qui disent avoir protégé le véhicule de toute exaction pour faciliter l'enquête. La police et le ministère de l'Intérieur campent sur leurs positions.
Il y a deux scénarii possibles :
A/ Les môme sur une mini-moto, hantises par son bruit des riverains, sont pris en filature, sèment ou croient semer les flics, et s’encastrent dans leur bagnole.
B/ Les flics affolés se ruent sur les deux gamins, s’aperçoivent de la catastrophe et aussitôt appellent les chefs qui paniquent et trouvent un truc : les deux adolescents par hasard se seront heurtés à une patrouille d’agent de police et sous le choc la voiture est détruite et catapultée trente mètres en arrière et sont morts des suites de l’accident.
Les émeutes
Une autre affaire de Clichy-sous-bois mettrait le feu aux poudres, mais les mômes des cités ne sont pas dupes et remettent ça. Seulement voilà, lorsque je parle des ados des cités qui se mettent en colère et foutent le feu partout, ce n’est pas pour nier que les voyous, toujours les mêmes et qui sont connus pour cela et toujours à l’affût, sont en première ligne pour caillasser les pompiers et brûler les voitures des prolos, leurs voisins.
Un des « D'jeuns « du quartier déclare : "Avec les keufs, ici c'est la haine. Ils ne nous respectent pas. On ne les respecte pas non plus. Chez nous, y'a des nerveux et des inconscients, mais il faut pas nous prendre pour des fous furieux. Nos deux potes sont morts. On ne veut pas en rester là. On veut savoir ce qui s'est vraiment passé."
Et sur les plateaux de télé les pros de ces questions, les mêmes que 2005, ramènent encore une fois leur fraise et pérorent en sortant les mêmes âneries. Ils sont tous là, (Pas folles les chaînes soucieuses de l’audience) avec des réponses identiques. Tous des voyous pour les uns et tous des malheureux chômeur pour les autres. La faute à la drogue ou à la fainéantise pour les premiers et la faute à la société pour les autres. Devinez qui sont de droite et de gauche.
Il est bien entendu que si ces ghettos n’existaient plus et que le chômage et le RMI n’avaient plus raison d’être, les enfants de ces quartiers ne s’ennuieraient pas autant et casseraient moins. Néanmoins il faut agir avec volonté politique et mettre fin à ce genre de banditisme.
Je dis bien moins car je connais le phénomène de bande, qui aujourd’hui s’identifient par ethnies. A ce sujet les racistes de tous poils vont claironner partout qu’il s’agit d’une racaille d’immigrés de types méditerranéens.
Les raisons de ces affrontements sont multiples, la pauvreté et le pouvoir d’achat, une autre : plus il y a de flics dans les quartiers, surtout en cas de frictions, plus les risques d’affrontements existent, c’est mathématique. Plus les policiers sont arrogants plus les « vengeances » se feront dures. On attend l’occasion et vlan, on sort les fusils à grenailles, en face des flash-ball bien évidemment.
L’indifférence ou pire encore l’impossibilité des pouvoirs publics à trouver une solution à ce phénomène est une autre explication. Depuis novembre 2005, (Déjà, il s’agissait de deux ados face à la police, curieux non ? Ce qui explique l’incrédulité des «insurgés ») rien n’a été fait pour tenter de résoudre le problème. Est-ce si difficile ?
"La société française a laissé se constituer des poudrières, a dit Claude Dilain, maire de Clichy-sous-Bois, où avaient débuté les émeutes de 2005. Rien n'a été fait à l'échelle des problèmes à régler. Le temps des diagnostics et de la compassion est terminé."
A quand la prochaine bavure ?
(1) Qui en annonçant que les auteurs des coups de feux sur les policiers iront en cours d’assises, passe devant la ministre de l’intérieur la Gardienne des sceaux) En effet c'est à la justice de dire si les faits incriminés relèvent de telle ou telle juridiction (...) Et l’entendre dire qu’il fallait châtier les coupables et demander aux flics de bien faire leur boulot est plutôt ridicule. Vous imaginez un Présidant dire s’adressant aux flics « Bon allons les gars, soyez cools n’emmerdez pas trop les mecs qui vous tirent dessus » Et aux magistrats soyez indulgents avec les tireurs d’élite, et la présomption d’innocence , « .
15:32 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, sarkosy, banlieues, clichy, villiers le bel, émeute, 2005





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