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09 août 2007

SARKOZY L'AFRICAIN

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Sarkafrique.

 Sarkozy, sur un texte de Guéant le secrétaire de l’Elysée (et son nègre) a prononcé en Afrique un discours que les médias ont encensé. Il a, au dernier moment utilisé le vouvoiement alors qu’il a été écrit pour un tutoiement très d’jeun. Or il n’en fut rien de l’autre coté de la Méditerranée. Il est vrai que ses paroles notamment face aux jeunes étudiants ne manquent pas de sel. A commencer par celles-ci :

 « La réalité de l’Afrique, c’est celle d’un grand continent qui a tout pour réussir et qui ne réussit pas parce qu’il n’arrive pas à se libérer de ses mythes »

 De la démagogie pure et simple et qui frise d’ailleurs le racisme. En effet quels sont ces mythes, ceux exportés par l’homme blanc ? La supériorité de celui-ci face à l’homme des forêts ? Parler de mythes qui devraient perdurer dénonce une idée très colonisatrice ou ethnologique de l’état de l’Afrique d’aujourd’hui. On pourrait le croire en lisant ces autres mots : « L’homme moderne a beaucoup à apprendre de l’homme africain qui vit en symbiose avec la nature depuis des millénaires ». Nous sommes en plein dans l’idéologie naturaliste qui prône le classement des espèces, la blanche étant la «meilleure » D’ailleurs, la conception de l’homme africain est un mythe lui aussi, le métis sanghorien est plutôt romantique que réel, l’Africain du Caire ou du Cap n’est certainement pas le même et ne trimballe pas derrière lui ces fameux mythes de ses ancêtres que dénonce encore une fois, un représentant de la domination blanche, lequel toutefois qualifie de "grande faute" la colonisation.

Quand à dire que nous avons à apprendre des Africains est à la fois démago et défoncer une porte ouverte, c’est d’un creux !

Le discours de N. Sarkozy face aux étudiants sénégalais a été très mal perçu en réalité, car ils en ont un peu marre qu’on leur rappelle qu’ils ont été dominés par faiblesse et se demandent s’ils n’ont pas été colonisés parce que colonisable, ce qu’ils perçoivent comme une maladie honteuse dont ils ne veulent plus qu’on leur parle.

 Plus grave, ce que peu de commentateurs ou intellectuels dénoncent, ces mots qui sentent mauvais comme ceux prononcés par Chirac « bruit et des odeurs » Les voici :

« Pourquoi l’Afrique va mal ? Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez rentré dans l’histoire […] jamais il ne s’élance vers l’avenir, jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin. Dans cet univers où la nature commande tout, l’homme reste immobile au milieu d’un ordre immuable où tout est écrit d’avance[…] Le paysan africain ne connaît que l'éternel recommencement du temps, rythmée par la répétition sans fin des mêmes gestes et de mêmes paroles ? Il n’y a pas de place ni pour l’aventure humaine, ni pour l’idée de progrès. »

Qu’attends la Licra ou SOS racisme pour porter plainte ? On comprend la moue des universitaires de Dakar.

Quand à l’immigration choisie, voilà notre bon président faire amende honorable et confesser qu’il s’était un peu gourré sur les bords. « Si les Africains les mieux formés s’en vont, qui restera pour développer le continent » feint-il de s’apercevoir. Comme si nous ne le disions pas dès l’énoncé de cette mesure à la noix, à laquelle d'ailleurs l’UMP s’est rangée.

Toutes ces belles paroles ont reçu des commentaires acerbes de la part de la presse africaine. Les éditorialistes des principaux quotidiens sénégalais les dénoncent. Pour eux, le président français a en effet estimé que les principaux maux de l'Afrique ne sont pas dus à la colonisation, mais aux Africains eux-mêmes.

« Sarkozy fait la leçon aux Africains", affiche en première page Walfadjri. Une "adresse aux Africains" muée en "leçon de français", ironise Le Quotidien. Show à Dakar : »Sarko sur scène", écrit L'Observateur. Le président français s'est cru en "mission civilisatrice affirme Sud Quotidien. « Quelle injure ! », S’offusque son éditorialiste. Tandis que le Populaire, moins nuancé, titre : " [Les vérités (résumées) de Sarkozy aux Africains] : 'Arrêtez de pleurnicher !'" Ces points de vue sont largement partagés dans les autres journaux, à l'exception du quotidien pro-gouvernemental (Bah ! tiens !) « Le Soleil », qui parle, lui, de "hauteur républicaine" dans un éditorial.

 En politique tout est symbole, c’est pourquoi, l’Histoire de retiendra de cet événement que la partie la plus critiquable. Sarko voulait refaire de coup de Brazzaville du général, il n‘a fait qu’un flop. Sauf pour ses militants, son staff et ses électeurs. Je ne connais pas la réaction de nos deux africaines de service du gouvernement, c’est dommage. Ce genre de propos prononcé par un Le Pen aurait soulevé l’opinion et surtout des celles des intellectuels de la télé. Quand je dis que Sarkozy peut tout se permettre notamment prononcer un discours du 19 ème siècle sans réactions de l’opinion publique, cela se vérifie, tout le monde s’en fout. Du moment qu’au journal télévisé on le voit encore et encore, même aux USA dans une propriété de luxe invité gracieusement, lui et sa femme, par un généreux copain. (Encore un).

Et dire que l’on va subir cela pendant cinq ans, cela me donne le cafard. Heureusement qu’il y a Ségolène pour me rassurer (lol) et Hollande pour me convaincre.

Tiens, je vais à la plage avec ma marmaille qui ne sait pas encore ce qui l’attend. Arriver à l’âge de raison avec Sarko, quel univers !

 

 

Commentaires

"Tiens, je vais à la plage avec ma marmaille qui ne sait pas encore ce qui l’attend. Arriver à l’âge de raison avec Sarko, quel univers !"

Eh oui Teddy... et on n'est pas "sorti de l'auberge" car selon un sondage, 64% des Français sont "plutôt satisfaits de la façon de gouverner de Nicolas Sarkozy"...

"Parmi les mesures prises par le nouveau gouvernement, celle qui suscite le plus de satisfaction est la possibilité de déduire de ses impôts une partie des intérêts d'emprunts immobiliers (87% des sondés se disent plutôt satisfaits), devant l'instauration de peines plancher pour les récidivistes (84%). La loi sur le service minimum dans les transports arrive en quatrième (72%) alors que 61% des sondés se disent "plutôt pas satisfaits" de l'annonce du non-remplacement de 22.000 fonctionnaires partant à la retraite."

Un peu "con" et "maso" les français ?

Je le crains...

Ecrit par : john | 13 août 2007

En parlant de racisme ...voici quelques citations de son "grand" illustre (tirées de Wikipedia)... qu'il cite souvent en "exemple" :


o « Encore un juif…, soupire t-il, quand on lui annonce Georges Boris, ancien secrétaire de Loewenstein et ex-directeur de la "Lumière », conseiller financier. (Cité par J.R. Tournoux, Pétain et de Gaulle. Éditions Plon, 1964)

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o « Je n'aime pas les youpins ». (Cité par André Le Troquer, La parole à Le Troquer, Éditions La Table Ronde, 1962)

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o « C'est très bien qu'il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu'elle a une vocation universelle. Mais à condition qu'ils restent une petite minorité. Sinon la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine, et de religion chrétienne … Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront peut-être vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l'intégration, si tous les Arabes et les Berbères d'Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s'installer en métropole alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées !». (Charles de Gaulle, rapporté par Alain Peyrefitte).

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o « L’intégration, c’est une entourloupe pour permettre que les musulmans qui sont majoritaires en Algérie à dix contre un, se retrouvent minoritaires dans la République française à un contre cinq. C’est un tour de passe-passe puéril ! On s’imagine qu’on pourra prendre les Algériens avec cet attrape-couillons ? Avez-vous songé que les Arabes se multiplieront par cinq, puis par dix, pendant que la population française restera presque stationnaire ? Il Y aurait deux cents, puis quatre cents députés arabes à Paris ? Vous voyez un président arabe à l’Élysée ? » (Charles de Gaulle, rapporté par Alain Peyrefitte).

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o « Et puis, Delbecque, vous nous voyez mélangés avec des Musulmans ? Ce sont des gens différents de nous. Vous nous voyez mariant nos filles avec des Arabes ? » (Cité par J.R. Tournoux, La tragédie du Général, Éditions Plon, 1967).

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o « Sur le plan ethnique, il convient de limiter l’afflux des Méditerranéens et des Orientaux, qui ont depuis un demi-siècle profondément modifié les compositions de la population française. Sans aller jusqu’à utiliser, comme aux États-Unis, le système rigide des quotas, il est souhaitable que la priorité soit accordée aux naturalisations nordiques (Belges, Luxembourgeois, Suisses, Hollandais, Danois, Anglais, Allemands, etc.) » (Général de Gaulle, rapporté par Alain Peyrefitte).

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o « Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d'un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont les Arabes, les Français sont les Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? » (Cité par A. Peyrefitte. C'était de Gaulle. Éditions Gallimard, 2000. Propos tenus le 5 mars 1959).

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o « Voulez-vous être bougnoulisés ? Voyons, Dronne ! Donneriez-vous votre fille à marier à un bougnoule ? » (Au député UNR Dronne, ancien héros de la libération de Paris, cité dans Le petit de Gaulle illustré. Éditions Le Crapouillot, 1967, et par J.R. Tournoux, La tragédie du Général, Éd. Plon, 1967)

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o « Qu'est-ce que les Arabes ? Les Arabes sont un peuple qui, depuis les jours de Mahomet, n'ont jamais réussi à constituer un État… Avez-vous vu une digue construite par les Arabes ? Nulle part. Cela n'existe pas. Les Arabes disent qu'ils ont inventé l'algèbre et construit d'énormes mosquées. Mais ce fut entièrement l'œuvre des esclaves chrétiens qu'ils avaient capturés… Ce ne furent pas les Arabes eux-mêmes… Ils ne peuvent rien faire seuls. » (Cité par Cyrus Sulzberger, Les derniers des géants, Éditions Albin Michel, 1972)

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o « Vous savez, cela suffit comme cela avec vos nègres. Vous me gagnez à la main, alors on ne voit plus qu’eux : il y a des nègres à l’Élysée tous les jours, vous me les faites recevoir, vous me les faites inviter à déjeuner. Je suis entouré de nègres, ici. […] Et puis tout cela n’a aucune espèce d’intérêt ! Foutez-moi la paix avec vos nègres ; je ne veux plus en voir d’ici deux mois, vous entendez ? Plus une audience avant deux mois. Ce n’est pas tellement en raison du temps que cela me prend, bien que ce soit déjà fort ennuyeux, mais cela fait très mauvais effet à l’extérieur : on ne voit que des nègres, tous les jours, à l’Élysée. Et puis je vous assure que c’est sans intérêt. » (Entretiens avec Jacques Foccart, 8 novembre 1968. cité dans ses Mémoires, tome 2. Le Général en mai. Journal de l’Élysée. 1968-1969, Éditions Fayard]] et Jeune Afrique)

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0 La décolonisation fut ambiguë. Jacques Foccart fut chargé de récupérer officieusement ce que l'on abandonnait officiellement. C'est ainsi que se renforcèrent les « réseaux Foccart » qui ont été ensuite dénoncés par les pourfendeurs de la Françafrique. Le 3 février 1965, alors que le président gabonais Léon Mba est rongé par un cancer, Charles de Gaulle et Jacques Foccart discutent tranquillement du nom de son successeur :

Charles de Gaulle : « Alors, que va-t-on faire ? »
Jacques Foccart : « Le Gabon est un pays où personne n’émerge. On parle bien du président de l’Assemblée, mais il est d’une ethnie qui ne compte que quelques milliers de membres. »
C.D.G : « Quelle est l’ethnie de Léon Mba ? »
J.F : « C’est un Fang. Bongo, son directeur de cabinet, est un jeune autoritaire, qui sait ce qu’il veut, qui aurait de la fermeté, mais pas la capacité de gouverner. »
C.D.G : « On va finir par être obligés d’appeler Aubame. Où est-il Aubame ? En prison ? »
J.F : « Oui, mais de toute façon, on ne peut pas envisager cela. Aubame n’oubliera pas que nous avons prêté main-forte à Léon Mba pour l’arrêter ; il nous serait systématiquement hostile. De plus, il avait partie liée avec les Américains, qui portent un intérêt considérable au Gabon du fait des mines de fer de Mekambo, et qui lorgnent aussi sur les gisements d’uranium et de manganèse. »
C.D.G : « En définitive, il reste qui ? »
J.F : « Il reste Yembit, le vice-président, mais c’est un personnage sans relief. Je vais étudier la question et je vous ferai des propositions. »

Ecrit par : john | 13 août 2007

Et alors Teddy...plus de "billet d'humeur" ?!

Après 10 jours...je suis "en manque"...

Ecrit par : john | 19 août 2007

A John (et aux autres) QQ soucis de santé pour ma fille puinée ! Ce qui me prend la tête. Allez je reviens. !!

Ecrit par : teddy bear | 19 août 2007

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