30 novembre 2005

IL NE FAUT PAS GRATTER BIEN LOIN.

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Invité à s'exprimer sur les émeutes urbaines, l'écrivain et philosophe français Alain Finkielkraut a livré, samedi 19 novembre, au journal israélien Haaretz, un entretien qui s'est déroulée à Paris, pour le moins surprenant. Digne, selon les journalistes israéliens, d'un dirigeant d'extrême droite. A plusieurs reprises il a précisé, lors de cette 'entrevue, qu' “il est impossible, peut-être même dangereux de dire ces choses aujourd'hui en France”."Le problème, c'est que la plupart de ces jeunes sont des noirs ou des Arabes avec une identité musulmane", dit-il et selon lui, la preuve en est que, "en France, il y a également d'autres immigrants en situation difficile (Chinois, Vietnamiens, Portugais) qui ne prennent pas part aux émeutes. Donc, il est clair qu'il s'agit d'une révolte avec un caractère ethnico-religieux".
En ce qui concerne le match France-Algérie de football, en octobre 2001, au cours duquel des jeunes avaient sifflé a Marseillaise. l affirme que "Les gens disent que l'équipe nationale française est admirée par tous parce qu'elle est "black-blanc-beur". En réalité, elle est aujourd'hui "black-black-black", ce qui en fait la risée de toute l'Europe."
Il compare ensuite les événements récents en France et le mouvement des jeunes jeteurs de pierres en Palestine. « Vous avez pourtant découvert qu'eux aussi envoyaient en première ligne de la lutte les plus jeunes, et vous en Israël vous connaissez ça, on envoie devant les plus jeunes parce qu'on ne peut pas les mettre en prison lorsqu'ils sont arrêtés » “Je pense qu'il s'agit de l'étape du pogrom antirépublicain. (1) « Il y a des gens en France qui haïssent la France comme la République." continue notre penseur en s’adressant aux journalistes isaréliens
Comme a chaque fois lorsqu’un problème est relevé ces messieurs nous jettent à la figure les malheurs que leurs parents ont enduré “Mon père a été déporté de France. Ses parents ont été déportés et assassinés à Auschwitz. Mon père est revenu d'Auschwitz en France. Ce pays mérite notre haine : ce qu'il a fait à mes parents était beaucoup plus violent que ce qu'il a fait aux Africains. Qu'a-t-il fait aux Africains ? Il ne lui a fait que du bien."
On n’ose pas croire que le mot haine concerne la France, peut-être voulait-il parler de l’Allemagne nazie. ?
Il parle ensuite des immigrants qui disent : "les Français" (quand ils parlent des blancs ) [...], Ils disent : “Je ne suis pas français, je vis en France, et en plus ma situation économique est difficile”. Personne ne les retient de force ici"
Selon notremédiatique penseur, il existerait également un antisémitisme des noirs, [...] incarné aux en France par Dieudonné qui aujourd'hui aurait pris la place de Jean-Marie Le Pen en tant que "vrai patron de l'antisémitisme". L'écrivain s'en prend vivement à l'antiracisme en affirmant que "l'idée généreuse de guerre contre le racisme se transforme petit à petit monstrueusement en une idéologie mensongère. L'antiracisme sera au XXIe siècle ce qu'a été le communisme au XXe."

oooOOOooo

Excuses et dénégations
Devant l’abondance des critiques et l’insanité de ses propos, notre philosophe tente de se repentir. Pour ce faire il répond à son coreligionnaire J.P Elkabach qui ne mâche pas ses mots. Voir l’interview complète sur sites. http://blak-blanc-beur.skyblog.com/ et

http://aulnaysousboi01.skyblog.com/
A plusieurs reprises il avance le mot puzzle : “Du puzzle de citations qu'il y a eu dans Le Monde, surgit un personnage odieux, antipathique, grotesque, auquel je n'aurais pas envie de serrer la main (à moi. Note de Teddy) corps textuel. Il consent à déclarer piteusement qu’il lui faut retirer les connotations judéo-centrées du mot "pogrom", qu'il s'agit plutôt d'un grand saccage anti-républicain. Puis il incrimine les lycées de banlieues qui ont faillit à leurs missions.
Enfin il tente de reporter l’inconséquence de ses propos sur la presse israélienne. Lorsqu’on lui objecte sa phrase « que il est impossible de s'exprimer en France tant règne la démagogie” il répond. « Je ne dis pas qu'on ne peut pas s'exprimer en France”.

Pour l’histoire du match de foot il dégote une plaisanterie de son père qui, pour plaisanter faisait mine de s’insurger sur le fait qu’à la grande époque de Reims, l’équipe de France était composée principalement de Polonais et d’italiens « J'ai eu tort, je suis maintenant marqué d'infamie par cette blague. Et Elkabach de lui rétorquer “C'est vrai qu'on a qu'à mettre un peu de discrimination positive chez les Bleus pour que les Blancs jouent mieux, mieux, ou comme les Blacks"
En ce qui concerne les victimes de ses propos, “Je leur dis que je déteste autant qu'eux le personnage né de ce puzzle, (encore) que je ne lui serrerai pas la main. Je leur dis que je ne pense pas comme lui.[...] Je ne peux pas faire une auto-critique d'un assemblage où je ne me reconnais pas. [...] Je suis malgré tout victime d'un immense malentendu »
Il termine en enfonçant un peu plus la presse israélienne qu’il se garde bien d’attaquer : ”je ne dois plus donner d'interview, notamment à des journaux dont je ne contrôle pas le destin, pour lesquels je ne peux pas contrôler le destin ou la traduction de ce que j'écris, [...] Je présente des excuses à ceux que ce personnage, que je ne suis pas, a blessés. Et je “retire une partie des propos sinon mon analyse

Un quarteron de penseurs écrivains philosophes sévit sur les ondes nagent en plein paradoxe. Celui de Finkielkraut, c'est qu'il prêche l'idée républicaine un jour sur France-Culture et le lendemain, dans Haaretz, il se présente comme un intellectuel participant au monde jui0 A la fois de la gauche française républicaine, de l’autre juif à un millimètre du communautarisme et thuriféraire de la politique d’Israël.

Cette vision du monde passe par le prisme de la Shoah pour certains et de la torah pour d’autres. Il ne faut par gratter bien loin pour trouver une couche élémentaire de racisme anti-arabe.
Bien entendu, cette position est intellectuellement indéfendable, donc Finkielkraut pète les plombs.
Il ne lui reste plus qu'à présenter ses excuses.

PLates


(1) La formule du "pogrom anti-républicain" était déjà apparue dans un entretien d'Alain Finkielkraut au Figaro le 15 novembre."La violence actuelle n'est pas une réaction à l'injustice de la République, mais un gigantesque pogrom antirépublicain", disait-il alors.



Commentaires

Ce n'est pas la France qui a déporté les Juifs, mais l'Allemagne, et encore pas tous les Allemands, car de nombreux Allemands ont résisté au nazisme et l'ont payé de leur vie... On ne badine avec l'Histoire, surtout quand elle a misé gros....
Mais "notre" philosophe ne connaît pas la nuance : quelques Français ont pu aider à l'arrestation de ses parents, donc TOUS les Français ont participé à l'arrestation de ses parents. Mais Finkelkraut est un "grand" philosophe, alors laissons-le parler, il doit certainement avoir raison, puisqu'il passe (ou plutôt passait) autant à la télé...
Blog : http://promenadesnaturelles.hautetfort.com

Ecrit par : Cyril | 30 novembre 2005

Cyril, relisez, c'était un contre argument, bref une caricature.

Ce billet est oDieudonnéisant.

Ecrit par : eX-Time | 30 novembre 2005

Je ne réponds pas à la place de Cyril, mais je donne mon point de vue.
La théorie, si j'ose dire, de Dieudonné est que l'esclavagisme a été un génocide, étalé dans le temps, dont on ne parle pas autant que la Shoah. Ensuite que les juifs, en tant que commercants, ont participé à la traite des noirs. Tout comme, (pour moi) pas plus que les arabes.

Ecrit par : teddy bear | 01 décembre 2005

Question génocide, ce serait plutôt les indiens d'amérique qui devraient se plaindre, vu qu'ils mouraient à petit feu et en masse sous les coups du travail obligatoire imposé par les colons européens. Du coup, ceux-ci ont été obligés de recourir à la traite des noirs, et il n'était pas alors dans leur intérêt de voir ces noirs mourir en masse au cours de ce transfert de population de l'Afrique vers les Amériques. L'esclavagisme des noirs n'est donc pas un génocide, et il n'y avait aucun intérêt de la part des colons européens à ce qu'il le devienne.

Ecrit par : Cyril | 01 décembre 2005

L'esclavagisme était pratique courante dans le monde entier jusqu'à l'abolition d'abord du servage, puis de l'esclavage dans les "colonies" etc. Je pense qu'il faut faire attention de ne pas tomber dans l'égocentrisme culturel qui consiste à se sentir supérieur parce qu'on a réussi à se débarasser d'un mal social (comme p.ex. l'esclavagisme) avant les autres. Aujourd'hui encore il y a des esclaves, même dans certaines ambassades en Suisse. A espérer qu'ils disparaissent complètement avant que les ennemis des sociétés libres ne reprennent le dessus. Nous avons probablement tous des ancêtres esclaves, même ceux dont le pédigré remonte au IXème siècle...
Quant à Finkielkraut, il paraît que la présentation de l'interview qu'il a donné dans Le Monde était passablement biaisé. cf: http://vanb.typepad.com/versac

Ecrit par : antares | 01 décembre 2005

Le génocide consiste en l'élimination programmée d'un peuple, d'une ethnie ou une communauté religieuse.
Or on ne peut pas parler d'un génocide perpétré par les pays colonialistes en Afrique.

Par définition, les colons venaient chercher des esclaves, ils n'allaient donc pas tous les tuer ..

Même le plus énorme des massacres, s'il n'est "que" le résultat d'un répression, d'un régime autoritaire ou quoi que ce soi, ne peut pas porter le nom de "génocide" s'il n"en remplis pas les critères.

Les tueries des Khmers Rouge par exemple, même si le pays à perdu 1/3 de sa population, ne constituent pas un génocide !

Ecrit par : mexen | 02 décembre 2005

J'aime assez A.Finkelkraut. Dans chacune de ses interventions, et dans ses émissions sur F.Culture (Répliques, samedi matin) depuis plus de 10 ans, il cherche à approfondir la reflexion sur toutes choses, avec l'aide de ses invités,autre approfondisseurs comme lui. Aujourd'hui, peut-être est-il descendu trop profond dans son scaphandre oxygéné par un flux d'idées trop abstraites, comme les sont par définition les idées, et peut-être a-t-il perdu de vue les réalités vivantes des banlieues (à supposer qu'il les ait un jour concrètement perçues, mais laissons lui le bénéfice du doute pour son sérieux et sa compétence), mais il n'en reste pas moins qu'il y a du vrai dans ses analyses. Par contre, comme toujours d'ailleurs, la réalité ne se laisse pas cerner aussi facilement, son avis ne la cerne donc pas , tout comme 10 ou 100 avis différents aurons 10 ou 100 chances d'être tout aussi étranges et erronés que celui de A.F. En attendant, si vous avez lu les livres de Paul Smaïl, vous aurez un aperçu de ce qui incite A.F. à dire ce qu'il dit.
Pour finir, je n'ai moi-même aucun avis sur la question de s banlieues, mais j'aime bien A.F.
Marc.

Ecrit par : Marc | 02 décembre 2005

Marc,
Ma réponse est dans le titre de mon blog.
Il est vrai que d'émettre 100 avis vaut mieux que de rien émettre du tout. Il ya bien une réflexion qui sera la bonne. Il restera 99 conneries. Je répète que ce quarteron de philosophes, à qui nous n'avons rien demandé, qui ne connaissent absolument rien des problèmes concrets comme ceux des quartiers en difficulté, nous les brisent menues.

Ecrit par : teddy bear | 02 décembre 2005

Ils ne me les brisent pas, à moi,je leur suis même plutôt reconnaissant, ou plus précisément, je mesure à sa juste valeur la possibilité de les entendre grace aux medias,médias qu'il suffit de ne pas consulter, ou de sélectionner, pour ne plus être dérangé, Assez facile, non,? Le mêmeproblème se retrouve vis à vis des paroles de l'église catholique et du pape à propos des questions de société(sexualité, sida, mariages gay, etc...). Qu'est ce qu'on peut bien en avoir à foutre si on n'est pas catholique fervent? Et pourquoi ruer dans les brancarts à chaque hoquet du Vatican si, je répète, on n'est pas catho fervent? On s'en fout, point à la ligne. Et si chaque personne non directement concernée(catho fervents uniquement) ne relayait pas ce type d'opinion, elles feraient un gros flop. Il y a beaucoup plus àdire sur le rôle des indignés, rarement capables d'apporter quoi que ce soit aux débats, dans les événements médiatiques que sur celui des auteurs,qui ont pris des risques à s'exprimer ( preuve en est de ce qui leur tombe dessus après).Mais moi, ce que j'en dit, hein , c'est juste histoire de causer, je ne vous en veux nullement.
Avec plaisir, Marc.

Ecrit par : Marc | 03 décembre 2005

A MEXEN : "... Or on ne peut pas parler d'un génocide perpétré par les pays colonialistes en Afrique ...".



Voici un extrait de WIKIPEDIA sur le règne de Léopld II au CONGO, roi des Belges, entre 1884 et 1909:

"... il est à noter qu'entre le début de la colonisation de ces terres par le roi afin d'en exploiter le caoutchouc et la fin de son reigne , 10 Millions de congolais furent décimés , par villages entiers . Les massacres et les mutilations notamment de la main et du pied droit des "récalcitrants" furent monnaie courrante et en font un génocide du XIX ème siècle ."


D'après le livre de Hochshild,"Les Fantômes de Léopold II", le roi des Belges prend sa place avec les grands tyrans Staline, Hitler et Pol Pot, ayant réduit la population de l'État indépendant du Congo — ce qui était littéralement son fief privé — de vingt millions d'habitants à dix millions en quarante ans.
La motivation de Léopold, à en croire Hochschild, n'était qu'un désir pour l'argent qu'il pouvait gagner de l'exploitation des ressources du Congo.

IL FAUT COMBIEN DE MORTS POUR PARLER DE GENOCIDE ?

Ecrit par : john | 03 décembre 2005

Un petit PS, avant qu'on m'assomme "que je n'ai rien compris et que la traite des noirs ne correspond pas à la définition de génocide" !

Egalement tiré de WIKIPEDIA:

"La traite des noirs est reconnue comme un crime contre l'humanité par la plupart des pays.
En France, une loi du 21 mai 2001 affirme que la traite négrière et l'esclavage constituaient des crimes contre l'humanité. En dépit du nombre de victimes, qui fait en l'état l'objet d'évaluations très variées (DE 60 A 600 MILLIONS DE VICTIMES, selon certains historiens) et qui fait de la traite des noirs LA PLUS IMPORTANTE DEPORTATION DE L'HISTOIRE DE L'HUMANITE, le caractère de génocide est contesté au regard des critères juridiques de cette qualification.
La reconnaissance par l'ONU de la qualification génocidaire est demandée par la plupart des pays africains, ainsi que par de nombreuses organisations non gouvernementales « du Nord ». Par exemple, le Conseil mondial de la diaspora panafricaine (CMDP) et la Société savante des encyclopédistes africains..."

ARRETONS DE JOUER SUR LES MOTS, MAIS PARLONS DE FAITS CONCRETS, c.à.d. DE 60 A 600 MILLIONS DE MORTS !

Ecrit par : john | 03 décembre 2005

L’esclavage (que je vomis !) n’a jamais été un génocide. Un génocide est, selon Larousse, un « crime commis dans l’intention de détruire un groupe humain, national, ethnique ou religieux. » Comment peut-on croire que les esclavagistes voulaient détruire leurs esclaves ? Ils en avaient besoin. Donc l’esclavagisme n’est pas un génocide. Là, on fait du français, pas des mathématiques, comme vous faites lorsque vous abordez la
question de la quantification de la souffrance et que vous traitez de tout autre chose. Pour le français, il y a le dictionnaire, s’il vous plait. Après, est-ce que les juifs ont plus soufferts que les noirs ? Mais Bon D-IEU, quelle connerie ! pardonnez-moi.
Pour revenir a Dieudonné. Lorsqu’il s’est séparé de Elie, israélite, il a vu qu’il n’avait aucune chiffre d’affaires et que son ancien compère faisait salle comble avec ses petites annonces. Alors, c’est sûr, c’est devenu de la faute de ces israélites qui détiennent les médias. Dieudonné généralise. Et il a jalousé pour une affaire d’argent. La faute à qui, s’il n’est plus marrant ? Dieudonné dit : « les juifs, les colons israéliens, les sionistes », ce qui signifie « tous les juifs en général, tous les colons israéliens (tous les israéliens ne sont pas des colons, l’Etat d’Israël a été voté par l’ONU) et tous les sionistes ». Il généralise. Jamais Finkielkraut ne fait cela. Il dira « certains, des », etc. Alors, je vous en prie, ne les mettez pas face à face.

Ecrit par : eX-Time | 03 décembre 2005

A EX-TIME:

1.Facile de reprendre ce que ELIE déclare après s'être séparé de DIEUDONNE, qui n'a plus droit à la parole et est devenu 'persona non grata' sur les ondes...
Qui vous dit que c'est la vérité ?

2. Je sais que selon le LAROUSSE l'esclavage n'est pas considéré comme un génocide...mais il a fait plus de morts que les génocides qu'on connait : selon les historiens de 60 à 600 MILLIONS !!!

3. Ce n'est pas parce on est contre le sionisme (qui est l' équivalant de l'islamisme), qu'on est forcément contre les juifs...

J'ai plutôt l'impression que c'est toi qui généralise !

Ecrit par : john | 03 décembre 2005

le theme du débat était ce "philosophe" je vis depuis trop longtemps á l´étranger, je ne connais pas les médiatisés á la mode en France, sauf Sarko....

Le genre de truc qu´il a affirmé c´est de la connerie en paquet, les banlieues je les ai connu il y a plus de 20 ans et s´etaient déja des cocottes minute sous pression, le gros probleme dans ces banlieues c´est que tu te sens traité comme une merde tous les jours, par les flics, par le pouvoir et les autorités, en plus t´as pas de boulot un jour ça clash, en Mai 68 ça a été pire et ce n´etait pas des arabes c´etait toute la jeunesse, a los angeles il y a quelques années il y a eu la meme chose aussi... c´est du rattrapage mediatique des evenements sur un ton raciste en plus
http://pensamiento.over-blog.com/

Ecrit par : Christophe Moreau | 04 décembre 2005

Le "sionisme (qui est l'équivalant de l'islamisme)", John, qu'est-ce qu'il faut pas entendre ? L'islamisme est relatif à une religion, le sionisme à un Etat démocratique non religieux, même s’il abrite en majorité des juifs. Il y a, en Israël, nombre de noirs, juifs ou pas: les Falaschas. Il y a en Israël, outre les Palestiniens, nombre d’Arabes ayant la nationalité israélienne et avec lesquels on peut discuter et avec lesquels il fait bon vivre en communauté simplement humaine. Il y a en Israël nombre de mariage interreligieux. Les médias montent tout en épingle. L’amour entre les peuples ne paye pas. Je pense que ces derniers sont un peu mieux placés que Dieudonné, pour parler. Ensuite, je ne mélange pas. Je n'ai jamais fait l'amalgame sionisme et judaïsme ; j’ai juxtaposé, c'est tout, à la manière de Dieudonné. D'autre part, vous voulez travailler sur le sens des mots et vous mettez de côté le dictionnaire, soit, inventez-vous votre propre langage, il ira de paire avec vos idées arrêtées. Enfin, sachez que je ne fais pas d'échelle de la souffrance, sachez encore que je trouve que le racisme est un crime contre l'humanité (contre n'importe quelle ethnie ou religion ou couleur de peau !) et que je trouve regrettable cette affaire Dieudonné/Finkielkraut. Le premier est parano. S’il est tombé sur 1000 juifs trop cons, c’est qu’il est tombé sur 1000 cons. Il est odieux, et surtout pour un noir, de reprendre les arguments d’Hitler de Mein kampf (oui, lisez-le, il n’y a que 700 pages), selon lesquels les juifs détiennent les médias. Cela me fait vomir. Quant à Finkielkraut, il a parlé en tant que français et en tant que citoyen et on lui a ressorti son étoile jaune. A quand le retour de la gestapo ? Il est plus que désolant que les noirs ou les arabes souffrent de discrimination. Mais ce n’est pas la faute des juifs et nulle part, Finkielkraut n’a prêché la discrimination. Mais je ne vais pas demander à quelqu’un qui trouve le dictionnaire inutile de savoir lire. De toutes façon, ce que je dis ne sert à rien, restez avec vos clichés : les juifs détiennent les médias et s’en servent pour opprimer les noirs. Le meilleur exemple : Elie. Chatouillez-moi que je rie. C’est absurde.

Ecrit par : eX-Time | 04 décembre 2005

Passer de Dieudonné pour en arriver à la sociale via Fink. et la traite des noirs, il faut le faire.
Quoique certains commentaires croisés ne s'adressent pas à moi, j'aimerai participer un peu au débat. Ce que je fait dès demain.
A tous : n'oubliez pas que ce blog est antisioniste et antiraciste. Et que personne ne me refasse le coup du
antiosioniste/autisémite. Relisez moi, s'il vous plait, AVANT.

Ecrit par : teddy bear | 04 décembre 2005

Votre amalgame de l'antisionisme-antiracisme vous regarde. Je prends donc acte des idées arrêtées de votre blog. Vous faites partie de ceux qui ne changent pas d'avis. Militez donc, vous êtes en majorité, de toute façon.

Ecrit par : eX-Time | 05 décembre 2005

A EX-TIME:

1. "Il y a en Israël, outre les Palestiniens, nombre d’Arabes ayant la nationalité israélienne..." :

... et si ISRAEL autoriserait le retour de millions de Palistiniens, chassés de leur terre, ils serions même, à terme, majoritaire... MAIS MALHEUREUSEMENT CA N'ARRIVERA JAMAIS !!!

2. "D'autre part, vous voulez travailler sur le sens des mots et vous mettez de côté le dictionnaire, soit, inventez-vous votre propre langage, il ira de paire avec vos idées arrêtées."

Si je mettais de côté le dictionnaire ou l'histoire, ne ne citerais pas WIKIPEDIA !
Sans faire une surenchère de la souffrance, je dis simplement que dans ces temps sombres (où on parle d'une "colonisation positive"...), il faut peut-être rappeler certains faits trop souvent occultés, comme l'esclavage qui, je le rappelle, à fait entre 60 et 600 millions de morts. Qu'on l'appelle "génocide" ou pas, peu m'importe ! Les millions de morts s'en foutent...
C'est plutôt vous qui ne cessez de "jouer sur les mots" !

3. "Il est odieux, et surtout pour un noir, de reprendre les arguments d’Hitler de Mein kampf ..."

Au lieu de lancer des petites phrases incendiaires, citez-le clairement ...

4. La création d'un "état juif" a été - quoique maintenant il ne faille plus revenir sur l'existence d'Israël - une aberration !

Pourquoi pas un état "protestant", "chrétien", "islamique","athée", etc.
On ne fonde pas un état sur une religion !

Ce non-sens a été "autorisé" par nombre de pays, culpabilisés, après la deuxième guerre mondiale, par les horreurs de la shoah...

(Petit PS avant que tu m'assommes d' "antisémite": mon grand-père juif est mort à AUSWITCH !)

5. "Quant à Finkielkraut, il a parlé en tant que français et en tant que citoyen et on lui a ressorti son étoile jaune."

Pour conclure, voici quelques "FINKELKRAUTEN", de votre "philosophe" tant aimé:

Dans le journal Israélien Haaretz du 18 novembre 2005, il continu sur le registre de la "haine inexpiable" :

- "On nous dit que l’équipe de France est admirée parce qu’elle est black-blanc-beur. (...) En fait, aujourd’hui, elle est black-black-black, ce qui fait ricaner toute l’Europe."

- "Désormais, on enseigne [en France (NDW), que l’histoire coloniale et de l’esclavage] furent uniquement négatifs, et non que le projet colonial entendait éduquer et amener la culture aux SAUVAGES."

- Et on en passe...

Ecrit par : john | 05 décembre 2005

Marc,
Je réponds tardivement à ton commentaire. L'inanité qui consiste à s'offusquer des prises de position du pape en matière de morale et de moeurs. C'est vrai qu'un athée qui reste dans son coin n'en a rien à secouer. Seulement voilà, des papes il y en a maintenant partout et leurs diktats s'ajoutant à ceux de Rome débouchent sur des tueries, des kamikaseries, des lapidations et des burka entre autres gentillesses. Certes il y a d'autres combats, mais cela fait partie d'un tout.
Rester assis devant un écran de PC les miches au chaud est un point de vue. Et je regrette mais ma petite-fille élevée comme toi dans l'a-théisme, grâce à Papet est "courtisée" par des témoins de jéhovah en attendant de l'être par des mormons ou des grenouilles de bénitiers comme l'est sa copine.
A bas la calotte. lol.

Ecrit par : teddy bear | 05 décembre 2005

Teddy, d'accord pour les miches au chaud, d'accord pour le foisonnement des papes et papillons, mais noublie pas que pour être entendus, ces manipulateurs doivent trouver des médias, et des gens vulnérables à la manipulation. Des types assoiffés de puissance et de gloire, il y en a toujours eu, mais maintenant ils ont un auditoire planétaire. Alors, que faut-il faire? User des mêmes outils qu'eux et contrargumenter? Mais tu sais bien que ta raison selon la la raison démonstrative ne peut rien face à leur raison selon les effets démagogiques. Ils ont réponse à tout depuis toujours.Une de mes nièces, ingénieur chimiste, aux USA, est devenue depuis peu adepte évangélique. Un pertit saut pour passer d'un catholicisme ennuyeux à une version plus prometteuse. Voila leur astuce: ils promettent, alors que nous, théofuges, ne pouvons aller plus loin que notre optimisme à faire partager. Mais l'optimisme n'est pas vendeur. Crier à bas la colotte, d'accord, encore que ça ferait de la peine à ma sainte femme de mère, qui n'a montré ce que peut donner la foi chrétienne, mais sans jamais essyer de m'inoculer le virus, et de fait, il m'a épargné, et pas mes frères et soeurs. Bizarre. Ceci pour dire que ce qui meplait,à moi, pour mener ce combat, c'est l'intelligence, la philosophie de remplacement, la pédagogie du fonctionnement des appétits humains, et pour espérer faire passer mon message, l'écoute inlassable de mon adversaire , non pour me le rallier, ne soyons pas naïfs, mais l'infléchir, et se réconcilier autour d'un compromis, ou personne ne perdra la face. Gagnant -gagnant. Tu dois surement trouver cela assez mou, non?
Avec plaisir. Marc

Ecrit par : Marc | 05 décembre 2005

J'aimerai ajouté :
La "fonction" d'un intellectuel n'est elle pas d'annalyser les choses avec un certains recule?
Mr Finkielkraut, dans son interview n'a fait, à mon opignon que de parler avec ces tripes. Je ne trouve pas cela digne d'un philosophe.
Et remarquons que Mr Sarkozy n'a pas manqué de saluer cet "intellectuel".

Ecrit par : Alexandre | 06 décembre 2005

N'est-ce pas plutôt le philosophes sans tripe qui pôse problème?
philia

Ecrit par : eX-Time | 07 décembre 2005

Ce soir, France Culture, l'émission de Jean Lebrun, vers 18H20 : les Evangélistes à l'assaut de la laïcité.

Ecrit par : Marc | 07 décembre 2005

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