24 novembre 2005
TSUNAMI LE RETOUR
La télévision dans son émission DROIT DE SAVOIR a diffusé un terrifiant reportage sur le cataclysme du 25 décembre. Pas de séquences à la volée d’images furtives de téléphone portable mais de véritables images de camescopes hyper modernes, tournées par des amateurs. voir ici
Hollywood ne pourra jamais reconstituer ce que nous voyons dans ces films. Le montage du reportage à peine scénarisé était subtilement réalisé. On y voit des touristes rescapés, principalement français, en vacances à mille lieues de savoir ce qui allait leur arriver.
HORREUR
A la manière des films d’horreurs à l’américaine, on les voit se filmer au milieu d’un environnement paradisiaque, ici un jeune couple, là une famille entière en villégiature : les vacances. Puis, la tension monte, la mer se retire, phénomène extra-naturel par essence qui ne semble pas inquiéter outre mesure les autochtones et les touristes, les animaux s’enfuient C’est alors que la vague énorme arrive et nous basculons dans l’horreur la plus complète, assis dans nos fauteuils. C’est l’enfer, disent les rescapés et cet homme d’affirmer que l’odeur qui régnait était celle de la mort. Les images, certainement édulcorées de l’insoutenable, sont en effet terrifiantes et certainement incapables de refléter l’effroi qui règnait là-bas. Nous sommes dans l’horreur.
Soudain, PUB.!
Soudain, PUB.!
J’ai du mal à décrire ce que j’ai ressenti à ce moment là. Tout d’abord de l’indignation, pour deux raisons : la première, c’est l’indécence pour ne pas dire la vulgarité de stopper une telle diffusion pour obéir à des impératifs programmatiques de la publicité. Pour la seconde, par juxtaposition, le contenu des spots eux même. Passer de l’horreur aux yaourts survitaminés de chez machin, a quelque chose de vulgaire. D’intensément obscène qui va donc plus loin qu’une maladresse. Mais je fais preuve certainement de sentimentalisme déplacé.
La fin de l’émission est du même tonneau, avec une fin moralisatrice, la charité internationale, les jours enchanteurs qui viendront effacer l’attente des indigènes dans une merde noire.
La fin de l’émission est du même tonneau, avec une fin moralisatrice, la charité internationale, les jours enchanteurs qui viendront effacer l’attente des indigènes dans une merde noire.
RESIGNATION
Au-delà des images, qu’ai-je aperçu ? Des femmes qui prient. “Nous n’avions plus qu’une chose à faire, prier” entend-t-on plusieurs fois. Je veux bien admettre que cette phrase toute faite est à ranger du coté des autres comme “je touche du bois” tout le monde le dit mais personne ne croit que cette petite phrase va nous protéger. Elles prient également après la catastrophe.
Dans tous les cas de figure ici au Pakistan ou à la Nouvelle Orléans, les croyants se réunissent pour prier dans des grandioses cérémonies, ces représentations théâtrales que sont les messes. Mais qui ou quoi prient-ils ? Prient-ils pour remercier ce dieu sanguinaire de les avoirs épargné ? Pour qu’il accueille les morts près de lui ? C’est tout à la fois, un remerciement et un vœu.
C’est aussi admettre que les phénomènes naturels échappent au plan divin, lequel n’a pas prévu qu’à la longue les plaques tectoniques allaient inévitablement se heurter. J’entends déjà les arguments : c’est une punition divine, les hommes sont responsables, ils n’avaient pas à s’installer près des côtes (Là j’exagère, quoique ...)
Ces drames nous mettent pourtant en face de la réalité et la diffusion des images (et d’autres d’ailleurs) dont je parle situe le problème en plaçant les événements dans leur contexte. J’ai crée ce blog quelque temps après le Tsunami, le plus dévastateur que l’histoire peut se souvenir, justement pour poser la question, pourquoi appeler Dieu et le personnifier, ce qui est l’INCONNU, c’est à dire la non-réponse à la question essentielle de la raison de notre existence. Pourquoi naître et mourir et surtout dans ces conditions.
A quand le même genre d'émisson sur la catstrophe du Pakistan. Cela sert-il à quelque chose que tout cela ?
Au-delà des images, qu’ai-je aperçu ? Des femmes qui prient. “Nous n’avions plus qu’une chose à faire, prier” entend-t-on plusieurs fois. Je veux bien admettre que cette phrase toute faite est à ranger du coté des autres comme “je touche du bois” tout le monde le dit mais personne ne croit que cette petite phrase va nous protéger. Elles prient également après la catastrophe.
Dans tous les cas de figure ici au Pakistan ou à la Nouvelle Orléans, les croyants se réunissent pour prier dans des grandioses cérémonies, ces représentations théâtrales que sont les messes. Mais qui ou quoi prient-ils ? Prient-ils pour remercier ce dieu sanguinaire de les avoirs épargné ? Pour qu’il accueille les morts près de lui ? C’est tout à la fois, un remerciement et un vœu.
C’est aussi admettre que les phénomènes naturels échappent au plan divin, lequel n’a pas prévu qu’à la longue les plaques tectoniques allaient inévitablement se heurter. J’entends déjà les arguments : c’est une punition divine, les hommes sont responsables, ils n’avaient pas à s’installer près des côtes (Là j’exagère, quoique ...)
Ces drames nous mettent pourtant en face de la réalité et la diffusion des images (et d’autres d’ailleurs) dont je parle situe le problème en plaçant les événements dans leur contexte. J’ai crée ce blog quelque temps après le Tsunami, le plus dévastateur que l’histoire peut se souvenir, justement pour poser la question, pourquoi appeler Dieu et le personnifier, ce qui est l’INCONNU, c’est à dire la non-réponse à la question essentielle de la raison de notre existence. Pourquoi naître et mourir et surtout dans ces conditions.
A quand le même genre d'émisson sur la catstrophe du Pakistan. Cela sert-il à quelque chose que tout cela ?
16:15 Publié dans PHILOSOPHIE RELIGIONS | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note






Commentaires
quand la nature se fache, on a interré à se planquer !
tu écris ceci:
Pourquoi naître et mourir et surtout dans ces conditions.
je n'ai pas de réponse à te donner , étant croyante je dirai que je ne connais pas tout, et que parfois on reste avec un point d'interrogation sur beaucoup de chose.
mais il y a eu aussi des miracles durant ce phénoméne destructeur.
Séisme au Pakistan: une "quinzaine de millions" déjà dépensés par MSF
PARIS (AP) -- Le président de Médecins sans frontières (MSF) Jean-Hervé Bradol a déclaré lundi qu'une "quinzaine de millions" d'euros avaient été dépensés pour venir en aide aux populations touchées par le séisme au Pakistan.
"Juste pour les premiers secours, on a déjà environ engagé une quinzaine de millions", a précisé M. Bradol sur France-Info.
Il a précisé que l'argent collecté en début d'année pour le tsunami en Asie avait été réparti "sur plusieurs urgences", dont le séisme pakistanais.
"On avait collecté à peu près 104 ou 105 millions d'euros en tout début d'année", a-t-il expliqué. "Pour le tsunami il a été dépense environ 25 millions". AP
Ecrit par : sylvie | 26 novembre 2005
Naître et mourir, sans doute l'un n'est-il pas aussi mauvais que l'autre est bon. La mort est un tabou très coriace, évacué sans cesse de tous nos discours. Dans le cours des choses, la mort n'est pas un drame. Elle ne l'est que pour ceux qui survivent, et encore, dans ce cas elle est une partie de la "condition humaine" au même titre que d'autres faits.
Ces faits nous menacent sans cesse de penser qu'ils sont absurdes. L'impossibilité de considérér le monde comme "absurde" nous pousse à chercher une face moins visible de la réalité - le divin. Les uns y verront un subterfuge, les autres y verront comme de pièces qui se mettent en place. Dans tous les cas, parfois il vaut mieux ne pas "se planquer", mais laisser venir.
Ecrit par : antares | 26 novembre 2005
Tu as raison antares !
laissons venir, de toute façon si ça doit arriver, ça arrivera, et rien ni peu rien .
Ecrit par : sylvie | 27 novembre 2005
Cher Antares,
Je suis d’accord avec votre définition de la mort pour les survivants, pourtant parfois inhumaines comme la perte d’une petite fille emportée par les flots ou retrouvée violentée et morte au fonds d’un puits.
Je le suis moins, bien sûr lorsqu’il s’agit de l’affronter pour soi même, c’est la trouille viscérale qui vous étreint et toutes les considérations métaphysiques disparaissent. Je me demande si le divin à cet instant ne perd le pas sur le réel : je vais mourir ou je meurs, cela à une autre gueule que les portes du paradis et le petit jésus. La seule satisfaction que l’on peut accorder aux religions c’est de permettre de vivre mieux en attendant une réponse improbable et surtout irréelle ET individuelle à cette cruelle question.
Laissons venir la Camarde ! Joyeux programme.
Je ne sais pas pour vous, mais moi çà va pas trop mal ces temps ci. ! IoI
Ecrit par : teddy bear | 27 novembre 2005
Il y a des causes pour lesquelles il faut se battre. Et il y a les moulins à vent. Face aux choses inéluctables, la stratégie ne peut plus être la même, mais là aussi il vaut mieux faire face, juste un peu différemment, dans le sens "garder le sourire" et ne pas baisser le regard. Laisser venir c'est parfois bien pour mieux frapper, parfois ça permet d'être plus serein. Parfois c'est une erreur de ne pas prendre l'initiative. Bref, content que ça va bien pour vous, non moi ces temps ça va, doucement.
Ecrit par : Antares | 29 novembre 2005
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